Gamaëlia


 
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 ♥. Vasco Fair .♪

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Vasco Fair
Rockeur ambulant
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Masculin
Nombre de messages : 291
Maison/Métier : Musicien ambulant.
Année d'étude/de pratique : A la vie, à la mort.
Familier : Vitani, renarde rousse.
Date d'inscription : 18/01/2007

MessageSujet: ♥. Vasco Fair .♪   Sam 12 Déc 2009 - 12:21

♥. Identité .♪ :


    ♥. Prénom et nom : Vasco Fair.
    ♪. Date de naissance et âge : Natif d’un premier mai, Vasco a désormais vingt-deux ans… Et interdiction de dire qu’il est vieux, car ce n’est pas le cas !
    ♥. Sexe : Un homme, bien entendu.
    ♪. Métier :Se disant rockeur ambulant, Vasco n’a en réalité pas vraiment de travail à proprement parler. Il serait par ailleurs plus correct de dire de lui qu’il est un artiste itinérant, car il arrive de temps à autres qu’il chante autre chose que du Rock. Petit à petit, il se fait un nom… Qui sait, d’ici peu, peut-être pourrait-il intégrer la guilde des Arimags ?


♥. Physique .♪ :


    Vasco étant un jeune homme de vingt-deux ans, sa hauteur s’est fixée à un mètre quatre-vingt quatre et des bananes. Il est par ailleurs très fier de sa taille, grande et… Fine. Parce que Vasco, c’est loin d’être un tas de muscles, sans pour autant être un gringalet. Non, d’après lui, il a la corpulence idéale. En général, de toutes façon, il aime beaucoup son apparence physique. Décomplexé ? Carrément ! Ainsi, il n’aura jamais mit les pieds dans une salle de muscu. Malgré cela, il sait un minimum se battre : il faut dire qu’il s’est attiré, parfois, bien des ennuis, avec sa façon d’être un peu étrange… Enfin, avouons-le, plus que se battre, c’est fuir qu’il sait le mieux faire. Il est donc très endurant, mais là n’est pas le sujet. Il possède également des mains de pianiste – un peu normal puisqu’il en est un, me direz-vous – aux longs doigts fins.
    Ensuite, il y a son visage. Généralement, ce qui attire le regard, c’est son bandeau : en effet, il a dû se couvrir l’œil droit, duquel il ne voit plus rien, et, du coup, il invente des mensonges à chaque fois qu’on lui demande l’origine de cette… Particularité. Notons tout de même qu’il est toujours aussi surpris qu’on le lui demande et que ses mensonges, s’ils auraient pu tenir la route, se lisent sur son message, comme s’il avait un grand panneau blanc autour du coup avec écrit, en lettres rouges « ATTENTION ! Je mens. ». Pas très pratique, avouons-le. Bref. La couleur de ses yeux, c’est le bleu, un beau bleu encré, quoi qu’ils pétillent la plupart du temps, ce qui peut donner un mélange assez étrange. Ce bleu se marie parfaitement avec le blond de ses cheveux mi-long. Pardon, pas blond ? Certes, ce n’est pas la couleur qu’il avait à la base. Mais hop ! Comme un cadeau pour ses vingt-deux années, il les a teint, et rendus ainsi plus clair qu’il ne les avait jamais eu. N’allez pas croire qu’il en est devenu méconnaissable. Toutefois, cela ajoute à la candeur de ses grands sourires éclatants et de la lueur malicieuse de son regard. Oui, cela lui donne un air plus jeune. Ce n’est pas exactement pour cela qu’il l’a fait, mais cela est loin de lui déplaire. Outre ses airs parfois carrément idiot, Vasco est capable de se montrer très séduisant, et cela se constate bien en voyant le succès qu’il a…
    Niveau style vestimentaire, il ne se casse pas trop la tête : tant qu’il a la classe, ça lui va très bien. Il a bien entendu une préférence pour les vestes en cuir et les vieux jeans, dans lesquels il se sent très à l’aise, mais il sait porter bien d’autres tenues. Ah, dernière chose, il adore porter toutes sortes de chapeau : il faut avouer que ça lui va bien.


