Gamaëlia


 
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 [Libre] .:: Moon Wings ::.

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MessageSujet: [Libre] .:: Moon Wings ::.   Dim 27 Sep 2009 - 21:21

C’était bien la dernière que Wind faisait se genre de folie. C’était bien ce que la jeune fille se disait. Elle était là, tranquillement installée à une table de l’auberge, sirotant un whisky en écoutant d’une oreille distraite un pianiste exécuter quelques gammes sur la scène de la salle. Bref, tout baignait. Ou presque. Comment, diable, avait-elle bien pu se procurer la vingtaine de ryz que coûtait cette boisson ? Eh bien, d’une manière tout à fait morale pour une fois. Elle les avait trouvés à terre. Si si si ! Dans une ruelle sombre perpendiculaire à la grande allée de Sannom, une bourse ouverte gisait sur le sol. Bien entendu, après un coup d’œil à gauche et un coup d’œil à droite, elle s’était précipitée sur ladite bourse comme un lion affamé se jette sur une pauvre gazelle sans défense. Sauf que dans ce cas là, Wind n’avait pas grand-chose d’une lionne affamée. Enfin, affamée, elle l’était, mais une lionne… Pour la première fois depuis qu’elle était arrivée à Gamaëlia, la jeune irlandaise avait troqué un de ses éternels pantalons contre une jupe. Une jupe toute simple, blanche, ni trop longue, ni trop courte, portée avec ses plateformes vertigineuses et un banal débardeur vert. Outre la question vestimentaire, qui, il fallait tout de même le souligner, changeait grandement de ses accoutrements jean/T-shirt, nous pourrions nous demander pourquoi elle n’avait pas plutôt économisé cet argent trouvé pour se payer enfin une chambre ? La réponse était tout faite : Green. Ou plutôt, une faiblesse de caractère de l’humaine, et un brin de manipulation du familier.

- Allez ! ca n’est pas tous les jours que tu peux te permettre de t’offrir quelque chose de bon à manger –et à moi aussi par la même occas’- et à boire ! Profite-en !
~ Mais je pourrais peut-être les garder pour me payer une chambre à l’auberge… non ?

Et je peux vous dire que la conversation n’alla pas beaucoup plus loin et que Wind ne mit pas plus d’un quart d’heure à rejoindre l’auberge pour se commander un plat de pâtes –qui lui tiendrait bien à l’estomac- ainsi qu’un morceau de viande sanguinolent.
Si je peux me permettre un conseil à toute jeune fille ou jeune femme aux yeux verts et à la crinière couleur café qui passerait par là, n’écoutez jamais votre familier sur le plan financier, surtout si c’est un dragon de Komodo particulièrement laid. S’il s’appelle Green, essayait de ne pas l’écouter du tout, surtout quand il chante dans votre esprit !

Et c’est ainsi que Wind se retrouvait le ventre plein, les pieds sous la table, à côté d’un familier repu également ronflant comme une barrique, dégustant un whisky, écoutant de la musique. Pour un peu, elle en oublierait qu’il ne lui restait pas deux ryz. Presque.
Néanmoins, cette plénitude calme ne fut que de courte durée puisque quelques secondes après la fin de la énième chanson du pianiste miteux, un fracas résonna à côté d’elle, la faisant sursauter et réveillant Green.

- C’est quoi ce guguss ?
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Gilgamesh B. Baxter
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MessageSujet: Re: [Libre] .:: Moon Wings ::.   Dim 27 Sep 2009 - 22:51

    L'entrée de Gilgamesh dans l'auberge n'était pas de toute discrétion, en effet, la porta claqua violemment, et, pour s'en excuser, il prétendit un courant d'aire (bien évidemment inexistant). Après s'être retourné, il vit alors se redresser un gros lézard tout vert:

    -C'est quoi c't'horreur !? déclara tout haut Toboe.
    -La ferme, boule de poil !
    •D'où tu m'appelle boule de poil toi ?

    Gilgamesh marcha vers le comptoir pour effectuer sa commande tout en dévisageant l'énorme animal... Il devait avouer qu'il n'était pas beau, voire très laid. Le jeune médecin ne pouvait détourner le regarde de cette créature qu'il voyait pour la première fois de sa vie, mais il le fallait quand même pour s'adresser à l'aubergiste. Il commanda alors un steak saignant ainsi qu'un verre de vodka pour lui et, après une grande réflexion et un sourire moqueur, un bol de lait pour son familier, à son plus grand désarroi.
    Allant s'installer à une table avec son verre de vodka et son bol de lait (et toute une série d'injures divulguées par le jeune renard blanc) afin d'attendre son assiette, il aperçut alors le "propriétaire" du gros lézard. Il se demanda alors comme cela se faisait qu'il ne l'avait pas remarqué avant, car cette femme (c'en était une) était difficile à ignorer. C'était complètement l'inverse de son familier, elle était élégante, très jolie (il fallait l'avouer), et surtout des cheveux comme il les aime (bon, d'accord, il aime toute sorte de cheveux, mais ceux là étaient particulièrement beaux).
    En posant le bol de lait au sol afin que Toboe (la boule de poil blanche là) puisse boire son lait, il s'aperçut que le lézard les regardait avec un oeil mauvais...


