Gamaëlia


 
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 Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...

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Vasco Fair
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MessageSujet: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Mer 13 Mai 2009 - 18:33

Spoiler:
 

    Après sa rencontre avec Oz, Vasco avait capté un truc. Oui, en retard, mais vous savez, il s'est fait tellement frappé cette soirée là que c'est peu surprenant. Bon, d'accord, il était naturellement cinglé. Ce qu'il avait remarqué ? Qu'Oz, c'était pas un prénom. Tout juste un magicien, donc il avait lu le conte étant enfant. Et, bien entendu, il s'était demandé quel était le véritable prénom de Coco. Alors, il s'était servit des atouts qu'il avait, à savoir son charme. Ainsi, il avait découvert qu'une fille avec qui il s'entendait bien - certes, elle voudrait peut-être aller plus loin avec lui mais, si Vasco l'avait remarqué, il faisait comme s'il ne le savait pas- travaillait à l'académie. Il lui avait été alors très simple de lui demander des renseignements sur Oz. Et, bien heureusement, celui-ci était connu pour son absentéisme et son insolence - bizarrement, cela ne surpris pas outre mesure le jeune artiste. Et donc, très heureux, il avait mis la main sur l'identité de Coco, la vrai tout du moins. Maintenant, il savait à qui il avait vraiment affaire : pas que ça ai une réelle importance - à vrai dire, même s'il avait été un enfant de star, il est probable que Vasco ne le saisisse même pas tant il était décalé - mais il était toujours plus agréable de savoir à qui on parlait.

    Bref. Ces évennements dataient de plusieurs semaines déjà. Ce jour-là, le temps était au beau fixe : une très légère brise, le soleil qui se montrait timidement. Temps idéal por notre chanteur, puisqu'il passait les trois quarts de son temps dans les rues, sauf quand il était engagé quelque part - ce qui arrivait, à sa plus grande joie, de plus en plus fréquemment, étant donné qu'il commençait à se faire connaître. Vitani n'était pas avec lui, étant partie chasser. Alors, vêtu d'une veste en cuir sous laquelle il portait un fin pull noir et d'un jeans rapiécé, il avait décidé, chapeau noir sur la tête, de ne pas se produire ce jour-là, ou pas dans l'immédiat. Non, il resta dehors, sur la place, et accorda sa guitare. Cela à l'oreille, bien entendu. Il était bien content de pouvoir le faire dehors et, une fois que cela fut fait, il ne résista tout de même pas à la tentation et joua un petit air, sans accorder d'attention aux regards, surpris et même parfois émerveillés, qui se posaient sur lui. En fait, la seule pensée qui lui traversait présentement l'ésprit était qu'il en avait marre du célibat, mais bon, on ne se refait pas, hein.

    Ce fut donc dans cette mentalité qu'il cessa de jouer, cherchant des yeux une jolie fille à abborder, quelque part dans cette foule. Il ne trouva pas de jolies filles, malheureusement, mais un jeune homme attira son attention. Non pas qu'il l'attirait, hein... Juste qu'il le connaissait. Il s'exclama donc joyeusement, tout fier de sa trouvaille :


    "Oh ! Mais c'est ce cher Oswald Roland que voilà !"

    [Bon. Ce fut en voyant l'expression de "ce cher Oswald Roland" que, perdant peu à peu son sourire, la future star comprit qu'il avait fait une erreur. Son reflexe ? Miniaturiser sa guitare, la glisser dans la poche de sa veste et, refermant celle-ci, scindre la foule en fuyant à toutes jambes ! Car oui, il était pas masochiste et persuadé que Oz allait- encore - lui taper dessus. Donc, il fuyait. Seulement, son erreur avait dû être particulièrement grande car, quittant peu à peu les rues animées pour des rues moins fréquentables, dirons nous, courant à grand hasard au plus vite - heureusement, il n'en était pas à sa première fuite, et courait donc assez vite avec une certaine endurance - qu'il le pouvait, il entendait encore des bruits de courses derrière lui. Oh, non... Bon, n'étant pas non plus quelqu'un de trop physique, il finit par s'arrêter à la périphérie de la ville, au coeur des quartiers les plus bas de Sannom. A vrai dire, son unique reflexe fut de rentrer en trombe dans un entrepôt désaffecté. N'y voyant strictement rien, il du y ralentir, se cognant de temps à autres dans quelques objets non-identifiés. Au final, vers le fond de la salle, il s'assit contre un mur et, reprennant la respiration, fit une remarque on ne peut plus stupide qu'il n'adresait qu'à lui-même...

    " Ouf ! Je crois que j'ai semé le Magicien !"

    Oui, le Magicien, c'était Oz, par rapport au Magicien d'Oz, bien sûr... Uh uh, petite starlette, es-tu pesuadé d'avoir échappé à ton bourreau ?



[Kit  by Ozouzou.]


Dernière édition par Vasco Fair le Jeu 28 Oct 2010 - 18:50, édité 2 fois
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Oz Roland
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Mer 13 Mai 2009 - 19:29

    [ Coco est là, reste plus que l’élève de poche x) ]


    Mais le bourreau, ne serait-ce pas plutôt un certain chanteur ambulant qui s'entête sans arrêt à donner des surnoms débiles à une pauvre victime innocente ? Ou du moins peut-être aurait-ce été mieux de se contenter de ces dits surnoms, et de ne pas s'aventurer sur le terrain glissant du véritable nom d'Oz. Pourquoi ce dernier tenait-il tant que çà à ce qu'on l'appelle seulement « Oz » ? Bonne question. Ce serait un peu long à expliquer, à vrai dire. Disons juste que dans la tête de ce cher jeune homme turbulent, ce n'était pas lui qui avait choisi ce prénom et ce nom de famille. Ce n'était qu'un lien impossible à couper qui le rattachait encore à cette pourriture qui était son père. Vous voyez le topo. Voilà entre autres pourquoi Oz voulait qu'on l'appelle Oz. Et surtout pas Roland. Et puis, franchement, Oz, c'était beaucoup plus classe qu'Oswald. Pour lui, du moins. Mais passons. Toujours était-il que le jeune homme aux cheveux noirs corbeau ne supportait donc pas qu'on l'appelle de la sorte. Ce n'était pas pour rien s'il se présentait à tous sous l'appellation d'« Oz » . Logique. Alors évidemment, il n'allait pas laisser passer un affront pareil de la part de cet abruti de Vasco, soyons sérieux.

    Ce que faisait Oz là à ce moment-là ?
    Et bien, c'était simple. Oh non, je vous vois venir, mais non : pour une fois, ce cher Oswald ne sortait pas d'un bar. Il n'était pas bourré, il ne venait pas de s'enfiler deux ou trois bouteilles de Vodka comme il le faisait habituellement. Non, pour une fois, non. Enfin, il fallait dire que c'était son intention pour plus tard, par contre, çà c'est vrai. Mais on s'en fiche. Donc puisqu'il n'écumait pas les bars et qu'il n'avait pas ce petit Jimmy sous la main pour lui enseigner deux ou trois trucs typiquement Oziens, le glandeur professionnel se contentait de flâner dans les rues. Les mains enfoncées dans son jeans sombre et l'air blasé. Bah oui, il s'ennuyait le coco. Après réflexion, il irait peut-être bien noyer son ennui dans quelques verres, tiens. Ou alors en allant provoquer un ou deux élèves de l'Académie à la grosse tête qui traînaient dans le coin, pourquoi pas. Ou peut-être pas. Ah, que c'était embêtant d'avoir envie de s'occuper alors qu'on ne voulait rien faire d'autre que glander ! N'est-ce pas ? Mais appelez cela de la chance ou non, mais finalement, Oz allait peut-être trouver de quoi s'occuper.

    Un attroupement de gens s'était formé dans une rue. Comme Oz se demandait bien pourquoi - habituellement, il s'en serait foutu, mais là, il s'ennuyait, - il s'approcha donc et finit par voir que la cause de toute cette agitation n'était autre que Vasco en train de jouer un air sur sa guitare. Encore une fois, Oz se demanda pourquoi diable les gens stupides ouvraient toujours des yeux émerveillés à chaque fois qu'ils voyaient cet idiot de chanteur jouer un morceau. Non mais parce que comprenez, pour Oz, il était tout à fait normal qu'on se retourne sur
    son passage. Mais sur un air de guitare, franchement... Voilà, quoi. Pathétique. Le garçon fut cependant tiré de ses réflexions par le chanteur à la guitare. Qui l'appela. Par son vrai nom. Oswald Roland. Oswald Roland. Plaît-il… ? Avait-il bien entendu ? Non, il devait y avoir une erreur quelque part… Ou peut-être pas. C’était Vasco, après tout. Quand il s’agissait de trouver des trucs pour énerver Oz, il était un champion. Et là, çà ne rata pas.

    Après un instant à être resté figé sur place, l’air choqué à vie, le jeune homme finit par lâcher un simple et tranquille :


    - Tu es mort.

    Vasco eut raison de se mettre à courir. Quelques secondes après le départ précipité de ce dernier, Oz se mit à enclencher le turbo pour le suivre. Dans l’intention de lui casser la figure, de lui faire sauter les dents, de le tabasser, bien sûr. Quoi d’autre ? Oz aussi était endurant - il avait tellement l’habitude se battre et de courir, - ce fut donc une véritable course-poursuite qui se déroula dans les rues de Sannom ce jour-là. L’ex-Dalavirien ne faisait même pas attention aux gens autour du lui, il ne savait même pas s’il en bouscula quelques uns au passage, tellement il était remonté. Un peu comme un missile à tête chercheuse. Qui ne s’arrête qu’une fois la cible atteinte. Et la dite cible explosée.

    Au détour d’une ruelle, Oz eut juste le temps de voir sa proie disparaître dans une sorte de vieil entrepôt désaffecté. Quoi, il y avait ce genre de trucs dans cette ville ? Pfouah, c’était bon à raser. Bah, on s’en fichait. Le jeune Roland s’engouffra à son tour dans le bâtiment plongé dans l’obscurité, et se mit de nouveau à courir comme une furie. Sauf qu’on n’y voyait pas grand-chose et que plein de bric-à-brac semblaient traîner sur le sol poussiéreux, alors Oz se cogna bien violemment deux ou trois fois avant de s’arrêter et de comprendre qu’il devait y aller plus doucement . C’était bien sa veine. En plus, avec ces bêtises, il ne savait pas par où était passé Vasco. Il y avait des escaliers par ici ? Ou bien que des couloirs et des salles ? C’était bizarre. Franchement, il pourrait y avoir de la lumière.


    - Ouf ! Je crois que j'ai semé le Magicien !

    Ah AH ! Trouvé ! Oz ne savait pas comment il s’était débrouillé, mais le couloir qu’il avait emprunté déboucha non loin de l’endroit où s’était posé Vasco. Le garçon n’eut plus qu’alors à combler les quelques mètres qui le séparait du chanteur, et d’un bond, lui offrit un coup de pied en pleine tête - enfin, plus du côté, c’est vrai - bien senti, juste pour servir d’apéritif. Hin hin hin. Il allait voir de quel bois on chauffait Oswald Roland. Se campant sur ses deux jambes, Oz répliqua alors d’un ton acerbe à la remarque que Vasco s’était fait à lui-même :

    - Tu crois mal, pauvre tâche.

    Mais sur le coup, Oz n’eut pas le temps de repartir pour de bon à l’assaut, parce qu’un bruit de pas se fit entendre quelque part dans les méandres des couloirs et des salles obscures de cet entrepôt. Pas loin du tout, à vrai dire. Quelqu’un ?


Dernière édition par Oswald Roland le Ven 26 Juin 2009 - 23:55, édité 1 fois
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Sorel Mordrek
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Mer 13 Mai 2009 - 22:58

[hj : élève de poche au rapport et très inspiré.]

Quelque part, dans la marrée humaine qui emplissait les rues festives et animées de la capitale, pris dans une lutte pour sa propre survie, Jimmy était bien loin de se douter qu'un autre drame au destin sanguinaire était en train de se jouer. En effet, on a bien souvent d'autres priorités en tête lorsque l'on se trouve à moitié écrasé entre un mur rapeux et une foule compact qui rentre à flot dans le magasin que vous tentez désespérément de quitter sitôt que vient de retentir l'annonce d'une promotion exceptionnelle. En des circonstances normales, ce genre d'évènement désagréable n'aurait eu aucune répercussions graves sur votre personne. Sauf que du haut de son mètre trente trois et demi et à la carrure franchement fluette, notre Jimmy ne se trouvait pas seulement dans une posture inconfortable mais bien au bord de l'apoplexie. Le peu d'air qui lui parvenait, il l'utilisait pour interpeller ses voisins en des termes peu engageants que lui avait appris Oz, son ami, son aîné, son idole. Cependant, il avait beau y faire, dans l'indifférence générale il allait subir l'effroyable destin du bétail entassé et mourir dans d'atroces souffrances. Dans un dernier sursaut animé par son instinct de survie, il donna un coup de coude au hasard, en espérant qu'il serait bien placé. C'est ainsi que comme par miracle, l'armoire à glace qui le compressait contre la pierre s'écarta soudainement, permettant à ses petits poumons de prendre une grande bouffée d'air.

Sans demander son reste, le jeune nashaovien profita de cette occasion pour filer à l'anglaise en parvenant à se faufiler jusqu'au trottoir. Alors qu'il s'apprêtait enfin à quitter la foule cruelle et destructrice qui avait bien failli l'étouffer, le sort sembla s'acharner sur le pauvre Jimmy. En effet, sa respiration comme son élan furent soudainement coupés par le col de son tee-shirt. Attraper au collet, la jeune garçon ne toucha littéralement pas terre et se retrouva rapidement encadrer de trois voyous à l'air très aimables parmi lesquels il reconnut l'armoire à glace qui avait hérité de son acte désespéré de survie : le fameux coup de coude. Autant le dire, Jimmy n'en menait pas bien large. Pourquoi fallait-il toujours qu'il tombe de Carrybe en Scylla ? Un malédiction quelconque planait-elle sur sa frêle personne ? Qu'avait-il fait pour mériter un tel acharnement ? Comme il fallait s'y attendre, l'armoire à glace semblait être le chef de la petite bande et alors que Jimmy était coincé entre ses deux acolites, il eut comme la nette impression qu'il allait passer un mauvais quart d'heure.

- C'est plutôt gonflé de la part d'un mioche d'oser me filer un coup de coude. T'es suicidaire ?

Mioche ? Où est ce qu'il voyait un mioche ? ! A douze ans est ce que l'on est encore un mioche ? Lorsque l'on étudie à l'Académie la plus réputée de Gamaëlia on peut décemment se faire traiter de mioche ? Jimmy bouillonna intérieurement car comme à l'accoutumée la diplomatie n'était pas son fort sur des questions aussi sensible que sa taille.

- Tu sais ce qu'il te dit le mioche ?

Le nashaovien tenta de se débattre comme il le pouvait mais s'il parvint à se libérer un bras, il fut très vite rattraper. Pas de toute, il était totalement, irrémédiablement, indubitablement dans la muise.

- Bon écoute, je suis plutôt dans mes bons jours là...

- Tu m'en diras tant.

- J'te laisse tranquille si tu m'files ton blouson.

- Pourquoi tu comptes te mettre au régime ?

Le poignet qu'on lui tordit immédiatement dans le dos suffit à mettre fin à toutes ses vélléités sarcastiques présentes et à venir.

- Tu discutes pas où je vais te faire regretter d'avoir croisé ma route le nain.

Là, non. Il lui aurait filé ce foutu blouson, ce n'était pas la première fois qu'il se faisait raquetter de la sorte. Il aurait même accepter de s'humilier en lui demandant pardon. Mais l'armoire à glace venait de commettre l'erreur ultime, la seule que Jimmy n'aurait toléré pour rien au monde : il l'avait traité de nain. Dès lors, il ne restait plus qu'une seule solution, la frappe punitive.

**Pourvu que ça marche !**

En pareille situation, la seule chose qu'il pouvait tenter c'était de recourir à la magie. Seulement voilà...lorsque l'on frise les paquerettes et que l'on tutoie les zeros dans pratiquement toutes les matières, difficile de compter la dessus comme sur une valeur sûre.

- Tu dis rien ?

- J'croyais que j'avais pas le droit de parler.

- Ok, on va trouver un endroit tranquille pour s'occuper de toi.

Alors que la bande de voyous s'apprêtaient à l'emmener tranquillement plus à l'écart, Jimmy parvint enfin à exécuter son sort informulé correctement. Certes, c'était rudimentaire, certes, cela manquait de classe, certes, c'était d'un humour douteux. Mais du moment que c'était désagréable pour eux et que cela lui permettait de s'enfuir, Jimmy n'en demandait pas plus. Dans la seconde après qu'ils eurent tourné les talons, ils furent pris d'une envie incontrôlable de se gratter sur chaque centimètre carré de leur corps. La raison de cet étrange comportement ? Un sortilège de poil à gratter très efficace dont Jimmy s'était fait la seule et l'unique spécialité. Alors que ses trois nouveaux amis s'amusaient joyeusement à gesticuler en tout sens en vociférant une ou deux injures à son encontre, Jimmy parvint à se dégager de leur étreinte et fila comme une flèche à travers la foule dans le but très lâche, mais il l'assumait, de fuir. Malheureusement, les choses étaient trop belles pour être vraies... Les effets du sortilège se dissipèrent bien trop vite et le nashaovien se retrouva bientôt avec les trois voyous en colère aux trousses. Par chance, sa petite taille et son habitude de la course lui conféraient un certain avantage sur ses poursuivants et il crut bien dans un premier temps qu'il parviendrait à les semer. Espoir rapidement réduit à néant quand il vit leur endurance et leur acharnement à vouloir le mettre en pièce. De nouveau en lutte pour sa vie, Jimmy se demandait désespérément comment se sortir de ce pétrin lorsqu'une apparition innatendue et miraculeuse survint au détour d'une rue peu fréquentée.

Il vit passé en trombe la seule personne sur laquelle il aurait pu compter pour se débarrasser des trois zigotos : Oz... Oz qui courrait comme un dératé après un autre zoive et qui l'ignora royalement lorsqu'il appela son nom. C'est ainsi que la course poursuite du musicien et du délinquant se trouva renforcée par un étudiant et trois voyous, tout ce joyeux petit monde bousculant tout sur leur passage et cherchant plus ou moins à sauver leur peau. Jimmy du bien traverser la moitié de la ville avant que ses poursuivants finissent par abandonner. Complétement à bout de souffle, il s'arrêta au début d'une rue qu'il ne connaissait pas et entreprit de calmer les battements déraisonnés de son coeur tout en inspirant de grandes bouffés d'air frais. Il fut surpris de remarquer à quelques mètres devant lui, l'ex-dalavirien qui s'engouffrait dans un entrepôt à l'aspect miteux et plus ou moins louche. Sa curiosité piquée au vif ainsi que l'envie d'admirer une fois encore le jeune garçon ,de quatre ans plus vieux que lui et donc largement plus cool, le poussèrent à le rattraper et à pénétrer à son tour dans le bâtiment. L'obscurité qui y régnait l'obligèrent à attendre que ses yeux se soient habitués à la lumière avant d'aller plus avant. Se repérant au bruit et avançant par tatonnement, il finit par se rapprocher petit à petit de son idole qui semblait en pleine discussion diplomatique avec une connaissance. Cependant, il n'y eut bientôt que le silence et Jimmy s'immobilisa lui aussi. En fait, il ne le sentait pas cet endroit.

- Oz, t'es dans l'coin ? Pourquoi quand je hurle à l'aide je te vois partir en courant dans l'autre direction ?

Certes c'était un peu exagéré et de mauvaise foi mais Jimmy aurait cru n'importe quoi qui vienne de la bouche de l'ex-dalavirien. En réalité, ces remontrances étaient juste un prétexte pour justifier qu'il vienne mettre son nez dans les affaires de son idole. Une idole qu'il découvrit au bout d'un couloir, au prise avec l'homme qu'il poursuivait et visiblement très surpris de le découvrir ici.




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Vasco Fair
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Ven 15 Mai 2009 - 18:17

    Et donc, Vasco reprennait son souffle, n'accordant guère attention aux bruits de pas qui s'approchaient - il faut dire que Vasco et la prudence, ça avait tendance à faire deux, surtout quand Vitani était éloignée - avant de sentir un coup de pied violent qui lui fit légèrement perdre son équilibre. Qui venait d'Oz, comme le suggéra la voix qui le suivit. Hey ! Mais ça faisait mal ! Et, pauvre tâche ? De l'avis de Vasco, il fallait qu'il apprenne à se regarder, le Coco... Fixant l'endroit ou se situait logiquement son adversaire d'un air peu avenant, le chanteur eut sa première pensée censée depuis le début de la course : l'endroit dans lequel il était allé manquait cruellement de lumière. Et, pour cogner quelqu'un, il valait mieux y voir clair. Alors, dans ce but, et ce sans faire attention aux bruits de pas qui s'approchaient, Vasco claqua des doigts pour faire apparaître trois petites boules lumineuses, qui flottaient dans les airs. Comment ? Bien sûr qu'on ne trouvait que difficilement plus mauvais que Vasco en magie. Seulement, il savait quand même faire quelques petites choses... Bon, d'accord, se battre ou se défendre à l'aide de la magie lui était impossible, mais il sauvait les apparences avec des sorts de ce genre, jouant sur l'apparence uniquement. Bref.