♥. Caractère .♪ :


    Vasco ? Si vous êtes un homme un peu trop fier ou une femme qui n’aime pas qu’on la complimente à profusion, je vous conseille de vous référer à la description physique précédente afin de ne jamais, jamais le rencontrer. Vous voilà donc prévenu. Car, il faut dire ce qui est, Vasco est un homme des plus étranges. Commençons par ses modes d’actions envers les filles : il veut leur faire plaisir. Donc, il les complimente, il leur offre des cadeaux, et ce, même si lui même est sur la paille. La seule limite à cela est définie par son complexe d’Œdipe inavoué : si jamais sa mère avait pu lui dire qu’elle n’aimait pas telle ou telle demoiselle, il n’aurait fait aucun effort envers elle. De même, si jamais une femme s’avise de dire un mot de travers sur sa mère, il lui en voudra à mort, et son sexe ne lui accordera pas le pardon du chanteur : c’est d’ailleurs le seul sujet sur lequel il ne pardonne à personne. Bref, s’il peut se révéler très lourd envers ses demoiselles, bizarrement, il plaît généralement beaucoup, et il en est très fier. Il est également très protecteur envers les personnes qu’il apprécie, hommes comme femmes, et ce, même si cela ne se voit pas toujours dans le cas de ses premiers.
    Son attitude envers les hommes ? Il s’éclate. Il invente et raconte des choses sans queue ni tête. Il agit de manière imprévisible. Il est rare de savoir exactement ce qu’il va prévoir. Surtout que, généralement, il ne prévoit rien mais improvise complètement. Ses favoris ? Ceux qui sont trop fier. Parce que, avouez-le, c’est bien plus drôle d’aller taquiner un Oz qui se met à râler tout de suite que quelqu’un d’autre qui ne réagira pas, n’est-ce pas ? Donc, il s’éclate. Parce que, le principe de Vasco, c’est de vivre à fond, de s’amuser, et ce, même si sa vie pourrait en être écourtée. On n’a qu’une vie, dirait-il, et elle peut s’arrêter à tout moments. Alors autant ne pas le regretter quand il devra quitter ce monde pour l’au-delà. C’est bien pour cela que son seul projet à long terme concerne une carrière de chanteur et qu’il vit au jour le jour.
    Malgré ses airs on ne peut plus extraverti, Vasco essaye de cacher le plus possible son passé. Il ne veut pas que quiconque sache quoi que ce soit à propos de sa vie avant Sannom, et plus particulièrement à propos de l’accident et des cinq années qui suivirent. Malheureusement pour lui, il se révèle un piètre menteur, et les seules fois où il a l’air convaincant, c’est pour des bêtises, des histoires incroyables.
    Vasco, c’est aussi un homme bourré de paradoxes : il peut adorer une personne et ne pas regretter de vivre loin d’elle – cela n’est bien entendu pas du tout le cas pour sa mère – et a un pardon d’une facilité déconcertante – pas vrai, Coco ? Il va dire qu’il croit en l’amour plus que tout, et embrasser qui le lui demande parce qu’il trouve que ce n’est pas grand chose. Sa spécialité ? Les critiques et phrases douteuses. Et non, ce n’est pas du tout l’hôpital qui se fout de la charité quand il dira à quelqu’un qu’il est une vraie catastrophe quand il est ivre… Uh uh.

    En résumé, Vasco est un homme imprévisible, tant est si bien qu’il n’est pas très facile à décrire, mentalement parlant. Il a peut-être un petit problème dans sa caboche, en effet, et allez savoir si c’est à cause des cinq années qu’il a passée avant d’entrer dans la capitale ou si c’était déjà le cas à la naissance. Il est gentil, certes. Mais il peut également être très agaçant, que ce soit à cause de son lunatisme suraigu ou de ses critiques tordues ou provocations. D’ailleurs, il a souvent l’air totalement à l’ouest. S’il est totalement stupide ? Non. Il est intelligent. Seulement, il s’est rendu compte que ça l’arrangeait bien de paraître stupide… Comment ça, ce raisonnement est idiot ? Il a juste remarqué qu’en se donnant l’air débile, il évitait souvent les questions qu’il craignait.


