Gamaëlia


 
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 Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']

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MessageSujet: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Mer 21 Oct 2009 - 8:51

Narahin s'était réfugié dans la bibliothèque, les événements de la veille l'avait profondément perturbé, cela avait était dur pour lui de suivre les cours. Il n'arrêtait pas de se souvenir du visage de l'homme qui avait tenté de le tuer. Cela lui donnait une envie de vomir.

**Je t'avais dit de ne pas sortir! Pourquoi ne m'as-tu pas écouter?**

Amaris était en colère, elle avait décidé de le suivre partout afin d'éviter qu'il ne fasse de bêtise. Elle aurait dû être réveillée lorsqu'il était parti mais elle n'avait pas fait attention, et pour cela elle culpabilisait. Le matin, il était rentré en sueur et en pleurs, l'arrière de son crâne était couvert de sang, et une légère bosse s'était formée. Lorsqu'elle avait vu ce qui s'était passé par l'intermédiaire de son esprit, elle avait dû réprimer un frisson. Si jamais quelqu'un apprenais ce qui était arrivé, Narahin était perdu à jamais. Narahin regarda par la fenêtre, le parc s'étendait devant lui, il ne prêtait pas attention aux pensées d'Amaris, les siennes étaient déjà dures à supporter, il n'avait pas besoin d'une seconde couche.

**J'aurais dû rester à l'Académie, rien de tout ça ne serait arrivé**

Il repensa subitement à sa soeur et lui qui avait pris son cadavre dans ses bras et n'avait plus voulu le lâcher. Cela faisait trois personnes qu'il avait vu mourir, dont deux à cause de lui. Il ne voulait pas que ça se reproduise, il ne savait malheureusement pas comment faire pour empêcher que ça arrive. Il prit un livre au hasard et s'assit. Il commença à lire puis s'arrêtant il regarda Amaris, celle-ci le regardait avec une inquiétude non feinte.

-Ne t'inquiète pas Amaris, je vais bien.

Amaris ne pouvait s'empêcher de s'inquiétait. Elle n'avait jamais su comment la soeur de Narahin étai morte et elle ne le savait toujours pas. Tout ce qu'elle savait c'est que l'immense poids sur les épaules de son maître s'était encore alourdie. Elle ne voulait pas qu'il lui arrive quoique ce soit mais elle était impuissante. Surtout lorsqu'il se murait à l'intérieur de lui même. Elle n'arriverait pas à le sortir de là toute seule. Et personne n'était assez proche de lui pour réussir à briser cet glace autour de son coeur.

Narahin s'était replongé dans sa lecture, c'était un vieux manuel de magie qui tombait en poussière, il s'était placé stratégiquement dans la pièce afin que personne ne viennent le déranger, il continuait à penser aux événements de la veille. Quand il s'était réveillé le matin, il n'aurait jamais pensé que tout cela aller arriver, rien, aucun indice. Mais tout avait été bouleversé lorsque son frère était entré dans la salle de cours, à partir de ce moment, tout avait été chamboulé par je ne sais quel force surhumaine. Des larmes montèrent à ses yeux, il essaya de les sécher mais rien ne pouvait les arrêter, il pleura, pleura jusqu'à ce que ses yeux soit vide, qu'il n'y est plus rien qu'une coquille vide qui ne pouvait même plus avancer. Il s'était promis de devenir fort, mais il pensa à juste titre qu'il n'y arriverait jamais.

Quelqu'un entra dans la bibliothèque, il l'avait déjà aperçu dans les couloirs et les cours. Il se contenta de se tasser dans son siège et retourna à sa lecture avec des yeux rouges et bouffis qui trahissait sa tristesse. Son désespoir était si grand qu'il remplissait toute la pièce et quiconque y entrait pouvait sentir que tout n'allait pas bien dans le meilleure des mondes.

Amaris continuait de l'observer, interdite, elle ne pouvait que prier, prier pour qu'une personne puisse le déterrer de l'enfer où il s'était rendu.


Dernière édition par Narahin Menez le Mer 28 Oct 2009 - 9:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Jeu 22 Oct 2009 - 12:46

- Mmmh...

J'étais encore dans mon lit, dans ma nouvelle chambre, pour une nouvelle vie. Le soleil était tout juste levé et je ne commençais pas mes cours avant un moment. Hier soir, après ma visite guidée de l'Académie, j'étais monté me coucher directement, il était alors 19 heures. Je n'avais pas dîné, tellement secoué par ma fatigue. Mes valises jonchaient le sol et les rideaux retenaient le peu de rayons de soleil qui se frayaient un chemin pour venir caresser ma peau pâle. Je m'assis dans mes draps et passa mon visage entre mes mains. Il était exactement 6 heures 20. J'avais énormément de temps avant les premiers cours. J'aperçue Toa, pendue à la rambarde des rideaux, derrière l'un d'eux. Elle aussi était creuvée! Le voyage était épuisant pour un petit être comme elle. J'envisageais donc de la laisser dormir encore, pour qu'elle soit en forme pour les cours. Qu'elle ne me fasse pas honte!

Je sortis de ma chambre en caleçon, tenant mon uniforme dans ma main pour aller prendre une douche et me réveiller sous l'eau chaude. Ce que je fis et qui fût grandement apprécié par mon corps fatigué. L'eau coulait le long de mes membres les réveillant uns par uns. Je m'habilla et retourna dans ma chambre. Je fis mon lit, ouvis mes volets, tout ceci sans réveiller mademoiselle Toa qui sombrait dans un sommeil comateux. Le soleil se levais sur les jardins de l'académie. Il faisait frait, mais le soleil était présent. J'avais envie de me balader dehors pour profiter de ce temps et pour passer le temps. Et si j'allais en ville? J'étais passé devant durant mon voyage en train, peut être réussirais-je à y aller et de ce faite, je pourrai probablement trouver une bibliothèque où passer mon temps libre?

Quelques minutes plus tard j'étais en dehors de l'établissement. Je ne pouvais pas prendre mon petit déjeuner, vu l'heure qu'il était, je m'achéterais donc quelque chose à grignoter dehors. Mes mains étaient dans mon manteau, mon chapeau recouvrait mon chef et mes cheveux réchauffaient mes oreilles. Je ne terda pas a arriver en ville. Ses ruelles, avenues, établissements.. Elle était vraiment charmante. A présent il était 7 heures et les gens commençaient à rendre cette ville un peu plus vivante.

Soudain je me stoppa. La bibliothèque était là, imposante, de calcaire blanc qui reflétait les rayons du soleil. Paraissant magistrale et sacrée. Une vague de nostalgie m'envahit. Cela me rappelaitla bibliothèque de mes parents. Si ils pouvaient voir cela, ils seraient heureux. Je fûs surpris de voir que ce lieu interdit était déjà ouvert. Il faisait chaud et je fis tomber mon manteau qui alla retrouver un porte manteaux non loin de là. Je salua la bibliothéquaire avant d'entrer au travers des étagères et des livres. Des fauteuils marrons se confondaient avec les murs et étagères en bois. Tout était magnifique et me rendait heureux. Je voulais profiter de ses lieux en cherchant un bon livre dans un endroit calme et tranquille. Je porta mes yeux vers le plafond et fûs content de voir qu'il y avait une mezzanine. Ca devait sûrement être plus calme là haut. Même s'il n'y avait pas grand monde à cette heure ci, je savais que cela n'allait pas durer. J'enticipais.

Je monta alors le smarches et retrouva autant d'étagères et de livres qu'en bas. Il y avait les rayons histoires de la magie, histoire de Gamaëlia.. On m'avait déjà parler de cette bibliothèque, elle représentait le conflit entre Gama et Sombréa... Peut être un signe... Je choisit alors un livre et me décida à trouver un endroit pour le lire en paix. J'allais me faufiler dans la dernière rangée de l'étage quand je le vis.

Un jeune homme aux longs cheveux argentés se trouvait déjà là, portant l'uniforme de l'école, accroupie dans un coin. A ses côtés se trouvait un fennec blanc aux yeux rouges. Il me toisa d'un drôle d'air avant de regarder le jeune homme. celui-ci leva les yeux vers moi et je cru tomber. Ses yeux qui mélangeaient le bleu et l'or merveilleusement bien me rendait minable. Mon coeur se mit à battre la chamade et mes jambes commençaient à trembler. Je ne savais plus quoi dire, qu'es ce que je faisais là et qui j'étais. Tout s'embrouillait dans ma tête. Je n'avais rien à dire, toutes mes pensées se bousculaient. Mon coeur battait tellement fort que j'eus peur qu'il explose. mes jambes allaient flancher. Je lança alors d'une voix brisée:

-Excuses moi.

MOn corps réussit à faire demi tour et je commença à partir, sous le choc. Comme si j'avais vu un mort, comme si j'allais mourir, cette homme se jouait de moi. Comment avait il pu en un regard abbatre toutes mes barrières et protections? Pourquoi n'étais je plus aussi confiant? Pourquoi je n'étais plus rien? Je commençais à descendre les escaliers quand j'entendis derrière moi qu'on me suivait.
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Rozaly Kurazaki
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MessageSujet: Re: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Jeu 29 Oct 2009 - 8:25

Rozaly était allongée dans son lit, sous deux épaisses couvertures. Elle ne dormait pas. Elle n'avait pas fermer l'œil de toute la nuit. Pourquoi? Tout simplement parce qu'elle était sortit la nuit dernière et qu'elle était retournée tard à l'académie et que en regardant l'heure, elle se dit qu'il ne valait pas la peine de dormir pour le peu de temps qui lui restait car l'académie allait être illuminée par les rayons de soleil, annonçant le début d'une nouvelle journée. Mais ce n'était pas la seule raison de son insomnie. Sa dernière sortie nocturne ne s'est pas déroulait comme elle l'imaginait. C'était la raison principale de son insomnie.

Le carrelage était encore frais, mais cela ne l'empêchait pas de marcher pieds-nus en direction de la salle de bain. Elle ressortit une heure plus tard, vêtue d'un pantalon jean noir et d'un haut à bretelle blanc. Dans ses pieds, une paires de talons blancs, un bijoux qu'elle s'était offerte lors qu'elle était encore dans son monde. Elle se dirigea vers le miroir pour se peigner les cheveux. Puis, elle sortit du dortoir. Elle n'allait pas rester à l'académie aujourd'hui. Elle voulait évacuer le stress d'hier soir, voir même oublier cette mésaventure. Mais les images du cadavre lui hantait toujours. Et le seul moyen qui venait à l'esprit était dans un lieux qu'elle allait quotidiennement. La bibliothèque.

Pour elle, la bibliothèque est l'âme d'une maison, d'une ville, tous les gens de bonne naissance le savent. Elle se souvenue de la belle villa de son parrain au Japon, avec un petit pincement au cœur en voyant l'image de celui-ci. Il aurait donc était inconcevable à ses yeux, disait-il qu'une villa comme la sienne ne comprenne pas une telle pièce, où le hôtes de marque et le maîtres des lieux se retirent, après le repas, pour fumer un cigare et boire un verre de cognac. Elle se souvenait des paroles de son parrain qui disaient que lorsqu'il avait acheté la villa, la pièce dédiée, son parrain s'était aperçue qu'il n'avait strictement rien à ranger.