    •Un autre mot, et tu t'en rappelleras !

    L'assiette arriva, Gilgamesh mangea les trois quarts de son steak et donna le reste au morfal. Pour s'occuper, il observa la jeune femme (car oui, elle était jeune).


Dernière édition par Gilgamesh B. Baxter le Mer 21 Avr 2010 - 2:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Libre] .:: Moon Wings ::.   Jeu 1 Oct 2009 - 21:37

Dans le même temps que Green râlait dans son esprit, la jeune femme tourna vivement la tête en direction du bruit. Ce qu’elle regretta presque aussitôt. Si elle avait semblant de ne pas les voir, ni même de pas les entendre, peut-être Green ne ce serait pas tant emporté. Car le « C'est quoi c't'horreur !? » de l’espèce de grosse hermine qui trottinait aux côtés du nouvel arrivant, un charmant blond aux allures de porte de prison, n’avait pas franchement l’air du goût du dragon de Komodo. Certes, beaucoup devaient penser ce genre de choses, mais aucun individu, quel qu’il soit, n’osait affirmer quoi que ce soit devant lui. Ou du moins, pas à voix haute, comme venait de le faire ce familier un peu trop audacieux.
Si l’énorme varan avait pu esquisser le moindre sourire, Wind était sûr que celui qu’il aborderait en ce moment-même serait d’une violence sans fin.

- Je vais le bouffer. Lui, et son humain.

Un instant, la jeune femme ne prit pas au sérieux ces menaces habituelles de Green. Grand mal lui fasse.

~ Tu sais très bien que je te bute si tu fais ce genre de truc, alors ferme-là, par piti…

Sa phrase n’eut même pas le loisir d’être finie, son familier avançait déjà avec l’élégance d’un rhinocéros en rut vers la table qu’occupait les deux décolorés.

Et le drame survenu. Pourquoi ? Pourquoi elle ? Pourquoi ici ? Et puis pourquoi tout court aussi ? Comment une chose aussi abjecte pouvait-elle lui arriver ? Certes, en temps normal, et si ce genre de chose était arrivé à quelqu’un d’autre qu’elle, elle aurait bien éclaté de rire pour ensuite se précipiter sur le malheureux pour l’aider. C’était qu’elle avait tout de même un grand cœur ! Mais là… Surtout devant autant de monde ! Et puis, quelle idée il avait eu, ce couple de la table d’à côté, de demander des marrons chauds ! Et quels abrutis ceux qui n’avaient même pas vérifié que tous les marrons l’étaient, chauds ! Le voilà, ce drame. Cet accident. Si elle était morte, on aurait pu très certainement lire sur son marbre : « Ci-gît Wind D’Ascalon, tuée par un marron ». Mais elle n’était pas morte, et heureusement ! Il y avait encore tellement de choses qu’elle voulait accomplir ! Devenir artiste-peintre à son compte par exemple. Retrouver Vasco. Devenir richissime ! Par exemple, hein, ça n’est qu’un exemple.
Relatons cet épisode honteux de sa vie qui venait à peine de se passer. Wind s’était brusquement levé pour attraper Green au collet et le tirer hors de l’auberge (pour l’empêcher de bouffer le familier d’un jeune homme et son steak par la même occasion, je le rappelle) le talon de sa chaussure s’était appuyé sur ledit objet du crime, le marron. La jeune femme, sentant tout son corps osciller entre avant et arrière, s’élança dans un effort ultime vers son familier qui était déjà sur le couple homme/renard. Une image à la fois belle et ridicule de la jeune irlandaise, ses longs cheveux comme suspendus dans le vide, la bouche ouverte, les yeux écarquillés… Néanmoins, l’effort fut légèrement de trop et Wind partit s’écrouler lamentablement sur la table qu’occupait Gilgamesh pour finir par s’étaler sur les genoux de ce dernier. Son front avait violemment tapé la table et ses lunettes avaient volé dans sa chute.
Elle se releva bien vite, la tête lui tourna quelque peu et elle porta les doigts à son front. Elle ne saignait pas, c’était déjà ça. Mais elle allait voir un joli hématome, génial…

~ Tu mériterais que je t’étripe, dit-elle d’une voix grondante et largement menaçante à Green.
- …
~ Ne t’excuse surtout pas, hein !
- D’accord.

Haa ! Ce familier aurait sa peau, un jour ! Mais une chose était sûre, elle ne l’emporterait pas dans sa tombe, celui-là ! En fait, ce ne fut que qu’une dizaine de secondes plus tard que Wind se rendit compte qu’elle ne s’était même pas excusée pour tout le désordre qu’elle avait occasionné. Ni même à celui qui l’avait reçu un court instant sur les genoux.