♥. Histoire .♪ :



    ♥. Histoire : La passion de Vasco pour la Terre ne vient pas de nulle part. Comment ça, drôle d’entrée en matière ? Très chers, au contraire ! Nous commençons là notre histoire alors qu’Eileen Fair découvrit qu’elle était enceinte. La demoiselle elle-même adorait la Terre, et plus particulièrement son histoire. Assez appréciée de ses voisins, certains, qui venaient de là-bas, lui avaient ramené des livres, des fragments de l’histoire le plus détaillé possible. Toujours est-il que, après avoir découvert qu’elle était enceinte, à côté d’autres petites lubies – il faut croire que le côté un peu fou du rockeur vient de la branche maternelle, et qu’il a juste su le renforcer-, et alors que son mari s’abandonnait de plus en plus à son travail pour être sûr de pouvoir répondre au besoin d’un enfant, elle tomba sur l’histoire de la conquête des Amériques… Et de la route directe tracée vers l’Inde. Oh, qu’elle rit en voyant le nom de l’explorateur ! C’est pourquoi elle demanda à son mari, s’ils avaient un petit garçon, de l’appeler comme lui. Il ne s’y intéressa pas vraiment, donna son accord, et voilà que sa femme était très fière d’annoncer au voisinage – qui saisissait rarement la référence- qu’elle allait avoir un petit « Vasco de Gama »… Elle était persuadée qu’elle aurait un fils, sans trop savoir pourquoi.

    Ainsi naquit le premier et dernier enfant du ménage, dans une petite ville un peu perdue du Nord de Gamaëlia. Il fut tout de suite l’adoré de sa mère, et, sans non plus se planquer constamment dans ses jupons, la tendresse entre eux deux était bien visible. Son père, quand à lui, n’était qu’un habitant de la maison aux yeux du petit garçon. Aussi, il fut bien plus vite habitué à vivre auprès de ces dames, et certain prétendent que c’est à cause de cela qu’il est ainsi aujourd’hui, à toujours vouloir leur plaire. D’autres affirment que c’est à cause de sa mère, qui voulut faire de lui un vrai gentleman et l’éleva dans cette pensée, à tel point qu’on le croirait parfois sorti d’une autre époque. Passons là-dessus, car il ne sert à rien de tenter d’expliquer pourquoi il agit ainsi tant cela paraît spontané. Donc, le jeune garçon grandi avec l’amour maternel tout en ayant aucun lien avec l’homme qui lui avait offert la vie. Très vite, il fut fasciné par le bel instrument que savait jouer sa mère : le piano. Aussi, âgé de quatre ans, il lui demanda de lui apprendre. Elle en fut ravie. La musique les lia plus encore. A peine quelque semaines plus tard, il fit la rencontre d’une jolie demoiselle et de son frère jumeau. S’il était un petit garçon très apprécié, on peut certainement dire que c’était avec Wind et Loki qu’il s’entendait le mieux, et que c’était leur compagnie qu’il préférait.

    Ils entrèrent à l’école une fois âgés de cinq ans. L’école… Ne fut tout de suite pas du goût du jeune Vasco. En effet, mis à part dans les cours de langue qui, étrangement, le passionnait, le jeune homme n’avait aucune envie de s’impliquer et s’ennuyait à mourir. Seule l’étude de la Terre – malheureusement pour ce jeune passionné, très approximative- qu’ils faisaient l’empêchait de ne pas venir en cours. C’est en commençant la guitare, vers ses dix ans, qu’il se dit qu’il ne lui était après tout pas nécessaire d’assister à tous les cours. Aussi cessa-t-il de se montrer présent à certains cours, comme ça. Il ne prenait généralement même pas la peine de se déclarer malade. On lui demanda, bien entendu, pourquoi il agissait ainsi : et il n’eut aucune gêne à répondre qu’il souhaitait devenir musicien professionnel. C’est également à cet instant qu’il trouva l’idée farfelue de se faire appeler « Anonyme », comme ça , « même en ignorant qu’ils parlent de moi, ils le font quand même ! » disait l’enfant. Certains disent que l’influence de sa guitare ne fut pas une très bonne chose, car le jeune homme était loin d’être idiot et qu’il aurait pu devenir un maga tout à fait respectable ; ces gens là prétendent qu’il avait tenu à suivre les voies, pas toujours très bonnes, des terriens qui jouaient de la guitare électrique. Comment ? Oui, j’ai bien dit électrique. Car, en apparence, c’est ce qu’est la guitare, noire et blanche, du jeune homme. Idem pour le son. Mais il n’a pas besoin de se balader avec l’ampli etc, la magie compensant l’électricité. En fait, c’était un artisan de sa ville qui créait ces instruments, et ils avaient immédiatement fasciné le petit garçon qu’était Vasco à cette époque. Ainsi, il passait peu de temps en cours, préférant courir les rues, jouer de la guitare ou, plus rarement car il risquait de tomber sur sa mère, du piano, ou encore se perfectionner dans les langues terriennes. Parfois aussi, il réfléchissait. En fait, il commença à vraiment réfléchir à partir du moment ou Wind commença à ne plus lui adresser la parole, et à l’ignorer, bref, à lui faire la tête.