Il avait résolu le problème en acquérant aux enchères l'intégralité de la bibliothèque d'un vieux marquis français écrasé de dettes. C'était la seule image de lui qui contrastait de l'homme violent et autoritaire qu'il était lorsqu'il prenait son statut de maître d'arme. Sans s'en rendre compte, elle était parvenue sur le palier qui donnait sur le bel escalier menant à l'entrée du hall. Elle descendit les marches et poussa l'immense porte de chêne. Dehors, il faisait beau, les oiseaux effectuaient leurs chants matinal et le vent soufflait paresseusement sur l'académie. Détachant son regard du jardin, elle traversa l'allée à grand pas qui menait au portail. Elle enserra sa main autour de la poignée et l'appuya avant de sortir.

La ville était déjà animée. Elle était très belle la journée. Les rues piétonnes étaient très fleuries. Elle demanda la bibliothèque à un commerçants qui étalait des fruits dont elle n'avait jamais vu où entendue parler. L'homme lui indiqua précisément où se trouvait la bibliothèque. Elle ne pouvait que la trouver pensa t-elle. Elle passa dans plusieurs rues dont chacune avait des odeurs différentes avant d'arriver devant l'endroit désiré. Il n'y avait pas de mot pour expliquer la magnificence de ce lieu extraordinaire. Sortant de sa contemplation, elle pénétra à l'intérieur. La bibliothécaire au comptoir lui adressa un sourire et lui souhaita la bienvenue avant de disparaître derrière une pile de livre qui n'était pas encore rangée.

Il y avait beaux rayonnages en bois de noyer semblait-il remplie de livres volumineux sur des philosophes, sur l'histoire de Gamaelia , et dont certains semblaient n'avoir jamais été ouverts. Lorsque Rozaly avait émis le désir de les consulter, la bibliothécaire lui regarda d'un œil interrogateur, et Rozaly comprenait cette réaction du fait que ces livres étaient précieux
, avant d'accepter. Elle prit un livre dont le titre l' avait interpellée " Les plus grands génie de la Terre". Elle le porta à deux mains du fait de son poids et se dirigea vers un endroit où s'asseoir.

Lovée dans un profond fauteuil de cuir, Rozaly s'intéressait à Pythagore. Le mathématicien qu'elle vénérait. Curieuse de nature, elle voulait en savoir plus sur ce mathématicien qui avait révolutionné la géométrie. Elle fut étonnée d'apprendre que les renseignement sur sa vie étaient rares, mais alléchants. Elle découvrait que Pythagore, non content d'avoir donné son nom à un théorème et à de célèbres tables, avait été, de son vivant déjà, une figure de légende, faiseur de toutes sortes de miracles. Elle était plongée dans un passage captivant lorsqu'un bruit, de l'autre côté, lui fit lever la tête. Elle écouta attentivement quelques secondes. c'était la voix d'un jeune homme. Elle ferma le livre en tachant de mémoriser la page,se leva et s'approcha discrètement de l'endroit où venait le bruit.

" Escuses moi "

C'était un jeune homme brun, qui venait de prononcer ses paroles. Il avait des cheveux noirs et des yeux sombres. Il était très grand
et était vêtu d'un uniforme de l'académie. Il allait dans une autre direction. Rozaly détacha son regard du jeune homme avant de s'arrêter sur l'autre jeune homme accroupie dans un coin. Il avait deux longs cheveux blancs argentés et des yeux bleus qui se mêlaient à l'or. A côté de lui, il y avait un fennec blanc aux yeux rouges. Ce visage, ses yeux, ses cheveux tout lui parlait. elle avait déjà rencontrée ce jeune homme. Elle lui avait sauvée la vie. La colère fit surface, son cœur s'affola Elle ne voulait plus le revoir. Elle avait peur de lui. Elle tourna les talons quand l'irréparable se produit. Elle avait fait un mauvais mouvement et bouscula un rayon qui fit tomber quelques livres brisant ce silence et en même temps révélant sa présence.



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MessageSujet: Re: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Sam 31 Oct 2009 - 14:51

Narahin pleurait toujours, lorsqu'un jeune homme qu'il avait déjà aperçu à l'Académie arriva. Celui s'arrêta brutalement lorsqu'il vit Narahin. Il était grand, très grand même, il avait les yeux et les cheveux noirs. Ses traits étaient bien dessinés, il était élégant de nature. Narahin fut frappé par son charisme, alors qu'ils avaient presque le même âge. Il semblait choqué, quelque chose le dérangeait.

**Peut-être que me voir lui fait cet effet, je suis tellement infâme et misérable que les gens sont choquées de me voir!**

Ses jambes se mirent à trembler, il n'avait pas ouvert la bouche une seule fois, il le dévisageait toujours.

**Je le dégoûte, il a peur de moi!**

-Excuse moi

Le jeune homme se retourna et commença à partir, il commença à descendre les escaliers. Narahin ne savait pas pourquoi, mais son corps réagi tout seul, il ne comprenait pas pourquoi, mais il était attiré. Il se leva et se dirigea vers l'homme.

-Attendez!

Attendez quoi? Narahin ne savait pas pourquoi il avait agit ainsi, il avait agit sans comprendre. Cet homme s'était comporté de manière fort malpoli et pourtant, Narahin avait l'impression que le connaître lui apporterait quelque chose de mieux dans sa vie.

-Je...Nous nous sommes...déjà vu...n'est-ce pas?

L'homme le regarda. Narahin était bien, il ne pensait plus, il ne pensait plus à son passé. Pour la première fois il ne pensait plus aux événements tragiques qu'il avait traversé.

Amaris regarda la scène, elle ne comprenait pas ce qui se passait. Mais elle comprit une chose, ce qui venait de se passer, allait changer le cours de la vie de Narahin. Même si ce n'est un instant, il avait grandi et mûri depuis qu'il était avec elle. Mais si Narahin s'acharnait sans s'en rendre compte à connaître cette personne, c'est que les dieux l'avaient décidé.

**Cet homme est béni, c'est lui qui a été envoyé pour combler mes prières!**

Narahin et l'homme se regardèrent intensément.

-Je m'appelle Narahin Menez et vous?

Pour la première fois depuis la mort de sa soeur, il était redevenu, le garçon qu'il était avant. Mais ce fut de courte durée, le sentiment de bien-être fut de nouveau balayé par ses peurs si profondément ancrés en lui. Néanmoins, ce seul instant de quiétude avait suffit pour briser des années de solitude, de désespoir et de peur.

**Qu'est-ce qui me prend, pourquoi est-ce que je lui parle!**

Tout d'un coup un bruit mat se fit entendre. Des livres étaient tombés des étagères. Il vit alors une jeune fille qu'il avait déjà vu auparavant. Elle avait l'air désespéré. Narahin repensa aux événements qui s'étaient passés. Une boule se forma dans sa gorge, il était pétrifié, et elle aussi par la même occasion.

Le pouls de Narahin s'était accélérait plus d'une fois ce matin, d'abord ce jeune homme venu de nul part qui l'avait sortir de sa dépression et la personne qu'il ne voulait pas voir car c'est en partie à cause d'elle qu'il est dans cet état. Il la regarda et puis pris de colère lui dit d'un ton rude:

-Qu'est-ce que tu fais là!

Narahin sentait une bouffée de chaleur arriver à ses joues, comme si on l'avait surpris dans un moment intime. Il ne comprenait plus du tout ce qui lui arrivait.

**?!**

Amaris regarda la scène étrange, les trois protagonistes ne bougeait plus, on dirait qu'ils étaient figés à jamais comme des statues de marbre. Leur destin était désormais mêlé. Amaris avait un étrange pressentiment qui n'attendait que d'être confirmé.
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MessageSujet: Re: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Dim 1 Nov 2009 - 18:50

-Attendez!
-Je...Nous nous sommes...déjà vu...n'est-ce pas?
-Je m'appelle Narahin Menez et vous?

Il m'avait interpellé comme ça, après mon intrusion dans son coin. Je ne sais pas pourquoi je réagissais comme ça à sa vue, c'était terrifiant. Qu'avait il de plus que les autres? Cetes il était beau, mais et alors? MOn corps tremblait d'envie devant lui. Je ne savais pas pourquoi. ALors quant sa voix pénétra le silence de l'action et qu'elle atteignit mon coeur, je cru flancher complètement. Il me faisait perdre mes moyens, c'était quoi ce délire?! J'étais, je suis, Alfred QUorky! Je n'ai peur de rien ni de personne! Je suis un vrais mec qui n'a pas peur et qui se contrôle parfaitment. Personne ne me connait et ne pourra jamais me connaitre! Et certainement pas ce petit aux cheveux longs & argentés. Je suis ALfred QUorky! Je suis un dur qui n'a pas peur des autres et qui a une confiance absolue en lui!

J'étais dans l'escalier quand il me demanda tout ça. A cet instant alors, un bruit étrange me ramena à la réalité. Une étagère de livres venait de tomber à terre. Une jeune fille à la peau blanche et aux longs cheveux noirs se tenait là, fixant le jeune homme de tout à l'heure. Ils se fixaient d'une étrange manière. Presqu'avec dégoût.

** Ils se connaissent? **

-Qu'est-ce que tu fais là!

La voix du jeune homme était rude et tranchante, ce n'était plus cette voix douce avec laquelle il m'avait adressé la parole. Je n'aimais pas le manque de respect, je n'aimais pas comment il s'adressait à cette jeune fille qui semblait aussi surprise et déboussolée que lui. Que devais je faire? Répondre à ce jeune homme ou bien faire comme si tout cela n'avait jamais eut lieu et partit, les laissant seuls? Cette possibilité me trota dans l'esprit et j'en jugea que c'était la meilleure. Je fis alors comme si personne ne m'avait parlé et continua ma route. TRop fièr & orgueilleux que j'étais pour retourner vers la personne qui m'avait faite flancher quelques minutes avant. Puis soudain, je me rappela ce que je venais de dire, le manque de respect, j'étais tel un ingrat.

Un jeune homme perturbeur qui ne répondait pas aux questions, mais après tout, j'avais la pénible sensation de déranger. J'arriva rapidement en bas, prit mon manteau, mon châpeau et sortit de la bibliothèque. Ce ne sera pas aujourd'hui que je pourrai y aller apparement. Une fois dehors, le bruit, les odeurs, les passants... Il manquait quelque chose.

Une odeur manquait à l'appelle, une présence, une voix, un regard... Mes doigts craquèrent dans mes poches. La colère m'envahit soudain. Comme un souffle de vent, il m'avait fouetter le visage et aujourd'hui je n'attendais qu'une chose, revivre ça. Il avait fallu d'un regard. Un seul regard et me voilà aussi étrange?

Qu'avait il de si particulier? SOn visage appeuré et fatigué par tant de tristesse restait gravé dans mon esprit. Ses cheveux argents qu dégageaient une odeur particulière. Son allure un peu maladroite. Son visage fin...