Elle se précipita tout d’abord avec la tête lui jouant de méchants tours (tels que tourner, par exemple) vers le bar où elle se confondit en excuses, prétextant qu’elle paierait s’ils trouvaient des dégâts (et puis quoi encore ?), enfin… qu’elle réparerait tout court, avant de se diriger vers l’inconnu aux yeux écarlates. Wind voulut s’incliner pour s’excuser, comme elle avait pris l’habitude de le faire le plus souvent lorsque sa vue se brouilla et la tête lui tourna si fort qu’elle ne distinguait plus grand-chose de son environnement, à part peut-être quelques tâches de couleurs subtilement diluées dans ce flou gaussien. D’une voix hésitante laissant parfaitement transparaître son malaise, elle s’excusa auprès de Gilgamesh :


« Je suis sin…cèrement déso…lée, je… ne vous ai pas… fait mal au moins ? »


Spoiler:
 
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Gilgamesh B. Baxter
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MessageSujet: Re: [Libre] .:: Moon Wings ::.   Ven 23 Oct 2009 - 15:59

    Gilgamesh regardait la jeune femme; il en était presque fasciné. C'est alors qu'il s'aperçut que le gros lézard commençait à se mouvoir de manière agressive vers leur table, sans doute pour se venger de ce qu'a dit la boule de poils blancs répondant au nom de Toboe. Presque aussitôt, son "humaine" (à défaut de nom pour le proprio du familier...) se leva précipitamment pour essayer d'empêcher le dragon de boulotter le petit renard. C'est alors que le jeune médecin le vit, l'innocente petite chose qui avait failli devenir l'objet d'un meurtre et qui n'est autre qu'un simple marron, malencontreusement tombé... Le jeune homme voulut prévenir la demoiselle du danger mais au moment où il ouvrit la bouche, le pied de celle qu'il voulait avertir roula sur le marron. La jeune femme fut alors projetée vers l'avant, dans un ultime effort afin de retenir son familier.
    Le temps sembla alors ralentir pour Gilgamesh. Son regard bloqué sur la silhouette volante (du même genre que Wonderwoman, à la différence près que la jeune femme ne portait pas de bustier rouge ni de mini short bleu... Rolling Eyes). Puis, l'écoulement du temps redevint normal et alors elle s'écroula sur la table du médecin. Celui-ci, en entendant le bruit que fit la tête en cognant contre la table, fit une grimace, ou, tout du moins, essaya, car à peine fut-elle esquissée que la jeune femme tomba sur ses genoux. La situation fut embarrassante pendant les quelques dixièmes de secondes avant que celle-ci ne se lève afin de s'excuser auprès du propriétaire. Pendant qu'elle ne s'occupait pas de lui, Gilgamesh alla chercher les lunettes qui étaient tombées un peu plus loin. Une fois celles-ci ramassées, il déclara mentalement au renard :


    •Bon... T'as de la chance pour cette fois...
    •De la chance ? Y'a toujours cette immondice qui essaye de me bouffer j'te signale !
    (tout haut) -Tch

    Il revint alors près de sa table qu'il remit à peu près à sa place et là, la jeune femme lui adressa la parole (enfin, plus ou moins...).

    « Je suis sin…cèrement déso…lée, je… ne vous ai pas… fait mal au moins ? »
    -Non, moi ça va. Par contre, vous, vous avez une méchante marque au front. Si vous le voulez, je peux vous soigner, et cela gratuitement, rajouta-t-il. C'est en parti ma faute si vous vous êtes fait ça... De ce fait, veuillez nous excuser.

    Gilgamesh lança un regard sévère à Toboe qui, finalement, abdiqua.

    -Ouai, ouai, c'est bon... J'm'excuse...
    (Ce familier est désespérant...)

    -Je peux vous soigner ici si vous préférez, mais je dois quand même vous donner un baume pour prévenir toute douleur..., dit-il à sa future patiente potentielle.


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MessageSujet: Re: [Libre] .:: Moon Wings ::.   Mar 10 Nov 2009 - 19:40

    Ah ! Ce familier l’horripilait vraiment ! Qu’avait-elle donc fait à Dieu, Satan, Liven, que sais-je ! pour se lier avec cette… bestiole ? N’avait-elle rien fait pour mériter un familier tout doux tout mignon à l’instar de celui de ce jeune homme ? Ou pas… Car cette boule de poils semblait être tout sauf mignonne. Tout du moins sur le plan psychologique.
    Wind aurait bien serré fort contre son cœur cette petite créature mais tenir sur ses jambes et tenter de comprendre ce que son interlocuteur racontait étaient ses priorités. Tout en essayant d’empêcher Green de retourner bouffer le petit renard polaire. Un peu trop pour sa cervelle tourbillonnante. Aussi se laissa-t-elle tomber telle une carcasse de poule de Sandorte sur la chaise la plus proche de Gilgamesh. Elle ne distinguait ce dernier que par taches de couleurs, tantôt jaunes, tantôt noires. Elle garda néanmoins un sourire crispé en faisant semblant d’écouter ce que le jeune médecin pouvait bien dire.