    Vasco venait donc de claquer des doigts pour faire la lumière quand une voix retentit dans la quasi-obscurité. Voix inconnue au bataillon, qui semblait connaître Oz. Cependant, cela n'empêcha pas à l'artiste d'envoyer avec un grand sourire son poing rencontrer le visage de Mr Roland avant de répondre à la place de ce dernier, dans un accès de joie inexpliqué et inexplicable : il trouvait la situation plutôt drôle, en vérité. Et, surtout, il allait rencontrer une nouvelle personne ! Cette personne était par ailleurs toute petite et avait les cheveux tout blancs. Tout blancs ! Ca, c'était chouette ! Sérieusement, Vasco aimait bien l'originalité, et les cheveux de Jimmy étaient plutôt originaux. Donc, il répondit dans un accès de joie, grand sourire sur les lèvres.


    "C'est tout simplement parce que Coco était trop occupé à me courir après, tu sais. Je savais depuis toujours qu'il était l'un de mes plus fervents fans !"

    C'est fou à quel point j'imagine le "dans tes rêves" de ce très cher Oz. Enfin. Toujours est-il que Vasco eut alors une seconde pensée aussi raisonnable que miraculeuse, qui gomma peu à peu son sourire un peu stupide - ne vous en faites pas, il ne tarderait sûrement pas à revenir - pour afficher un air beaucoup plus sérieux. Parce qu'en fait, il ne savait pas du tout pourquoi Oz voulait le tuer, ignorant à quel point celui-ci haïssait qu'on l'appele par son nom complet... Ca, c'était une bonne question ! Il se tourna donc vers l'ex-dalavirien et, penchant légèrement la tête vers la gauche, les sourcils légèrement fronçés, la voix soudainement sérieuse, il posa donc la question qui tue à son frère ennemi, à savoir...

    "Plus sérieusement, pourquoi tu voulais me tuer ?"

    Uh uh. Ne vous en faîtes pas, ce n'est pas parce que Oz lui dirait les raisons qui le poussait à traverser la ville comme un dératé rien que pour le tabasser qu'il se calmerait. Il semblait bien qu'embêter Oz était devennu l'un de ses passes-temps favoris... Oui, en fait, c'était exactement ça ! Pauvre Oz..


Spoiler:
 



[Kit  by Ozouzou.]


Dernière édition par Vasco Fair le Jeu 28 Oct 2010 - 18:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Ven 15 Mai 2009 - 21:08

    Ce fut d'abord une voix qui renseigna Oz et Vasco sur l'identité du nouveau venu en ces lieux pour le moins lugubres. Une voix que connaissait bien Oz, en effet.

    Il n'eut pas besoin de lumière pour reconnaître le petit Jimmy Foch qu'il connaissait de l'Académie, et à qui il enseignait depuis un petit moment tout ce qu'il y avait à savoir et à faire dans la vie. Or, vous pouvez vous douter du genre d'enseignement que pouvait bien donner un personnage comme Oswald Roland. Oui, tout juste. Se battre, ne pas se laisser faire, se battre, se la ramener tout le temps, boire, sécher les cours, se battre, boire et toutes choses du genre. Évidemment. Mais passons. Ce fut donc la voix de Jimmy qui s'éleva quelque part dans la pénombre, quelques mètres plus loin environ.


    - Oz, t'es dans l'coin ? Pourquoi quand je hurle à l'aide je te vois partir en courant dans l'autre direction ?

    Oz haussa un sourcil - c'était fou ce qu'un geste insignifiant comme celui-là paraissait méprisant chez lui - mais ce n'était pas vraiment comme si c'était utile, vu que personne ne risquait de le voir dans la pénombre ambiante. On ne voyait que des silhouettes, à vrai dire. Ou peut-être était-ce juste une habitude qu'avait prise Oz, d'évoluer dans une certaine obscurité. Vu qu'en entrant par effraction dans tel ou tel lieu, il n'était pas forcément conseillé d'allumer l'interrupteur. Logique. En tous les cas, notre Oz national ne se souvenait pas d'avoir entendu le p'tit Jimmy l'appeler à l'aide. Allons bon, pourquoi avait-il besoin d'aide encore, le décoloré ? A tous les coups, il était tombé dans un coup fourré. Après tout, il fallait s'y attendre, si on suivait un enseignement typiquement Ozien. Ah ah. Mais bon, se foutre dans un coup fourré, c'était bien, certes, mais si on pouvait s'en sortir brillamment en tabassant les autres, c'était encore mieux. Évidemment, nous sommes dans l'état d'esprit d'Oz. Rappelons-le. Donc il était logique que dans une bagarre, ce soit lui qui distribue le plus de coups, vous voyez ? Bah oui, réfléchissez, comme s'il allait provoquer des gens et trembler après, ce ne serait pas logique. Pas du Oz, en tous cas. Bref, c’était donc, entre autres, ceci qu’il essayait d’inculquer à Jimmy - au pauvre Jimmy, j’ai envie de dire. Oui, parfaitement, Oz serait bien du genre à laisser le jeune Nashaovien au milieu d’une bande de gros balèzes et de se contenter de lui lancer des instructions comme « Mais vas-y ! Tabasse-les, qu’on en finisse. », tout simplement. Bon, pas tout le temps non plus, bien sûr. Il faut dire qu’Oz ne résiste jamais face à la perspective d’une petite bagarre…

    Seulement, l’ex-Dalavirien n’eut même pas le temps de répondre à son petit protégé (?), vu que Vasco répondit à sa place, alors qu’on ne lui avait bien sûr rien demandé. Bon, d‘abord, cet abruti de chanteur fit apparaître deux ou trois boule lumineuses dans l’air histoire d‘y voir un peu plus clair. Ah, la magie. Oz aussi était loin d‘être doué dans le domaine. Il préférait, et de loin, se servir de ses poings ou d‘armes concrètes. Il fallait dire que quand on passait plus son temps à semer la zizanie partout sur son passage qu‘à travailler, on ne risquait pas d‘avoir un niveau excellent en magie. En général. Mais bon. Ce n‘était pas comme si Oz était vraiment motivé pour apprendre à se battre avec une chose aussi abstraite que la magie. Quelques sorts, à la limite, mais il ne fallait pas s‘attendre à des merveilles de sa part, à ce sujet. Mais passons. Ensuite, après le lumières donc, ce qui empêcha Oz de répondre au jeune garçon aux cheveux d’un blanc éclatant, ce fut le coup de poing de Vasco. Et merde. Tout à son attention focalisée sur le nouveau venu, il ne l’avait pas vu venir, celui-là.


    - C'est tout simplement parce que Coco était trop occupé à me courir après, tu sais. Je savais depuis toujours qu'il était l'un de mes plus fervents fans !

    Mais bien sûr, il voulait peut-être aussi une sucette en chocolat et un ballon rose en forme de cœur ? Il délirait ce mec, mais au point que çà en devenait carrément inquiétant. Parce que franchement, affirmer qu’Oz puisse être fan ou aimer quelque un d’autre que sa propre personne, c’était complètement ridicule. Impossible. Et puis d’abord, de quel droit se permettait il de lui foutre un coup de poing ? Il tenait tant que çà à se faire frapper de nouveau ? A vrai dire, sur le coup, Oz ne demandait que çà. Le coup du Oswald Roland allait certainement lui restait au travers de la gorge pendant un moment.. C’était comme cette histoire de « coco », tiens. C’était quoi, ce surnom débile ? Bordel, ce type était-il tellement stupide qu’il n’arrivait pas à l’appeler « Oz » ? C’était à se demander. En tous les cas, le jeune délinquant lui lança alors un regard à la fois noir et méprisant - encore un mélange typiquement Ozien - et répliqua un simple :

    - Dans tes rêves, pauvre type.

    Prévisible parfois, n’est-ce pas, ce cher Oswald ?
    Le garçon, cependant, ne rendit pas tout de suite son coup à Vasco et se tourna plutôt vers Jimmy, dans l’intention de lui adresser la parole à lui. Mais encore une fois, le chanteur prit la parole, d’un air sérieux cette fois-ci :


    - Plus sérieusement, pourquoi tu voulais me tuer ?

    Oz eut alors un rire tout aussi méprisant que son air. Ah, la bonne blague. Il devait avoir une passoire à la place de ce qui lui servait de cerveau, celui-là. Il pouvait toujours rêver pour que notre Oz lui rafraîchisse les idées aussi facilement.

    - Parce que tu as tout simplement une tête de punching-ball qui ne me revient pas et qu’on a envie de frapper, tu vois ?

    Se tournant alors une bonne fois pour toutes vers le décoloré, Oz enchaîna sur un ton plus blasé qu’autre chose - parce qu’on ne le referait jamais :

    - Ouais et donc, pourquoi t’avais besoin d’hurler à l’aide, Jimmy Cricket ?

    Oui, en effet, drôle d’endroit pour taper la discute.
    Mais ceci n’était qu’une petite entrée en matière.
    Après tout, en un lieu si intriguant, comment ne pas résister à l’envie d’explorer un peu ? Et puis, il ne fallait pas oublier qu’Oz avait toujours une folle envie de fracasser la tronche de Vasco. Mais çà, on s’en doutait bien.


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Sorel Mordrek
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Dim 17 Mai 2009 - 17:08

Il est parfois des personnes que le hasard protège des pires malheurs...
Des personnes qui devraient remercier chaque jour la providence...
Des personnes totalement inconscientes qui frôlent la mort sans même s'en rendre compte...

Bien qu'il l'ignora, c'était le cas de ce très cher Vasco qui eut la chance inouie de garder ses premières impressions sur le compte du nouveau venu dans les circonvolutions de son propre cortex (si tant est que les personnes en présence en aient eu un digne de ce nom, et nous savons tous que cela reste à prouver). Nul doute qu'aux mots "personne toute petite" et "cheveux originaux" Jimmy serait rentré dans un tel état de rage qu'avec l'appuie de Oz, il n'y aurait eu plus aucun doute sur le destin funeste qui aurait attendu le chanteur. Fort heureusement, rien de tout ceci n'avait eu lieu, du moins pas encore... Le chanteur lui donna même une réponse à sa question avec un grand sourire tandis que Jimmy se rapprochait d'eux avec un flegme typiquement jimmyen.

- C'est tout simplement parce que Coco était trop occupé à me courir après, tu sais.

Le nashaovien s'arrêta et ce fut à son tour de lever un sourcil, l'accompagnant d'un air dubitatif. Coco ? Qu'est ce que c'était que ce surnom ridicule ? Non, soyons honnête, s'en était presque pathétique... Après sa fulgurante ascension dans l'estime de Jimmy, l'ex-dalavirien s'apprêtait à faire une chute impressionante pour ne pas dire mortelle. Cependant quelque chose l'empêcha. Non, ce n'était pas une corde...ça va cinq minutes les métaphores alambiquées. En fait, ce furent les mots suivants qui le laissèrent perplexe et qui le rassurèrent à la fois tant cela semblait ridicule.

- Je savais depuis toujours qu'il était l'un de mes plus fervents fans !

Oz ? Être le plus fervent fan de quelqu'un ? Depuis qu'il le connaissait, Jimmy ne l'avait jamais vu s'intéresser à quelqu'un d'autre que lui-même et c'était justement ce qui le rendait si cool... Il vivait dans quel monde ce mec ?

- Dans tes rêves, pauvre type.

Ah ! Enfin des paroles censées ! Même si connaissant le phénomène il y aurait à redire sur ce point, mais passons... Jimmy voulut intervenir pour tirer au clair cette histoire plus ou moins louche (oui...on sait, après les métaphores c'est le grand retour des jeux de mots pourris), mais il fut pris de vitesse par l'autre type pas net (no comment).

- Plus sérieusement, pourquoi tu voulais me tuer ?

- Parce que tu as tout simplement une tête de punching-ball qui ne me revient pas et qu’on a envie de frapper, tu vois ?

Cette fois, Jimmy était totalement rassuré. Tout allait bien...Oz se comportait comme d'habitude, avec classe, répartie et éloquence. Visiblement, il considéra l'affaire comme réglée (et qui ne l'aurait pas considérée comme telle après pareille réplique ?) et se tourna enfin vers le nashaovien dont il faisait l'honneur d'être par moment l'instructeur "des choses de la vie" comme il le disait lui-même.

- Ouais et donc, pourquoi t’avais besoin d’hurler à l’aide, Jimmy Cricket ?

Jimmy leva les yeux au ciel avec un soupir léger dans une attitude exaspérante tant elle exprimait son manque total de considération pour celui qu'il considérait pourtant habituellement comme son idole. Bien sûr je vois d'ici poindre votre incompréhension...mais pour rendre ce comportement limpide, disons que Jimmy ne faisait que mettre en application les enseignements de son maître et que celui-ci serait forcément flatté de voir ce (mini-)clone l'imiter avec tant de ressemblance. Donc, il n'y avait aucune raison pour ne pas d'une exprimer sa mauvaise humeur suite au sobriquet débile dont il l'avait affublé, et de deux, de marquer une déférence niaise qui ne lui permettrait de n'obtenir que son mépris. Oui, nous confirmons que tout ceci est assez complexe et relève d'esprits tout aussi tordus... Mais enfin. Ne dissertons pas davantage sur le sujet et intéressons-nous à la réponse que ce cher Jimmy se donna la peine de donner.

- Tout simplement parce que j'ai failli me retrouver tour à tour transformé en chair à paté, en clochard mal sappé, en punching ball portatif et en reste humain non identifié. Pour ta gouverne, j'ai essayé de t'appeler à l'aide avant ce dernier stade mais vu que tu semblais plus occupé, je n'ai pas eu d'autre choix que de courir jusqu'ici. T'aurais eu ma mort sur ta conscience si j'avais pas été aussi rapide !

Dans son regard, il y avait un je ne sais quoi d'assassin qui laissait croire que ses remontrances étaient bel et bien animée par un sentiment de colère. Bien sûr, il aurait été presomptueux de la part de Jimmy de croire que cela pouvait avoir un quelconque impact sur Oz mais comme on dit "l'espoir fait vivre"... Toujours est-il qu'après cette diatribe, Jimmy ne laissa à personne le temps d'enchainer et croisant ses bras sur sa poitrine, les yeux fermés, reprit là où il en était resté.

- Enfin bref... J'espère au moins qu'on ne sait pas ramené jusqu'ici pour des noises... Et d'abord, qu'est ce que tu fais avec des vieux ?

Oui...pour Jimmy, tout ce qui avait la vingtaine était nettement plus âgé que lui et donc méritait cet adorable adjectif. Nous vous ferons tout de même remarquer qu'en bon nashaovien, il avait réussi à monopoliser la parole depuis bien cinq minute.




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Vasco Fair
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Jeu 21 Mai 2009 - 15:09

Spoiler:
 

    Oui, il va sans dire que Vasco était chanceux : il avait un don pour se mettre dans des situations impossibles et de s'en tirer presque indemne, si on excluait quelques bleus. La première rencontre entre les deux plus âgés des énergumènes présents dans ce vieux local était certainement un excellent exemple. Mals là n'était pas le sujet et donc, Vasco attendait la réponse d'Oz. Réponse qui ne tarda pas mais qui le fit lever les sourcils. Vraiment ? Il s'apprétait à répliquer mais, déjà, Oz se tournait vers l'académicien... Ah oui, c'était interessant à savoir, pourquoi il criait à l'aide ? Oh ! Et puis, il tiqqua fortement sur Jimmy Cricket, le petit Vasco... En fait, la seule chose sur laquelle il tiqua fut le "Cricket"... C'éait le nom de la conscience ! Après s'être demandé s'il était possible que le familier soir un humain et s'être souvennu que non - rare vestige de ses études - il se dit alors qu'il ne s'agissait que d'un quolibet... Qu'il allait réutiliser avec plaisir.

    Mais pour l'instant, quelque peu ramolli par le long monologue de Jimmy - qui n'en était pas un, puisqu'il s'adresait à Oz, mais qu'importait, pour Vasco c'était tout comme - Vasco mit quelques secondes à comprendre vraiment qu'il avait finit... Et queqlues secondes supplémentaires à comprendre le sens des derniers mots de Jimmy. Vieux ? Lui était VIEUX ? Quel gamin, il n'y comprenait rien à la vie et à la beauté ! Il n'était pas VIEUX ! Il avait même l'âge idéal, selon lui. Vingt ans. Bon, d'accord, vingt et un, mais cela changeait peu de choses. Il avait un certain crédit grâce à son âge sans être trop vieux - les rides, il ne conaissait pas - et puis il charmait bien plus de filles que quand il avait seize ans - d'accord, cela est peut-être aussi parce que, à seize ans, il avait grosso modo l'air d'en avoir treize ou quatorze, mais Vasco s'en fichait. Aujourd'hui, il n'était pas VIEUX ! Aussi se pencha-t-il doucement, de manière légèrement menaçante, vers Jimmy, son oeil non-dissimulé puisqu'encore valide lançant des éclairs. Et puis il s'empara de la parole à la place d'Oz, une fois encore. Vous-aie-je déjà dit que Vasco était encore plus drôle et plus masacreur au niveau des surnoms débiles quand il s'ennervait ? Non ? Et bien, voyez plutôt sa remarque qui ne laisserait certainement pas le PETIT Jimmy indifférent...


    "Et, dis donc, Blanco, t'as quel âge pour me traîter de Vieux ? Sept-Huit ans ?"

    Ouille... Autrement dit, il mettait Blanco, comme il venait de le nommer, face à la fois à la couleur de ses cheveux et à sa jeunesse...Mais le grand lunatisme du chanteur se montra encore à la hauteur de sa réputation puisque, après qu'il se soit relevé, il affichait de nouveau un grand sourire. N'essayez donc pas de comprendre, ce n'en est pas là peine, il était comme ça...Toujours est-il que Oz eut droit à une nouvelle couche de surnom débile, alors qu'il s'adressait à lui en le fixant avec un grand sourire, sans même faire attention à Jimmy, ou à si sa remarque avait toucher le môme. Il l'avait limite oublié, même.

    " Dis, Pinocchio, ça te dis de faire le tour du propriétaire ? Ca pourrait être marrant !"

    [Oui, complétement décousues... Telles étaient les conversations de Vasco. Il ne fallait pas faire attention, vous-dis-je. Comment, pourquoi Pinocchio ? A cause de Jimmy, preuve qu'il ne l'avait pas oublié... Bah oui, il s'était mis en tête un parallèlle entre Jimy Cricket et Jiminy Cricket, et pensait ainsi que Jimmy représentait la conscience d'Oz - en plus, il était minuscule comme Jiminy - qui était par conséquent Pinnochio... Tordu, je sais. S'amusant à faire voleter ses boules de lumières, un sourire sur les lèvres, il acheva ses paroles sur ces derniers mots, montrant plus encore son lunatisme aigu puisu'il l'avait auparavant limite engueulé... N'allez pas chercher midi à quatorze heures, Vasco avait un petit - mais très petit- problème dans sa tête.

    " Si tu veux, Blanco, tu peux même venir avec nous !"

    Nous... Car oui, pour lui, Oz était un peu obligé de venir avec lui... Pas tout-à-fait faux puisqu'il était le seul à générer de la lumière !



[Kit  by Ozouzou.]


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Oz Roland
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Jeu 21 Mai 2009 - 17:25

    - Tout simplement parce que j'ai failli me retrouver tour à tour transformé en chair à paté, en clochard mal sappé, en punching ball portatif et en reste humain non identifié. Pour ta gouverne, j'ai essayé de t'appeler à l'aide avant ce dernier stade mais vu que tu semblais plus occupé, je n'ai pas eu d'autre choix que de courir jusqu'ici. T'aurais eu ma mort sur ta conscience si j'avais pas été aussi rapide !

    Oz eut à ces mots un geste évasif de la main, comme s'il chassait une mouche, l'air pas coupable pour un sou. Et puis d'abord, si Jimmy voulait devenir comme lui - c'est-à-dire si classe, si beau, si cool, si intelligent, si malin, si fort et j'en passe, - il avait intérêt à apprendre à se débrouiller seul, à réussir à s'extirper de ce genre de coup fourré tout seul, le petit. Demander de l'aide ? Voilà qui était une preuve de faiblesse considérable aux yeux de notre ex-Dalavirien. Bref, il n'était donc pas fier de Jimmy sur ce coup-là, et son air blasé l'illustrait bien. Et oui, avec quelqu'un comme Oz, il ne fallait surtout pas s'attendre à des bisous et des câlins consolateurs, avec une petit sucette en prime. Oh que non. Avec lui, c'était chacun pour soi et c'était tout. Mais continuons. En effet, le jeune homme n'eut même pas le temps de répondre et d'expliquer à l'Académicien sa façon de penser, que ce dernier enchaîna sur des paroles qui plurent beaucoup plus à notre Oz national :

    - Enfin bref... J'espère au moins qu'on ne sait pas ramené jusqu'ici pour des noises... Et d'abord, qu'est ce que tu fais avec des vieux ?