J'étais en train de faire demi tour pour revenir sur mes pas et entrer à nouvau dansla bibliothèque. Je n'enleva pas mon chapeau ni même mon manteau. J'avançais d'un pas décidé, ma confiance revenu comme elle pouvait au travers de ses pensées assez troubles et inédites pour moi. Pour la première fois, Paul n'envahissait plus mon esprit.

Je me trouva rapidement devant l'escalier de tout à l'heure et je lança d'une voix surplombant toutes les autres:

-Je viens d'intégrer l'Académie, je m'appelle Alfred Quorky.

Ma voix était sûre d'elle et franche. Mon regard était dur, mon corps stable, je ne voulais pas qu'il croive qu'il avait tout les pouvoirs dans cette situation. J'étais maitre de moi & je contrôlais tout autour de moi. Rien ni personne ne changera ça, jamais!
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Rozaly Kurazaki
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MessageSujet: Re: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Jeu 5 Nov 2009 - 12:46

Les gens pensent que la curiosité est parfois un vilain défaut...et pour une fois Rozaly était d'accord avec eux. Elle était trop curieuse et cela est vraie mais personne ne lui avait fait la remarque. Elle était tranquille dans cette endroit de paix et de bonheur et le fait d'avoir entendue quelques mots d'une conversation complètement inutile en y pensant et suffisant pour alimenter sa curiosité. Ironie du sort, il fallait qu'elle croise le visage de ce jeune homme qu'elle détestait depuis peu et qui semblait complètement perdu, les yeux rougies par des larmes. Et pour couronner le tout, il fallait qu'elle fit tomber tout un rayon de beaux livres dans un bruits sourd qui semblait avoir ébranlé les murs de la bibliothèque entière.

Décidément Rozaly n'arrêtait pas de collectionner les fautes depuis hier soir pensa t-elle. Mais est-ce que sauver la vie de quelqu'un serait une faute? Non évidemment. Mais en y pensant maintenant Rozaly était à la merci de ce jeune homme qui semblait hypnotisé par le jeune homme qui descendait les escaliers. Il l'interpellait, lui faisait des gestes désespérés en tentant en vain d'arrêter le destinataire de ses propos qui descendait les marches d'escaliers. Rozaly qui n'avait plus sourit depuis hier soir se surpris elle-même de sourire devant la scène qui se déroulait sous ses yeux.

" Je m'appelle Narahin Menez et vous? "


Mais pourquoi tout cette scène pour un garçon? Se connaissait-il déjà? Non Rozaly ne le pensait pas parce qu'elle ne les avait jamais vue ensemble. Ces échanges de regard pleine d'émotion et d'admiration,cette soudaine attirance ... d'habitude elle voyait des scènes de ce genre dans les films d'amour, mais dans la réalité, elle n'en avait jamais vu. Un éclair de compréhension brillait dans ses yeux bleutés. Elle était témoin d'un coup de foudre entre deux personnes totalement inconnues. Oh ce que c'est beau l'amour. Il ne fut qu'un instant pour que toute la colère et le dégoût qu'elle avait ressentit pour le dénommé Narahin Menez s'était estompés. Elle ressentait maintenant de la joie et de l'admiration.

" Qu'est ce que tu fais là! "


Il venait de la remarquer. Son sourire s'effaça de nouveau en voyant l'expression qu'affichait Narahin en la voyant. Elle se retourna et le regarda. Son visage n'exprimait que du dégoût voir même de l'écœurement. Mais cela n'était rien comparé au ton de sa voix lorsqu'il s'était exprimé. Il avait perdu cette voix douce et voir charmante pour laisser place à une voix rude et tranchante. Chaque mots qu'il venait de prononcer était comme des couteaux qu'on enfonçait dans son cœur avec rage. Des larmes commençaient à rouler dans ses yeux mais d'un revers de mains, elle les effaça aussitôt. Elle était une fille forte et il fallait qu'il l'affronte comme une fille digne des Kurazaki.

" Cela ne te regarde pas! "


Sa voix était tranchante et impérieuse. Chaque mots qu'elle avait prononcée était comme la lame de son katana. Elle ne s'était jamais exprimée de la sorte avec un garçon et même avec une autre personne. Elle était toujours restée respectueuse, mais là dans la manière qu'elle venait de parler, il n'y avait rien qui donnait signe à un quelconque respect.

" Maintenant laisse moi tranquille je dois ranger ses livres avant que la bibliothécaire n'arrive "

Elle avait désignée les livres éparpillés qui couvraient tout le sol. Elle se détourna de lui et se dirigea vers le tas de livres. Elle les prit deux par deux et commença à ranger les livres sur les étagères. La colère avait refait surface et en même temps l'angoisse car ce jeune homme pouvait à tout moment la dénoncer sous un excès de colère. Elle voulait lui sauter à la gorge et l'étrangler pour montrer combien elle souffrait depuis la nuit dernière par sa faute, combien de crise d'angoisse elle avait fait durant cette nuit, mais la raison repris le dessus. Elle croisa le regard de l'autre jeune homme qui était revenu et dont maintenant contemplait la scène avec incompréhension. Rozaly n'avait jamais autant souffert dans sa vie. Mais toute cette souffrance était enfouie sous un masque construit à la perfection.


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MessageSujet: Re: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Ven 6 Nov 2009 - 15:48

Alors que Narahin parlait à la jeune fille, le jeune homme qui s'était légèrement arrêter recommença à s'en aller.

**Tant mieux, je me demande vraiment pourquoi je lui ai parlé.**

Il ramena son attention sur Rozaly et vit son regard, les larmes lui étaient montés aux yeux, elle tremblait de rage. Narahin s'en voulut d'avoir était si froid, il n'aurait jamais dû lui parler de cette manière, elle n'avait rien fait. Si elle avait fait quelque chose, elle lui avait sauvé la vie et il lui en était reconnaissant. Il se demandé pourquoi sa colère était monté pour une obscure raison, comme si il avait été dérangé pendant quelque chose d'important. Il continua de la regarder, il avait peur sur le coup.

''Cela ne te regarde pas''

Ces mots avaient été dur à entendre, la froideur qui s'y faisait sentir s'infiltrait en lui, il se rendit compte de la haine qu'elle y avait mis.

''Maintenant laisse moi tranquille je dois ranger ces livres avant que la bibliothécaire n'arrive''

Narahin la regardait, la dévisageant, s'en était presque outrageant. Il l'observa se démener à ranger les livres. Alors dans un excès de bonté, il s'approcha d'elle et l'aida à ranger les livres. Il lui fit un léger sourire qui ressemblait plus à une grimace qu'à autre chose.

-Pardon, je n'aurais pas dû te parler ainsi, j'ai été idiot. Tu vas bien. J'étais juste surpris de te voir ici.

Il la regarda attendant une réaction de sa part. Ses longs cheveux encadraient son visage triste, rongé par la colère. Narahin regrettait sa conduite, il avait été d'une telle arrogance, comme s'il était meilleur qu'elle alors que c'était elle qui était meilleur que lui, il n'arrêtait pas de se poser des questions.

''Regrette-t-elle de m'avoir sauvé? Va-t-elle me tuer? Va-t-elle me faire du chantage?''

Une voix déjà entendu quelques minutes avant retenti de nouveau. Narahin trembla légèrement au son de cette voix si mélodieuse. Son âme vibrait mais il ne savait pas pourquoi.

-Je viens d'intégrer l'Académie, je m'appelle Alfred Quorky.

La voix était sure, d'une assurance sans faille, Narahin crut qu'un ange venait de parler. Il se leva automatiquement et sans réfléchir comme auparavant s'avança vers les escaliers et fixa ses yeux le visage du dénommé Alfred. Narahin avait pensé qu'il était parti et qu'il ne voulait pas que quelqu'un s'approche de lui, mais il faut croire qu'il avait changé d'avis. Surprenant pour quelqu'un qui paraissait avoir une idée et ne jamais la changer. Mais Narahin ne s'en préoccupa pas.

Amaris regardait toujours la scène, elle s'était rapprochée de Rozaly et l'aidait à ranger elle aussi. Quand la voix grave et sensuel retenti de nouveau, elle dressa ses oreilles et écouta les battements de coeur des trois protagonistes. Le premier ratait plusieurs coups, ce coeur là venait de l'homme en bas des escaliers. Le deuxième battait timidement essayant de ne pas flancher, celui-là c'était celui de la jeune fille près de lui. Et enfin le troisième était celui de Narahin, il était anormalement normal, enfin pour lui c'était ça qui était anormal. Narahin avait toujours le coeur qui battait trop fort ou encore trop faiblement. En somme aucun coeur ne battait normalement. L'atmosphère régnant dans cette pièce était insupportable pour tout ceux qui était extérieur à cette scène.

Narahin fixait toujours Alfred d'un air sceptique puis se décida à parler.

-Tu viens nous aider!

Il défia le jeune homme de dire non par un regard plaintif, tout en riant. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas rit. Il était heureux de l'avoir rencontré même si il ne savait pas pourquoi.

**Et dire qu'il pleurait il y a pas quelques minutes, il ressemble vraiment à un gamin!**

Amaris était néanmoins contente peut-être que les choses allaient changer. Elle les regarda intensément. Sachant pertinemment que les choses ne seraient pas si simple, Amaris s'allongea dans un coin et se reposa. Elle se faisait beaucoup de souci pour Narahin.
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MessageSujet: Re: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Mar 10 Nov 2009 - 11:09

-Tu viens nous aider!

Sa voix était presque en résonnence avec une point de défis. Je n'aiamais pas qu'on me donne des ordres. Je détestais cela. Ca avait le don de m'énerver. Mes poings se contractèrent. Mes articulations craquèrent. Mes dents se serrèrent les unes contre les autres et mon regard était fixe. Il y avait deux personnes. Une jeune fille qui paraissait un peu gauche vu qu'elle venait de faire tomber une étagère de livres, et un jeune homme qui me faisait réagir très étrangement. Sa voix était lisse comme une crème adoucissante que j'étalerai sur mes blessures. ( oullaaaa la comparaison de ouf ^^ ) Il réveillait en moi des sensations enfouies. Il réveillait mon corps. Il éveillait mes sens. Pourquoi avait il autant de droits et de privilèges sur moi, alors qu'il m'était inconnu? Ca, ça m'énervait encore plus. ET plus cet air autaint de m'ordonner de les aider. Pourquoi? Pourquoi devais je aller les aider? Après tout je ne les connaissais pas et je n'avais rien à voir dans toute cette histoire. J'aurai voulu faire comme ce fennec blanc, allaer dans un coin et dormir paisiblement, qu'on m'oublie juste quelques instants. Mais apparement on comptait sur moi. Alors soudainement un bruit me tira des mes pensées.

-Bah alors?!! Qu'es-ce que c'est que tout ce raffut? Vous vous croyez où là, jeunes gens?? Vous ne respectez rien!!