    « Non, moi ça va. Par contre, vous, vous avez une méchante marque au front. Si vous le voulez, je peux vous soigner, et cela gratuitement. C'est en parti ma faute si vous vous êtes fait ça... De ce fait, veuillez nous excuser. »

    Mais soudain, un mot fit tilt dans son esprit. Le temps que celui-ci parcourt le loooong chemin qui menait de son oreille au cœur de son cerveau, Gil’ avait largement fini sa phrase, son petit familier s’était excusé et l’humain avait même recommencé à parler.

    « Ouais, ouais, c'est bon... J'm'excuse... »

    « Je peux vous soigner ici si vous préférez, mais je dois quand même vous donner un baume pour prévenir toute douleur... »

    Je vous propose à ce stade du déroulement de notre petite intrigue (c’est une intrigue, n’est-ce pas ? Tentative de meurtre sur la personne de Toboe, accident ( ?) concernant notre petite Wind…) de faire une courte pause. La raison en est simple : une surcharge d’actions.
    Tout d’abord, Green sembla particulièrement offusqué de ces excuses. Oui, je dis bien offusqué. Pourquoi. Eh bien très certainement que ce familier perdait tout crédit pour lui. En tous cas, il ouvrit grand la gueule comme pour hurler ou avaler quelque chose (quelqu’un) puis sembla se raviser. Wind comprit bien plus tard que le dragon de Komodo aurait bien voulu faire les deux à la fois (hurler et croquer) mais que le dérangement ne lui permettrait peut-être pas de remettre ses quatre pattes dégoûtantes à l’auberge. Il avança néanmoins d’un pas dangereux vers le renard, le regard lança des éclairs, mais cela s’arrêta là. Rien de plus.
    Ensuite, la jeune femme se leva. Brutalement, faisant basculer avec incertitudes son siège d’avant en arrière. La tête lui tournant encore fortement, elle dû s’accrocher au bord de la table dans laquelle elle planta ses longs ongles.

    « Non ! »

    Association d’idées. Soigner, médicaments, maladie, Loki. Médecin. Un mot qu’elle avait en horreur et par simple "capillotraction" de tout cela, le mot « soigner » lui faisait indéniablement penser aux médecins. Son regard devint fixe, la bouche ouverte, avec sa marque constamment rougissante sur son front et sa peau blême, sauf son respect, elle avait plutôt l’air stupide.

    Les souvenir venaient par vague, s’imposant avec force à son esprit, puis s’estompant lentement pour revenir plus puissants encore. Mal. Cela lui faisait mal. Des images de son jumeau, son âme-sœur, maigre, blanc comme la Mort, allongé sur son lit d’hôpital à Dublin. Plus récentes, Loki marchant à peine, la peau sur les os. Puis allant décroissantes. Simples analepses subites retraçant la maladie de son frère de sa quasi-guérison en Irlande à sa genèse dans leur petit village du nord de Gamaëlia.
    Soudaine prolepse : Loki déambulant gaiement dans les grandes allées de Sannom. Cette conception future plus ou moins proche mais surtout potentielle redonna sa contenance précédente à Wind. Elle secoua vivement la tête, fouettant l’air de ses longues mèches. En fait, ces flashbacks saisissants n’avaient duré que quelques secondes. La preuve ? La chaise de la jeune femme hésitant entre tomber dans un grand fracas et revenir sagement à sa place venait tout juste de choisir la seconde option.
    Wind se laissa retomber sur son siège et répéta à mi-voix, les yeux pleins de larmes.

    « Non… »

    Chassant d’un revers de main ses larmes naissantes, la jeune irlandaise plaqua l’autre sur son front pour camoufler le futur hématome, non sans une grimace de douleur.

    « Vous êtes docteur, n’est-ce pas demanda-t-elle d’une voix méfiante. Je n’aime pas les docteurs, ils mentent tout le temps. Vous ne me toucherez pas… »

    Elle aurait presque été crédible si ses yeux n’étaient pas en train de papillonner comme des tordus et son crâne en train de décrire de légers cercles dans l’atmosphère détendue de l’auberge.

    En fait, Wind n’avait quasiment jamais été malade et Loki avait toujours été fragile. Certains de ses proches –des décérébrés sans intérêt- murmuraient dans les réunions de famille (hum… grands bals avec banquets et tout le tralala…) que c’était la jeune fille qui avait volé la santé de son jumeau alors qu’ils n’étaient encore que dans le ventre de leur mère et qu’elle en jouissait à sa place. Des mots qui avaient gelé le cœur de la fillette encore innocente qu’elle était. Une culpabilité croissante qui s’installait avec perfidie dans l’esprit de Wind. Ses parents s’étaient chargés de remettre à leur place les mauvaises langues. Néanmoins, leurs mots sournois continuaient de se couler, glacés, dans le dos de leur fille. De cette culpabilité, elle n’en toucha jamais mot ni à son père, ni à sa mère, ni à son frère, ni à personne.