    Sur le coup, Oz aurait éclaté de rire.
    Ah oui, çà, c'était tout de suite plus intéressant que des lamentations plaintives habituelles. Par « les vieux », ce cher Jimmy devait certainement parler de Vasco, sans aucun doute. Qui d'autre, après tout ? Ils n'étaient que tous les trois ici. Enfin, en principe. Mais cela, nous en parlerons plus tard. Bref, Oz trouva cette question fort amusante, et il ne pu s'empêcher de bien ricaner en lançant un regard à Vasco. Tiens, tiens, tiens, on verrait bien qui s'amuserait, en fin de compte. Si cet abruti s'entêtait à l'appeler coco, notre cher Oz n'allait pas se priver de lui rappeler qu'il était vieux par rapport à eux, à l'avenir. Évidemment, cela ne calmerait certainement pas l'esprit perturbé du chanteur, mais pour le délinquant de service, toute balle était bonne à prendre. Il tapota donc l'épaule du petit Jimmy, dans un geste appréciateur. Mais il n'eut pas le temps de répondre tout de suite, vu qu'une nouvelle fois, Vasco le fit à sa place. Il se pencha en effet vers l'Académicien, d'un air menaçant qui contrasterait bien avec son air jovial d'ensuite, pour lui lancer :


    - Et, dis donc, Blanco, t'as quel âge pour me traiter de Vieux ? Sept-Huit ans ?

    Ouh là, çà sentait la bagarre, tout çà. Pour une fois que çà ne serait pas Oz qui distribuerait les coups, tiens. Ça le changerait un peu. Ou pas, vous me direz. Mais bref. Si Oz avait bien compris une chose au sujet de Jimmy depuis qu'il le connaissait - et oui, il ne fallait pas croire, Oz était capable de faire preuve d'intelligence, - c'était qu'il ne fallait jamais attaquer ce dernier au sujet de sa taille et de la couleur extravagante de ses cheveux. Au risque de le voir s’énerver, un peu comme quand on appelait Oz par son nom complet. Oh, cela n’empêchait pas ce dernier de lancer une pique à ce sujet au petit Jimmy, de temps en temps, histoire d’entretenir sa réputation d’emmerdeur de première, vu que tout ce qui comptait pour lui, c’était sa pomme, vous pouvez vous en doutez. Mais sur ce coup-là, ce fut Oz qui réagit en premier, en haussant un sourcil, l’air faussement inquiet :

    - Et bien quoi Vasco, on devient déjà sénile ? Tu ne vois pas que Jimmy a douze ans, et pas sept ou huit ? C’est grave.

    Oui, je vous l’accorde, avec ce genre de réflexions, on ne savait jamais vraiment de qui se moquait Oz au juste. Cela aussi, çà faisait parti de son art et de sa manière d’être. On ne le changerait pas. Un peu comme Vasco, d’ailleurs, qui reprenait son air de parfait crétin et sa manie des surnoms, pour lancer à notre ex-Dalavirien :

    - Dis, Pinocchio, ça te dis de faire le tour du propriétaire ? Ça pourrait être marrant ! Si tu veux, Blanco, tu peux même venir avec nous !

    « Pinocchio ». Quelle honte.
    Oz leva un instant les yeux au ciel, l’air exaspéré, puis afficha ensuite une expression extrêmement méprisante lorsqu’il posa ses yeux verts sur le chanteur, qui venait de faire cette proposition d’un ton joyeux. Mais oui bien sûr, ils allaient tous les trois faire le tour du propriétaire en gambadant gaiement et en se racontant des blagues ! Dans quel monde il vivait, celui-là ? Il était fou à lier, çà, c’était sûr. Écartant d’un geste élégant une mèche de cheveux noirs qui lui tombait devant les yeux, Oz répliqua d’un ton cassant :


    - Tu rigoles ou quoi, le vieux ? Va le faire tout seul, ton petit tour du propriétaire. Moi, j’ai pas qu’çà à foutre. Allez viens, Jimmy, on se casse.

    Satisfait de sa répartie, Oz fit signe au décoloré en claquant des doigts et se mit en route, en dépassant notre Vasco sans lui accorder un regard. Seulement, en effet, c’était lui qui générait les trois petites boules lumineuses qui éclairaient quelque peu les alentours, et dépassé d’à peine trois mètres, la pénombre revenait brusquement. Si brusquement, à vrai dire, qu’Oz réussit à se cogner le pied contre un objet non identifié de métal qui traînait au sol. Il jura tout fort, bien évidemment, et maudit les abrutis qui étaient incapables de mettre des lampes là on en avait le plus besoin. Puis il voulut reprendre sa route, mais faillit cette fois se prendre un mur en pleine face. Allons bon, il n’y avait pas un couloir, par ici ? Tâtonnant d’un air furieux la surface désespérément lisse du mur indistinct, sans faire plus attention que çà à Jimmy et à Vasco derrière lui, Oz se mit à grogner :

    - C’est pas vrai, bordel de mer… Oh ?

    Oz venait de taper le pied contre ce qui s’avéra être la première marche d’un sobre escalier qui disparaissait dans l’étage supérieur du bâtiment. A moins qu’il y en avait plusieurs, des étages. C’était marrant, Oz n’avait pas vu cet escalier, lorsqu’il était arrivé. Il ne lui en fallut pas plus pour oublier complètement ce qu’il avait dit avant, et se mit à grimper les marches plongées dans le noir d’un air hardi, comme si son esprit aventurier de gamin lui revenait. Oui, complètement oubliée, son attention première de se casser proprement et simplement. Maintenant, il voulait explorer le reste du bâtiment. C’était sombre et mystérieux à souhait. Rien de tel pour booster les esprits en quête de sensations fortes. Hu hu. S’arrêtant au bout d’un moment et se tenant prudemment à une des rampes, Oz se retourna brusquement vers le bas de l’escalier pour lancer d’une voix forte et exaspérée :

    - Bon, abruti de vieillard à deux balles, tu te ramènes avec tes lampes flottantes ou t’attends le déluge ? On n'y voit que dalle !

    Oh, ne vous détrompez pas, Oz était capable de faire apparaître de la lumière par magie - cela, il en était tout de même capable, - mais dans sa petite tête fière et arrogante, il ne voyait pas pourquoi il se donnerait la peine d’éclairer les lieux lui-même alors qu’un larbin pouvait parfaitement le faire à sa place. Logique, non ? Tout en disant cela, Oz continuait son ascension du mieux qu’il le pouvait et finit par déboucher sur le palier de l’étage supérieur. Ah ah, l’exploration serait peut-être plus intéressante par ici. Et avec un peu de chance, il y aurait bien une fenêtre par laquelle il pourrait balancer le maudit chanteur s‘il continuait avec ses surnoms ridicules… Sans le faire exprès, bien entendu. Jimmy pourrait peut-être l’aider sur ce coup-là, tiens. D’ailleurs, il arrivait, celui-là aussi ? Même dans le noir, de toutes façons, on le voyait arriver avec sa chevelure… tape-à-l’œil.


Dernière édition par Oswald Roland le Sam 27 Juin 2009 - 13:15, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Lun 15 Juin 2009 - 17:11

**Blanco ? Sept ou huit ans ? Non mais il se fout de moi ? Il joue avec sa vie ce type !**

Le temps se retrouva suspendu durant une seconde. Une seconde terrifiant où Jimmy encaissait l'insulte. Une seconde qui annonçait l'apocalypse de sa réaction. Dans le genre fou inconscient et suceptible, le nashaovien était champion du monde dès qu'il s'agissait de se jeter à corps perdu dans une belle bataille pour laver l'affront et surtout se passer les nerfs. Bien sûr, il ne fallait pas croire comme ça mais ayant une certaine expérience de la chose, le jeune garçon était capable de placer quelques beaux coups s'il en avait l'occasion et ce n'était pas la fréquentation de son cher Oz qui allait arranger ce penchant quelque peu expéditif. Le fait est que Jimmy avait suffisamment subi de brimades et de moqueries en tout genre dans sa courte vie pour que sa susceptibilité s'en trouve exacerbée. Par conséquent, la moindre référence à sa taille ou à ses cheveux le plongeait dans une fureur noire que même Oz évitait de provoquer à son paroxysme. Il ne pouvait pas même concevoir que l'on prenne encore ce risque inutile et dangereux et entendait bien agir pour que cette folie ne se reproduise plus. Dans la logique des choses, le nashaovien s'appréta donc à se jeter sur le vieux suicidaire en question lorsque son idole intervint pour calmer le jeu. Coupé dans son élan, la colère de Jimmy se déporta immédiatement sur le dalavirien rabat-joie.

- Non mais de quoi je me mêle ? C'est MA bagarre !

Autant s'adresser à un mur, il aurait eu plus de succès. A croire que ses deux compagnons du moment oeuvraient de concert pour se payer sa tête en l'ignorant royalement, chose que, évidemment, il ne supportait pas. Il hésitait donc entre leur sauter à la gorge à tout les deux ce qui aurait été plutôt dangereux du fait de leur supériorité numérique (entre autre) et ronger son frein en attendant la meilleure occasion de leur faire payer l'outrage et la trahison. Se posa alors un dilemme douloureux. La première possibilité ne lui donnerait qu'une satisfaction limitée par le massacre qui s'en suivrait et dont il serait l'objet alors que la seconde possibilité le remplirait d'une frustration insupportable qui risquait bien de le ramener tout aussi vite à la première possibilité. Le choix s'annonçant particulièrement difficile et ennuyant, Jimmy choisit la bonne vieille méthode traditionnelle : le feeling. Advienne que pourra et tant pis pour les morts que cela engendrerait...

- Dis, Pinocchio, ça te dis de faire le tour du propriétaire ? Ça pourrait être marrant ! Si tu veux, Blanco, tu peux même venir avec nous !

- Ferme-la un peu la relique.

**Tu veux des surnoms débiles ? Tu vas en avoir...**

- Tu rigoles ou quoi, le vieux ? Va le faire tout seul, ton petit tour du propriétaire. Moi, j’ai pas qu’çà à foutre. Allez viens, Jimmy, on se casse.

**Bien dit !**

Il fallait avouer que sur ce coup-là le maître et l'élève avait fait fort sur le plan du cassage monumentale de vieux musicien lunatique et irrespectueux. Pour autant, l'autre Juda ne perdait rien pour attendre... Ce n'était qu'une question de temps avant que Jimmy ne saississe l'opportunité de lui faire payer son manque de solidarité aberrant. Quoiqu'il en soit, Jimmy tourna les talons avec classe et distinction quand retentit soudain un juron dont seul Oz avait le secret et dont nous vous épargnerons la répétition dans l'espoir de préserver vos chastes oreilles bien que ce soit peine perdue compte tenu des participants à ce RP. Visiblement, le dalavirien n'avait pas anticiper le fait que l'obscurité régnait toujours alentours et faisait l'expérience enchanteresse de divers coups sournois qu'il se prenait dans les murs. Une expression de surprise contrasta soudain entre celles de douleurs et de colère. Il s'avérait que le délinquant était tombé sur quelque chose de suffisamment intéressant pour lui faire oublier sa résolution première. En réalité, il ne fallait pas grand chose pour titiller sa curiosité. Plus le truc était louche, plus l'envie de savoir ce qui se cachait la dessous l'accaparait. Ne voyant qu'une occasion supplémentaire d'apprendre des choses intéressantes, Jimmy ne fit aucune objection ou remarques désobligeantes qu'il était pourtant en droit de proférer et suivit le mouvement en prenant bien soin de poser une main contre le mur afin d'éviter tout incident désagréable relatif au cognage d'orteil.

Il ne mit guère longtemps à rejoindre le dalavirien qui stagnait en haut des escaliers en attente de la lumière. Une lumière qui ne tarda pas d'ailleurs à les rejoindre preuve éventuelle de la bonne volonté de l'ancêtre. Jimmy se sentit soudain vexé d'être dépendant de celui qui l'avait insulté et se souvenant qu'il était tout de même élève à l'académie de Gamaëlia (on ne sait par quel miracle d'ailleurs il avait réussi à l'intégrer), il décida de fournir sa propre lumière. Il prononça le sortilège d'une voix un peu forte et se sentit profondément ridicule lorsque rien ne se produisit. Heureusement, la chance sembla lui sourire pour une fois et une petite boule jaune se mit à danser dans sa main. Il est certain que l'on était bien loin du résultat désiré et pour être tout à fait honnête c'était plus que médiocre. Pour autant, cela suffisait à lui indiquer la forme du terrain dans un rayon de cinq mètres donc il s'estima chanceux. Considérant qu'il était de son devoir de guider le fabuleux Oz dans ce dédale en lui servant d'éclaireur, il prit la tête de la petite bande et s'avança sur ce qui se révéla être une passerelle. La hauteur sous plafond ici devait être immense, logique quand on s'est qu'on se trouve dans un hangar. Intuitivement, il prit à gauche en espérant tomber vers les bureaux. Après quelques pas seulement il s'avéra qu'il s'agissait de la bonne direction puisque la passerelle se tranformait en couloir avec l'apparition de mur. Jimmy prit alors le réflexe de verrifier les serrures des portes qu'ils croiseraient au cas où l'une d'entre elles ne seraient pas fermées.

C'est pourquoi il ressentit une déception sans borne lorsque chacune d'entre elle se révéla désespérément ouvertes. Pourtant, à son quatrième essai, il tomba sur une serrure différente des premières qui se refusa à lui céder. Voilà en fin ce qu'il attendait ! L'occasion de mettre en pratique ce que Oz lui avait appris pas plus tard que la semaine précédante. Sans attendre que les deux autres marioles ne le rejoignent, il partit à la recherche d'un trombone quelque part dans une de ses poches et afficha un air victorieux après en avoir finalement trouvé un. Maintenant il ne restait plus qu'à rester concentré et avoir de la patience. Introduisant le bout de métal recourbé dans la serrure désespérément noire et s'éclairant comme il le pouvait, Jimmy s'évertua alors à faire sauter cet ultime obstacle à leurs investigations. D'aussi loin que l'on s'en souvienne, ce devait être la première fois qu'il affichait une telle expression malicieuse et à la fois sournoise sur le visage. Finalement, cette sortie se révèlerait peut être amusante... C'est alors qu'il entendit un bruit. Non, pas vraiment le déclic tant attendu qui lui révélerait le succès de son entreprise mais plutôt le genre de bruit inattendu qui tout à coup vous fait flipper lorsque vous vous improvisez voleur à la manque. Il n'eut pas le temps de se projeter en arrière qu'on introduisit une clef de l'autre côté de la porte. Une porte que le nashaovien reçut en pleine figure avant d'être projeté contre le mur en serrant son nez entre ses mains.

- Espèce de poule de Sandorte ! Vous pourriez pas faire attention franchement ? !

C'est alors qu'il prit la peine de détailler la poule de Sandorte en question. Une espèce d'armoire à glace en costard accompagné de son jumeau à l'air patibulaire. Que faire dans pareille situation ? Afficher un aplomb démesuré. Jimmy se releva tant bien que mal et prit les devants avant que Ramsès ou le délinquant n'ait le temps de répliquer.

- Je viens voir mon père, il m'a dit de me ramener.

Malgré sa voix assurée, Jimmy n'en menait pas large. Au moins il ne s'était pas trompé : les deux colosses ressemblaient tout à fait au stéréotype apeurant des gardes du corps forts mais débiles.

- Vient par là.

**Et merde.**

- En fait je dois repartir tout de suite, je venais juste pour...

- Amène toi on te dit.

Comment pouvait-on être aussi gros et aussi rapide ? Un bras immence jaillit pour l'attraper et Jimmy se retrouva bientôt entouré des deux armoires à glace qui posaient leur main de géant sur ses frêles épaules. Il espérait que ses tremblements n'étaient pas aussi évident qu'il le soupçonnait.

**De l'aplomb, de l'aplomb...**

- Vous allez avoir des emmerdes s'il m'arrive quelque chose.

Une menace, comme une supplique à l'intention de ses deux accolytes dont il soupçonnait qu'il se soit défilé en l'abandonnant à son sort. Les problèmes ne faisaient que commencer...




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Vasco Fair
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Ven 26 Juin 2009 - 0:27

    La plupart des gens, en entendant la manière dont lui répondirent l'un après l'autre Oz puis Jimmy, seraient partis, auraient sautés sur ses "amis" ou auraient jurés tout haut... Comme vous vous en doutez, car je n'aurais pas commencé ainsi s'il en était autrement, ce n'était pas le cas de Vasco. Certes, il avait eu bien envie de sauter sur Oz pour lui faire ravaler ses mots - il n'allait pas se mettre à frapper les mômes, quand même... Quoi que, c'était ce qu'il pensait à l'instant, mais attendez un peu qu'il soit dans une colère noire - mais l'ex-dalavirien s'était déjà eclipsé avec son petit caniche blanc qui le suivait de partout. Oh, heureusement que Jimmy ne savait pas tout les surnoms débiles qu'il passait par la tête du pauvre chanteur déluré parce que, sinon, ledit pauvre chanteur déluré finirait en pièces détachées... Ou du moins, avec pas mal de bleus, puisqu'il ne fait aucun doute que les coups que pourraient lui infliger le microbe serait douloureux, tout aussi petit soit-il. Bref. Il n'avait aucunne envie de leur courir derrière - il s'appelait pas Médor, quoi - et se contenta de hausser les épaules. Comment ? Oui, il commençait déjà à relativiser de se faire traiter de vieux. Sa façon de penser par rapport à cela était plutôt étrange, aussi est-il fort probable que personne ne comprennes les explications suivantes. Autant, sur le coup, entendre dire qu'il était vieux l'avait fortement touché, aussi bien commençait-il à se dire que ce n'était pas bien grave. Il y aurait à tout les coups des moments où cela le toucherait de nouveau, sans raisons explicables, et cela le minait quelque peu - et s'il perdait de son charme à cause de son âge ? - mais il se faisait à l'idée que Pinnochio et sa conscience étaient deux gros jaloux qui rêvaient juste d'être aussi beaux et charmants que lui à son âge, et que, persuadés qu'ils n'y arriveraient pas, lui en voulaient ainsi d'être comme il était et qu'ils reportaient leur déséspoir et leur rancunne en le traitant de vieux... Oui, je sais, aussi tordu qu'à côté de la plaque mais, enfin, à force, vous devez commencer à avoir l'habitude, non ?

    Bref. Voilà que Mr Egocentrique et Kiki son petit chien blanc - décidément, la couleur des cheveux de Jimmy l'avait marqué- s'en étaient allés. Bon. Qu'allait-il faire maintenant ? Ses trois misérables petites boules de lumière voletant toujours autour de lui - il en aurait bien fait d'autres mais son niveau de magie au ras des paquerettes ne le lui permettait pas -, il cherchait vainement, pensant décidément sortir de cet entrepôt miteux - en plus, à cause de l'humidité, il commençait à avoir un mal de chien dans les jambes- mais quelque chose retint son attention. Quoi ? Tout simplement les charmantes paroles pleines de poésie qu'Oz hurla soudain. Il leva les yeux au ciel. D'accord, il avait mal, d'accord il n'avait pas eu le bon sens de faire apparaître lui aussi une lumière quelconque, mais bon, là, il exagérait. Il ne lui était absolument pas nécessaire de leur casser les oreilles avec des paroles aussi vulgaires qu'inutiles ! Après avoir soupiré, le "vieux" s'apprêtait à annoncer quelque chose à la mini assistance - surtout pour l'une des deux personnes... Ahem, ce n'était là que le simple avis de Vasco, lorsque cette pensée lui traversa l'esprit -, du genre bien spectaculaire - il était après tout un artiste, un homme de spectacle - avant de quitter les lieux, entendant Vitani lui dire qu'elle était prête à venir le retrouver, une fois qu'elle aurait fini de chasser, pour faire peur aux deux gamins et leur passer l'envie de recommencer à s'en prendre à l'artiste cinglé. Il la remercia mais dit que c'était sans façon avant d'entendre Oz l'appeler. Ben tiens, il se souvenait de son existence maintenant qu'il avait besoin de lui ? Alors comme ça il ne pouvait pas créer de lumière - parions que celle de Vasco disparaîtrait s'il n'y accorderait plus d'attention, mais passons- et il avait donc besoin de lui ? Vasco fut très fier, à cet instant : il était persuadé d'avoir trouvé quelqu'un de plus nul que lui dans tout ce qui était magie. Oh, pas que cela ne l'interesse vraiment, ni qu'il cherchait à être le meilleur dans le domaine : seulement, cela faisait toujours du bien à son égo, qui serait visiblement bien malmené avec les deux autres hurluberlus, de savoir qu'il y avait quelqu'un de plus faible que soit. De toute façons, la seule chose qui interessait vraiment Vasco était la musique. Pour le reste, il s'en fichait, d'être le plus nul au monde. Bien sûr, s'il avait sû qu'Oz le prenait pour un simple larbin, il n'aurait pas agi comme il le ferait.