Une femme d'un certain âge, un long cheveux noirs, relié en queue de cheval, à la peau ridée et fatiguée, au maquillage dégoulinants et au pull tricoté était venu vers nous. Un monstre.

Elle se tenait à la rambarde et fixait, tout comme moi, la scène qui s'étallait comme nous. Ses yeux étaient exorbités et elle semblait dans tout ses états qu'on martyrise autant d'anciens et beaux livres. Elle me poussa presque pour se mettre devant les deux adolescents accroupis.

-Qui a fait ça??? Qui est responsable de ce massacre?? Vous êtes de l'Académie non??

Dit elle en regardant mon uniforme.

-On va entendre parler de moi! C'est moi qui vous le dit! Bande de petits voyous!!

-Mademoiselle? Demandais-je alors d'une vois suave.

La Bibliothéquaire me scruta et se redressa vers moi, le visage défiguré par la laideur & la colère.

-Madame! Non mais!
-Pardonnez moi, Madame. Tout ceci est un cruel accident. Veuillez acceptez nos excuses.
-Comment ça un accident? Lâcha t'elle d'une vois adoucie.
-Oui, nous avons été pris au dépourvus par l'ascendance de nos émotions et nous n'avons pu contrôler nos pulsions. Dû à cela, une étagère s'est renversée et à malancontreusement renversé de magnifiques ouvrages.
-Oui.. Euh.. C'est facile ça! Nous sommes dans une bibliothèque, c'est un lieu de calme et de silence, où des élèves acidûs travaillent. Vous auriez dû faire plus attention à votre environnement. Ce ne sont pas les livres qui vont se déplacer pour vous laissez passer! Renchérie t'elle.
-Oui, c'est de ma faute, pardonnez moi. Je vous prie d'accepter mes excuses. Si vous le désirez, je veux bien payer ma faute par des heures de travaux dans votre somptueux établissement.
-A oui? Indiqua t'elle, un sourire aux lèvres.
-Parfaitement. Souris je à mon tour.
-Bon, euh je vais voir ça.. Rangez tout immédiatement! Déclara t'elle, perdue avant de redescendre les marches.

Je ne savais pas vraiment pourquoi j'avais pris la défense des deux adolescents qui à présent ne cessaient de me fixer, d'une manière assez étrange. Moi, je m'installa à une table non loin d'eux et les observaient en train de finir de ranger. Je pris du temps pour réfléchir. Pourquoi les avais je défendu? Pourquoi avais je endossé la responsabilitée? Peut être que je ne voulais pas qu'ils gardent une mauvaise image de moi. Peut être qu'on fond je voulais qu'ils m'apprécient.. Je n'en savais rien...
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MessageSujet: Re: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Mar 8 Déc 2009 - 9:52

Narahin était heureux. Cela faisait longtemps... Alfred et Rozaly avait fait ressurgir les souvenirs lointain d'un bonheur disparu. Bonheur qui lui était enfin rendu après de longues années enfermé au tréfonds de son âme meurtrie. Cette suave félicité lui avait rendu la vie, lui ouvrant les portes d'un nouveau monde. Les mots d'Alfred retentirent dans la pièce. Les livres qui recouvraient les étagères rendit la voix grave du jeune homme à une voix des plus profondes. Une main se resserra sur son coeur lorsque ces mots parvinrent à ses oreilles, sa respiration lui fut difficile. La solennité de l'événement qui se produisait à cet instant n'arriva pas à son esprit embrumé, seul l'étrange atmosphère qui régnait en maître dans la pièce surchargée d'oeuvres manuscrites amena un brin de compréhension au jeune homme. Cependant dans son incrédulité et sa naïveté grandissante, il préféra mettre de côté l'étouffante impression qui le prenait.

Le regard de la femme qui quelques minutes avant parler au jeune homme croisa le sien. Son trouble se lisait dans la prunelle de ses yeux verts. Le brun s'était assis à une table, réfléchissant sans doute à sa réaction qui plus qu'évidente ne troublait pas que lui. Rozaly aussi le regardait, sur son visage on pouvait lire une forte incompréhension. Un profond mutisme s'installa, rendant l'atmosphère inssuportable. Non pas que Narahin ne savait pas quoi dire pour détendre l'ambiance ancrée à présent dans tous les pores de leurs peau, mais il ne pouvait pas se résoudre à parler. Pourtant s'eut été facile de dire ''merci''. Dans des conditions pareilles, toute personne ayant un minimum d'éducation aurait fait par de sa profonde reconnaissance. Cependant, personne n'osa réagir, laissant le décor néanmoins chaleureux devenir de plus en plus froid.

Amaris toujours dans son coin, avait ressenti la forte tension. Les mots du jeune homme assis désormais à la table l'avait surprise. Les questions se profilaient à la porte de son cerveau déjà surchargé par l'inquiétude envers son petit protégé. Il était évident que tous se posaient des questions, à commencer par le principal intéresser. Détournant son regard et se focalisant sur la jeune fille, on pouvait voir différent sentiment sur son visage, inquiétude, reconnaissance, incompréhension... elle était cependant figée, tel une statue de Léonardo de Vinci, dans un épouvantable mutisme.

L'adolescent au cheveux argentés qu'était Narahin se décida enfin à avoir une pensée cohérente. Ce que nous pourrions appeler de conventionnelle dans ce genre de situation. Il s'approcha lentement de la table, son regard posé sur le visage d'Alfred. Tout son être tremblait, une peur s'était logée dans ses os, mais à sa grande stupéfaction, malgré sa peur, le mal aise qu'il avait ressenti lorsque le brun s'était mis à parler, qu'il avait bien sûr rejetté au loin mais qui était toujours présent, disparu progressivement à l'approche de l'être assis. Cette sensation était bien étrange pour lui. Son ignorance était frappante certes, mais devait-on lui en vouloir, son passé l'avait fragilisé, se lier à quelqu'un pour lui était très dur.
S'arrêtant à deux pas de la table, il fixa intensément le jeune homme, faisant preuve d'un grand courage pour une fois, lui qui jusque là n'arrivait pas à se montrer fort. Son coeur menaçait pourtant de lâcher.

La présence de cet homme était terrifiante, sans pour autant être inssuportable. C'était étonnant, il lui avait adressé la parole très facilement il y a à peine quelques instants. Comprenait-le, que feriez-vous si étiez soudainement heureux, le passé rattrapait Narahin, son passé, les évènements qu'il avait dû subir. Son passé lui revenait en pleine face petit à petit, les coups prodiguait par sa mère, les nombreuses blessures qu'il avait reçu. Il avait peur de s'attacher à quelqu'un. Si il s'était laissé aller depuis qu'il avait revu son frère, son coeur et sa raison lui ont fait comprendre qu'il ne devait en aucun cas désormais laisser les gens pouvoir le manipuler aussi facilement qu'avant.

- Pourquoi nous as-tu couvert?

L'éclat de sa voix n'était pas voulu, la colère ne l'effleurer aucunement. Le son de sa voix le fit tiquer et reprenant contenance, il se remit à parler.

-Je te remercie, enfin je crois que Rozaly aussi. Mais je suis curieux, tu n'avais pas l'air tout à l'heure de vouloir nous aider.

Le doute se lisait en lui, mais l'impression de bien-être qu'il avait en étant proche d'Alfred le déstabilisa. Son pouls s'était accéléré, sa respiration était difficile. Son esprit lui demandait de ne pas se fier à l'impression bienfaisante que lui procurer cette présence. Il respira profondément et fixa Alfred. Celui-ci devait sans doute réfléchir à quelque sombre dessin depuis qu'il s'était assis.
Rozaly se tenait près de lui, un doux parfum arriva à ses narines. Le parfum de la jeune fille qu'il n'avait pas remarqué, envoya le jeune adolescent dans des souvenirs qu'il aurait préférait ne jamais se souvenir. C'était sa mère qui portait ce parfum. Le parfum l'amena dans les méandres de sa mémoire. Un vieux souvenir lui revint. Sa soeur était entré dans la chambre de leur mère, et avait mis un peu de son parfum. Lorsque leur mère entra au même moment. Une immense crise commença, la dispute avait duré plusieurs heures. Sa soeur avait eu le bras brisé, la lèvre en sang, elle s'était réfugiée dans ses bras et avait pleuré toute la nuit.
Son esprit brumeux lui donnait des nausées. C'est à ce moment-là que son familier qui était resté silencieux depuis le début, se connecta à son esprit.

**Pourquoi te comportes-tu de cette manière avec lui?**

**Je ne sais pas!**

Son âme torturée ne voulait pas être mis à nue, donc se déconnectant intentionnellement, son corps attiré comme un aimant se retourna vers le jeune homme assis, plongé dans ses pensées. Avait-il vraiment le droit de lui parler de cette manière, ne serai-ce que par respect pour ce qu'il avait fait, Narahin était reconnaissant. Et pour la soudaine dose de bonheur le submergeant, les deux personnes qui étaient dans la pièce possédait un étrange pouvoir sur lui. Sa confiance avait été si souvent bafoué qu'un profonde désespoir le prit dans l'idée qu'il pourrait à nouveau être blesser. Une promesse se forma dans son coeur, la douleur lui était inssuportable. Si c'était pour être malmené et se retrouver tout seul, il valait mieux qu'il soit tout seul tout le temps.


Dernière édition par Narahin Menez le Ven 11 Déc 2009 - 17:46, édité 1 fois
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Rozaly Kurazaki
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MessageSujet: Re: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Jeu 10 Déc 2009 - 8:29

Rozaly masquait la colère qui bouillait en elle derrière un masque le plus résistant que possible pour qu'il ne laisse dévoiler aucune émotion. Elle continuait à ranger les livres en prenant soin de regarder s'ils étaient dans un état respectable. Mais on aurait dit qu'elle les rangeait sans en avoir conscience de ce qu'elle faisait. Son attention était toujours dirigée vers Narahin dont celui n'arrêtait pas de la fixer. Prenait-il un malin plaisir à la regarder ranger ses livres? Le fait que d'y penser ne faisait qu'alimenter sa colère dont elle devait à tout prix l'apaiser pour éviter qu'elle face une autre bêtise aussi dégradante que celle-ci.

Oui cela était triste de le reconnaitre mais depuis son arrivée dans ce monde Rozaly collectionnait les gaffes. Était du fait qu'elle était dans un monde nouveau que cela avait développer des pouvoirs jusqu'alors inconnus mais en même temps des faiblesses? Rozaly n'avait aucune réponse à apporter à ces questions. Elle demeurait là un moment cessant toute activité avant de se remettre à ranger les livres. Narahin s'avança près d'elle avec un semblant de sourire qui pourrait plus être attribué à une grimace, se pencha pour ramasser quelques livres et les rangea sur l'étagère. C'était tout simplement pitoyable!

Ce garçon la prenait vraiment pour une imbécile. Comme si une pâle imitation d'un sourire pourrais être suffisant pour effacer toute l'angoisse d'hier soir. Elle commençait sérieusement à regretter son geste de citoyenneté. Elle aurait du le laisse dans cette impasse à la merci de cette homme. Que disait-elle? Regretter d'avoir sauver la vie à quelqu'un était quelque chose d'inhumain. Le jeune homme parut un moment hésiter avant de lui adresser la parole.