    « Je veux pas de médicaments. »

    Ce regard suppliant qu’elle avait à ce moment là montrait bien toute la détresse de la jeune femme.
    Un nuage putride sortit des naseaux de Green. Celui-ci s’était subitement calmé suite au « malaise » de son humaine.
    Un soupir ?
    Sûrement.
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Gilgamesh B. Baxter
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MessageSujet: Re: [Libre] .:: Moon Wings ::.   Mer 30 Déc 2009 - 14:20

    A peine eut-il prononcé sa dernière phrase que le jeune médecin le regrettait déjà… Ce fut un choc quand il vit la réaction de la jeune femme. En effet, ce n’était pas une réaction ordinaire ; d’habitude, les gens acceptaient de bon cœur de se faire soigner, mais, dans le cas présent, la personne en face de lui était… Humm, comment dire… effrayée, oui, c’est ça, effrayée.

    « Je ne veux pas de médicaments.»

    Le ton et surtout le regard de la jeune femme ne trompaient pas, elle était perturbée et sans doute à cause d’un acte passé. En réalisant cela, Gilgamesh n’avait plus qu’une seule envie, c’était de la prendre dans ses bras pour la réconforter mais il se souvint des précédentes paroles de son interlocutrices qui, avec du recul, le blessèrent.

    « Je n’aime pas les docteurs, ils mentent tout le temps. Vous ne me toucherez pas… »


    Il se ravisa alors et son visage s’assombrit légèrement. Il pensa à son défunt père, qui lui aussi était médecin. Bien qu’il ne l’ait jamais connu, il ne pouvait l’imaginer mentir… Pas lui…
    Une larme coula sur sa joue, larme qu’il s’empressa de sécher avec sa manche puis :


    -Tous ne mentent pas, dit-il, ne pouvant empêcher le tremblement de ses mains. Certes je suis médecin, mais ce n’est que ma première année en tant que tel… Vous ne pouvez pas généraliser… C’est… Comment dire… blessant.

    Après ces paroles, il resta immobile un long moment, repensant à son propre passé et à son père disparu, n’ayant plus conscience de son entourage.
    Quand il revint à lui, il ne sut ce qui s’était passé et décida de s’en aller, pensant que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire. Il s’excusa auprès de la jeune femme au dragon et se dirigea vers la sortie, en espérant malgré tout qu’elle le rattrape avant qu’il ne sorte complètement.


    •De toute façon, ça n’arrive jamais, se dit-il.


[HRP : Poste pas super super... Du à un manque d'inspi' et de sommeil]
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MessageSujet: Re: [Libre] .:: Moon Wings ::.   Mer 3 Fév 2010 - 20:57

    - Mais qu’est-ce que j’ai fait ?

    Wind se posait cette question somme toute simple alors que la paume de sa main continuait d’appuyer sur son hématome naissant. Elle était gentille, très gentille même, quoique légèrement égoïste (et vénale, mais c’est un autre problème ici) et avait noté avec désarroi les yeux humides de Gilgamesh. Pourquoi pleurait-il ? Elle avait très certainement dit quelque chose de blessant. Mais quoi ? Jamais il ne lui serait venu à l’esprit qu’une seule de ses paroles aurait pu blesser le jeune médecin. Pour le moment. La force de ses souvenirs semblait plus forte que son propre caractère.

    ~ Une connerie, comme d’hab’…

    De quel droit osait-elle la critiquer, cette espèce de lézard puant ? Comme si ça n’était pas de sa faute, vraiment… Si Green n’avait pas tenté par tous les moyens de bouffer le renard polaire arrogant qui servait de familier au grand blond, la jeune irlandaise n’en serait pas là. Pas en pleine crise de rétrospection et de larmes amères. Pas tiraillée entre le désir de s’enfuir loin de ce médecin et celui de le serrer dans ses bras pour se faire pardonner un acte dont elle ignorait encore la portée.

    Quelle bande d’handicapés du relationnel…

    Les mots de Gilgamesh furent comme un coup de couteau au cœur de Wind. Ainsi, c’était donc ça… Perdue dans des pensées sans queue ni tête, la jeune femme cherchait quoi dire pour s’excuser de cette mésentente. Jamais elle n’avait voulu le blesser, jamais. Mais avant même qu’elle n’aie pu sortir quelques paroles d’excuse de sa bouche figée, son interlocuteur se leva et disparut derrière la porte de l’auberge. C’est qu’elle avait dû réfléchir un petit moment pour ennuyer ainsi Gilgamesh. Le voile de tristesse passé dans le regard du jeune homme avait secoué l’âme de Wind presque comme jamais.
    Presque, hein !
    Elle dû bien attendre quelques secondes avant que son cerveau ne se remette en branle pour autre chose que des souvenirs douloureux. Alors que Green se roulait en boule aux pieds de son humaine, cette dernière plaqua deux doigts contre sa tempe en marmonnant une formule incompréhensible. Elle avait bien deux ou trois sorts de soins basiques en réserve appris à l’école. Cependant, comme tous les sorts ménagers, elle les maîtrisait peu, voire pas du tout. Alors pourquoi avait-elle tenu tout de même à soigner elle-même sa forte migraine ? Suicidaire ? La cause en était toute simple : Wind avait pris une grande décision. Elle allait activer ses longues jambes pour rattraper le jeune médecin et pour cela, il lui fallait un minimum de concentration. Hors de question de conserver ce satané mal de crâne ! Même si jamais un médecin ne poserait la main sur elle.
    Elle avait ses raisons pour faire ça.