    En effet, grand sourire bien narquois sur le visage, éclairé de ses petites lumières, il gravit tranquillement et assez grâcieusement - au moins, il ne manquait pas de se rétamer à chaque marche - les escaliers. Satisfait, il adressa donc son imense sourire à Oz - il fallait croire qu'il lui en voulait particulièrement - et prit la parole, pour dire... Des imbécilités. Pourquoi changer des bonnes habitudes, si celles-ci vous font rire systématiquement ?


    " Je suis là, gamin. Je sais que tu ne pourrais pas survivre sans mon savoir infinni, mais quand même... Il faudrait peut-être que tu apprennes à te débrouiller un peu seul, mon petit Oz-chou !"

    Tiens, cela vous rappele peut-être des souvenirs... Mon petit Oz-chou... Oui, c'était bien dans ces termes qu'il s'était déjà adressé à Oswald, lors de leur première rencontre. Visiblement, il faut croire que les souvenirs revennaient chez Vasco aussi, car celui-ci prit un air soudainement choqué. En même temps, il observait Jimmy qui ouvraient tour à tour des portes. Il aurait donc été aisé de penser que le chanteur était choqué de voir le minus violer le dommicile inconnu - oui, mis à part éventuellement un ou deux clochards, il était fort probable que personne ne vive ici mais bon, voilà , c'était pour le principe - mais ce n'était pas le cas du tout. Il se reconcentra alors sur celui qui semblait devenir son souffre-douleur favori et, sans prévenir, l'une de ses minis-lampes portatives s'approchant dangereusement du visage de celui que l'on prétendait alcoolique, lui souleva le menton de son index et scruta sa gorge. Satisftait, il se saisit ensuite de la manche droite de l'ex-dalavirien et la porta à hauteur de son visage. Il observa ensuite, sans un mot, le dos de la main droite de celui qui avait été son adversaire. C'est l'air visiblement soulagé qu'il le relâcha. Ce qu'il avait cherché ? Si sa morsure et ses griffures avaient laisser des cicatrices au plus jeunes des deux hommes. Visiblement, ce n'était pas le cas, mais peut-être qu'il n'avait pas bien vu : après tout, la lumière était plus que crépusculaire et Vasco ne voyait que d'un oeil. Toujours est-il qu'il ne chercha pas à expliquer les raisons de ces gestes à ce pauvre Coco qui devait décidément se poser des tas de questions quant au comportement étrange du chanteur - à moins qu'il se soit fait au fait que Vasco n'agissait que rarement de manière normale et censée, auquel cas, s'il relevait les actes bizarres de l'artiste, il s'en servirait juste pour l'agresser verbalement... Non, qu'il s'y soit fait ou pas, il ne fait presque aucun doute qu'il s'en servirait contre l'artiste. C'était les données qu'il enregistrait - il semblait bien, dans ces cas-là, qu'il n'était pas capable de faire deux choses à la fois, ou du moins de réfléchir tout en faisant quelque chose - quand il fut soudainement interrompu par une exclamation des plus violentes de la part de Mini-Oz-Raptor.

    Il n'eut pas le temps de réagir outre mesure que M-O-R s'était déjà fait kidnapper par... Deux colosses. N'importe qui de censé, dans la même situation que Vasco, c'est à dire alors qu'il ne connaissait qu'à peine la victime qui l'avait qui plus est insultée au cours de cette journée décidément pleine d'action, se serait enfui en courant, l'abandonant à son triste sort et priant peut-être pour que le gamin repose en paix. Toutefois, c'était bien connu, Vasco était loin d'être quelqu'un de censé. Et donc, l'artiste se trouvait être plutôt loyal envers ses "amis", même s'il pouvait être difficile de définir Blanco ainsi en vue des circonstances de leur rencontre qui datait d'à peine quelques minutes. Avec un charmant sourire, Vasco contourna donc les deux montagnes humaines pour se retrouver face à elles. Il ouvrit doucement la poche de sa veste et en sorti, non pas une arme comme le petit Jimmy aurait pu l'éspérer, mais sa guitare miniature. Il lui rendit sa taille normale et non, il ne l'abbatit pas sauvagement sur la tête de l'un ou de l'autre des colosses- il savait que ce geste serait aussi inutile que stupide et sa guitare lui était bien trop précieuse pour qu'il ne la détruise pour Blanco. A la place, sous leur regard méfiant, il se servit de son esprit rusé pour inventer un mensonge totalement crédible. En effet, bien qu'il n'en ai pas tout-à-fait l'air puisqu'il passait son temps à faire l'idiot, Vasco était quelqu'un d'intelligent et il avait fait attention à ce qu'avait dit Doudou un peu plus tôt. Ces éclairs d'intelligences alliés à une chance du tonerre - pas de commentaires, les jeux de mots pourris c'est contagieux- et à une expresion totalement idéchifrables faisaient que les mensonges de l'artiste cinglé tenaient la route, parfois. Voyez plutôt ce qu'il inventait cette fois là...


    " Bien le bonjour messieurs ! Je vous prierais de relâcher mon client, nous ne faisions rien de mal. Il me montrait les locaux pour le jour où j'interpéterais une petite chanson pour son père... Que je visualise où je pourrais me placer pour être bien entendu de tous... "

    Pas sûr que ce soit si facile. Malgré leur bêtise, les deux titans semblaient trouver l'histoire un peu louche. A juste titre, mais bon. Vasco aurait tôt fait de redresser la barre.

    - Un client, ce môme ?

    " Voyez-vous, mon métier de chanteur payant bien peu pour le moment et ayant mon agent à rémunérer, j'anime des fêtes diverses... Peu importe l'âge du client tant que je suis payé. "


    Visiblement, les deux personnes semblèrent trouver le mensonge convaincant. L'un d'entre les deux montagnes humaines indiqua d'un vague geste l'endroit ou se trouvait Oz un peu plus tôt.

    - Et lui, là bas ?

    " Oh, lui ? C'est l'agent en question ! "


    Oui, les ennuis ne faisaient que commencer... Car si le faux agent avait projeté de s'enfuir, il était désormais plutôt au pied du mur et il ne fait aucun doute qu'Oz n'était pas du genre à voler au secours des autres... Ni à appuyer les dires de Vasco, sauf si il avait à y gagner. Ce qui n'était pas tout à fait sûr, ici.

[Je crains fort que mon message soit un peu minable entre les votres... Veuillez m'excuser ><]



[Kit  by Ozouzou.]


Dernière édition par Vasco Fair le Jeu 28 Oct 2010 - 18:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Ven 26 Juin 2009 - 14:31

    Oz ne fit pas vraiment attention au petit Jimmy lorsqu'il le dépassa pour aller ouvrir toutes les portes du couloir. Du moins jusqu'à ce qu'il se rende compte que la nouvelle source de lumière qui éclairait les pas de sa merveilleuse personne venait également de se faire la malle. Bon sang, mais ce n'était pas possible, une chose pareille ! Les néons portatifs ne pouvaient pas rester près de lui comme tout bon néon portatif le ferait ? Comme si lui allait se fatiguer à faire apparaître de la lumière alors que les deux larbins pouvaient le faire à sa place... Question de pure logique. Du moins, si Oz pensait de la sorte, il n'en était tout de même pas au stade de courir carrément derrière les lampadaires ambulants pour pouvoir voir où il marchait, il ne fallait pas non plus abuser. Évidemment. Mais passons. Le fait que la mini lampe se fasse la malle pour aller s'amuser à ouvrir toutes les portes du couloir ne fut en vérité pas si dérangeant que cela pour l'ex-Dalavirien, dans la mesure où l'autre abruti de chanteur se ramenait au même moment avec ses boules flottantes lumineuses à lui. Et bien, parfait ! Les larbins devraient tous se ramener au moindre petit tintement de clochette de la part de la formidable personne qu'était Oz, ce ne serait que justice. Bon, si les dits larbins pouvaient éviter d'afficher un sourire narquois en s'adressant à lui, ce serait encore mieux. Ah, et s'ils pouvaient éviter de sortir des imbécillités à tout bout de champ aussi, ce serait bien.

    - Je suis là, gamin. Je sais que tu ne pourrais pas survivre sans mon savoir infini, mais quand même... Il faudrait peut-être que tu apprennes à te débrouiller un peu seul, mon petit Oz-chou !

    Mais bien sûr... Passant outre les sobriquets ridicules que lui affublait encore une fois injustement cette espèce de dégénéré congénital, Oz répondit alors avec le même sourire, sur un ton suffisant qui lui était propre :

    - A quoi bon lorsque des larbins comme toi sont là pour tout faire à notre place ?

    C'était l'évidence même.
    Tellement évident, à vrai dire, que pour ce cher Oswald, il était inutile de s'attarder sur le sujet. Il s'apprêtait donc à tourner les talons pour continuer sa route et rejoindre le petit Jimmy qui semblait beaucoup s'amuser, mais ce fut là qu'une expression choquée se dessina sur le visage de Vasco. Haussant un sourcil, Oz suivit son regard et apercevant Jimmy, il se dit tout simplement que l'expression choquée du chanteur était certainement due à la vision de ce petit bout de chou en train d'ouvrir toutes les portes, ouvertes ou fermées, sans aucune considération pour les hypothétiques personnes qui pourraient bien utiliser ce local. Et bien quoi, il n'avait jamais vu quelqu'un entrer par effraction chez quelqu'un d'autre ou quoi ? C'était la question que le jeune homme se posait lorsqu'il loucha alors sur la source lumineuse qui se rapprocha trop près de son visage à son goût. Eh oh, on ne touchait pas à son merveilleux et sublime visage ! Il voulait se faire cogner ou quoi, le décérébré ? Mais en fait, Oz n'eut rien le temps de dire ou de faire, que déjà, le type décidément très étrange à ses yeux souleva son menton de l'index pour scruter... Quoi, sa gorge ? D'accord, il avait un cou sublime, comme tout le reste de son anatomie, évidemment, mais bon, Vasco pourrait apprendre à se contenir, tout de même. Enfin, non, visiblement, ce n’était pas fini, vu qu’après le cou, ce fut au tour de sa gracieuse main droite. Affichant une expression blasée et poussant un soupir exaspéré, Oz commençait vraiment à se demander si son vis-à-vis n’était pas véritablement un échappé d’un asile terrien. Enfin, le chanteur finit par le lâcher. Bon c’était fini, cet harcèlement sexuel ? Et bien il était temps, car Jimmy semblait maintenant faire des siennes à son tour. Tournant la tête vers la source des exclamations qui venaient de perturber le silence et la quiétude des lieux, Oz avisa deux hommes, des armoires à glace, bien sûr, qui venaient de sortir d’on ne savait où, et qui venaient de poser leurs grosses pattes sur les épaules du petit Jimmy Cricket. Ah bah d’accord. Ils n’étaient peut-être pas si seuls que cela, en fin de compte, ici.

    Oz n’eut rien le temps de faire, encore une fois, que le brave Saint-Bernard de Vasco s’en allait se porter au secours du mini Nashaovien. A sa façon , bien évidemment, soit en racontant un bobard aussi gros qu’une maison. Interloqué, Oz regarda la petite assemblée comme s’ils étaient tous fous. Les deux colosses n’allaient pas croire une histoire pareille, tout de même ? Et bien, il fallait croire que si, pour le moment. Incroyable, tout de même. Le don qu’avait Vasco d’embobiner les gens avec ses histoires à dormir debout, s’entend. Cela en devenait même frustrant. Enfin bon. D’une façon ou d’une autre, Oz se retrouvait mêlé à l’histoire, lui aussi, mais il n’avait absolument aucune envie d’appuyer les dires du dégénéré, alors il se contenta de scruter les deux armoires à glace de l’expression à la fois la plus blasée et la plus arrogante qu’il puisse faire ou presque, sans dire un mot. Cela aurait pu marcher. Tout ce petit scénario, je veux dire. Après tout, les deux colosses pouvaient parfaitement gober cette histoire et prendre tout simplement Oz pour un agent blasé qui en avait ras-le-bol de la vie et des gens en général. Oui, cela aurait certainement pu fonctionner. Mais le fait est qu’un troisième homme pointa à son tour le bout de son nez, passant par la même porte, et s’arrêta à la hauteur du petit groupe. Les sourcils froncés, et d’une voix grave, il demanda à ses deux acolytes de quoi il retournait exactement. L’un des deux lui relata alors l’histoire de Vasco, et après un instant de silence, le troisième homme leur fit signe.


    - On s’en fout. On les ramène au boss quand même, vous connaissez la règle. Vous, ajouta-t-il à l’adresse du trio hétéroclite, vous venez avec nous.

    Hin hin, la bonne blague.
    Sur quelle planète ils vivaient ces mecs ?
    Tout en lui respirait l’arrogance lorsqu’Oz répliqua, ouvrant enfin la bouche, sur un ton des plus suffisants :


    - Le truc, c’est qu’on a pas envie de vous suivre, les gars. Alors on ne vous suivra pas.

    Notez tout de même l’effort dans la phrase, l’emploi du singulier pour désigner le pluriel et parler ainsi en faveur du trio. Et oui, vous ne rêvez pas. Apprécions l’effort. L’homme qui leur avait adressé la parole esquissa une sorte de sourire tordu, puis d‘un geste, il souleva un pan de sa chemise pour désigner la partie visible du flingue qu‘il avait accroché à sa ceinture. Évidemment. Comme si tout pouvait être aussi simple.

    - Et bien, vous nous suivrez tout de même, nabot.

    Et sans plus de cérémonies, une des armoires à glace choppa le bras d’Oz pour le tirer en avant, alors que les deux autre en faisaient de même pour Jimmy et Vasco. Inutile de préciser qu’Oz était ulcéré. Nabot, lui ? Nabot ? Jimmy, d’accord, mais LUI ? Il ne voyait pas clair ce type ou quoi ? Je vous laisse imaginer les jurons, les coups et les exclamations furieuses qui agrémentèrent le sympathique petit voyage le long d’un couloir sombre, jusqu’à ce qu’ils débouchent tous devant une grande porte tout aussi sombre. La dite porte s’ouvrit de l’intérieur, et les trois armoires à glace déposèrent leur paquetage un peu plus loin que sur le seuil, devant une large table circulaire qui s’étalait jusqu’au fond de la pièce. A cette table étaient assis une dizaine d’hommes peut-être, habillés simplement, qui froncèrent quasiment tous les sourcils en voyant ce qu’on leur amenait là. Lorsqu’on le lâcha enfin, Oz assassina le type qui s’était posté à côté de lui du regard et fit mine de tirer les manches de sa chemise, avant de balayer la salle d’un regard aussi arrogant que le reste de sa petite personne. Les feuilles éparpillées sur la table, les casiers le long des murs, les chuchotements autour de la table, le fait qu’il n’y ait aucune fenêtre, tout cela le laissa plutôt indifférent. En fait, il s’intéressait plus à l’arme que le type à côté de lui avait à sa ceinture. Pourquoi il n’en avait pas une sur lui, lui, d’ailleurs ? C’était une grave lacune. Il faudrait qu’il se déniche un colt, tiens, un jour. Enfin. S’il sortait vivant de cette affaire, déjà, pour commencer. D’ailleurs, intéressons-nous à l’homme assis à l’autre bout de la table, au sourire faussement bienveillant, qui leva les mains comme s’il voulait souhaiter la bienvenue aux trois garçons, et qui fit :

    - Eh bien, eh bien, eh bien… Qui aurait cru un jour que nous serions dérangés de la sorte en pleine réunion ?

    Les autres types autour de la table ne sourirent pas, ne firent pas le moindre geste. L’homme qui avait parlé en sembla un peu déçu, et abaissa ses mains pour les croiser sur la table. Toujours avec le sourire cependant, il ajouta ensuite :

    - Vous n’auriez jamais du venir ici, j’en ai bien peur.

    Sans blagues ? Oz leva les yeux au ciel.
    Peu désireux d’écouter cette espèce de fou au sourire frustrant blablater encore longtemps, il jeta furtivement un coup d’œil à l’homme posté à côté de lui, qui affichait une expression impassible et qui venait, ô bonheur, de croiser les bras sur sa poitrine. Parfait. Quel idiot. L’arme était à la portée de l’ex-Dalavirien, comme cela. Car oui, même si le jeune homme n’était pas forcément très doué pour la magie, qu’il n’était pas le garçon sur lequel on pouvait le plus compter dans l’univers, il n’empêche qu’il savait se battre. Et agir très vite dans certaines occasions. La main d’Oz fusa donc vers la ceinture de l’armoire à glace, et trois secondes plus tard peut-être, il brandissait adroitement le flingue dans la direction de ce dernier. Le regard noir et le coin des lèvres se tordant dans un sourire narquois, le jeune chahuteur lança alors, d’une voix tranquille :


    - Et c’est qui le nabot, maintenant, mec ?

    Là encore, cela aurait pu fonctionner. Oui, cela aurait pu. Mais Oz n’avait pas calculé une chose : les deux autres armoires à glace qui encadraient Vasco et Jimmy, et qui se trouvaient alors dans son dos. L’une d’elle aplatit son énorme poing sur le crâne d’Oz, qui eut alors le privilège de voir des étoiles danser devant ses yeux. L’homme à qui il venait de piquer habilement l’arme fondit alors sur lui, lui attrapa le poignet pour le lui tordre, récupéra son bien d’une part et lui attrapa la nuque pour aplatir sans ménagements le côté gauche de son visage sur le mur d’une autre part. Tout cela en une poignée de secondes. Appuyant alors le canon froid de l’arme contre la tempe droite du garçon, l’homme siffla d’une voix menaçante :

    - Toi, tu fais encore un geste et je te colle une balle entre les deux yeux, c’est clair ?

    Parfaitement clair, en vérité. Même s’il était furieux, Oz ne tenta même pas de se dégager. De un parce qu’il était sonné, et de deux, parce qu’il n’était pas si suicidaire que cela. Ce fut alors à l’homme attablé et qui semblait le chef de prendre la parole, sur un ton conciliant :

    - Allons allons, ne vous énervez pas, cela ne sert à rien. Laissez donc ce garçon reprendre ses esprits et tentons plutôt de discuter, voulez-vous ?

    Dans un grognement, l’homme, toujours en tenant Oz par la nuque, le tira en arrière et le lâcha une fois qu’il eut retrouvé sa place. L’ex-dalavirien, évidemment furieux et vexé, fusilla du regard Vasco et Jimmy qui n’avaient rien fait, comme si c’était de leur faute. D’ailleurs, justement, dans son esprit, c’était bien de leur faute. Qui est-ce qui avait commencé par l’appeler par son vrai nom et qui était entré ici en premier ? Et qui est-ce qui s’était fait attraper en premier par ses fichues armoires à glace ? Hein ? Et bien oui, ces deux idiots. Donc, dans l’esprit d’Oz, c’était de leur faute. Et puis c’était tout. Mais passons. Le chef de l’assemblée, croisant une nouvelle fois les mains sur la table, sembla alors aborder une expression sérieuse, et posant son regard sur les trois jeunes gens, il demanda :

    - Bon… Et si vous nous disiez un peu ce que vous faites ici, dites-moi ? Je veux la vérité, bien évidemment.

    Rien que çà ?


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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Lun 13 Juil 2009 - 12:01

Pourquoi ? Pourquoi les choses devaient-elles toujours se passer ainsi ? Pourquoi Jimmy se retrouvait-il embarqué dans cette histoire ? Il était encore si jeune, il était plein d'avenir, il était adorable... Sa vie finirait-elle réellement dans cet hangar pourris du quartier du port ? Bien. Laissons-là le mélodramatique et reprenons le fil de l'histoire et les véritables pensées nettement moins romantique de notre chère peluche préférée. Oui, d'accord, il était content que les deux autres zoives ne l'aient pas abandonné à son sort. Ok, son idole avait fait preuve d'un altruisme rare qui mériterait des remerciements infinis. Mais pourquoi avaient-ils fallu qu'ils trouvent un mensonge aussi minable ? ! Il y aurait eu des centaines de façons de se sortir de ce guépier mais il avait fallu qu'ils choisissent la plus foireuse évidemment. Enfin pour l'heure, notre Jimmy n'était pas en position de se plaindre vu qu'ils étaient tout les trois embarqués sans ménagement dans un escalier ce qui donna évidemment lieu à un joli tintamarre de la part des trois protagonistes rétifs à l'idée de se faire embarquer ou que ce soit.