"
Pardon, je n'aurais pas dû te parler ainsi, j'ai été idiot. Tu vas bien. J'étais juste surpris de te voir ici."


Il avait prononcer ces mots d'une voix très faible que Rozaly due s'approcher de lui pour qu'elle puisse l'entendre. Un soupir s'échappa de ses lèvres avant de planter son regard bleuté dans ses yeux. Elle était vraiment en colère contre lui mais le fait qu'il reconnaisse lui même son comportement ignoble la soulagea et apaisa sa colère. Peut-être que ce garçon n'était pas aussi bête que ce qu'elle prétendait au début? Au plus profond d'elle-même, elle avait envie de rire mais elle voulait garder cette envie toujours enfouie. Elle lui adressais la parole quand une voix se fit entendre.

"
Je viens d'intégrer l'Académie, je m'appelle Alfred Quorky."

Rozaly avait déjà entendue cette voix il y a quelque minute c'est pour cela qu'elle ne pris pas la peine de regarder le jeune. Cependant, elle regarda la réaction que cette voix produisait sur Narahin. Il tremblait, ses joues avait légèrement rougies. Cette voix n'avait pas qu'été entendue. Elle était descendu au plus profond de lui même et avait mis ses sens en émoi et lui avait insufflé une décharge électrique. Narahin se leva précipitamment et s'approcha de l'escalier d'où provenait la voix du dénommé Alfred. Rozaly contempla un moment ce regard pleine d'adoration qu'envoyait Narahin en direction du jeune homme. C'est le familier de Narahin qui la fit sortir de cette contemplation en s'approchant d'elle pour l'aider à ranger les livres.

" Merci."


Elle ne savait pas si l'animal l'avait comprise ou pas mais une expression de gratitude brillait dans ses yeux rouge
. Elle ramassa d'autre livres en jetant toujours un œil sur la réaction de Narahin. Un long silence s'était installé dans la bibliothèque durant laquelle Narahin regardait toujours le jeune homme. On aurait dit qu'il réfléchissait à un moyen pour adresser la parole à Alfred. Qu'allait-il dire qui prenait autant de temps? Allait-il lui déclarer ses sentiments, lui ouvrir son cœur qui n'arrêtait pas de battre à la chamade lorsqu'il entendait sa voix? . Rozaly avait cessée de ranger les livres malgré qu'elle en avait deux dans les mains, elle admirait la scène en imaginant des balades amoureuses.

" Tu viens nous aider!"


Les deux livres dont Rozaly tenait en mains étaient tombés sur le carrelage qui émit un bruit qui fit écho dans aux alentours. Rozaly était restée bouche bée
. Elle regardait Narahin d'un regard pleine de surprise et de stupéfaction. Les belles balades amoureuses dont Rozaly pensaient en regardant cette scène s'étaient volatilisées pour laisser place à un orgue dont on n'entendait de temps en temps à la mort de quelqu'un. Imbécile, demeuré, idiot, abruti, crétin... Rozaly n'avait pas de mots qualifiés la scène abracadabrante qui venait de se dérouler devant ses yeux.

A ce moment la bibliothécaire arriva et commença à questionner Alfred sur les maladresses qu'elle avaient commises. Il ne manquait plus que ça. Rozaly s'était détourné de la scène. Elle ne voulait plus rien entendre, plus rien voir. Elle voulait être sourd et aveugle pour ne plus souffrir de l'imbécilité de Narahin qui continuait toujours avec un regard pleine de joie Et en plus ça se met à rire maintenant pensa Rozaly. Elle croisa
un moment le fennec qui la regardait bizarrement. Pouvait-il lire dans ses pensées. Après tout tant mieux si cet animal pouvait lire dans ses pensées, au moins il pouvait voir à quel point Rozaly était déçue de son maître.


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MessageSujet: Re: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Jeu 10 Déc 2009 - 12:46

- Pourquoi nous as-tu couvert?
-Je te remercie, enfin je crois que Rozaly aussi. Mais je suis curieux, tu n'avais pas l'air tout à l'heure de vouloir nous aider.

Le jeune homme aux longs cheveux argentés était venu vers moi et commençait à m'adresser la parole. Moi, j'avais les mains posées à plat sur la table qui s'étendait devant moi, mon corps droit et mes yeux fixant cet adolescent qui semblait tout aussi géné que moi. Géné? Qu'es ce que je racontais? Je n'étais pas géné! Je ne l'étais jamais! Après tout j'étais un Quorky!

Mes yeux ne pouvaient se détaché de ce visage si parfait. Si angélique. Ses yeux si bien dessinés et si brillants. En cet instant, j'avais la prétention de me dire qu'ils ne brillaient que pour moi. Deux étoiles dans mon ciel si sombre, et j'allais tout faire pour qu'aucun nuages ne viennent s'imisser entre eux et moi. Ses cheveux longs et fins accentuaient son côté ange et doux. Il était comme un petit bonbon qu'il faut garder, conserver dans un endroit secret le plus longtemps possible.

Il me toisait, et moi, comme un con, je ne lui répondais pas, trop obnibulé par son physique craquant. MOn coeur battait toujours aussi fort. Un tambourinement ne cessait de s'accroître en moi et j'avais l'impression qu'à présent des flammes envahissaient mon corps, le rongeant petit à petit à n'importe quel endroit, commençant par mon ventre et faisant naître un trou béant dan smon coeur.

Ma gorge était serrée et aucun mots ne sortaient! Je devais absolument dire quelque chose, merde! Alfred! Reprends toi!

-Laisse tomber..

*Merde! Mais qu'es ce que je viens de lui dire??! Quel con! Quel con!*

-Je suis là.. non? Me rattrapais-je alors bercé par mon sourire ravageur.

Je ne savais pas pourquoi ce type me faisait autant d'effets, après tout, il n'avait rien de particulier, il était ordinnaire.. Et pourtant tout en lui m'attirait au plus au point. Je n'avais qu'une envie, c'était qu'il reste à mes côtés le plus longtemps possible.

La fille à côté de nous fini de ramasser les livres et les disposa à nouveau sur les étagères autrefois tombées sur le sol. Elle ne tarda pas à s'asseoir avec nous à la table, sans doute elle aussi mal à l'aise. Je devais dire un truc.. Mais quoi?..

Soudain, un bruit d'ailes se fit entendre. Un son familier pour mes oreilles puisqu'il s'agissait de Toa, ma chauve souris. Je la vis voler dans la bibliothèque, assez haut pour éviter le ragard de la bibliothéquaire en décomposition. Mon petit animal me chercha quelques secondes puis se rua vers moi et attérie sur mon épaule, devant le regard de mes camarades.

-Tu aurais pu me dire que tu partais.. Je t'ai cherché partout à l'école.. J'ai du relever ton odeur jusque là!
-Excuses moi.. Tu semblais exténuée, je n'ai pas voulu te déranger.. Lui répondis je alors.

Mon familier regarda les membres autour de moi et vint s'allonger dans mes mains que j'avais rejoinds devant moi, elle se mit à soupirer et lança:

-BOnjour vous autres. Je suis Toa, le familier d'Alfred.

** C'est moi où je casse l'ambaince Al? ** Me demanda t'elle alors.
**Non, tu arrive pile au bon moment! **
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MessageSujet: Re: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Mer 16 Déc 2009 - 5:14

Narahin fort des engagements qu'il venait de prendre, regarda fièrement le jeune homme assis devant lui. Espérant sans doute que les troubles qui le prenait n'étaient que passager, son orgueil remonté à bloc, son âme n'exprimait qu'un profond dédain, enfin essayait. Essayer de se convaincre n'était pas chose facile, non loin de là. Le doute lui tiraillait le ventre. Faisait-il les bons choix? Jusque là, sa conscience bien qu'intelligente ne l'avait en aucun cas fait prendre les bonnes décisions. Il suffisait de voir par où il était passé pour arriver dans la situation présente. Son orgueil parvint cependant à briser les quelques craintes qu'il avait sur le bien fondé des ses convictions.

Les expressions du visage d'Alfred le ramena à une certaine réalité des événements. Son esprit était encore une fois parti à des lieux de sa personne physique. La voix du jeune homme assis retentit de nouveau dans la pièce. Cette fois-ci les mots avaient été parfaitement entendu. Le coeur de Narahin avait fait un immense bond. Cela l'avait blessé. On pouvait penser que le beau brun n'avait cure du jeune homme debout devant lui. Toute personne qui aurait été présente à ce moment là l'aurait pensé, d'ailleurs le brun s'en rendit lui même compte. Il sembla se rattraper juste après, jugeant sans doute que c'était un peu trop cruel de lui parler ainsi. Cependant ce fut plus le sourire qui était subitement apparu sur le visage enjôleur d'Alfred qui réchauffa son coeur que les mots prononcés.

Narahin était profondément troublé. Son assurance retrouvée il y a à peine quelques minutes vacilla et s'écroula contre le sol froid de la bibliothèque. Sa poitrine se resserra sur son coeur. Une intense chaleur s'appropria son être. Des pensées sans aucune signification troublèrent son esprit qui soit dit-en passant l'était déjà depuis longtemps. Pourquoi régissait-il ainsi au moindre faits et gestes d'une personne dont il n'avait jamais adressé la parole avant ce matin? Ses pensées l'emportèrent de nouveau au loin.

**Qu'est-ce qui m'arrive? Je ne me comprends plus!**

Une soudaine envie de pleurer s'empara de lui. La tension était bien trop forte. La peur se mêla à toutes les émotions qu'il avait déjà ressenti auparavant. La peur de quoi me direz-vous! Sa compréhension l'avait depuis un moment quitté. Une profonde gratitude s'empara de lui à l'égard de Rozaly, si elle n'avait pas été là, il aurait sans doute fait une immense bêtise, laquelle il ne savait pas et ne voulait en aucun cas le savoir. La présence de la jeune fille le réconfortait et la présence d'Alfred quoique agréable submergé Narahin, l'étouffant même, comme l'or de ces après-midi d'été où l'atmosphère est des plus suffocantes.

Des battement d'ailes attira l'attention des personnes assises à la table et Amaris dirigea son regard dans la même direction que les autres. Une chauve-souris apparu et se dirigea vers Alfred. Atterrissant sur l'épaule de son maître, elle avait l'air essoufflé. Les yeux rouges d'Amaris détaillèrent la petite chose gesticulante. Une curieuse envie de lui sautait dessus se fit sentir. L'animal n'avait certainement pas beaucoup de chair. Mais l'instinct de prédateur se réveilla en elle. Intéressait, elle s'approche discrètement et s'assit près de la chaise du brun. La voix de l'animal attisa deux fois plus l'appétit grandissant dans les yeux gourmands du fennec. Son protégé s'en aperçu et se reconnecta immédiatement à son esprit.