    Sa migraine se calma peu à peu et peut-être une minute après le départ de Gilgamesh, l’irlandaise jeta quelques ryz sur le comptoir et sortit, en quête de sa cible. Green ouvrit un œil mécontent et la suivit avec humeur.

    ~ Mais qu’est-ce que tu fous !?
    - J’ai une idée. Une bonne ! répondit-elle en cherchant du regard le jeune homme de chaque côté de l’auberge.

    Soudain, elle repéra une tâche blonde et une blanche beaucoup plus petite à quelques dizaines de mètres. Entamant sa course avec précautions –une jupe et des talons de dix centimètres, ça n’était pas l’idéal pour courir- elle rattrapa bien vite Gilgamesh. Sans hésiter plus longtemps, elle posa sa main sur le bras de ce dernier.


    « Je suis sincèrement désolée, vraiment. Je ne voulais pas vous blesser à ce point. »

    Elle attendit à peine que le jeune homme se retourne et ajouta :

    « Vous me pardonnez ? »

    Son regard était chargé de regrets.
    Avais-je déjà mentionné le fait que Wind avait suivi des cours de théâtre en plus de ceux de lettres au Trinity College ? Non ? Eh bien voilà qui est fait.
    Ce qui ne fut pas joué, par contre, ce fut cette douleur fulgurante qui traversa à nouveau son crâne. L’hématome la lançait terriblement et son estomac commença à se rebeller. Sa chute précédente devait vraiment être une punition divine. Le sort dont elle avait fait l’usage tout à l’heure produisait l’exact effet inverse. Luttant pour rester campée sur ses deux jambes et pour ne pas trop trembler, elle ne put néanmoins pas empêcher un goût âcre de venir se loger dans sa bouche. Ses paupières se fermèrent un instant. Pour avoir ce qu’elle voulait, il ne fallait pas qu’elle dégobille. Pas ici, pas maintenant. Sa main se resserra autour du bras de Gilgamesh et Wind lui offrit son plus beau sourire. Forcé de douleur.
    Green arriva sur les entrefaites –c’était que son poids et son manque d’entraînement nuisaient à sa vitesse- et se planta devant Toboe. Regard méprisant.

    Gilgamesh avait beau être tout ce que Wind détestait –homme, médecin et terrien même si elle l’ignorait- celle-ci avait une bien bonne idée derrière l’oreille.
    Pour elle.
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Gilgamesh B. Baxter
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MessageSujet: Re: [Libre] .:: Moon Wings ::.   Mar 23 Mar 2010 - 18:27

    Lorsque le jeune médecin sortit de l’auberge, la première chose qu’il fit fut de regarder le ciel et de sécher ses yeux avec la jointure de son index droit, puis il se dirigea sur la gauche dans le but de retourner chez lui, chassant sa tristesse passagère. Mais elle fut vite remplacée par un léger sentiment de déception du fait qu’il ait échoué dans le domaine du relationnel… En effet, mis à part ses patients - dont il n’apprécie pas la compagnie de plus de la moitié d’entre eux - et ses anciens amis de l’académie, dont le contact a été perdu lors de ses années d’apprentissage intensif des sorts de soins, il ne connaissait pas grand monde (sauf les quelques habitués du bar dans lequel il se rend certains soirs).
    Alors qu’il repensait à la jeune femme, une voix, quelque peu méfiante, vint l’interrompre :


    • Tu penses qu’on la reverra ?

    Gilgamesh revint à la vie réelle à ces paroles, et vit alors le petit renard blanc qui lui servait de familier. Il l’avait presque oublié alors que c’était à cause de lui que tout avait commencé. A cause ? Peut-être tout aussi bien grâce à lui… Enfin, cela dépendra des événements qui vont suivre… Bref…
    N’en est-t-il pas moins que Toboe marchait bizarrement, ne cessant de lancer des regards derrière lui, de peur d’être filé.


    • Alors ?

    • Hmmm ?? Tu disais ?

    • Tsss… Tu sais si on la reverra ou pas ? dit-il après un énième regard en arrière.

    • Je n’le sais pas, mais j’espère bien, pourquoi ça ?

    • Au cas où tu l’aurais pas remarqué, le lézard qui l’accompagne cherche à me bouffer…

    • Et à qui la faute ??
    Et il lui fit un clin d’œil.

    Mais pourquoi ne s’était-il pas-tu ? Pourquoi fallait-il qu’il l’ouvre à chaque fois… Toboe savait qu’à un moment ou un autre il serait confronté au dragon une nouvelle fois, mais il ne pensait pas que ce moment arriverait si tôt.
    En effet, à peine eut-il le temps de finir sa réflexion qu’il vit la charmante demoiselle au bras de Gil’ à peine deux mètres derrière lui.