On les fit parvenir dans une salle qui avait tout lieu de laisser croire à une salle de réunion avec sa grande table ronde, ses croquemorts attablés et leurs gardes du corps sur les côtés. Pour Jimmy, cela ne faisait qu'annoncer des ennuis supplémentaires. A qui ferait-il croire que son père se trouvait ici ? Adieu derniers espoirs chéris... L'un des croquemorts se leva et commenta leur arrivée comme un mauvais animateur télé. En son fort intérieur, le dépit et le dédain remplacèrent la peur de Jimmy. S'ils avaient affaire à des gangsters, il aurait au moins souhaité qu'il s'agisse de vrais gangsters et pas de clowns endimanchés pour un enterrement. C'est alors qu'il se passa quelque chose d'incroyable. Un acte de courage, que dit-on, d'héroisme ! Jimmy comptempla avec une admiration sans borne Oz le magnifique qui venait de subtiliser l'arme du garde du corps qui se trouvait à ses côtés. Quelle classe ! Sauf que le doux visage du Oz alias le magnifique en question alla brutalement faire connaissance avec le mur et que l'arme retrouva bien vite les mains de son propriétaire.

- Toi, tu fais encore un geste et je te colle une balle entre les deux yeux, c’est clair ?

Comment osait-il (Oz est-il) s'adresser ainsi à la huitième merveille du monde ? Ce n'était pas lui l'imbécile qui s'était laissé prendre son arme ?

- Et toi tu touches encore à un seul de ses cheveux et tu auras mon poing sur la figure !

Bien sûr voyant le gabarit de Jimmy il y avait de quoi prêté à rire mais son visage affichait quelque chose de sérieux et de sincère qui coupait net toute envie de se moquer de lui. C'est pourquoi le Nashaovien s'offusqua totalement en suprenant le regard assassin de Oz à son égard. Le coup qu'il avait reçu ne lui avait pas permis d'assimiler ses paroles ? Ignorant royalement ce que raconté le monsieur loyal de l'autre côté de la table, Jimmy considéra qu'il vallait mieux régler ses comptes ici et maintenant à défaut de ne plus pouvoir le faire plus tard, faute de souffle vital.

- Ne me regarde pas comme ça ! J'y suis pour rien moi à l'origine si on se trouve ici. Et d'abord, qui t'avait demandé d'intervenir entre moi et Ramsès tout à l'heure ? Tu crois vraiment que je n'étais pas capable de lui régler son compte tout seul ?

C'est à ce moment que Jimmy réalisa que le silence était revenu et qu'on l'écoutait attentivement. D'une, on en conclut qu'ils se trouvaient ici pour une raison précise et la défection de Jimmy quand au fait d'être à l'origine de leur présence flanquait toute leur histoire par terre. De deux, on en déduisit que le nom du musicien était Ramsès, soit un nom de code pour le moins louche. De trois, en entendant les mots "lui régler son compte", chaque garde du corps fut sur le qui-vive. C'était difficile de croire que cette bande de bras-cassés étaient des assassins professionnels mais après tout, rien n'interdisait d'être prudent.

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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Mar 11 Aoû 2009 - 22:46

    Notre très cher Oz connait-il l'adage "jamais deux sans trois" ? Et bien, si ce n'est pas le cas, je crains fort pour lui que Vasco allait le lui apprendre. Mais revenons à nos deux moutons noir et à notre petit agneau blanc, si vous voulez bien. Soit, comme vous vous en doutez certainement, Oz, Vasco et enfin l'adorable Jimmy. Concentrons-nous même sur Vasco. Celui-ci, vous devriez en avoir désormais l'habitude, était totalement à l'ouest. En fait, s'il avait compris qu'il n'était pas vraiment dans la meilleure situation qui soit, il avait marché sans rien dire jusqu'à la salle, concentrant son ésprit sur sa guitare. Pourquoi ? Excellente question ! Il commençait même à gratter doucement les cordes, n'accordant qu'une attention primaire à la scène qui se jouait autour de lui et qui pouvait fort bien décider de l'échéance de sa vie.

    Heureusement, ou plutôt pas du tout pour ce pauvre Oz, le narcissique en chef offrit la diversion qui ramena l'attention du chanteur déluré sur la scène qui se jouait autour de lui. Il leva la tête sur ce crétin qui venait de tenter un geste aussi stupide qu'héroique... Enfin, héroique, il aurait fallut voir la suite des événements. Combien paririez-vous avec moi qu'il se serait servit du flingue uniquement pour sa petite gueule ? Ah, peut-être aurait-il sauvé son Kiki, pour renforcer l'admiration déjà imense que Blanco éprouvait à l'intention de ce pauvre type qui ne devait déçidément plus rentrer dans ses chaussures. Mais parlons de faits plutôt que de suppositions. Donc, il venait de se faire lamentablement maîtriser par les colosses. Vasco ne put s'empêcher de soupirer, plus encore quand Jimmy se mit à déblatérer toutes sortes de bétises. Non mais, quels crétins ont lui avait collé ! Si c'est également ce que vous pensez en le voyant ranger prudemment sa guitare, de nouveau miniaturisée, dans sa poche, attendez de voir sa façon de prendre les choses en mains pour vous prononcer...

    Vasco avait ce genre de logique tout à fait illogique qui va généralement de paire avec l'excentricité. Le type qui semblait avoir organisé la réunion, qui lui faisait fortement penser à un mafieux terrien, lui avait demandé la Vérité. Accroche-vous bien, ce qui va suivre est d'une bêtise renversante... Prenez garde à ne pas passer par-dessus bord ! Le chanteur pensait donc que, s'il donnait une explication différente de celle qu'il avait lancée en premier lieu, elle paraîtrait plus probable ! En plus, plus son idée serait tirée par les cheveux, plus elle serait croyable puisqu'on lui avait demandé la Vérité. Oui, cette logique était plutôt absurde. Mais attendez de voir un peu avant de vous prononcer, une nouvelle fois. Vasco soupira une dernière fois avant de s'agenouiller avec une douceur quasiment paternelle juste à côté du plus petit membre de l'assistance - Une médaille pour honorer ceci, Jimmy ? -


    "Ecoute, Jimmy, je t'ai déjà demandé de ne pas m'appeler par mon prénom mais 'Papa' ."


    Maintenant, vous pouvez déclarer que Vasco était le plus crétin des crétins du Trio. Il voulait effectivement faire gober aux gangsters qu'il s'appelait bel et bien 'Ramsès'. Et ce n'était pas tout. Attendez un peu, laissez-lui le temps de se relever, et voilà une justification pour Ramsès...

    "Mes parents adoraient l'Egypte antique, et ils n'ont pas résisté à m'appeler ainsi..."


    Oui, bon. Jusque là, ça se tenait. Mais attendez... Papa ? Oui, vous aviez bien entendu. Voilà les nouvelles anneries qu'allait sortir Vasco Fair. Rien que pour cela, on devrait lui ouvrir des annales... Mais là n'est pas le sujet.

    "Voyez-vous, messieurs, Jimmy est notre fils adoptif, à Oz et moi... Après notre union, nous avions envie d'un enfant, et cela fait presque un an que le petit gars est officiellement notre enfant. Malheureusement, il s'est vite révélé porteur d'une maladie très rare, qui fait, entre autre, décolorer en premier lieu les cheveux et, en phase finale, apporte la mort. Le seul remède est un champignon très rare qui poussent dans des lieux très humides... J'ai pensé... J'ai pensé que nous pourrions en trouver un spécimen par ici.. Vraiment... On ne s'attendait pas à vous trouver... Nous sommes navrés de vous déranger..."

    Le tout, son ton presque larmoyant totalement feint et ses petits sourires désolés, pouvait presque parraître convaincant. Il faut dire que Vasco était plutôt bon acteur, quoi qu'on en dise. Mais son scénario, lui, était vraiment pourri. C'était le meilleur moyen pour se faire tuer par ses acolytes... Encore faudrait-il que cela fonctionne.

    - Votre union ? Je ne vois pas de bague...

    Vasco se rendit compte de sa bêtise à cet instant. Mais il se rattrapa bien vite en haussant les épaules.

    "Oz est assez timide, il a refusé que nous les portions... Par contre, je peux vous offrir une autre preuve, si c'est ce que vous voulez..."


    Vasco ne laissa à personne le temps de réagir que déjà, il sautait sur Oz. Jamais deux sans trois, mon pauvre Narcissique en Chef... Cette fois, cependant, ce ne fut par un simple bisou sur les lèvres que Vasco, sous les insultes mentales et bien senties de son familier qui se demandait ce qu'elle avait fait de mal pour qu'on lui colle un humain aussi gravement atteint, offrit à son compatriote. Non, ce fut un vrai baiser, certes vraiment sauvage pour ne pas laisser à l'ex-dalavirien le temps de l'en empêcher, mais néanmoins langoureux et presque passioné. Si vous voulez parler un peu plus vulgairement, il lui roula un énorme patin, quoi. Une fois qu'il eut finit, il s'éloigna prudemment, se mettant un tant soit peu à l'abri à côté de l'un des colosses. A la limite, son plan pourrait à cet instant marcher - un baiser, pour surprendre l'assistance, il n'y avait rien de mieux. Il pourrait en effet même courir, pour un peu qu'Oz et Blanco participent à sa réussite. Et je crains fort que cela soit un peu épineux.

    A votre avis, qui de Coco, de Doudou ou de la bande de Voyous parviendront à tuer Vasco en premier ? Et combien parirez-vous que Coco serait capable de le réssuciter pour le tuer ensuite si ce n'était pas lui qui assassinait l'artiste complètement cinglé ?

    Qui veux la peau de Vasco Fair ?

[Désolée, pas aussi chouette que je l'aurais voulu... Mais j'aurais inauguré mon retour de vacances avec ce post =) ]



[Kit  by Ozouzou.]


Dernière édition par Vasco Fair le Jeu 28 Oct 2010 - 17:55, édité 1 fois
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Oz Roland
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Dim 16 Aoû 2009 - 22:17

    Vasco était définitivement et irrévocablement malade, du genre cinglé psychotique et fou dangereux, à n‘en plus douter. Ou du moins était-ce ainsi que ce cher Oz -qui, je précise, n’avait rien fait qui puisse justifier un tel acharnement du sort sur sa modeste personne (hum hum) - voyait les choses. Il fallait ajouter en plus à cela une certaine tendance suicidaire à la panoplie du chanteur, qui aujourd’hui, devait mourir deux fois de la main de notre bien aimé ex-dalavirien : une fois pour le coup du « Oswald Roland », ne l‘oublions pas, et maintenant une deuxième fois pour ce qu‘il avait osé faire. Voilà qui, je pense, résume parfaitement les choses. Mais reprenons là aussi du début, histoire de ne rien perdre de cette formidable et épique aventure.

    En plus d‘être égocentrique et arrogant, Oz était un ingrat. Oui je sais, c’est étonnant mais que voulez-vous. Voilà pourquoi Jimmy -tout comme Vasco d’ailleurs- avait eu droit à un regard noir comme toute réponse, alors qu’il venait admirablement de menacer le type qui avait osé s’en prendre à Oz, ce qui mériterait, entre nous, une certaine considération de la part de l‘ingrat en question. Mais on peut toujours rêver, hein. Ensuite, face aux protestations du nashaovien décoloré, le garçon se contenta d‘hausser un sourcil, l‘air de se foutre royalement de ce qu‘il était en train de dire. Ce qui n‘était qu‘en partie vrai, vu que Jimmy parlait suffisamment fort pour qu‘on ne puisse pas l‘ignorer. D‘accord, ce n‘était pas à cause de lui qu‘ils se trouvaient là à l‘origine, cela, c‘était de la faute de l‘autre abruti décalé, il voulait bien l‘admettre. Mais quel intérêt pour le mini académicien de remettre l‘histoire de tout à l‘heure sur le tapis ? S‘il voulait sauter sur Vasco pour lui péter la gueule, grand bien lui fasse. C‘était un peu le principe d‘un punching-ball, après tout. Oz n‘y verrait aucune objection, ce n‘était pas lui qui l‘en empêcherait. Bref, propos complètement inutiles et fortuits du point de vue du délinquant, qui ne servaient strictement à rien. Et puis de toutes façons, même s‘il aurait voulu répondre quelque chose, il n‘en aurait pas eu le temps, car ce fut au tour de Vasco d‘entrer en scène. Et comme d‘habitude -Oz ne sera néanmoins jamais habitué, j‘en ai bien peur-, le rockeur ambulant le fit à sa manière, c‘est-à-dire d‘une manière surprenante. Surprenante dans le sens tellement décalée et inattendue qu‘on se demandait toujours d‘où ses idées à la con lui venaient, à lui. Mais bref. Oz observa donc avec un nouvel haussement de sourcils dubitatif le plus âgé du trio s‘agenouiller à côté du plus jeune.


    - Ecoute, Jimmy, je t'ai déjà demandé de ne pas m'appeler par mon prénom mais " Papa" .

    C‘était quoi, çà encore ?

    L’air interdit, Oz se le demandait bien. Pourtant, on pourrait croire qu’il était habitué aux excentricités de Vasco à force, mais il n’en était rien. Voilà maintenant que le borgne se relevait, pour expliquer à l’assistance que ses parents étaient dingues de l’Egypte antique (un truc terrien, çà) et que c’était pour cela qu’ils l’avaient appelé « Ramsès ». D’accord. Oz commençait à comprendre. L’autre type, là, le mafieux complètement débile qui se prenait pour un chef et qui jouait les bisounours, leur avait demandé de leur expliquer leur présence ici, pas vrai ? Et bien voilà, ce crétin de Vasco partait une nouvelle fois en live complet pour leur sortir un tissu d’âneries dont il avait le secret. C’était çà, effectivement. Voilà maintenant que Jimmy était leur fils adoptif, à tous les deux, depuis presque un an, qu’il était atteint d’une maladie très rare et que le seul moyen de le sauver de la mort, c’était de trouver un certain champignon. D’accord. Surtout, ne pas chercher à comprendre. Oz leva une main pour se pincer l’arrête du nez, les yeux fermés, l’air blasé et infiniment désolé des idioties finies de son compagnon, poussant un soupir. C’était terriblement aberrant. Raconter la vérité, la vraie vérité, était un nombre infini et incalculable de fois plus crédible que
    çà, bon sang ! C’était du vrai n’importe quoi. Il en avait beaucoup en stock, des histoires du genre, lui ? Encore une fois, Oz se le demandait. Mais attendez, ce n’était pas fini.

    - Votre union ? Je ne vois pas de bague…

    Évidemment qu‘il n‘y avait pas de bague, vu qu‘il n‘y avait eu aucune union ! Non mais franchement, ils n‘allaient pas croire à cette histoire à dormir debout, ces idiots, tout de même ? Le contraire serait trop humiliant pour être supporté bien longtemps. Mais avec un haussement d‘épaules, Vasco se rattrapait en répondant qu‘Oz - lui, Oz !- était assez timide, et qu‘il avait refusé qu‘ils portent les hypothétiques alliances. Non mais oh, il allait arrêter, ce cinglé ? N‘importe quoi ! C’était du véritable n’importe quoi. Déjà, Oz se tournait vers lui pour lui faire les gros yeux, se demandant si cela valait le coup de le frapper maintenant, histoire d‘arrêter le massacre pendant qu‘il en était encore temps. Mais c‘était déjà trop tard, vu que dans la seconde qui suivit cette intelligente interrogation, l’artiste complètement barge sauta sur Oz; et dans l‘intention d‘offrir une preuve à l‘assistance, comme il le disait si bien, il lui roula un patin phénoménal. Prenons quelques secondes de notre temps si précieux pour plaindre ce cher Oz, ou du moins sa conscience et ses nerfs malmenés - car nul doute que Vasco embrassait naturellement très bien, là n’était pas ce que j’insinuais. Non, plaignons-le parce que c‘était très éprouvant de subir les foudres de la folie du chanteur, surtout quand on était fier, arrogant et égocentrique à l‘extrême comme lui. Il en avait déjà fait les frais, mais comme je le disais déjà, il ne s’y ferait jamais. Figurez-vous d‘ailleurs qu‘il commençait à peine à relativiser les baisers précédents -de simples bisous, pas la peine d‘en faire des montagnes, il avait fini par s‘en convaincre-, et bien voilà que tout était à recommencer. Je le plaindrais bien davantage si çà ne m’amusait pas autant, à vrai dire. Mais passons. Vasco finit par laisser respirer un Oz infiniment choqué, et il eut bien fait de s‘écarter pour se mettre à l‘abris à côté du colosse au flingue. Car chez Oz, la colère et les coups prenaient rapidement le pas sur le choc ou la stupéfaction, il l‘avait déjà prouvé. Mais cette fois, ce fut plus terrible encore. Un sourire naquit sur ses lèvres, mais un sourire torve, crispé par la fureur, le sadisme naissant à l‘idée des représailles, qui ne trompait pas et qui, avec le regard noir implacable de ses yeux, n’annonçait rien de bon. Inclinant légèrement la tête du côté, il énonça alors les premiers mots qui lui vinrent à l‘esprit et, qui à défaut d‘être originaux, restaient néanmoins véridiques et concis, en plus d’illustrer parfaitement son état d’esprit.

    - Je vais te tuer.

    Non, rectification. Il allait le dépecer vivant, lui exploser les dents, lui fracasser la tête, et une fois qu‘il serait mort une première fois, il le ressusciterait pour le tabasser, l‘étrangler, lui faire subir toutes sortes de tortures les plus affreuses et inimaginables les unes que les autres, pour avoir enfin le plaisir de le voir mourir brulé vif sur un bûcher dans d‘atroces souffrances. Ou quelque chose dans ce goût là. Pas moins, en tous cas. Et il en serait de même pour Jimmy s’il faisait le moindre commentaire, tout comme tous ces abrutis qui formaient une caricature grossière et grotesque de la mafia et qui ne savaient même pas voir plus loin que le bout de leurs nez. D’ailleurs, en parlant d’eux, s’ils commettaient l’irréparable maladresse de croire à ce tissu d’inepties, ils mourraient, tous autant qu’ils étaient. Flingues ou pas flingues, ils crèveraient, ravaleraient leur inconsciente erreur et auraient tout le loisir de méditer là-dessus une fois que leurs cadavres pourrissants seraient enterrés six pieds sous terre. Ou du moins, encore une fois, était-ce ainsi que ce cher Oswald voyait les choses. Il ne fallait pas trop le chercher non plus, voyez-vous.

    Le jeune homme se tourna ensuite vers la majorité de l’assistance, celle attablée, fusillant la masse du regard, perdant son sourire torve et menaçant. Furieux de voir qu’aucun de ces imbéciles ne se levait pour leur dire qu’ils ne les croyaient pas, qu’ils se contentaient d’échanger des regards silencieux, Oz éclata, ulcéré, sa voix vibrante de colère résonnant dans la salle sans fenêtres.


    - Vous n‘allez pas croire çà, tout de même ?!

    Ils n‘avaient pas intérêt. Oz, à cet instant, préférait encore une bonne bagarre et risquer sa vie plutôt que de s‘en sortir comme çà. C‘était contraire à son égoïste petite personne, et de toutes façons, il n‘était pas du genre à laisser le dernier mot à qui que ce soit d‘autre que lui-même. Quitte à tout faire foirer, vu que les hommes perdraient certainement patience si les trois intrus se contredisaient tout le temps sur l‘objet de leur présence. Cela allait de soit.
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Sorel Mordrek
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Jeu 27 Aoû 2009 - 13:10

Vous l'aurez compris, la situation du petit groupe laissait amplement à désirer pour ne pas dire qu'elle ne faisait qu'empirer de minutes en minutes, de secondes en secondes, d'interventions stupides prises pour des éclairs d'intelligence en réactions immatures remplies d'incohérence. On s'étonne ? Non, bien sûr. Vous avez raison. Cette bande de bras-cassés pas finis semblait s'être donnée comme objectif existentiel de repousser toujours plus loin les limites de l'absurde et de la bêtise. Acte gratuit ? Prémédité ? Entre nous, ils feraient mieux de plaider l'irresponsabilité mentale. Quand à savoir quel était le plus crétins des trois la compétition était rude ! Évidemment, nous comptons sur un jugement des plus impartiales de votre part en vu de décerner cette médiocre palme au plus méritant de nos misérables protagonistes. Pour en revenir au moment présent, je vous invite à quitter les bancs de cette honorable cour et de retarder votre verdict pour vous plonger dans des faits nouveaux relatifs à cette pathétique et délicate affaire d'idiotie maladive.