    Vasco ne savait pas du tout ce qu’il avait fait. Il faisait bien des efforts pour que la fillette lui reparle mais rien n’y faisait et les choses ne bougeaient pas. De dépit, et sans même s’en rendre compte, il chercha à s’approprier un peu Loki pour la rapprocher de nouveau de lui : sans effet. Il se promit alors que, une fois qu’il aurait un niveau suffisant, il irait jouer quelque chose à cette demoiselle. Il travailla d’arrache-pied, manquant plus de cours que jamais : au fond, il devait en être reconnaissant à Wind, car elle lui avait donné un but à atteindre, une chose à poursuivre pour se perfectionner. Ajoutez à cela un don inné pour la musique, et voilà que le jeune garçon, sans non plus maîtriser son instrument à la perfection, fit des progrès sidérant en l’espace de sa première année. Et donc, il finit par venir jouer à sa fenêtre. C’est ainsi qu’ils se réconcilièrent. La vie reprit alors son cours, Wind tentant de défaire les mauvaises habitudes prises par Vasco en le ramenant en cours de force. Parfois, elle y parvenait, et l’on peut dire que, si monsieur a quelques connaissances mineures en magie, c’est bien grâce à elle. Et puis, tout bascula alors que le jeune homme était âgé de quinze ans.

    Son père avait enfin eu des congés, il voulait certainement passer un peu de temps avec la femme qu’il aimait et le fils qu’il ne connaissait pas. Ce n’était pas une bonne idée, en réalité. Sa femme lui en voulait certainement de l’avoir négligée au profit de son travail et ce, même s’il lui avait bien expliqué que c’était dans l’unique but d’offrir une belle vie à sa petite famille. Le fils ? Il considérait qu’il n’avait plus de père, sans pour autant le détester. Non, il s’en moquait, en fait, sa mère lui suffisait amplement. Ainsi l’amour n’était pas vraiment au rendez-vous dans le couple. Vasco, trop jeune ou trop habitué à l’absence d’un père, ne se rendit même pas compte qu’il y avait un froid entre ses parents ou, du moins, qu’il n’y avait pas d’ambiance familiale normale. Sa mère faisait presque comme si son père n’était pas là, en fait, et elle accordait toujours autant de temps à Vasco : et Daniel se mit, peu à peu, à le regarder avec les yeux de la jalousie. Saisissant très vite à quel point sa jalousie était malsaine, il eut un penchant de plus en plus prononcé pour la bouteille… Jusqu’au drame.

    Un soir de fête. Eileen gagnait officiellement un an. Comme cadeau, Vasco, qui composait en secret depuis quelques années déjà, lui avait joué quelque chose de son cru. Une mélodie bouleversante, pleine d’amour. Le père, quant à lui, offrit à sa femme un magnifique collier, au pendentif de diamant. Eileen, si elle l’embrassa pour l’en remercier, passa sa soirée à s’émerveiller sur la création de son fils, et à insister auprès de lui pour entendre ses autres compositions, qu’il lui avait avoué avoir réalisée, presque à contrecœur. Ni la femme, ni le musicien ne remarquèrent le regard brûlant et le nombre de bouteilles offert et consommées par Daniel. Vasco s’absenta l’espace de quelques instants, partant chercher sa guitare pour pouvoir faire écouter quelques morceaux de son cru à sa mère. Il avait à peine posé le pied sur la première marche des escaliers qu’il entendit un bruit sourd, suivit d’un cri déchirant… L’adolescent sursauta, fit volte-face. C’était la voix de sa mère. Il se précipita vers la pièce qu’il venait de quitter. Son père la frappait.