    Plongé dans ses pensées, il n’avait pas entendu le bruit des talon sur le pavé, qui, pourtant, n’était pas négligeable… Par contre, notre blondinet adoré ne l’avait pas manqué et avait même souris à ce doux bruit, signifiant que tout n’était pas encore fini. Il prévint alors mentalement le petit animal qu’il allait bientôt se faire croquer… Mais celui-ci ne répondit pas malgré la pique lancée… Bizarre… Mais il n’eu pas le temps de se pencher sur la question qu’il vit une touffe de cheveux brune sur son côté gauche. Déjà ? Elle avait fait vite au vu de sa tenue… Puis :

    « Je suis sincèrement désolée, vraiment. Je ne voulais pas vous blesser à ce point. »

    Il ouvrit la bouche pour parler mais en se tournant, elle enchaina :

    « Vous me pardonnez ? »

    Même s’il n’avait rien contre elle, lorsque Gilgamesh vit le regard de Wind, il ne put s’empêcher de se dire qu’il lui aurait de toute façon pardonné. Il lui répondit alors :

    - Il n’y a rien a pardonner, vous ne pouviez pas savoir… Vous n’avez aucun tort.

    Puis il sourit. Il sentit la pression sur son bras augmenter, et vit le sourire radieux de la miss, ce qui le rendit encore plus heureux.

    - C’est beaucoup mieux comme ça, vous ne trouvez pas ?

    Malheureusement, cet instant de «tranquillité» était de courte durée puisque Môssieur le renard fit encore parler de lui… Mais cette fois, plus parce qu’il avait peur qu’il n’était fier…

    Toboe se rapprocha de son humain pendant que celui-ci parlait avec la jeune inconnue. Il écoutait ce qu’ils disaient au cas où on parlerait de lui quand soudain, il sentit un souffle chaud sur son museau. A ce contact, il se crispa et leva sa tête doucement, très doucement, par peur de ce qu’il verrait. Malheureusement pour lui, il ne rêvait pas et avait bien en face de lui un Dragon du Komodo, énorme par rapport au petit renard, et en plus d’être énorme, furieux. Toboe se rapprocha du sol, à défaut d’être couché et d’un cri mental de crainte :


    • GIIIIIIIIIL’ !!

    • Quoi ?….. Ah, oui…


    Le médecin se pencha à l’oreille de Wind et tout en souriant :

    - Si tu pouvais l’empêcher de le bouffer… J’y tiens quand même.

    En se redressant, il vit la tache rouge sur le front presque caché par des mèches brunes :

    • Faudrait quand même penser à faire quelque chose… , pensa-t-il.




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MessageSujet: Re: [Libre] .:: Moon Wings ::.   Jeu 22 Avr 2010 - 15:44

    La course, qui avait été plutôt d'un type court, peu étendu en termes de durée et de longueur, avait réussi à épuiser Wind tout comme son familier. L'un comme l'autre, si différents toutefois, tenaient à peine sur les jambes et pattes et ce ne fut que la vue de leurs homologues décolorés qui leur permit de continuer à marcher.
    Et puis, au fur et à mesure que le médecin la pardonnait -une chance en soi même si apparemment, il n'y avait rien à excuser- la douleur dans l'estomac de Wind s'atténua pendant que celle qui frappait son front rougi ne s'amenuisait en rien. Fermant un bref instant les yeux, la jeune femme se concentra sur son objectif, celui dont elle avait pris la décision il y avait quelques minutes. En elle, une volonté fluette se mit en place. Certes, c'était pas joli joli ce qu'elle allait faire, mais c'était nécessaire, n'est-ce pas?

    Son sourire éclatant s'agrandissait de plus en plus, d'une façon telle que l'on ne vit bientôt plus ses deux iris vertes et pétillantes. Les paroles de Gilgamesh résonnaient dans son esprit comme la meilleure des pommades qu'il aurait pu appliquer sur son front meurtri. Elles apaisent ses craintes et la rendait un peu plus confiante.
    Tout de même soulagée de n'avoir -soi-disant- rien fait, Wind se permit un petit rire tandis que Green, a ses pieds, continuait de fusiller le renard polaire de ses prunelles perfides. D'ailleurs, le jeune homme fit presque immédiatement allusion à cette scène et l'irlandaise ne put que comprendre ces sentiments. Il était vrai que Green était imposant, paraissait -et était- plutôt méchant et n'aurait pas hésité une seule seconde avant de croquer le petit animal sans l'intervention brève de son humaine tout à l'heure.
    Les yeux de cette dernière se posèrent sur le familier de Gilgamesh et le plus naturellement du monde, ils s'illuminèrent: c'était qu'il était assez craquant.
    Elle plia les genoux pour se trouver au plus près de Toboe et commença à caresser le sommet de son minuscule crâne.


    " Salut, toi !"