Il faut tout de même reconnaître au chanteur maboule un talent inné pour se plonger dans les emmerdes et les plus noires et chercher à s'y enfoncer davantage. Mais je me précipite vers la conclusion de ce nouvel opus des aventures auto-assassines de notre trio favori, reprenons plutôt les derniers évènements. Là, devant cette assemblé de fripouilles friquées fraternalo-fraudeuse, entourés de braves brutes qu'embrigadaient les brigands, faisant corps contre quelque cabale qu'on conclurait devant leur cadavre, Vasco, Oz et Jimmy luttaient individuellement et sans la moindre concertation pour leur survie. Et c'est justement la raison pour laquelle ils se précipitaient à toute vitesse vers une mort assurée même si celle de certain serait plus rapide que d'autres. Oui, je parle évidemment de la momie qui dans les tréfonds de son cerveau gâté par les siècles venait de nous faire l'honneur de sortir la pire connerie de notre ère, que dit-on, du millénaire. Du coin de l'oeil Jimmy observa les terribles mouvements annonciateurs d'une initiative du débris décrépi. Quelle intuition digne des prévisions de Cassandre ! Il sentit une main se poser sur son épaule et qu'il repoussa d'un mouvement de la dite partie anatomique par réflexe plus que par raison mais sans parvenir à lui faire lâcher prise.

- Ecoute, Jimmy, je t'ai déjà demandé de ne pas m'appeler par mon prénom mais " Papa" .

Rigidité choquée, meurtrissure indescriptible, honte désespérée, silence désemparé par une telle absurdité. Avait-il bien entendu ? Venait-il de présumer, d'induire, de supposer qu'il pourrait y avoir un éventuel lien de parenté entre eux ? Jimmy planta son regard béat, incompréhensif et traumatisé dans celui de « son vieux » tout en étant proprement incapable de la moindre réaction. Se remettant lentement à mesure que la rock star déglinguée justifiait l'emploi ridicule du prénom, il parvint à avoir le recul nécessaire pour se demander à quoi il jouait au juste. Sur ce point, personne, ou du moins je l'espère, n'aura besoin des lumières du nashaovien pour constater l'incroyable manque de logique et talent en matière de mensonge que recelait Ramsès. Pourtant, alors qu'il s'apprêtait à intervenir pour épargner à leurs pauvres spectateurs le délire aggravé de ce dernier, il fut pris de vitesse part une explication aussi farfelues que fantaisiste. Devait-on en rire ou en pleurer ? Voilà qu'il était le fils adoptif d'un couple d'homosexuels à la différence d'âge évidente et à l'immaturité flagrante, atteint d'une maladie dont personne n'avait jamais entendu parler et dont l'invention même constituait une insulte grave à sa personne, et en vadrouille à la recherche d'un champignon nucléo-inexistant pour le soigner. Honnêtement, il y avait de quoi en perdre son sandortien... Mais le pire dans cette histoire, le plus insoutenable restaient encore les mimiques et l'intonnation monstrueuses qu'avaient adoptées le chanteur pour déblatérer son flot de sottise. Oscar du menteur le moins crédible par excès de jeu, j'ai nommé Vasco !

- Ramsès.


Prénom grogné entre ses dents serrés qui laissait parfaitement supposer les intentions meurtrières et imminentes du jeune garçon à son égard. Il se retourna pour lui faire face, esquissa un pas avant de se figer à nouveau de stupeur en écarquillant brutalement les yeux. Tout à sa colère, il n'avait pas suivit les dernières explications scabreuses sorties dont ne sait quelles circonvolutions atrophiées de son cortex. Ce jeune garçon de douze ans, plein d'innocence et de candeur fragile observa avec un ébranlement son pareil la fougue d'un baiser aussi inattendu que déplacé. Je vous rassure tout de suite. Ce n'était pas le baiser en lui-même pourtant fort passionné et passablement stupéfiant qui le choquait, c'était le fait qu'il s'agisse d'Oz, SON idole. Avait-il raté un épisode ? Lui avait-il caché quelque chose ? Jimmy secoua la tête vigoureusement. Non, soyons sérieux deux minutes. Jamais Oz n'aurait toléré ce genre d'épanchement sentimental de la part de l'autre attardé. Dans ce cas, n'était-ce pas inadmissible ? Le vioque transgressait toute les règles de respect et les conventions pré-établies. Comment pouvait-il se permettre de violenter ainsi la huitième merveille du monde ? Quel court-circuit irrémédiable avait atteint son neurone solitaire ? Pourtant, il ne put esquisser le moindre geste à nouveau comme si ce comble de l'outrage le paralysait. Il ne put enfin respirer librement que lorsqu'il constata le sourire malsain qui se dessinait sur les lèvres d'Oz et qui témoignait bien assez largement des idées qui le traversaient à cet instant.

- Je vais te tuer.

Quel soulagement ! Enfin des réponses censées auxquels Jimmy se raccrochait comme à une bouée de sauvetage. Merci aux saints patrons des psychopathes en tout genre d'avoir fait descendre ton éblouissante lumière de vérité et de justice sur l'ex-dalavirien ! Sauf que voyez-vous, il y avait comme un problème. A ce stade de l'histoire, pour abracadabrante qu'elle soit, la meilleure stratégie à adopter n'était pas la vengeance immédiate. N'oublions tout de même pas qu'ils pouvaient se faire fusiller à tout moment et que c'était même un miracle qu'on ait toléré leur bêtise aussi longtemps. C'est alors que ce produisit, l'erreur ultime, le dernier espoir parti en fumée, la traîtrise irréparable.

- Vous n‘allez pas croire çà, tout de même ?!

Sur l'épitaphe de sa tombe on pourra lire « Génie prometteur mort à cause de sa bêtise ».Jimmy parcourut la salle alentours d'un regard contrit et proprement désespéré avant de croiser celui du chef des mafieux qui s'attarda longuement sur sa personne. S'il attendait qu'il confirme ou qu'il infirme ce déballage de conneries de premier ordre, il ne fallait pas compter sur lui ! S'il abondait dans le sens d'Oz, ils étaient morts, c'était sûr, s'il abondait dans le sens de Vasco, il serait mort aux yeux d'Oz. Autrement dit, c'était impossible que la moindre parole s'échappe du bounty suisse.

- Je crois messieurs que vous avez largement abusé de notre patience. Chers partenaires, laissez-moi vous donner un aperçu de l'efficacité de notre nouvelle marchandise.

Hein ? Marchandise ? Efficacité ? Qu'est ce que... Jimmy n'eut pas le temps de s'interroger davantage qu'on le souleva brutalement pour l'éloigner vers le fond de la grande pièce avant de le lâcher et de le rendre libre de ses mouvements. Oh oui, je sens que vous avez une petite idée de ce qui va arriver à notre Blanco national.

- C'est quoi ce bins ?

Un gros bras déposa une caisse à une certaine distance sous le regard curieux d'un Jimmy parfaitement ignorant de ce qu'il allait vivre. Néanmoins, nous n'avons pas le temps de nous attarder sur cette ignorance puisque le gros bras sortit tantôt de la caisse une formidable mitrailleuse flambant neuve et la pointa sur le nashaovien. Moment de panique, stupeur crispée, compréhension tardive... Jimmy écarquilla les yeux bêtement devant la mort. La mitrailleuse en effet, se mit à cracher ses projectiles en sa direction mais contrairement à l'effet désiré, ces derniers ne se plantèrent pas dans le corps du gamin décoloré. Hurlant de terreur et de colère – car après tout, pourquoi était-ce lui qui se faisait tirer dessus ? - Jimmy avait pris ses jambes à son cou et slalomait comme jamais il ne l'avait fait entre les éléments industriels. C'était le moment ou jamais de mettre à profit son entraînement de gymnastique. Avisant une poulies pendante au sommet d'une chaîne cachée par un poteau métallique qui l'abriterait des balles, Jimmy pris son élan et sauta avant de parvenir à la crocheter de justesse. Avec l'énergie du désespoir, il grimpa à la chaine métallique et rejoingnit les poutres métalliques du plafond avant de s'effondrer, enfin hors d'atteinte de la mitrailleuse qui accusait un mauvais angle de tir.

- NON MAIS VOUS ETES MALADES ? ET VOUS DEUX LA-BAS JE VAIS VOUS BUTER !

Vous en conviendrez comme moi, il y a de sérieux doutes quand à la réalisation de ce projet dans l'avenir proche de notre cher Jimmy qui était sérieusement compromis en tant que cible mouvente destiné aux démonstrations de tir. Une future carrière ?




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Vasco Fair
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Mar 15 Sep 2009 - 20:02

    Et donc, Vasco était très fier de lui. Comprennez-le, abruti comme il était, il se persuadait que son plan pouvait très bien marcher pour peu que les deux autres abrutis ne disent rien ou mieux ! abondent dans son sens. Oh, le plus stupide était certainement de penser qu'Oz n'allait pas réagir à son baiser, mais vous savez... C'est beau de rêver. La promesse de mort que lui fit le narcissique infirma cette idée, mais ce n'était pas elle en soit qui inquiétait le plus le chanteur sérieusement frappé. Non, ce qui l'inquiétait, c'était plutôt que son plan qu'il pensait génial allait être envoyé en l'air. Avouons-le, à moins d'être aussi cinglé que notre adorable artiste, il fallait vraiment avoir deux ou trois cases en moins pour croire une histoire aussi loufoque. Bref. Ses espoirs volèrent en éclat avec la protestation véhémente et tout à fait justifiée de l'ex-dalavirien. Non mais, ce type était une catastrophe ambulante, il aurait très bien pu appuyer les dire de son compatriote sans-emploi et lui démonter la gueule plus tard ! Mais non, c'était trop pour môsieur fierté-mal-placée. Bon, avouons-le, des deux énérgumènes, la plus grosse catastrophe était celui qui insultait mentalement son "ami", à défaut de s'enfoncer plus encore en le faisant à voix haute, mais passons. Une question se posait : pourquoi le gang qui leur faisait face les avait laissé partir aussi loin dans la bêtise ? Peut-être qu'ils espéraient une réponse sincère, ce qui, ma foi, était beaucoup espérer. Ou alors, ils les avaient trouvés drôle un instant mais s'en était vite lassés.

    Parions plutôt sur cette seconde option. En attendant, Vasco poussa un long soupir avant de se mettre à regarder la scène d'un air blasé qui ne lui allait pas si mal, comme s'il ne venait pas de signer son arrêt de mort. Le pauvre chéri avait un problème mental, certainement, il en était impossible autrement. Qui sait, en vieillissant, cela s'arrangerait peut-être... Rien n'était moins sûr, cependant, et il valait mieux sauter de la terasse panoramique sans magie ni parachute en espérant ne rien se casser et rester envie que compter là-dessus. Comment ça, sans espoirs ? Uh uh... Toujours est-il que notre phénomène ne réagit pas quand Blanco fut désigné victime. Le pauvre chéri avait vraiment une tête de souffre douleur ? A moins que sa chevelure atypique n'attire l'oeil à un point inimaginable... Ou alors, le fait qui'l soit le plus petit le faisait parraître plus innofensif. Oui, c'était ce genre de pensées absurdes et totalement décalées qui parcouraient la caboche de l'artiste. Mais aux premières salves, il dû enfin se rendre compte de l'ampleur que prenait la situation. Oh, il aurait pu faire une preuve de bêtise, une fois encore, et ce mettre à hurler des ordres militaires, à jouer aux petits soldats que ça aurait bien collé à son genre - enfermez-le, je crois que cela vaut mieux pour tous - mais,en réalité, il était bien trop choqué pour cela.

    Le pauvre petit Blanco ! Même s'il l'avait traité de vieux et venait, à son tour, de lui promettre la mort, il ne méritait pas ça ! Oui, les pensées de Vasco s'accélérèrent dans un tourbillon confu. Et, comme s'il n'avait pas causé suffisament de dégats comme ça, comme s'il ne s'enfonçait pas un peu plus à chacunne de ses interventions, il décida de prendre les choses en mains. Ainsi, profitant du fait que Jimmy soit à l'abri, il murmura quelque chose et fit un geste de la main, un peu comme s'il chassait une mouche, en un peu plus élégant tout de même. Son sort - car oui, lui, Vasco, le plus-nul-en-magie-tu-t'appelles-Oz, avait tenté de téléporter la mitrailleuse dans ses mains. Heureusement (ou pas), il se planta magistralement dans son execution magique. En même temps, je ne sais pas ce qu'il aurait bien pu faire de l'arme puisqu'il était relativement pascifiste... Comme en témoignait l'étrange tournure de son sort. En effet, magie il y avait bien eu, mais qui aurait pu penser une seule seconde qu'il puisse arriver quelque chose d'aussi absurde, d'aussi incongru dans ce bâtiment insalubre ? Non, vraiment, à moins d'être devin ou je-ne-sais-quoi-encore, il fallait vraiment le faire pour imaginer l'effet qu'avait eut le sort de ce pauvre taré. Même lui n'avait pas eu la moindre idée de ce qu'il venait de faire avant que le charme ne s'opère. Il cligna des yeux deux ou trois fois pour s'assurer d'avoir bien vu. Vous entendez l'ange passer ? Mais ils sont toute une armada, enfin !

    Je ne puis raisonnablement vous faire languir plus longtemps. Aussi abruti que son sort puisse le faire parraître, on peut dire que son désir, à savoir rendre le tireur fou inoffensif, était réalisé avec brio. A la place de la mitrailleuse, comme une mauvaise blague, se trouvait le plus énorme canard en plastique en circulation sur tous les mondes possibles et imaginables. Quoi que, nous ne sommes pas aller vérifier nos informations chez les géants... Oui, un canard en plastique, vous savez, de ceux que l'on met parfois dans l'eau de son bain ? Ces choses adorables qui flottent délicatement à la surface de l'eau, ces morceaux de plastique d'un jaune éclatant aux charmants yeux bleus ? Ca y est, vous voyez bien le genre de chose que portait le tireur ? Et bien, voilà la scène qui se déroulait, alors que l'armada d'ange passait dans un silence magistral, seulement perturbé par un "ploc" régulier, qui venait certainement d'un restant de tuyauterie ou autre. Après être resté interdit un moment devant sa création ma foi adorable, Vasco se tourna vers Oz pour lui faire un minuscule sourire colgate, que dis-je, un sourire colgate on ne peut plus crispé avant de prendre l'initiative de la parole, brisant le silence au risque de se rendre plus ridicule encore. Le ridicule ne tuait de toutes façons pas les gens, sinon, Vasco serait déjà mort il y a des années.


    "C'était l'effet escompté, hein."

    Mais oui, et le père-noël danse en maillot de bain avec Satan en tutu... Nous ne sommes de toutes façons pas là pour étaler nos expressions indiquant que l'on ne pouvait pas croire le chanteur à qui il ne restait plus que la case des fonctions motrices. En tout cas, cette diversion fut une aubaine. Il se reprit suffisamment vite pour répondre aux demandes pressantes de Vitani et, contrairement à ce qu'il s'était promis, de donner un coup de pied dans les parties de son geolier - geole relative puisqu'il se contentait de se tenir juste à côté de lui. Pourquoi cela était contraire à ce qu'il s'était promis ? Et bien, malgré un épisode de travestissement à la suite d'un pari stupide qui lui avait valu une relation amoureuse de deux semaines - la jeune fille l'avait ensuite quitté pour le motif habituel, à savoir qu'elle était persuadée qu'il ne l'aimait pas vraiment mais qu'il sortait avec elle pour lui faire plaisir-, il était un homme, et cela se voyait, à ne pas en douter... Bref. Il savait donc à quel point ce genre de coup était douloureux et s'était promis de ne pas faire subir ce genre de torture à qui que ce soit. Mais son familier l'avait forcé à cette extrémité. Tout en éspérant que Jimmy ait profiter de cette diversion, ridicule mais néanmoins efficace, avant de se faire insulter par Vitani - après tout, l'abruti décoloré ne s'était pas gêné pour le critiquer de tous les dérivés de vieux possibles et imaginables, Vasco hurla aux deux autres qu'il considérait un peu comme ses amis sans qu'il connaisse grand choses de ces deux êtes détestables envers lui :

    "On se tire !"

    Et, illustrant ses propos par les actes, il ouvrit la porte à la volée et se mit à courir comme jamais il n'avait courru, détalant comme un lapin. Vitani lui indiqua alors qu'elle arrivait pour sauver la mise, bien faible, sur sa tête. Il n'était pas d'accord, trouvant cela bien trop dangereux, mais elle rétorqua à juste titre qu'elle avait plus de chance que lui de s'en tirer. Bref, il s'était mis à courir en éspérant que les deux autres andouilles acceptent de le suivre... En même temps, c'était ça ou la mort.



[Kit  by Ozouzou.]


Dernière édition par Vasco Fair le Jeu 28 Oct 2010 - 17:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Sam 19 Sep 2009 - 20:43

    Évidemment qu’ils avaient abusé de la patience des propriétaires illégaux de ce hangar à la noix. C’était parfaitement compréhensible, après tout. Trois zigotos qui se pointaient, qui commençaient par raconter des conneries, qui enchaînaient sur d’autres conneries et qui finissaient par se contredire entre eux, forcément, cela faisait un peu brouillon. Et puis, sincèrement, cela finissait par lasser. Bref, donc rien de très étonnant à voir le chef des bisounours en costards prendre la parole, pour confirmer l’idée générale que tout ce bazar devait cesser sous peu. Et ni une, ni deux, une armoire à glace s’empara de Jimmy pour le soulever et l’emporter plus loin, à l’autre bout de la salle. Le gamin décoloré avait vraiment une tronche de victime ou le choix avait été complètement aléatoire ? Allez savoir, les types l’avaient peut-être choisi comme cobaye pour sa petite taille - plus facile à transporter, voyez-vous. Toujours est-il que la situation prenait visiblement un nouveau tournant, et ceci sans forcément qu’il soit favorable à nos trois énergumènes. Pour sûr.

    Si Oz se sentait coupable d’avoir brisé leurs chances, certes maigres mais peut-être existantes, de s’en sortir sans trop d’accrocs ? Des prunes ! Bien sûr que non qu’il n’éprouvait aucun remords, c’était évident. Il agissait toujours comme il en avait envie, voyez-vous, et sa fierté était certainement l’élément majeur de sa personnalité susceptible de l’amener à sa perte, un beau jour. Il n’allait pas non plus démordre de son point de vue, de ses positions et de ses actes, il ne fallait pas rêver. Ni même s’excuser, ce qui était une chose moins probable encore, pour ne pas dire totalement impossible. Mais passons. Ainsi, un des hommes de l’assistance posa une caisse non loin de Jimmy. Et si l’on avait un minimum de jugeote, on devinait que la marchandise que le chef voulait montrer à ses collègues n’étaient pas des barres chocolatées, hein. Seulement, il était complètement inutile de tenter de se jeter en avant pour tirer Jimmy de là, du fait de la présence gênante de l’armoire à glace tout près des deux plus âgés du trio, ni même de tenter de prévenir le gamin, vu que tout se passa très vite, de toutes façons. En effet, quelques secondes seulement après, peut-être, le colosse qui avait ouvert la caisse en sortit un objet fascinant de réputation. Une arme à feu, purement terrienne, et mitraillette de surcroît. Donc à tirs très rapides. Génial.

    Et là, sans que qui que ce soit ait eu vraiment le temps de réagir, les slaves de balles fusèrent dans un son prometteur de mort, un claquement répétitif assourdissant. Ce fut si soudain, si brusque et si révoltant que l’on ne pouvait que rester interdit quelques secondes, dans un premier temps. Ou du moins fut-ce le cas de ce cher Oz. D’accord, les bisounours horripilants étaient armés. Voilà qui compliquait
    légèrement les choses, mais alors légèrement. Heureusement, Jimmy réussit, par on ne savait trop quel miracle, à se tirer de là, détalant comme un lapin hors de la portée des projectiles meurtriers. Là encore, ce fut très rapide, et bien vite, le gamin se hissa sur les poutres que l’on pouvait voir au plafond, se soustrayant définitivement aux balles de l’arme à feu. Une fois là-haut, cet adorable Jimmy se mit à gueuler bien fort, emplissant la salle de sa voix mélodieuse et agréable de politesse. Comment cela, « vous deux là-bas je vais vous buter » ? Sur le coup, un air faussement choqué se peignit sur les traits d’Oz. Allons bon, pourquoi lui disait-il çà, à lui ? Qu’il veuille tuer Vasco, d’accord, c’était plus que compréhensible; ils seraient même deux dans ce cas. Mais LUI ! Qu’est-ce qu’il avait fait, hein ? C’était sa faute peut-être, si c’était le gamin décoloré qui s’était fait tirer dessus ? Eh oh, il ne fallait pas abuser. Ainsi le jeune homme aux cheveux de jais se laissa-t-il aller à quelques pensées frustrées, alors que ce n’était pas forcément le meilleur moment pour cela. Mais heureusement -ou pas-, il fut tiré de ses pensées par un événement impromptu, qui allait néanmoins offrir une diversion efficace à nos infortunés fortunés.