    Son sang bouillonna et, sans même qu’il n’ait le temps de se rendre compte des conséquences dramatiques que pourraient avoir son geste, Vasco s’interposa, dans le seul but de protéger sa mère en larmes. Il devait mesurer une bonne tête de moins que son père, mais cela ne l’empêchait pas de s’imposer comme un ange gardien. Ce fut la pire des douleurs que son père, fou de rage et totalement ivre, lui fit alors subir. Une gifle, d’abord. Une flopée d’insultes. Une seconde gifle. Vasco ne bronchait toujours pas, ne se défendait pas pendant que, derrière lui, sa mère pleurait et priait son mari de cesser, tentait vainement de le faire revenir à la raison. Sans effets. Pire encore. L’homme se saisit d’un couteau, près de lui, trop près… Et ce fut de l’œil droit de Vasco qu’il s’approcha beaucoup trop. Douleur. L’adolescent tomba à genoux alors que son père, que le flot écarlate avait dû ramener à la raison, fuyait trouver la paix dans la chambre conjugale, abandonnant l’arme blanche teintée de rouge sur le sol. Le sang et les larmes se mêlèrent. La rage comme la douleur ne refluaient pas. Et, au cœur de la douleur, il y avait des miettes, d’infimes poussières d’un sentiment qu’il retrouverait quelque mois plus tard, et bien plus intensément, quand il coucherait avec une fille pour la première fois : l’extase. C’est l’impression qu’il reçut alors. En réalité, la douleur le consumait tellement que la moindre trace d’espoir de s’en sortir, ou que tout s’arrête, mais surtout cette souffrance, insoutenable, abominable, était perçue comme un bonheur intense. Une perception étrange ? Et bien, il faut croire que, même dans la douleur, notre rockeur chéri ne fait rien comme les autres.
    Il se sentit partir, plusieurs fois. Mais la douleur le réveillait immédiatement. Heureusement pour lui, Eileen s’y connaissait un minimum en soin. Horrifiée, elle le soigna du mieux qu’elle le pu. Elle parvint à faire cesser l’hémorragie, mais ne put rendre la vue à l’œil droit de son fils. La vue de Vasco étant auparavant troublée par la douleur, la première chose qu’il vit clairement furent les boucles blondes de sa mère et ses yeux d’encre, baignés de larmes. Elle lui nettoyait sa joue ensanglantée. Les deux pianistes se regardèrent sans un mot sur ce qui venait de se passer, sans un mot sur ce qui se passerait ensuite. Mais le jeune homme avait déjà une idée. Et il la mit en application dès que sa mère, lui souriant bravement entre ses larmes, lui demanda d’aller se coucher. Il n’obéit pas. Il avait parfaitement conscience que son père et lui même sous le même toit nuisait au bonheur de sa mère, et l’idée qu’elle soit triste en partie par sa faute ne lui convenait pas du tout. Vasco pensait que tout n’était pas brisé entre ses parents, qu’ils avaient encore moyen de recoller les morceaux… Mais uniquement s’il n’était pas là. Enfin, il était persuadé qu’entre son paternel et lui, il était le plus à même de partir : après tout, sa n’était pas aussi établie, installée que celle de l’adulte, et il était destiné à quitter le cocon familial tôt ou tard. Le moment était venu, juste un peu plus tôt que ce qu’il aurait pensé.
    C’est ainsi qu’il fit ses bagages, ou plutôt, fourra quelques livres et des vêtements dans un sac, cala sa guitare sur son dos et redescendit dans le salon, qui faisait aussi office de salle de musique. Il y récupéra le beau piano qu’il avait eu il y a un moment déjà, vers le début de son apprentissage de ce majestueux instrument, et , après une conversation avec le Puma de sa mère, à qui il pria de l’excuser auprès de la femme, il s’en alla.