**Amaris, arrête-ça!** La voix intérieur de Narahin était impérieuse. Amaris baissa les yeux devant tant d'autorité.

**Excuse moi, mais c'est plus fort que moi, ne t'inquiète pas, même si la bestiole m'attire je ne lui sauterai pas dessus!**

**Tu as intérêt!** Narahin avait dit cela sèchement. Le profond trouble que ressentait Amaris au sein de son protégé lui fit comprendre que cette irascibilité soudaine n'était pas dû qu'à ses instincts animalier.

L'attention de Narahin se reporta vers le visage d'Alfred. Le visage du brun était fin et blanc. Ses cheveux noirs contrastés merveilleusement bien avec sa peau pâle. La profondeur de ses yeux hypnotisait entièrement le jeune homme partagé entre son coeur et sa raison. Son coeur lui disant de se laisser aller dans cette échange électrisant. Alors que sa raison lui commandait la plus grande prudence. L'hésitation se lisait dans son regard. Laissant ses yeux gravés chaque parcelle su visage de l'être parfait en face de lui, il ne voulait pas que cet instant s'arrête mais les petits gémissements de suffisance d'Amaris le retira de sa contemplation. Une immense colère se lisait dans ses yeux lorsqu'il se retourna vers son familier, lui lançant un regard des plus subjectif.

Narahin pu cependant retrouvait un semblant de raison, s'arrêtant enfin de scruter son vis-à-vis. La présence de Rozaly se rappela soudainement à sa mémoire. Elle semblait tout aussi frustré que lui, attendant un signe lui semblait-il. Son esprit lui fit comprendre qu'il fallait brisé la tension qui s'était formé autour d'eux malgré la subite arrivée du familier d'Alfred, Toa.

-Alors Rozaly, tu vas bien.

La voix de Narahin était rauque, on comprenait qu'il essayait de contrôler ses émotions. La phrase du jeune homme n'attendait pas réellement de réponse, c'était juste une exclamation. Reportant son attention vers le brun et son familier.

-Et vous?

Narahin se laissait encore aller mais réussissant tout de même à garder une certaine distance avec les personnes avec lesquelles il parlait.

-Alfred, Roz', parlez-moi un peu de vous!

Sa curiosité était réellement forte mais il la cachait. Essayant d'établir une sorte d'indifférence devant les réponses qu'ils pouvaient lui donné. C'était peine perdu mais gardant contenance, laissa son regard parcourir l'assistance en face de lui.
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MessageSujet: Re: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Mar 19 Jan 2010 - 16:11

Cette demande de la part du jeune homme lui parût déplacé et hostile. Pourquoi voulait il en savoir plus sur moi? Pourquoi paraissait il si gentil alors qu'il y a encore quelques minutes il parlait d'une voix sûre et sur un ton méchant? Je ne le savais pas. Ce changement de comportement me faisait assez peur, à quoi pouvait on s'attendre avec un type pareil? Il pouvait sourire et tout de suite nous mordre, s'en était presque terrifiant. De plus, il agissait sur moi tel un sorcier. Un vrai, un pur. Quel était son pouvoir? Il avait toute mon attention alors que la jeune fille n'avait aucun de mes regards. Chose paradoxale quand on sait que je suis un Quorky. Je suis un séducteur, un Don Juan. Alors pourquoi je n'arrivais pas à être attirée par elle, mais par ce.. Narahin?

Je préférai fixer la table devant moi, plutôt que ses yeux révélateurs. J'avais l'impression qu'il me transperçait. Qu'il me tuait à fines lames dans le coeur. Mais qui était il?

-Et toi, qui es-tu?

Merde! Ma voix avait parlé pour moi. Une voix franche et dure, presque froide. Comment pouvait il me répondre avec ce ton dont j'avais fait l'usage? Quel con! Ah non mais vraiment! Je m'étais à présent mis à le fixer. D'un côté j'étais aux anges, intérieurement, parce que je reprenais l'assurance dont il m'avait privé, mais de l'autre, je devais lui faire peur. Mes yeux noirs le figeaient sur place mais je ne pouvais toujours pas lire en lui comme je le faisait avec tout le monde. Il m'était fermé, comme cadenassé, il m'était impossible à déchiffrer, et cela me perturbait, néanmoins, mon courage et ma vraie nature reprenait le dessus, au risque de paraître pour un monstre.

Je le fixais toujours, à présent, j'adoptais une attitude sûr de moi et arrogante. Mon dos avait retrouvé le dossier de la chaise et j'adoptais une allure nonchalante et révolté. Un combat s'organisait entre lui & moi. Je n'avais pas l'intention de perdre, oh que non! J'étais un Quorky!

Je voulu apporter plus de force à mon égo. J'allais chercher de l'aide, là où je pouvais en trouver. Auprès de notre seul témoin: cette fille effacée à nos côtés. Elle regardait la scène sans rien dire, j'allais la faire participer..

-Hein Rozaly, n'es-tu pas d'accord avec moi?

[Désolé pour cette absence, je suis là maintenant =)]
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MessageSujet: Re: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Jeu 21 Jan 2010 - 4:48

Rozaly était profondément déçue par les derniers gestes de Narahin. Le film d'amour qu'elle s'était crée dans sa tête était brisé en milliers de morceaux . Mais pourquoi devrait-elle ressentir cela? Après tout ce jeune homme était une personne comme les autres, libres de ses actions. Que lui importait de voir que cet enfant, oui le mot était juste, n'arrivait pas à avouer bêtement ses sentiments pour l'autre jeune homme. Et pourtant, elle ne comprenait pas pourquoi elle ressentait cela. En réfléchissant bien, elle remarqua que depuis qu'elle avait rencontré Narahin, elle collectionnait les mauvaises actions. Chaque problème avait une solution, et dans ce cas précis, le problème était Narahin et allait trouver une solution à ce problème.

Elle venait de ranger le dernier livre de l'étagère. Derrières ses mèches noirs, elle aperçue le regard de Narahin qui lisait sur son visage les diverses expressions qu'elle affichait suite à la scène. Ne portant plus attention, elle épousseta ses vêtements. Elle poussa un soupir de fatigue. Les heures de sommeils qu'elle avait ratés se faisaient sentir. Ses paupières commençaient à devenir lourdes. Elle pivota et promena son regard aux alentours à la recherche d'un coin tranquille pour dormir avant de s'arrêter. Juste à côté du jeune homme brun, perdu dans les yeux de Narahin, elle remarqua une petite chaise en bois, idéal pour dormir un moment.

Elle se dirigea vers la table des garçons, souleva délicatement la chaise et s'assit. Elle posa ses coudes sur la table et commença à masser son visage pour dissiper la fatigue qui se manifestait de plus en plus. Ils ne s'étaient pas rendu compte de sa présence et cela était parfait. Ah le silence est magnifique pensa t-elle. Elle allait enfin pouvoir rattraper ses heures de sommeils perdues.

" Pourquoi nous as-tu couvert?"

Elle allait plonger dans un sommeil profond lorsque Narahin, qu'elle qualifia à ce moment là d'imbécile fini, prit la parole. Décidément, il faisait tout pour se faire détester celui-là. Mais cette pensée fut instantanément éffacée par une autre. Le ton avec lequel il s'était exprimé était stupéfiant. On aurait dit qu'il était en colère et qu'il reprochait au jeune homme juste en face de lui de ce qu'il avait fait. Narahin se rendit compte par lui même du ton qu'il avait fait usage. Il parût un moment gêné et il la regarda un moment comme pour lui demander de l'aide, puis il reprit la parole plus calmement.

" Je te remercie, enfin je crois que Rozaly aussi. Mais je suis curieux, tu n'avais pas l'air tout à l'heure de vouloir nous aider."

Ce garçon était tout simplement surprenant! Il fallait qu'il parle d'elle pour se mettre en confiance maintenant! Narahin est incorrigible. Il n'y avait aucun mot pour exprimer les émotions qui traversaient la tête de Rozaly. Mais celui-ci changea soudainement d'expression, comme-ci quelque chose avait réveiller en lui une émotion. L'expression de son visage était passée de la joie à la tristesse. Son visage avait blêmit. Des douleurs passées venaient de ressurgir dans son âme. A ce moment là, elle ressentit de la compassion pour Narahin car elle se reconnaissait dans cette blessure intérieure. Aussi surprenant que cela était, elle eut envie de serrer Narahin dans ses bras pour le réconforter. Chassant cette pensée folle, elle regarda l'autre jeune homme, assis à côté d'elle.

Il restait muet comme si Narahin l'avait tout simplement hypnotisé. De temps en temps, il ouvrait la bouche mais aucun son ne sortait. La scène qui se déroulait sous ses yeux la fit sourire, elle regarda les deux garçons. Ils étaient mignons tout les deux. Les voir ressentir des choses l'un pour l'autre était extraordinaire. Mais malheureusement ils étaient trop timides pour avouer leurs sentiments, et cela était du temps perdu.

" Laisse tomber..."

Il fallait vraiment avoir les oreilles fines pour entendre ce que le jeune homme à côté d'elle avait dit. Sa voix était très faible, étouffée dans sa gorge. Il avait du mal à s'exprimer clairement comme si sa gorge exerçait une pression à l'intérieur réduisant ses capacités vocales. Mais d'un autre côté on aurait dit que Narahin ne représentait rien pour lui, qu'il n'était pas important, et il s'en rendit compte lui-même. Cela avait le don de le gêner. Il s'éclaircit la gorge et reprit la parole plus calmement.

" Je suis là.. non?"

Cette fois-ci, elle n'eut pas la peine de tendre l'oreille pour l'entendre. Il avait parlé très clairement et semblait avoir reprit confiance en lui. Pour se rassurer, il termina sa phrase avec un petit sourire charmeur. A cet instant là, des battements d'ailes se firent entendre. Cherchant des yeux d'où provenait le bruit, elle scruta les alentours avant de s'arrêter. Une chauve sourie planait au dessus d'une étagère et semblait chercher quelque chose. Soudainement, la chauve sourie se rua vers le brun pour se posait délicatement sur son épaule.

" Tu aurais pu me dire que tu partais.. Je t'ai cherché partout à l'école. J'ai du relever ton odeur jusque là!"

La chauve sourie avait une voix très aiguë et perçante. Dans le son de sa voix on pouvait sentir une certaine inquiétude.

" Excuse moi...Tu semblais exténuée, je n'ai pas voulu te déranger.."


Le garçon avait prononcé ces paroles pour rassurer l'animal comme s'il s'adressait à un être humain. Ils étaient adorables tous les deux et ils semblaient être très proches. L'animal regarda Narahin et Rozaly,. Elle vint s'allonger dans les mains du jeune homme brun qui les avaient rejointes devant lui. L'animal poussa un soupir et se remit à parler.

" Bonjour vous autres. Je suis Toa, le familier d'Alfred."