    L’arme à feu que tenait l’homme baraqué se vit soudainement remplacer par un objet si ridicule de niaiserie que l’on se demandait pendant une fraction de seconde si l’on n’avait pas rêvé. Mais ce n’était pas un mirage, ni une quelconque hallucination d’un esprit fatigué. Non, l’homme qui, quelques instants plus tôt, affichait un air effrayant de professionnalisme lorsqu’il tenait son petit joujou terrien dans les mains, se voyait maintenant fixer d’un air quelque peu stupide l’énorme canard en plastique jaune qui venait d’apparaître à la place. Un stupide, inutile et abominable canard en plastique qui couinait et que l’on faisait généralement flotter dans l’eau du bain. Mon dieu. Qui, mais
    qui, pouvait avoir l’idée complètement stupide, incongrue, niaise et abrutie, que dis-je ! désespérante, d’user de la magie pour faire une chose pareille, hein ? …Quelle question. Après être resté, comme tout le monde, figé de stupeur un instant devant l’horrible canard jaune, Oz finit par se tourner vers notre Vasco adoré, l’air à la fois infiniment méprisant et désespéré de la bêtise de son compagnon. Car forcément, qui d’autre aurait pu faire çà, je vous le demande ? D’ailleurs, au même instant, le chanteur psychologiquement dérangé tournait la tête vers notre ex-dalavirien, justement, un petit sourire énervant aux lèvres. Le silence pesant et pétrifié qui s’était abattu sur la salle fut brisé.

    - C'était l'effet escompté, hein.

    C’est çà, et le père-noël dansait en maillot de bain avec Satan vêtu d’un tutu, peut-être ? La bonne blague. Quelle diversion à la con, mais quelle diversion à la con ! Transformer une mitraillette purement terrienne en un stupide petit canard en plastique tapageur… Voilà quelque chose de typiquement Vasconien, d’une idiotie et d’un ridicule sans bornes, aux yeux de notre ingrat d’Oz tout du moins. Il plaisantait, ce mec ? Soit il s’était magistralement planté dans son sort -ce qui, entre nous, n’étonnerait pas du tout l’ex-dalavirien-, soit il l’avait exprès, et franchement, à choisir, la seconde théorie serait certainement la plus inquiétante des deux. Non parce que pour vouloir faire apparaître un stupide jouet en plastique dans les mains d’un mafieux, au lieu de faire quelque chose de plus utile comme s’emparer du flingue, il fallait vraiment avoir un sérieux problème dans la tête. Mais bon, venant de quelqu’un comme Vasco… Ce ne serait pas si étonnant, en fait. Damne. Il fallait vraiment qu’il songe à se procurer une arme, un de ces jours, pour éviter ce genre de situations grotesques.

    Malgré tout, il n’empêche que le sort de Vasco, raté ou intentionnel, rempli avec efficacité sa fonction de diversion. La plupart de l’assistance encore figée de stupeur, le chanteur envoya un coup de pied bien placé à l’une des armoires à glace qui se tenait auprès des deux plus âgés du trio, l’autre restant pétrifiée plus loin (phobie des canards en plastique, peut-être ? On ne savait jamais, peut-être qu’il avait été traumatisé pendant son enfance, à cause de son frère qui aurait essayé de lui en faire avaler un ; etc). Et là, l’autre décalé sortit la chose la plus intelligente qu’il ait pu dire de cette affreuse journée. « On se tire ! ». Non, sans blagues ? Enfin une parole censée ! Mieux vaut tard que jamais, comme on dit. Oui, il valait mieux se tirer pendant que les hommes armés étaient encore stupéfaits du retournement de situation, vu qu’ils n’avaient évidemment aucune chance de s’en sortir lors d’un affrontement direct. Après tout, nos trois protagonistes n’étaient pas armés, eux. Tout juste quelques connaissances en magie, histoire de faire apparaître un canard en plastique, voyez-vous. M’enfin. Toujours est-il qu’Oz se mit également à courir, le plus vite possible, sortant de cette maudite salle, espérant que Jimmy suivait bien le mouvement derrière. Pas le temps de vérifier, de toutes façons. Il fallait détaler, courir, fuir tous ces horripilants hommes à flingues susceptibles de leur coller une balle dans la tête pour les avoir suffisamment ennuyer comme cela.

    Le problème, c’était qu’en plus d’être plongé dans une pénombre certaine, ce foutu hangar était grand. Un vrai dédale de couloirs et de salles en tout genre. Alors pour retrouver la sortie, ne serait-ce que pour l’atteindre alors que le groupe des bisounours -qui n’étaient plus vraiment des bisounours, d‘ailleurs-, pouvait se séparer et se déployer dans le bâtiment pour les chopper comme l’on choppait de vulgaires bestioles, ce serait difficile. Foncer tête baissée vers la sortie, tout de suite, ce n’était peut-être pas la meilleure solution. Dans une course poursuite, il valait mieux se réfugier dans un coin, pour attendre que les poursuivants passent en courant par exemple, histoire de sortir de là et de partir dans le sens contraire, vous voyez ? Même si cela ne fonctionnait pas toujours, il n’empêche que cela avait le mérite de faire gagner un peu de temps, généralement parlant. Oz s’en était déjà tiré de la sorte, dans son passé de délinquant-fier-de-l’être. Aussi, lorsqu’ils eurent parcouru une bonne distance en sprintant, tournant ici et là dans les couloirs obscurs, aux bruits de course effrénés se mêlant les cris lointains des hommes qui se réveillaient enfin, l’ex-dalavirien avisa les différentes portes qui défilaient de chaque côté du couloir dans lequel ils se trouvaient alors. Quelques une fermées, d’autres laissées entrouvertes. Avec un peu de chance, les pseudos-mafieux s’empresseraient de tracer la route sans faire attention à ces salles, ou du moins celles qui étaient fermées à clés. Peut-être que s’ils s’enfermaient tous les trois dans l'une d'entre elle, sans un bruit, le temps de voir la masse passer et de ressortir discrètement… Ouais. Cà pouvait fonctionner.

    Vasco était légèrement devant, Jimmy quelque part à sa droite. D’une main, Oz attrapa le bras le plus proche du gamin, de l’autre, il vissa ses doigts autour de la nuque de Vasco, et d'un geste, il les tira brusquement du côté avec lui. Sans prévenir, évidemment. Mais la délicatesse savait être mise à la porte, quand il le fallait. Oz poussa donc ses deux acolytes sans ménagements dans une petite salle plongée dans la pénombre, dont la porte était entrebâillée et qui avait le mérite d’observer une clé glissée négligemment dans la serrure. Il l’attrapa d’une main au passage, relâchant les deux autres, s’empressant de fermer la porte derrière lui tout en veillant à ne faire aucun bruit. Il serait effectivement très bête de signaler involontairement leur position de manière aussi stupide, n’est-ce pas ? D’ailleurs, une main toujours sur la poignée, l’autre tenant la clé qu‘il sentit cependant qu‘on lui prenait -Vasco, d’après la taille de la silhouette-, Oz se tourna vers ses deux compagnons, qu’il ne voyait que vaguement dans la pénombre ambiante, pour leur adresser un regard noir qu’ils ne verraient peut-être même pas.


    - Pas un bruit.

    Sa voix sifflante, avec son ton sec et toute absence de politesse inutile, était suffisamment explicite en soi, d‘un côté. « Vous faites un bruit, on se fait repérer et je vous bute avant même que ces zigotos puissent ne le faire » , en gros. En même temps, un léger cliquetis indiquait que le chanteur avait pris l'intelligente initiative de fermer la porte à clés. Maintenant, il suffisait d'attendre...
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Lun 12 Oct 2009 - 11:38

Plaît-il ? Est-ce un soupir de contentement que l'on peut entendre s'échapper de vos lèvres ? Vous aussi vous n'attendez que de les voir cribler de balle ? Honte sur vous misérables lecteurs sans cœur ! Cette infamie n'est permise qu'à vos dévoués rédacteurs qui pour satisfaire vos envies et leurs pulsions sadiques s'amusent sans vergogne à plonger notre trio suicidaire dans les limbes de leur bêtise, voguant de dangers mortels en condamnations punitives. Ne vous en déplaise donc, nos trois adorables désaxés s'accrochaient à la vie avec une obsession caractéristique comparable à celle de sangsues affamées. Sur son perchoir par exemple, Jimmy goutait au plaisir extrême de sentir l'air frais enflammer ses poumons alors qu'il tentait de reprendre son souffle après ses acrobaties inespérées, celles-là même qui lui avaient permis de ne pas finir en gruyère humain. Il faut dire que le jeune nashaovien n'en menait pas large et qu'on ne se sent jamais plus vivant que lorsque l'on vient d'échapper à la mort, n'est ce pas ? D'ailleurs, pour célébrer les quelques minutes d'existence qu'ils venaient d'arracher au destin, ses muscles tremblaient comme des feuilles secouées par un agréable vent de panique. Mais laissons-là nos envolées lyriques pour revenir à la scène d'un incroyable suspens tragique qui se jouait quatre mètres plus bas et à laquelle notre bounty préféré assistait aux premières loges. L'avantage d'être le sacrifié voyez-vous, on ne rate pas une miette de sa propre décente aux enfers.

La première inquiétude qui surgit à l'esprit de Jimmy fut de déterminer s'il ne se trouvait pas dans un état de choc avancé qui se traduirait...voyons voir...par des hallucinations ? On vous l'accorde, il s'agit d'une démarche étonnamment rationnelle que celle de chercher à analyser ses propres délires mais ce n'est pas non plus tous les jours que vous avez le privilège de voir une mitraillette, bijou de la technologie meurtrière terrienne, se transformer manu militari en un canard en plastique géant. De grands yeux bleus, un large bec évoquant un sourire et un plumage répugnant par l'intensité de son jaune citron, voilà ce qui se trouvait fermement tenu entre les bras d'un mafioso en costard et lunette noirs qui, trop surpris par le ridicule de la transformation, n'avait pas bougé d'un pouce de sa posture de tireur d'élite. Tout juste si on ne voyait pas clignoter un panneau « Éloignez les âmes sensibles – ridicule à pleurer ». Abruti de désespoir à cette vision, ne trouvant même plus la force de verser des larmes ou d'éclater de rire, Jimmy se tourna lentement vers Vasco, imitant dans une parfaite synchronisation son idole adorée. Car on vous le demande, qui d'autre aurait été capable de cette merveille d'ingéniosité ingénue ?

- C'était l'effet escompté, hein.

C'était trop... Les nerfs, vous comprenez ? Après avoir subi tant de stresse, on ne ressort pas indemne de ce genre d'intervention qui ne cassait pas trois pattes à un canard justement. Jimmy se mit à ricaner faiblement dans le silence de mort qui s'était abattu sur l'assistance, comme un ultime hommage à la disparition brutale et fatidique de la mitraillette. Son rire s'amplifia se muant en une hilarité incontrôlable à laquelle se mêlaient les larmes, l'obligeant à s'allonger sur cette misérable poutre, ses muscles étant incapables de le soutenir plus longuement. Puis, il finit par se calmer, se retrouvant dieu sait comment pendu par par les pieds à la fameuse poutre, les bras serrés sur son abdomen encore secoué par son rire. Mais quel boulet ! Comment pouvait-on faire exprès de lancer un sort aussi minable ? Certes lui-même n'était pas une flèche en magie mais il y avait tout de même des limites ! A la vérité, il commençait à se demander où Oz avait bien pu le dénicher celui-là. Il avait raté une carrière brillante de clown boiteux – à cause de son grand âge. En fait, Jimmy avait complètement perdu pied avec la réalité. Délirant... Complètement délirant... Ce qu'il était en train de vivre de pouvait absolument pas être la réalité. Et comme cette affirmation tomba brusquement comme une vérité absolue, il retrouva son sérieux avec un calme et un flegme inconscient. Sous l'injonction de ce cher Ramsès, il se laissa artistiquement tomber jusqu'au sol et profita, à l'image de ses complices, du chaos ambiant pour s'enfuir à toutes jambes.

Définitivement insouciant, Jimmy se laissa donc guider par les deux tarés congénitaux tout en se répétant qu'il devait très certainement baigner pour de bond dans une marre de sang et que ce qu'il avait l'impression de vivre actuellement n'était que les conséquence d'un délire post-traumatique et pré-mortem. Une expérience pour le moins intéressante... Car quitte à mourir autant que ce soit en étant persuadé d'être vivant n'est-ce pas ? Oui. On sait. Mais que voulez-vous ? A force de côtoyer les deux malades qui se reconnaitront, il ne pouvait que fatalement en être mentalement affecté. Un poil déphasé donc, le nashaovien se sentit soudain attrapé au collet par la huitième merveille du monde avant de se heurter à un objet non-identifié qui après réflexion devait être assimilable à une armoire ou tout du moins une étagère. Un peu sonné, il mit quelques secondes à réaliser qu'ils venaient de trouver refuge dans une pièce petite, noire, oppressante, silencieuse et fermée. En gros ils étaient faits comme des rats si on les trouvait.

Dans le noir total évidemment, il était impossible de se faire une idée concrète des dimensions de la pièce et de ce qui la meublait mais elle était de toute évidence minuscule puisque les trois compères ne pouvaient se mouvoir sans se marcher généreusement sur les pieds ou s'envoyer des coups de coudes bien sentis ou même tenter un homicide par suffocation sur la personne de Jimmy lorsque la porte eut fini d'être verrouillée et que Vasco, vraisemblablement, l'écrasa contre un mur suintant d'humidité pour s'éloigner respectueusement d'Oz. Il faut dire qu'après l'épisode du baiser passionné, la prudence du chanteur était devenue une question de survie. Quoiqu'il en soit, le nashaovien se retrouva sans trop savoir comment entre les deux autres, adossé de son mieux à l'une de ces fameuses armoires, observant le silence de rigueur qu'avait ordonné Oz. Momentanément débarrassé de la bêtise affligeante des uns et des autres, il lui apparut dans un éclair d'intelligence qu'il avait bel et bien échappé aux balles de la mitraillette et qu'il avait réussi à s'enfuir pour se retrouver dans cette minable petite pièce, certainement un débarras. Même s'il n'y voyait rien, le souffle des deux autres et leur proximité qui induisait chaleur et frôlement avait quelque chose de rassurant. Enfin... jusqu'au moment où quelque chose de petit, de tiède et de caressant se pressa sans vergogne contre son petit popotin à moitié assis sur l'une des étagères. Jimmy se raidit dans la seconde et envoya sans réfléchir son poing s'écraser sur la figure de Vasco. D'une parce que c'était le seul qu'il voyait capable d'une telle stupidité, surtout dans un moment pareil, et de deux parce qu'il paraissait logique vu l'angle et sa position par rapport au nashaovien que ce fut SA main qui se découvrit des velléités d'exploration. Il se mit donc à chuchoter le plus bas possible toute son indignation.

- Hé, le vioque ! On peut savoir pour qui tu te prends ? ! Garde tes mains dans tes poches plutôt que dans les miennes !

Provocation suicidaire ou harcèlement réitéré ? Voici que le chanteur se mettait à lui faire du pied maintenant et que... Jimmy fit brutalement un bond qui le laissa scotché aux étagères. Ce qui venait de soulever son pantalon et lui avait caressé la cheville n'était pas la semelle de l'autre obsédé qui d'ailleurs devait être bon pour une baigne qu'il n'avait même pas méritée. Non. Ce...Cette chose... Cette immonde chose... La caresse de fines moustaches, le contact d'un pelage rêche et sale, un petit museau tout froid... C'était... C'était... Le jeune garçon sentit les larmes lui monter aux yeux, la panique s'emparer de lui, le hurlement lui monter aux lèvres... Et alors qu'il inspirait gloutonnement pour crier toute sa frayeur, il fut soudainement saisit par des mains inconnues qui le déséquilibrèrent d'une part et l'obligèrent à remettre les pieds au sol, mais qui surtout, le bâillonnèrent efficacement, ce contre quoi Jimmy protesta comme une vraie furie en balançant des coups dans à peu près toutes les directions. Ce faisant, il fit tomber un carton quelque part sur le pied de quelqu'un, soulevant les protestations aigües des horribles bestioles qui grouillaient autours d'eux : des rats.

C'est une sale journée d'automne. Il fait froid. Il pleut. Jimmy n'a que huit ans et il ne pèse pas bien lourd face à la bande de gamins à laquelle il se frotte. Il faut dire qu'ils le dépassent tous d'une tête au moins et qu'il est tout seul. Rien à foutre, il se bat. Il continue malgré les coups et les moqueries. Il finit par être immobilisé. Pitoyable. On décide de lui faire une farce, surtout que la pluie s'arrête. On l'emmène et même s'il se débat, il ne peut rien faire. Là. Oui, là. On aura qu'à revenir le chercher quand il chialera et qu'il appellera sa mère. On soulève la grille métallique, cinq d'entre eux arrivent à la déplacer, juste suffisamment pour que le frêle corps de l'avorton puisse passer. On le jette à l'intérieur malgré les hurlements, il dévale la pente abrupte sur peut être deux mètres. Pas grand chose, déjà trop pour lui. En bas, il fait noir, ça sent les ordures et la moiteur, il est agenouillé dans dans une eau froide qui le dégoute. On le provoque, on lui dit d'appeler à l'aide. Il refuse, il ne dit rien. Les gamins lui jettent des pierres, il se cache dans les quelques centimètres d'un renfoncement des égouts, le début d'une galerie. Ils s'en vont. Le temps passe. La nuit tombe. Il hurle pour qu'on le sorte de là. Personne ne répond. Il se tait et il attend. C'est alors qu'il le voit. Le détestable animal, avec ces yeux rouges qui fouine et qui grouille alentours, soulevant les ordures charriées par le léger courant qu'avaient amenées les pluies. Il les voit dans la pénombre, une véritable invasion. Et leurs petits cris suraigües qui résonnent dans ses oreilles. Il a peur, il a froid. Ils viennent tout près de lui. Il les repousse. Il leur cri dessus pour se donner courage. Il reste là longtemps, ils sont partout. L'un d'entre eux s'aventure sur sa jambe en remontant son pantalon avant de s'enfuir lorsque Jimmy gesticule. Terreur. Il n'a que huit ans et il est tout seul. Là. Oui, là. Dans cette eau souillée, contre ce mur froid suintant d'humidité, environné par les rats qui le frôlent souvent, qui cherchent à le mordre. Il pleurent, il panique, il veut s'enfuir. Voilà qu'il essaye de remonter la pente. Il marche sur l'un d'eux par mégarde, il utilise ses ongles pour escalader la pierre. Il glisse et retombe dans l'eau qui propulse des gerbes d'éclaboussures. De nouveau ces cris insupportables. Désespoir. Il ne retient plus ces larmes. Il ne voit presque plus rien. La lune n'éclaire plus que le haut de son immonde prison. Il recommence, inlassablement. Il se fait des bleus, ses mains sont en sang. Les rats viennent le lécher contre les murs qu'il a ensanglanté. Épuisement. Il reprend son souffle, il veut dormir. Il se force à rester éveillé. Il a peur que les rats viennent mordre ses doigts blessés. Puis il entend des voix. Des gens l'appellent. Il n'a plus la force de crier. Les rats grouillent. Tellement de rats. Il n'a plus trop conscience de ce qui se passe. On soulève la grille. On vient le chercher et on le hisse à l'extérieur. Il est enfin à l'air libre. Il a eu si peur. Il faisait noir, il faisait froid, il faisait humide. Il y avait les rats.

Jimmy à douze ans. Il est dans cette petite pièce noire sans fenêtre et fermée à clé. Il n'est pas seul, il n'a pas froid, mais autours de lui grouillent les rats. Il se met à pleurer en silence, tirant doucement sur la main qui l'empêche d'hurler. Il ne criera pas. Il se jette sur celui qui est le plus proche de lui. C'est Oz. Il le serre aussi fort que possible. Lui, il ne lui fera pas subir ça. Tout, mais pas les rats.

- Pas les rats. S'il te plaît, pas les rats. Pas les rats...

Jimmy murmure à grande peine entre ses sanglots. On vous entend d'ici. Bien sûr que s'il avait peur des rats il n'avait rien à faire dans un hangar désaffecté. Évidemment que se tourner vers l'autre égocentrique de première n'est pas la décision la plus intelligente à avoir. D'accord, rien de mieux qu'affronter une phobie pour en être débarrasser. Mais Jimmy était réellement terrifié alors où chercher du réconfort si ce n'est auprès de son idole ? Entre la mort et les rats, il choisit la mort alors ma foi... De nouveau, il prend une grande inspiration : il va se remettre à hurler et tant pis. Ils finiront tous massacrer, égorger, peut être même que Oz prendra l'initiative de le tuer avant mais au moins ils ne resteront pas une minute de plus dans cette pièce immonde remplie de ces viles créatures qui n'attendent que de les dévorer. A votre avis : qui des mafiosi, d'Oz, de Vasco ou des rats tuera Jimmy en premier ?