    Tant d’événements en une seule soirée… La vie de Vasco s’en retrouva chamboulée, comme vous pouvez vous en doutez. Il eut du mal à s’y adapter, et les cinq années qui suivirent ce drame familial furent chaotiques. Tentons tout de même de les expliquer brièvement. Tout d’abord, il y eut ses rapports envers les femmes : c’est à partir de sa séparation avec sa mère qu’il devint le plus insupportable et, parallèlement, le plus attirant. Si auparavant il n’hésitait pas à glisser un ou deux compliments dans une conversation, ses paroles furent destinées à devenir de vraies odes à la féminité. Par ailleurs, pour ceux que ça intéresse, il coucha pour la première fois deux à trois mois après son départ. Sous ecstasy, ou presque.
    Car oui, la drogue le toucha quelque peu. Choquant ? Vous n’êtes pas au bout de vos surprises, dans ce cas… Il toucha un peu à tout, sans pour autant aller jusqu’à l’héroïne. Parfois, comme la MaryJuana, c’était à cause de ses demoiselles. D’autres fois, il prenait des trucs par dessus la jambe. Dans ce cas, l’ecstasy. Un « ami » qu’il se fit brièvement, en l’entendant se plaindre de la douleur de son œil, lui en passa un peu. Vasco n’était pas dupe et savait parfaitement de quoi il s’agissait. Il le remercia et le prit. Il faut dire, si cela peut l’excuser, qu’il était vraiment au fond du gouffre, car la séparation l’avait déchiré, et qu’il devait se faire violence pour ne pas revenir sur ses pas. Et donc, il était sous ecsta’ quand une amie lui fit une proposition, qu’il accepta dans son état planant, mais, une fois nus, il ne l’était plus. Elle le remarqua, bien sûr, et lui accepta de continuer. Par contre, quand on lui demande de raconter comment s’est déroulée sa première fois, il dit qu’il était sous ecsta… Ben oui, il n’aime pas le concept de la nuit sans lendemain, surtout maintenant qu’il a remonté la pente, aussi préfère-t-il aborder la question sous ce plan. Surtout, il ne fut jamais accro à la moindre substance, même si elles lui amenèrent quelques ennuis. Par exemple, parmi tant d’autres, il faillit se faire tatouer, s’arrêtant juste à temps, tout ça parce que, planant totalement, une amie lui ayant demandé de se faire tatouer son nom sur le dos, il avait répondu un grand « ouuuiiiii ! » avec un sourire bien idiot.
    Il y eut également la cigarette. Il garda longtemps la sale habitude de fumer, tout ça parce qu’une de ses amies, quelque peu après sa première année de vagabondage, lui avait dit qu’elle trouvait ça super classe, un homme qui fumait. Et hop, le voilà qui se mit à la cigarette ! Il ne s’étouffa jamais avec la fumée, et n’eut bizarrement aucun mal à s’y mettre. Parallèlement, il ne ressentait pas de plaisir ou de soulagement particulier dans la cigarette, et ainsi, ne fut jamais accro à la nicotine. Parfois, il fume de nouveau, comme pour se rappeler le bon vieux temps… Oui, il est un peu nostalgique de cette époque, bien qu’il la juge comme la moins reluisante de sa vie. Il avait le mal du pays, alors qu’il errait sur le continent, s’auto produisant afin de gagner un peu de quoi subsister.
    L’alcool également, il y toucha un peu. Vaguement. En fait, il planait tellement avec les quelques pilules qu’on lui proposait – et qu’il acceptait la plupart du temps – qu’il n’en avait même pas besoin pour se réveiller à côté d’une fille dont il connaissait à peine le nom. Et il n’oubliait pas que son père buvait. Donc, s’il acceptait un verre ou deux – il n’avait pas vraiment besoin de plus pour être ivre, de toutes façons -, il n’était pas trop sur l’alcool non plus. Vous me direz, c’était déjà pas mal…
    Donc, dans ces cinq années, Vasco fut totalement à la dérive : à la poursuite de son rêve, il toucha à la drogue, à la clope et coucha un peu avec la première venue. Il sortait avec des filles parce qu’elles le lui demandaient, pour leur faire plaisir, ressentait rarement plus que de la simple affection envers elles. Pardon, j’ai dit qu’il couchait un peu avec la première venue ? J’en oubliait cette fameuse nuit, grâce à laquelle on peut dire même qu’il couchait avec n’importe qui… Un matin, au réveil, il vit un homme, dont il peinait à se souvenir de son nom, partager son lit… Ce fut un léger déclic. Il se demanda quelle bêtise il avait encore faite, et se calma un peu sur les substances pas toujours très licites. Il lui fallut attendre l’arrivée de Vitani pour qu’enfin il se décide à tout arrêter… Sauf la cigarette, qu’il mit plus de temps à quitter pour la raison simple qu’il trouvait que ça lui donnait un style.