Rozaly lui fit bonjour de la tête avant de se détourner des autres pour s'endormir. A quoi bon continuer à
regarder cette scène si les acteurs sont ennuyeux. Elle était très fatiguée. Elle enfouie son visage dans ses mains et ferma ses paupières pour que le sommeil s'installe. Autour d'elle, il n'y avait que silence. Elle devina que les deux amoureux ne faisaient que se regarder. Elle aussi rêvait d'être dans une situation similaire. Elle repensa aux petits copains qu'elle avait eus dans son monde sans pour autant les aimer vraiment. A vrai dire, Rozaly ne savait pas ce que c'était l'amour, elle n'en n'avait jamais reçu de la part de sa famille.

"Alors Rozaly tu vas bien?"

La voix de Narahin
résonna dans sa tête ce qui la fit réveiller en sursaut. Une voix rauque où on pouvait deviner qu'il essayait de reprendre contrôle de ses émotions suite au beau sourire enjôleur que son brun lui avait adressé. Non seulement ce garçon était immature mais en plus que ça il était mal élevé! Ne voyait-il pas qu'elle dormait? Elle était en train de se ressasser de beaux souvenirs de son enfance et il fallait que monsieur trouve quelque chose à dire pour rompre le silence. et pour couronner le tout,il fallait qu'il lui adresse la parole. Refoulant toute cette colère, elle le regarda le plus normalement que possible pour masquer sa colère puis elle lui sourit. Comme si c'était à prévoir, monsieur n'avait pas pris la peine de continuer à la regarder car son attention était concentrée sur le brun et son familier.

" Et vous?"

L'envie de dormir était passé. Mais elle savait que ce n'était pas suffisant. Elle sortit un peigne de son sac et commença à se peigner les cheveux. Puis elle jeta un coup d'œil dans son petit carnet où elle marquait les petites courses qu'elle
projetait de faire pendant la semaine sans pour autant oublier les jeunes hommes qui continuaient à se regarder sans se lasser.

" Alfred, Roz', parlez-moi un peu de vous!"

Il avait dit cette phrase avec tellement d'enthousiasme qu'un large sourire se dessina sur les lèvres de Rozaly. Pourquoi voulait-il savoir sa vie? Cela ne le regardait aucunement.Un éclat de compréhension brilla dans ses yeux. Elle avait deviné son petit jeu Elle savait à présent qu'il n'était pas digne de confiance et que ce n'était qu'un comédien. Cette gentillesse n'était que mensonge Il voulait qu'elle raconte la mésaventure d'hier soir. Des larmes roulèrent dans ses yeux en repensant aux cadavres. In ne pouvait savoir ce que c'est d'endosser le poids d'un autre meurtre. Il ne connaissait rien à sa vie, et il n'allait rien savoir.

" Et toi, qui es-tu?"

Le brun s'était exprimé avec une telle franchise et dureté qu'on aurait dit que la dernière phrase qu'avait prononcé Narahin l'avait énervé. De plus il ne l'avait pas regardé quand il parla. Il se rendit compte du ton qu'il avait utilisé et il paraissait désolé. Il regarda Narahin. Puis comme si il exerçait un contrôle sur lui- même, le brun se remit convenablement sur sa chaise et adopta une allure nonchalante. Enfin, il se tourna vers elle et plongea son regard ténébreux dans le sien.

" Hein Rozaly, n'es-tu pas d'accord avec moi?"

C'était la première fois que ce garçon s'était adressé à elle depuis qu'ils se sont rencontrés. Elle parût tout d'abord surprise puis lui adressa un sourire. Cette parole permit à Rozaly de connaître un peu plus la personne qui se tenait devant elle. Ce garçon qui s'appelait Alfred était mystérieux. Cette manière de regarder les gens, cette posture, la manière dont il s'exprime, tout ces éléments désignaient un garçon qui aimait les défis et les conquêtes. Mais il ne savait pas qu'il elle était. Elle regarda l'assistance puis dit d'une voix claire.

" Je suis tout à fait d'accord avec toi, Alfred.."

Elle fit le tour de la table pour rejoindre Narahin et s'approcha de son oreille pour lui chuchoter quelques mots devant le regard interrogateur d'Alfred
.

" Un conseil: Tu devrais arrêter de tourner autour du pot et approfondir ce que tu entreprends car pour l'instant c'est encore très vague, si tu vois bien sur de quoi je veux parler..."
.


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MessageSujet: Re: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Mar 26 Jan 2010 - 5:11

Narahin était confus. Que voulait dire Rozaly? Que lui avait-il encore fait? Son coeur s'accéléra. Les pensées se bousculèrent dans sa tête. Se retournant vers Alfred, il le dévisagea, cherchant une réponse dans ses yeux. Mais lui n'avait rien entendu et n'avait certainement pas les réponses à ces questions. Son âme lui disait que Rozaly avait raison, qu'il devait arrêter de tourner autour du pot mais quel pot. Il n'arrivait pas à comprendre ce qui lui arriver. Le conseil de Rozaly le travaillait. Il repensa à sa journée jusque là.

-Roz', je ne voulais pas te vexer, toi non plus Al. Je... Excusez-moi!

Son regard retourna à la contemplation automatique du visage et du corps d'Alfred. S'en était devenu une habitude, le regarder, l'admirer. Son visage pâle transcendait son coeur. L'impression de ne plus pouvoir se passer de sa présence se fit sentir. Narahin eut un haut le coeur. Les yeux d'Alfred lui perforait la peau. Il avait l'impression d'être nu devant lui, comme si il pouvait voir à travers ses vêtements, sa peau, sa chair, ses os, son âme. Son coeur gonflait de tendresse, ses yeux ne fixait plus que les yeux de l'homme en face de lui.

**Ne plus tournez autour du pot, hein**

La réalité le frappa. C'était une belle image. Alfred était le pot de miel et lui l'abeille attirée irrémédiablement par lui. Oui, ''attirer''. C'était de l'attirance. Voilà ce qu'il ressentait depuis tout à l'heure. L'envie de toucher cette peau qui paraît si crémeuse, si tendre, si douce. Narahin sourit. Il avait compris. Tout son être lui hurlait la réponse à ses questions depuis le départ. Mais sa raison avait refusé d'entendre la réponse. Une maladie incurable venait de le frapper, cela s'appelait l'amour. Oui, il était amoureux. Amoureux fou même. Il s'approcha de Roz' et lui murmura à l'oreille dans un murmure.

-Merci Rozaly, vous aviez raison. Tourné autour du pot ne sert à rien. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans vous, il faut croire que vous êtes mon ange gardien.

Narahin sourit. Mais Narahin avait peur. Pouvait-il réellement s'ouvrir au gens de cette manière. Ses anciennes blessures ne se rouvraient-elle pas de nouveau.

**Je suis sur Gamaëlia, je ne suis plus sur terre, les choses ont changé. Les circonstances ont changé. Recommençons à faire confiance, ne serait-ce qu'un minimum.**

Cette résolution prise il se retourna vers Alfred. Le visage souriant mais gardant tout de même un peu de réserve dans ses sentiments. Sentiments très nouveaux pour lui. Le destin lui donnait sûrement une chance de repartir de zéro avec les gens. Son âme meurtrie n'était pas d'accord avec lui, mais il ne l'écouta pas. Son désir d'avancer était plus fort. Son désir d'arrêter de regarder le passé et de ressasser sans cesse ses mésaventures.
**De toute façon le destin, notre destin, c'est nous qui le choisissons!**

Sa contemplation du visage d'Alfred recommença. Mais cette fois-ci, c'est avec un regard sûr et non hésitant. Cherchant à rester aussi fort que son adversaire. Cet adversaire en face de lui le regarder fièrement. Il était gracieux, un être qui se sait beau et qui en jouit. Un être avec une arrogance naturelle. Un être qui défit perpétuellement toute personne osant le regarder dans les yeux. Un homme fort. L'admiration se lisait dans les yeux de Narahin, une envie d'être comme lui, de ne plus se laisser faire.

-Excusez-moi vraiment tout les deux. Avant de vous poser des questions je devrais peut-être répondre aux vôtres sur moi. Je suis vraiment impoli. De plus je me permets de vous tutoyer alors que nous ne nous connaissons pas. Même si nous sommes dans la même classe rien ne permets d'être aussi familier avec vous. En tout cas je suis ravie de faire votre connaissance. Réellement.

Narahin sourit de nouveau. L'un de ses sourires francs qui montre que la personne est sincère. Ce n'était pourtant pas un sourire grand qui ressemble plus à une grimace qu'autre chose. Non, c'était un petit sourire presque énigmatique, charmeur, où toutes les filles ou presque tombent de bonheur. Pour une fois Narahin se sentait vraiment bien. Une bonne atmosphère, enfin on peut appeler ça comme ça. On voyait bien qu'Alfred était quand même tendu malgré son apparence nonchalante.

C'est à ce moment là qu'Amaris vint troublé ses pensées. Amaris sourit intérieurement. Le contentement se lisait en elle. Son petit protégé grandissait et mûrissait. Il faudrait du temps bien sûr pour que ces changements soient vraiment significatifs. Mais c'était un immense pas en avant. Un petit pas pour le monde mais un grand pas pour Narahin osa-t-il penser..

**Dis Narahin.**

**Oui**

**Tu comptes faire quoi maintenant que tu as compris**

Narahin sourit à cette remarque. Franchement il ne savait pas comment réagir. Avait-il le droit de réagir? Quelle preuve avait-il que ce jeune homme l'accepterait? Il n'en avait aucune mais il voulut espérer. L'espérance était un mot longtemps ignorée de son vocabulaire. Désormais, il était son maître d'ordre. Il retourna son attention sur Rozaly, que pensait-elle? Le tenait-elle en estime ou pas? Narahin sourit de nouveau et se concentra sur l'homme en face de lui.

-Et si nous retournions à l'école, vous ne voulez pas. Il commence à se faire tard.

Sa question était destinée au deux personnes présentes mais son attention était fixé sur Alfred. Il s'en approcha et lui frôla légèrement l'épaule. L'envie de le toucher réellement lui titillait l'estomac. Ne pouvant satisfaire cette douloureuse envie de contact. Oh il voulait juste poser ses mains sur les sienne. Juste ça le suffirait pour le moment. Cependant plus que l'attirance physique, il voulait l'avoir pour lui. Que celui-ci ne regarde que lui, ne pense qu'à lui. L'envie que le beau jeune homme devant lui ressente la même chose pour lui. C'est vrai il fallait le reconnaître, vous serez d'accord avec moi, il était un peu trop fleur bleu. Ses pensées étaient un peu trop mièvre ces derniers moments. Il plaignait Amaris de partager ses pensées. Sur le coup on pourrait penser, il y a peine quelques instants il ne comprenait rien et maintenant il agissait ainsi. Ça le fit sourire, un sourire large.

**Est-ce que j'ai une chance, une vraie de réussir à quoique ce soit. Ce sont sûrement des rêves irréalisables.**

Il soupira.