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Vasco Fair
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Sam 21 Nov 2009 - 23:42

    Vasco courait donc comme si sa vie en dépendait... Pardon, elle en dépendait ? Oh, que je suis distraite... Réctifions donc : Vasco courait plus vite qu'il n'avait jamais couru, puisque sa vie en dépendait. Il faut dire que, même si ses faits et gestes le faisait parraître plutôt deux fois qu'une carrément suicidaire, il aimait la vie. Voyez-vous, la folie qui semblait le conduire au suicide - avec pour arme un Oz furieux, quelque chose comme ça - était pour lui plus une grande qualité que la "preuve" d'une bêtise affligeante : pourquoi vivre si ce n'était pas à fond ? Et la façon de vivre à fond du chanteur, c'était justement d'exposer ses idées loufoques à tout va et, pourquoi pas, de les appliquer, sans oublier d'aller complimenter tout ce qui bougeait et qui était féminin. Bien entendu, en courant de cette manière, il n'avait pas une seule pensée, intelligente ou non : juste un but, la sortie. Il entendait les bruits de course derrière lui, et songeait donc qu'Oz et Blanco devaient le suivre. Cette pensée le quitta tout aussi vite. Pas le temps de penser. Juste courir, pour sa survie. C'était à peine s'il avait conscience de Vitani, qui s'approchait de plus en plus de l'endroit où ils se situaient. Elle arriverait trop tard, cependant. Pas qu'ils mourraient, du moins, pas encore : seulement, le jeune homme se sentit violemment tiré par la nuque. Aïe ! Au départ, il n'eut pas conscience du fait que ce soit l'homme qu'il avait embrassé il y a quelques instant à peine qui l'avait attrapé. Non, il eut la pensée stupide que, tant qu'à le choper pour le tuer, autant que les mafiosi le fasse avec délicatesse... C'est vrai, quoi, ses poumons le brûlait déjà suffisament d'avoir courru autant. Oh, il ne pensa même pas à bénir le fait que, visiblement, les "bisounours" ne savaient pas se servir de la magie : sinon, ils auraient été fait avant d'avoir fait trois foulées.

    C'est quand il se sentit poussé contre des étagères qu'il comprit enfin que non, on allait pas lui faire la peau, c'était juste Oz qui avait eut l'intelligente initiative de les mettre quelque peu à l'abris dans une autre pièce. C'est vrai, il n'était peut-être pas si sauvé que ça : car si Oz venait assurément de lui sauver - ou pas - la vie, il devait toujours lui en vouloir à mort : à tous les coups, il voulait avoir la priorité quant à la cause du décès du jeune homme. Est-ce la pensée d'une mort certaine, et plus ou moins proche, qui lui permit d'avoir enfin un éclair d'intelligence ? Vasco se dit alors qu'il serait très bête que leur poursuivants tentent d'ouvrir la porte qu'Oz venait juste de refermer délicatement derrière lui et qu'ils y parviennent. Alors, sans lui demander quoi que ce soit, encore à court de souffle à cause de la course folle, il prit la clé de la main d'Oz. Ce fut juste après que celui-ci leur dit de ne pas faire le moindre bruit qu'il l'enfonca dans la serrure. Vraiment, quel conseil stupide... C'était un peu évident, non ? Enfin, il n'allait pas protester qu'il n'était pas un abruti - comble, n'est-ce pas, vu ce qu'il venait de montrer ?- justement parce qu'il ne devait pas faire de bruit. Il vérouilla la porte et trouva quelque chose de rassurant dans le cliquetis qui en résulta. Enfin, pensée totalement stupide, la énième qui lui vint au cours de cette journée pleine d'aventure, il avait bien de la chance de ne pas être claustrophobe. Puis, il se souvint de ce qu'il avait fait précédemment. Oups... Il s'éloigna donc prudemment du gosse de riche, en profitant pour mettre son suivant entre eux deux.

    Il venait à peine de reprendre son souffle quand, d'un coup d'un seul, et sans qu'il s'y attende, il se reçut un bon coup de poing de la part du minus. Hey ! On aurait dû le prévenir ! Non pas qu'il allait frapper, hein. Mais que "tout ce qui est petit est mignon" peut aussi frapper fort... Non, vraiment, s'il se retint de pousser une exclamation mécontente, ce fut d'abord par la surprise non seulement de la force du coup mais aussi de la beigne en elle-même. On voyait bien le disciple d'Oz, qui ne pensait qu'à taper sur tout ce qui bougeait, surtout si ce "tout" était un chanteur-pianiste-guitariste borgne et accessoirement fêlé... A quand la consomation d'alcool abusive ? En plus, il faillit faire tomber la clé qu'il avait gardée dans sa main, et qu'il ne tenait plus qu'entre deux doigts. Ce qui le choqua passablement, c'était le reproche que lui fit le petit jeune - évitons ce genre de formulation à l'avenir, ça vieillit ce pauvre Vasco. Non mais, il psychotait à mort ! C'était pas comme si Blanco était une jolie femme - certes, il ne se serait pas permis de toucher de la sorte une femme non plus. Vraiment, Vasco n'était ni pédophile, ni gay, quoi qu'on puisse douter de ce dernier point quand on voyait l'ardeur du baiser qu'il avait partagé avec Oz... Oh, c'est sûr, le doute n'était plus permis quand on le voyait draguer ces demoiselles, mais bon. Toujours est-il que Vasco se sentait profondément révolté. Il ne ferait jamais chose parreille, pas même après avoir sniffé de la clémentine, enfin ! Bref. Le cinglé était tellement choqué qu'il n'arrivait même pas à trouver ses mots. Ce ne fut que lorsqu'il trouva enfin de quoi se faire avocat qu'il remarqua que Jimmy venait de bondir sur des étagères.

    Assurément, il se passait quelque chose. Il entendit les hommes, de l'autre côté de la porte, passer en courant, juste après avoir tenté d'ouvrir la porte. Il avait donc vraiment eu une bonne idée. Mais toute son attention était portée sur Blanco. Qui venait d'ouvrir la bouche, visiblement dans l'idée de crier... Oh oh... Un fugace regard envers Oz, et une étrange complicité s'installa, pour un instant éphémère, entre les deux aînés. Tous deux s'occupèrent donc de faire descendre Jimmy, et Vasco n'hésita pas à pousser ce dernier vers le narcissique. Ai-je vraiment besoin de conter la tragédie qui arriva dès lors ? Ne pourrais-je pas dire que, comprennant la terreur de Jimmy, le rockeur se jetta sur la porte pour ouvrir ? Malheureusement, ce ne fut pas exactement comme cela que tout se passa. Jimmy se débatit, alors que Vasco tentait d'allumer une lumière pour y voir plus clair, à l'aide de sa magie foireuse. Et qui se prit une caisse sur le pied ? Pas Bibifoc mais bien Bibi-Vasco, bien sûr ! Le bon côté, c'est que son sort fut bien plus puissant, de ce fait, qu'il l'aurait imaginé. Au lieu d'une balle de lumière pâle, ce fut comme si un minuscule soleil, qui illuminait sans problèmes le débarras dans lequel ils s'étaient cachés, avait débarqué. De ce fait, une grande partie des rongeurs tant appréciés du clebs blanc s'eclipsèrent, visiblement apeurés par la lumière. Pas tous, malheureusement. Le moins bon côté, c'est que la clé, toujours entre les deux doigts fin du guitariste, venait de lui échapper pour tomber entre deux lattes de bois : irrécupérable. Heureusement que les couinements de rats couvrirent le bruit de la chute... Mais la catastrophe était inévitable : Vasco Fair allait mourir dans cette petite pièce.

    Comment ça, cette catastrophe avait des allures de bénédictions ? Mais voyons, sans lui, qui flatterait sans arrêt l'ego de ces demoiselles, je vous le demande ? Bref. Il réflechissait à une solution pour s'en sortir à peu près vivant et bénit alors Jimmy. Alors que le futur mort s'était collé contre la porte, dans l'espoir fou qu'elle s'ouvre par magie, le pauvre gamin terrorisé bloquait les mouvements d'Oz du même coup, du moins, lui barrait la route, en se jettant dans ses bras. Vasco tenta alors sa chance : avec un mini-sourire colgate, plus crispé encore que celui qu'il avait utilisé après l'apparition du canard en plastique, il se lança dans la première phase de son suicide, d'une toute petite voix.


    " Oz, je crois qu'on a un tout mini gentil très innocent petit mais néanmoins crucial problème... "

    Remarquez qu'il n'utilisait pas de surnoms foireux : il ne voulait pas aggraver son cas, bien entendu. Puis, cette attitude qui lui rappelait celle des adorables canards, il tenta encore un sort. En fait, il s'était dit que avant, il avait voulu téléporté l'arme et l'avait transformée... En toutes logique, s'il tentait la même chose sur les rats... Et bien, non ! Il ne put sauver le petit garçon, car il téléporta bien l'un des rongeurs dans sa main. Il le déposa bien vite, peut désireux de se faire mordre. Bien. Il allait donc se jeter dans la gueule du grand méchant loup, soit Oz... Je vous en prie, ne vous imaginez surtout pas la scène qui vient de s'importer à mon esprit, à savoir Vasco en grand mère et Blanco en petit chaperon rouge...

    " ... J'ai fait tomber la clé."

    Un murmure, à peine plus. L'arrêt de mort était signé. Ce serait donc certainement Oz qui aurait la peau de Vasco.

Spoiler:
 



[Kit  by Ozouzou.]


Dernière édition par Vasco Fair le Jeu 28 Oct 2010 - 17:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rien n'est du au hasard, tout est une question de chance...   Ven 27 Nov 2009 - 23:39

    Si Oz allait certainement avoir la peau de Vasco ?
    Ah mais plus que certainement, même.

    Notre délinquant allait d’ailleurs finir par s‘approprier tous les droits sur la mortalité du rockeur ambulant, juste pour s‘assurer que ce serait bien
    lui et lui seul qui, un beau jour, aurait la joie sordide et irrévocablement jouissive d’en finir avec lui. Si cela dérangerait Oz d’ajouter une étiquette de criminel à sa personne déjà fortement discutée et discutable ? Pas le moins du monde, vous pensez bien. Mais passons. Heureusement pour lui et surtout pour nous, le glas ne sonnerait pas aujourd’hui pour ce cher Vasco. Même si cela ne sera pas passé loin.

    Le silence s’était fait un instant dans le cagibi plongé dans la pénombre. Un instant seulement. Alors qu’Oz tendait l’oreille pour tenter de percevoir les bruits de course de leurs poursuivants -sans menacer de mort ni déranger personne pour une fois-, l’agitation reprit, au sein même de leur cachette de fortune. Le son caractéristique d‘un poing qui s‘écrasait dans une figure, parfaitement reconnaissable aux oreilles expertes de notre ex-dalavirien, s’éleva alors sans prévenir, suivit d‘une exclamation mécontente qui, à ne pas se tromper, venait bien de l‘aîné du trio. Oz eut un froncement de sourcils agacé, et se tourna dans la direction des deux énergumènes qui ne savaient même pas se tenir tranquilles quelques misérables petites minutes. Jimmy venait de frapper Vasco, à n‘en pas douter, et déjà, sa voix s‘élevait dans un sifflement censé être non repérable pour leurs poursuivants, mais parfaitement audible au sein de la petite pièce. Si au départ, notre délinquant qui se prenait pour un petit roi avait prévu d‘assener un coup réprobateur à l‘arrière du crâne de Jimmy, il haussa cependant les sourcils aux paroles de ce dernier, oubliant momentanément son projet premier. Quoi, voilà que maintenant, le décérébré congénital de chanteur à la noix se découvrait des tendances pédophiles ? Mais où irait le monde, avec un type pareil ? C’état du beau, tiens. Oswald laissa échapper une exclamation dédaigneuse et méprisante, qui, à n‘en pas douter, illustrait plutôt bien ce qu‘il pouvait penser au sujet du type qu‘il voulait tuer. Bon, néanmoins, il se doutait bien que Vasco n‘était pas de ce genre là. A tripoter les gosses, je veux dire (oui parce que Sa Majesté, elle, n‘est pas un gosse, vous pensez bien). Complètement barge et irritant, certes ; gay ou bisexuel refoulé et inconnu, fort probable ; mais pédophile, peut-être pas. Il devait bien avoir des limites, quand même. Et effectivement, il s’avéra que ce n’était pas la main de Vasco qui avait eut des envie baladeuses, mais plutôt de simples… rongeurs.

    Jimmy bondit sur les étagères si vite qu’Oz ne pu qu’hausser les sourcils, alors que de l’autre côté de la porte, les bruits de course attendus se faisaient enfin entendre. Mais… Bon sang de bordel, Jimmy ouvrait la bouche dans l’intention de
    crier, là ? Ce n’était vraiment pas, mais alors vraiment pas du tout le moment. S’il criait, ils se feraient tous repérés, et s’ils se faisaient repérés, ils se feraient tous tuer. Et grand bien fasse aux deux autres mais Oz, lui, ne comptait pas crever de manière aussi ridicule, aussi honteuse et aussi indigne de sa personne. Oh çà, non. Personne ne le tuerait. Personne ne s’en approprierait les droits. Un regard, fugace et complice, avec Vasco, pour comprendre qu’ils étaient pour une fois sur la même longueur d‘ondes, et tous deux se ruèrent en avant pour plaquer une de leurs mains sur la bouche de Jimmy, étouffant son cri naissant dans l’œuf. Ils allaient peut-être éviter le pire. Les deux aînés entreprirent de faire descendre l’académicien de l’étagère, évitant tant bien que mal ses coups effrénés et désespérés, continuant de l’empêcher de crier. Une fois que Jimmy fut à terre, Vasco le poussa vers Oz, et ce dernier le fusilla bien évidemment du regard, ajoutant cet insignifiant mais néanmoins crucial affront à la liste bien trop longue de motifs de meurtre qu’il pourrait se trouver pour en finir avec le musicien. Il aurait bien accompagné ce regard d’une insulte typiquement Ozienne, mais de un, il tenait toujours une main résolument plaquée contre la bouche de Jimmy pour l’empêcher de commettre l’irréparable ; de deux, le gosse se débattait et c’était suffisamment exécrable en soi ; de trois, une caisse s’écrasa sur le pied de l’abruti en chef, ce qui fit momentanément croire à Oz que la Justice devait exister quelque part ; et de quatre, une sphère de lumière vive éclaira subitement la pièce, faisant fuir les rongeurs qui terrifiaient Jimmy. Bon. C’était fini, le cirque. Il fallait qu’ils sortent, pour courir comme ils n’avaient jamais courus vers la sortie de ce hangar. Et vite.

    Jimmy tira alors sur la main d’Oz, et sans crier gare, se jeta sur notre égocentrique de première, qui sur le coup, n’afficha qu’une expression de pure horreur lorsqu’il comprit que le gosse se serrait contre lui de toutes ses forces tout en pleurant. Et merde. Le jeune homme aux cheveux de jais baissa les yeux vers la tête décolorée de son apprenti, interdit au possible, figé comme une statue de marbre, les mains suspendues dans les airs à la hauteur de ses propres épaules. Non, mais attendez, qu’est-ce qu’on attendait de lui, là ? Oswald ne savait en aucune façon consoler les gens ou se montrer rassurant. Déjà, il faudrait qu’il en ressente la simple et moindre envie, ce qui est ma foi d’une rareté impressionnante chez lui. Et même s’il le voudrait, il ne saurait pas comment s’y prendre, pour consoler une personne. Il ne connaissait rien aux relations humaines, ou du moins à celles que l’on juge normales, anodines, sentimentales ou affectueuses. A force de rejeter ce genre de comportements et de sentiments de tout son être, il finissait par ne plus du tout les connaître, et ses réactions le démontraient bien. Il détestait çà. Il préférait encore qu’on le frappe plutôt que l’on vienne pleurer sur lui ainsi, ou que l‘on vienne chercher du réconfort auprès de lui, comme s‘il était une personne
    normale. Il ne savait pas comment s’y prendre, ne voulait même pas chercher à le savoir. Oz leva donc des yeux qui appelaient à l’aide vers Vasco, qui s’était collé contre la porte, certainement dans l’intention de l’ouvrir avec la clé qu’il avait prise - ce qui était la meilleure chose à faire. Mais l’expression du visage de ce dernier, avec son minuscule sourire crispé qui n’annonçait rien de bon, occulta le malaise du délinquant et lui fit pressentir le pire. Avec raison.

    - Oz, je crois qu'on a un tout mini gentil très innocent petit mais néanmoins crucial problème… J‘ai fais tomber la clé.

    La patience avait des limites. Et les limites de la patience d’Oz, après s’être fait appelé par son nom entier, après avoir coursé un type au travers de la ville, après s’être retrouvé confronté à une espèce de pseudo-mafia agaçante de supériorité numérique et matérielle, après s’être fait rouler un patin sans précédent par un type qu’il ne pouvait pas supporter et ce sans son accord, après s’être retrouvé contraint de s’enfermer dans un cagibi avec le type insupportable en question et un gosse effrayé par les rats, après s’être pris quelques coups par le dit gamin et après s’être retrouvé avec ce dernier pleurant dans les bras, et tout cela en quelques heures seulement, étaient largement atteintes. Et dépassées.

    - Tu as quoi ?

    Les mots claquèrent, sans qu’Oswald ne se donne la peine de parler à voix basse. Pure question posée pour la forme, pour s‘assurer de la réalité de l‘absurdité, et qui surtout, ne demandait aucune réponse. Oh non, aucune. Car l’ex-dalavirien avait parfaitement compris. Et c’était bien çà le problème. Avec des gestes presque mécaniques, Oz détacha les bras de Jimmy qui entouraient sa taille, le poussa du côté, s’approcha de Vasco. Le fait qu’il soit plus petit que ce dernier en taille ne l’empêcha en aucune façon d’attraper le musicien par le col, ni de le plaquer brutalement dos au mur, juste à côté de la porte fermée à clé, le regard noir et l‘air peu avenant. La seule pensée cohérente qui lui traversait l’esprit à cet instant, c’était qu’il allait le buter. Lui, là. Le buter. Le tuer.

    Oz n’était pas doué en magie. Non, pas du tout, même. Seulement, il y avait tout de même un genre précis de sorts qu’il savait parfaitement effectuer. En partie du moins. Ce qu’il savait faire, donc ? Faire exploser. Faire exploser des trucs. Magie brutale, magie non créative, magie destructrice. La seule qu’il pouvait prétendre arriver à effectuer avec succés. Et cela lui avait toujours suffit, il trouvait çà classe. Seulement, il y avait toujours cette remarque qu’on s’était entêté à lui faire lorsqu’il étudiait : « Tu es trop distrait, Oswald. Garde le contrôle. ». Garder le contrôle, ne pas se laisser distraire… Plus facile à dire qu’à faire, et encore plus lorsque l’on était Oz. Et ici, à cet instant, dans ce cagibi, sa patience avait dépassé ses limites, et ne parlons même pas de son indulgence. Frustration, colère, envies de meurtres... Tout cela combiné faisait tout péter. Littéralement. Et heureusement, la manie d’Oz de se laisser facilement distraire et de rater très souvent ses cibles sauva certainement la vie de notre rockeur gamaëlien préféré.

    Ce fut la porte qui morfla, et non Vasco. Le souffle de l’explosion, aussi soudaine que violente, envoya les débris de la porte arrachée de ses gonds à l’extérieur du cagibi, dans le couloir, où ils tombèrent au sol et se cognèrent contre le mur d’en face avec fracas. Petit nuage de fumée, gonds arrachés et pendants, claquements des derniers débris qui s’étalaient violemment. Puis le silence. Qui retomba. Oz, qui avait suivi l’action brève du regard sans pour autant bouger, et qui eut la pensée fugace que décidément, la fureur n’aidait en rien le contrôle de soi, sentit ses pulsions meurtrières revenir au point normal. Bon. Il avait manqué d’exploser littéralement le crétin de chanteur, mais ce n’était pas de sa faute, si ? Non, Vasco l’avait cherché. Et puis même, finalement, ce dernier n’avait rien, même pas une égratignure. C’est qu’il devait avoir un contrôle de soi considérable, tout de même, au fond, non ? Pour ne pas se laisser aller à tuer Vasco, et exploser une porte à la place, je veux dire. Ce qui, soit dit en passant, réglait parfaitement le problème de la clé perdue. Ouais, il gérait. Oz se plaisait à le croire, en tous cas. Alors qu'en vérité, il s'était tout simplement planté dans un sort qui lui avait complètement échappé. Mais passons. Il restait un dernier point à régler, cependant, avant de se mettre à courir pour devancer les poursuivants qui seraient probablement attirés par le bruit.

    Avant de lâcher le type qui lui avait fait perdre patience comme jamais auparavant, Oz prit le temps de planter ses yeux dans les siens, menaçants, les sourcils froncés, l’air implacable, et prit la parole. Martelant chaque mot.


    - Refais-moi un coup pareil, Vasco Fair, et je te jure que cette fois, je ne te louperais pas.

    Bien, maintenant que c’était dit, il serait peut-être temps de… se barrer de là.
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