    Et puis, il y eut la décision d’aller jusqu’à Sannom. Ce fut Vitani, qui le ramassait à la petite cuillère et tentait de le sortir de son désespoir, qui en eut l’idée. Elle lui rappela qu’il s’agissait de la capitale, et qu’il se ferait certainement plus remarquer là-bas que dans les patelins alentours. Ainsi la petite équipe s’y dirigea, alors que le jeune homme venait d’avoir vingt ans. Sa renarde avait réveillé son ambition. Sans elle, il serait plus encore partie à la dérive. Malheureusement, les vampires avaient alors envahi la ville. Vasco, visiblement imperturbable, fit l’unique souhait que les envahisseur aimaient le rock. Il était remis sur les rails, plutôt assagi sans pour autant avoir grandi.
    Là, il vécut une rencontre quelque peu étrange : il fit la connaissance d’Oswald Roland, qui préfère qu’on l’appelle Oz. Du moins, alors qu’il venait tranquillement de finir une interprétation, Oz vint l’agresser en insultant son nom d’artiste. Après s’être battu puis embrassés deux fois dans la même soirée – d’accord, c’était Vasco qui avait eu l’initiative de ces baisers, mais pour lui, un baiser, ce n’était rien, surtout quand il se souvenait tout ce qu’il avait fait par le passé -, leurs destins semblent liés… Pour le meilleur, pour le pire ? De son côté, en tout cas, l’artiste s’amuse beaucoup des réactions d’Oz, et il trouve on ne peut plus drôle d’attaquer son ego surdimensionné. Maintenant, allez savoir ce que « Coco » pensait de Vasco… Ah, et surtout, n’oubliez pas que, d’Oz à Vasco, s’il dit qu’il le déteste, c’est bien parce qu’il l’aime !
    Deux ans plus tard. Doucement, mais sûrement, Anonyme se fait de plus en plus connaître et reconnaître. Quoi que, pour être reconnu, ça va être un peu plus dur… Puisque monsieur est passé d’une chevelure corbeau à un blond éclatant. Les raisons ? Vous allez rire. Un matin, en se levant, le chanteur se regarda dans le miroir. Ce qu’il y vit, ou plutôt ce qu’il y reconnu, le choqua. Excepté la couleur de ses yeux, son reflet se rapprochait de son père… Il s’en rapprochait même bien trop. Il se précipita alors pour changer de couleur, choisissant la même que sa mère. Car jamais, jamais plus il ne voulait qu’on puisse l’assimiler à son père… Et voilà où il en était, à continuer à aborder toutes les filles qu’il croisait dans l’unique but de les complimenter et à faire des farces parfois bien douteuse.

    ♪. Membres de la famille : Il ne les voit plus puisqu’il a coupé les ponts avec eux, mais présentons-les malgré tout. Il y a sa mère, bien entendu, Eileen. C’était une femme très douce, admirable… Et, car elle n’avait qu’un seul fils, elle chérit Vasco plus que tout autre… Mais son père, Daniel, peut-être jaloux de l’intérêt que sa femme portait à son fils, le haïssait plus que tout… Et c’était réciproque. Daniel est sans doute la seule personne à laquelle l’artiste ne peut pardonner… Un peu normal, dans le fond.