    Green, qui se retrouva de l'autre côté de la jeune femme, chercha à la contourner pour poser à son tour une patte amicale sur le dos du compagnon du médecin. Mais ce fut sans compter sur la main de Wind qui l'arrêta avant même qu'il esquisse le moindre geste.

    - Tu le touches, je te tue, compris?

    Le ton était sec, sans appel, et pourtant...

    ~ Va te faire voir, je fais ce que je v...

    Sans se départir de son sourire radieux, et tout en continuant à gratter du bout de ses doigts effilés la tête du minuscule renard, elle effleura de sa main souple le museau de Green, quoique ce geste la répugnât au plus au point, et marmonna un sort qui gela instantanément la bave putride qui coulait un flot continu de la bouche béante du dragon. D'ailleurs, on pouvait presque suivre le couple cupide à la trace puisque la salive venimeuse du familier jonchait avec dédain le sol de la rue emprunté, repoussant, avec raison, les quelques passants. Et si d'aventure, l'un d'entre eux touchait le mucus suintant, vous pouviez être assuré de le trouver grandement malade le lendemain, peut-être le surlendemain.
    Poison innocent se répandant sur le chemin du duo singulier.

    Mais somme toute, ils étaient aussi néfaste l'un que l'autre. L'un suçant la moelle de ses victimes, l'autre se délectant de chaque goutte de sang s'échappant du cœur ouvert de cette dernière. Ils étaient une paire, c'était indéniable, ne pouvaient survivre l'un sans l'autre, se complétant terriblement, à la manière du Ying et du Yang, du Soleil et de la Lune.
    La glace arrêta net les pulsions meurtrières de Green et d'un dernier passage évasif de sa main sur son crâne, Wind lui communiqua ses idée quant à son plan prochain.

    ~ T'es pas si cruche que t'en a l'air en fin de compte...

    Les dragons de Komodo pouvaient-il rire? En tous cas, le grognement intempestif qui envahit l'esprit de Wind y ressemblait fort.
    Un rictus discret anima le joli visage de la jeune femme.
    Certes, les moments de complicités avec son familier étaient rares, et cela se comprenait aisément lorsque l'on voyait avec quel délicatesse l'animal traitait son humaine.
    Un vrai gentleman, vraiment...
    Le petit renard, en revanche, était tout ce qu'il y avait de plus adorable: pelucheux, minuscule, d'une couleur immaculée, bref, tout le contraire de Green.


    "Toi, t'es si mignon, on en mangerait !"

    Une légère bêtise dont elle se rendit compte devant l'air tout à fait choqué du familier. Un sourire d'excuse se peignit sur ses lèvres alors que le rouge lui montait aux joues.

    "Désolée !"

    Un soupir retentit dans son esprit et Wind ne put s'empêcher à son tour de faire craquer les jointures fines de ses doigts.

    ~ Je retire ce que j'ai dit, t'es une vraie gourde...

    Mais qu'est-ce qu'il pouvait l'embêter, celui-là !
    Celui-là, d'ailleurs, s'écrasa sur le sol et ignora tout à fait Toboe pour gratter de ses énormes pattes la glace qui lui recouvrait douloureusement le museau. Cette fille allait lui payer, un jour ou l'autre, c'était certain ! Que ferait-elle sans lui? Des économies, sûrement, mais elle s'ennuierait incroyablement, non? Et puis elle allait avoir besoin de lui si elle voulait vraiment faire
    ça.
    Ses yeux humides se dirigèrent vers Wind.
    Cette dernière se releva après une dernière caresse à Toboe et tendit soudainement sa main vers le jeune homme, un nouveau sourire, bien moins radieux mais aux apparences toujours aussi sincères, accroché à ses fines lèvres.


    "Je m'appelle D'Ascalon, pourrais-je connaître votre nom à vous, Monsieur?"

    Oui, "Monsieur", et "vous". Wind avait reçu une éducation de la haute société et était bien plus à l'aise avec le vouvoiement qu'avec le reste. Et puis, "D'Ascalon". Car si elle continuait à donner son odieux prénom, les gens ne cesseraient jamais de l'appeler comme cela.
    Fâcheuse habitude.

    Green, lui, continuait de la fixer, attendant avec impatience le moment où il pourrait entrer en scène, le moment où il pourrait sauter à la gorge du jeune homme pour que son humaine puisse lui voler son argent. D'accord, ladite humaine n'avait pas expressément demander qu'il tue son interlocuteur, mais si c'était pour l'aider, elle accepterait, n'est-ce pas?
    Ou pas.
    Mais ce moment ne venait pas.

    ~ Hey, Princesse, tu comptes faire quelque chose, là, ou pas du tout?

    Les politesses continuaient d'être échangées entre les deux humains.

    - Pas maintenant, j'attends.

    Green ne put s'empêcher d'écarquiller ses yeux globuleux alors que la jeune femme lui annonçait ceci le plus naturellement du monde. Or, le dragon savait parfaitement ce que signifiat ces mots : "J'ai plus envie.".

    Pourtant, dans l'esprit de Wind, tout était plus ou moins clair: plus tard, plus tard...
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