**Tant pis, allons-y à fond et laissons les choses se passer**

Narahin se retourna vers ses compagnons et les regarda, il lança à Rozaly, un regard tendre et amicale alors qu'il lança à Alfred un regard bestial et amoureux. Son sourire s'afficha de nouveau sur son visage. Manifestement, ce sourire s'afficherait de plus en plus souvent sur son visage.
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MessageSujet: Re: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Mar 26 Jan 2010 - 10:48

La seule chose que je voyais en regardant Narahin, m'énervait. Tout son être m'enervait au plus haut point! Il n'arrêtait pas de s'excuser et je dois dire que j'avais horreur de ça. Je ne supportais pas les personnes faibles et qui s'abaissaient comme ça à longueur de temps! Il avait des co****** oui ou non? Bah qu'il le montre! Il n'était rien d'autre qu'un petit vers qui s'excuse de mener son existence au travers des roues qui pourfendent le chemin de la vie! Bon Dieu qu'il se réveille un peu! Ca me dégoûtais les gens comme ça, mais à un point.. Je ne le regardais même plus et c'était à peine si j'écoutais ce qu'il avait à dire. Mes yeux cherchaient du réconfort auprès de cette jeune fille fort agréable à regarder. Elle paraissait un peu plus sûr d'elle après nos petites remarques faites à Narahin, mais elle était toujours aussi.. décallée.. Sans doute de la fatigue, ou bien un petit moral.. Je ne savais pas trop, mais il fallait remédier à ce problème! De plus, mon estomac à moi criait famine! Il fallait à tout prix que je mange quelque chose rapidement, n'ayant pas mangé depuis la veille!

Rozaly... Cette fille m'intriguait. Elle semblait dans un autre monde, totalement à côté de la plaque et très peu intéressé par ce que disait le jeune garçonnet braillard à côté de nous. Je ne lui adressais d'ailleurs plus un regard, n'ayant à présent plus aucun intérêt à mes yeux. Mon attention était porté à présent sur cette adolescente. Aucun style particulier, aucun comportement étrange, aucune agressivité.. Qu'avait elle donc en elle qui justifie sa présence à l'académie? Qu'elle était son but? Autant le Narahin me faisait penser à un vers, autant elle me faisait penser à une fourmis. Discrète et paraissant inoffensive, elle était en réalité une bête monstrueuse et incroyablement forte!

Etait-ce son cas à elle aussi? Peut être.. ou peut être pas..

SOudain, alors que je me balançais sur ma chaise, perdu dans mes pensées, je perçus quelque chose sur moi, quelque chose qui résonnait comme un affrontement, une bataille.. Tel un fauve mes oreilles de dressèrent bien vite pour que je puisse voir de quoi il s'agissait. Je ne pu que sourire en voyant le petit Narahin me fixer. Il me fixait d'un regard étrange, dessiné par un sourire merveilleux. Pas le sens merveilleux: beau; mais plutôt le sens merveilleux: magique et donc d'un côté terrifiant. SOn regard était comme celui d'un lion prêt à sauter sur son steak. Etais-je le steak? Certainement pas, je ne me fais jamais bouffer moi, je suis un Quorky. Autrement dit, en dessous du Dieu. Son sourire indiquait sa faim et il ne rêvait que d'une seule chose: me bouffer tout cru. Ca c'était certain, son regard ne le trahissait pas, il voulait me bouffer métaphoriquement. Autrement dit, je ne sais pas vraiment ce qu'il voulait dans la vraie vie, là, alors que nous étions face à face dans une bibliothèque tôt le matin.

Il ne cessait de me regarder. Je soutins son regard quelques minutes, puis voyant qu'il ne baissais pas les yeux, et trouvant ce jeu ridicule vu l'adversaire qui me trônait, j'y m'y faim dans un sourire d'amusement. Je me leva de ma chaise presque poétiquement et vérifiant que Toa était vivante, la déposa dans ma capuche. Je passa une main dans mes cheveux noirs, alors que la deuxième vint se placer sur mon ventre, remontant mon tee shirt pour me claquer la peau. Je soupira à plusieurs reprises, m'étirant par la même occasion et lança alors, suite à la demande de Narahin de retourner à l'école:

-Moi j'ai un petit creux. Ca vous dit? Il nous reste encore une heure et demie.
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Rozaly Kurazaki
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MessageSujet: Re: Où le désespoir est plus fort que ...[PVAlfred & Roz']   Mer 27 Jan 2010 - 11:58


Pendant un moment Rozaly se demanda qu'elle fût la raison de la présence de ce jeune homme dans ce monde. Narahin n'avait rien de spéciale ni d'intrigant. Il était tout simplement un garçon ordinaire qui n'avait rien à faire dans un monde magique, mystérieux et dangereux comme Gamaelia. Le conseil qu'elle lui semblait le perturbait plus qu'autre chose et cela l'agaçait. Pourtant son conseil était très simple à comprendre. Il semblait que son conseil eut don de l'embarrasser au lieu de l'éclairer. Elle détourna son regard de Narahin qui venait au même moment détourner son regard du sien et qui à présent regardait Alfred comme pour chercher de l'aide.

" Roz', je ne voulais pas te vexer, toi non plus Al. Je... Excusez-moi!"


Réprimer une envie était une torture morale mais aussi physique et en ce moment même Rozaly en payait les frais. Lorsque Narahin prononça ses paroles, la main de Rozaly se dirigea vers les joues d'enfant du jeune homme. Il fallut un effort titanesque pour contrôler cette envie et de calmer les nerfs de son bras. Elle le regardait sans rien dire, mais son regard était assez expressif pour ne pas cacher le dégouts qui se lisait dans son regard. Elle jeta un coup d'œil vers le brun qui lui aussi paraissait agacé par l'attitude de Narahin. Celui-ci toujours dans son monde d'Alice aux Pays des Merveilles semblait comprendre qu'Alfred le dénudait et il eut comme réaction un haut le cœur qui le rendait encore plus ridicule qu'il ne l'était déjà.

Quand à Alfred, celui-ci posa son regard sur elle. Il la regardait avec une attention particulière comme il n'avait jamais eu l'habitude de faire depuis qu'ils se sont rencontrés. Ce regard ne faisait pas que la regarder en tant que fille, non il semblait aller beaucoup plus loin que cela. On aurait qu'elle l'intriguait. Il tentait de lire en elle. Il essayer de distinguer des traits de caractères cachés, de voir qu'elle genre de fille elle était. Mais c'était une peine perdue car Rozaly et ne laissait pas facilement paraître ses véritables émotions.Pourquoi des véritables émotions? Parce que Rozaly avait souvent l'habitude dans son enfance de jouait la comédie et de faire semblant de pleurer, de s'énerver, de sourire...

Elle cessa de regarder Alfred pour regarder Narahin. Celui-ci comme frappé d'un éclat de compréhension, ses yeux s'agrandit en regardant le brun assis devant lui. Il était passé de l'admiration voire même de l'adoration à de la gourmandise. Il ne le regardait plus comme un prince à qui on a une grande estime et qu'on adore comme un dieu. Non on aurait dit que Alfred était devenu un proie. Une proie auquel chaque chasseur aurait eut des fantasmes. Il le regardait comme une bête près à bondir sur sa proie quand celle-ci aurait baissé sa garde. Alfred ne semblait pas comprendre ce qui se passait et Rozaly, dans son intérieur profond était stupéfaite devant ce sourire plein de saveur qu'affichait Narahin.

Puis comme un enfant émergeant de ses rêves, Narahin s'approcha d'elle et lui murmura à l'oreille...

"Merci
Rozaly, vous aviez raison. Tourné autour du pot ne sert à rien. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans vous, il faut croire que vous êtes mon ange gardien."


Il termina avec un sourire. Un sourire qui était faux et qui cacher une peur. Il s'était fait peur lui-même dans sa réaction qu'il avait eu avec elle. Rozaly parut tout d'abord indifférente aux propos qu'avaittenu Narahin avant de lui adresser un sourire chaleureux. Le fait de l'avoir vouvoyer montrer qu'elle lui était d'une importance particulière. Et puis on était pas tout les jours un ange gardien d'un jeune homme immature à qui on lui devait une assistance démesurée en amour.

Il recommença à contempler le visage d'Alfred dont celui-ci parut agacé par son manque
de réaction. Mais il le regardait avec une extrême sureté, dénué d'hésitation. Un regard qui semblait défier l'autre. Narahin voulait ressembler à Alfred. Non seulement il en était fou amoureux mais en plus de cela il le voyait comme un modèle. Un modèle notoire où chaque personne aspire à le ressembler dans ses actions, son attitude...

"Excusez-moi vraiment tout les deux. Avant de vous poser des questions je devrais peut-être répondre aux vôtres sur moi. Je suis vraiment impoli. De plus je me permets de vous tutoyer alors que nous ne nous connaissons pas. Même si nous sommes dans la même classe rien ne permets d'être aussi familier avec vous. En tout cas je suis ravie de faire votre connaissance. Réellement."


Il sourit de nouveau. Ce sourire traduisait une assurance et une sincérité qui on avait du mal à y croire lui appartenait. Un sourire qui était assez charmant d'ailleurs remarqua t-elle. Son regard croisa le sien, qui semblait attendre une réaction de sa part. Elle ne put que lui répondre par un sourire, trop prise au dépourvu par le changement de comportement de Narahin.

"Et si nous retournions à l'école, vous ne voulez pas. Il commence à se faire tard."

Elle savait bien que la question s'adresser aussi à elle mais le fait de voir que son regard n'était posé que sur Alfred l'agaça de nouveau. Il s'était même approcher de lui pour lui frôler l'épaule. Mais bien entendu, elle comprenait son comportement. Il ressentait de l'amour pour Alfred. Peut-être que c'était une mauvaise interprétation de sa part, mais elle ne voyait plus la flamme qui brillait dans les yeux d'Alfred lorsqu'il a rencontrer pour la première fois Narahin. Il ne ressentait plus cette même émotion, cette tendresse particulière, cette attirance pour lui. On dirait que Narahin l'avait déçu. Elle regarda à nouveau Narahin qui le regardait toujours avec amour, et elle ne put que ressentir de la pitié pour lui.

Alfred s'étira et poussa des soupirs comme pour montrer sa fatigue. Elle aussi était fatiguée. Non seulement par la fatigue mais aussi par la faim qui commençait à se faire sentir.

"Moi j'ai un petit creux. Ça vous dit? Il nous reste une heure et demie..."

La proposition d'Alfred était alléchante. Que dire de mieux que de manger avec de nouvelles connaissances? Rozaly se dirigea vers la chaise où elle était assise, récupéra son sac à main en tachant de regarder qu'aucun objet était perdu puis sourit aux deux jeunes hommes.

" Quelle bonne idée Alfred! J'allais justement vous faire la proposition! Manger tous ensemble permettra de mieux nous connaître... Narahin! C'est moi qui paie ton plat!"

Elle ne lui avait pas fait une proposition et donc elle n'attendait pas une
réponse de sa part. Elle était son ange gardien et elle devait prendre soin de lui. Elle était contente de les avoir rencontrés et cela se voyait dans le sourire éblouissant qu'elle les adressait.






Dernière édition par Rozaly Kurazaki le Jeu 4 Fév 2010 - 9:26, édité 5 fois
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