♥. Familier .♪ :



    ♥. Nom : Vitani.
    ♪. Comment avez-vous connu votre familier ? Alors qu’il essayait de se remplir les poches en s’auto produisant, quelques mois à peine après sa défection. Imaginez-vous qu’une prédatrice, le poil blanc souillé de sang, surgit derrière vous sans que vous vous en rendiez compte… Oui, votre public se sauve. Forcément, vous ne pouvez être très content. Mais enfin, heureusement, cet animal aux allures dangereuses se révèle être votre familier, et vous faites la paix.
    ♥. Race : Une renarde rousse.
    ♪. Physique : Plus grande qu’elle ne devrait l’être, elle est intégralement rousse, sauf sur le ventre, le cou et le bout de la queue. Ses yeux sont de la même couleur océan que son humain, et il se trouve que son œil gauche est invalide.
    ♥. Caractère : Ah, que serait Vasco sans cette chère Vitani ! Un cadavre, certainement ! Car oui, elle protège toujours son humain, et mieux encore ! Tente souvent de le ramener à la raison. Bon, elle n’y parvient pas toujours, mais il serait cent fois pire que dans ses pires délires en tant qu’homme ivre qu’il ne l’est déjà sans elle et ce, au quotidien ! Assez patiente, il est parfois même étrange de la voir aux côtés de son humains tant leurs caractères sont opposés. Elle l’aime beaucoup, ça oui, et ne le laissera tomber sous aucun prétextes… Même si elle s’énerve souvent contre lui pour le ramener à la raison… Ou pour l’empêcher d’aller voir ces demoiselles ! Car notre chère renarde est d’un tempérament extrêmement… Jaloux. C’est SON Vasco, quoi ! Et mal avisé sera celui qui se l’appropriera… Ou qui tentera de lui faire du mal : car si le pardon du rockeur est très facile à obtenir, c’est là une toute autre histoire pour celui de son familier… Vous voilà prévenus !
    ♪. Quels sont vos liens ? Malgré les nombreuses promesses de mort qu’il reçoit de la renarde, Vasco est très proche d’elle. Très complice malgré le caractère bien plus posé de l’animal, ils ne pourraient vivre l’un sans l’autre, maintenant qu’ils se connaissent. Leur relation fusionnelle n’empêche cependant pas des disputes, de l’une envers l’autre à cause de son inconscience, et de l’autre envers l’une à cause de son côté rabat-joie.



♥. Autre .♪ :

    ♥. Quelle(s) guilde(s) souhaiteriez-vous intégrer ? Toujours rien x)
    ♪. Comment avez-vous connu le forum ? Ca fait une éternité, et cette histoire n’est franchement pas intéressante x)
    ♥. Autres Il n’est pas nécessaire de relire l’ancienne fiche, car le caractère ne colle plus du tout ( c’est ça d’avoir un personnage qui devient incontrôlable >< ) et que j’ai repris l’histoire dans les plus grandes lignes en ajoutant une multitude de détails qui m’ont bien amusée à imaginer. Cette fiche est donc bien plus complète que l’ancienne, c’est pourquoi quelques petites choses pourraient ne pas coller de celle-ci à l’autre. Il faut considérer la présente comme la bonne puisqu’il s’agit d’une version améliorée de la première =)
    Oui j’avoue, ça se voit que l’histoire c’est ce que je préfère faire XD



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MessageSujet: Re: &#9829;. Vasco Fair .&#9834;   Jeu 14 Jan 2010 - 16:47

cheers J'ai finis de tout lire.
Alors pour moi y'a pas de problème, je te valides et j'ajoutes que j'aime encore plus Vasco maintenant, mais que je ne cautionne pas ses agissements passé.




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Arya Evans
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MessageSujet: Re: &#9829;. Vasco Fair .&#9834;   Ven 15 Jan 2010 - 23:49

Je valide également ! ^^ Par contre notre Vasco de Gama est bien résistant à toutes les substances illicites qui parcourent les rues de notre continent :O


T'es mort
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MessageSujet: Re: &#9829;. Vasco Fair .&#9834;   

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&#9829;. Vasco Fair .&#9834;
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