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 Narahin Menez [en cours]

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MessageSujet: Narahin Menez [en cours]   Mar 2 Mar 2010 - 5:08


Identité :


Nom : Menez

Prénom : Narahin

Date de naissance : 6 juin

Age : 15 ans

Sexe : Masculin

Année d'étude : 1ère année


Physique :

Narahin est un jeune homme de taille normale, soit environ 1m72. Sa silhouette filiforme est très féminine malgré quelques muscles apparents. On pourrait le qualifier de maigre par la présence appuyée de ses os sous sa peau et de ses longs membres fins. Cette peau pâle et diaphane laisse transparaître de fines veines dune teinte bleu vert.
Ses gestes à l'instar de ses cheveux, dansent sur un rythme lent, une triste mélodie. Sa chevelure d'un gris argenté miroitant est très fine pareille à des fils de verre. Il les a gardé très long en souvenirs de sa sœur qui aimait y faire de longues tresses. Son visage elliptique est très fin, de même que ses traits, ce qui lui donnent une apparence fortement androgyne. Le bleu profond de ses yeux en amandes insiste sur son apparence froide et glacée. Ceux-ci, lorsqu'une émotion trop forte le traverse, se colorent de doré. Des sourcils tendres et fins accentuent la profondeur de ses yeux.
Son nez ne jure aucunement avec son visage car il est petit, fin et droit. Ses joues pâles sont légèrement rosées, rehaussant sensiblement sont teint blafard. Ses lèvres fines sont de la couleur d'une rose tendre.
Sa pomme d'Adam apparaît vaguement sous son fin cou. Sur sa cuisse gauche est dessinée à l'encre de chine sous sa peau, un tatouage en forme de papillon.


Caractère :

Narahin est très sensible, un rien peu le faire changer d'état d'esprit. La perte de la seule et unique personne en qui il avait confiance, la seule qu'il aimait ou semblait aimer, la seule qui s'intéressait un peu à lui, l'a profondément fragilisé. Sa sœur. Son unique centre d'intérêt, son centre de gravité. Il l'avait perdu, le laissant dans le néant infini de son esprit. Malgré son enfance difficile, il avait connu un semblant de bonheur avec elle. Un regret sans gouffre lui tiraillé les entrailles. Le rendant très souvent apathique lorsqu'il est plongé dans ses pensées. Néanmoins le repli dans lequel il s'est plongé petit à petit disparaît dans les méandres de son passé.
Nonobstant sa profonde mélancolie, il reste un jeune homme très joyeux. D'une certaine amabilité, on peut compter sur lui. Sa loyauté lorsqu'il la donne est sans faille, il suit la personne et fait tout ce que celui-ci lui demande. D'un naturel gentil, il est très maladroit et blesse souvent son entourage dans ses propos. Une certaine arrogance se dégage de lui, les moments difficiles de sa vie l'ont forcé à paraître plus dure qu'il ne l'est. Mais sa fierté et son égoïsme sont bien réelles. Il en a conscience et cache ce qu'il considère comme des défauts avec plus ou moins de difficulté. Très fier de son frère, jusqu'à le considérer comme un dieu, il ne l'avouera pas, même sous la torture. Son orgueil à ce sujet est très fort.
Il ne sait pas réellement comment se comporter, ce qui provoque divers changements de personnalité et de caractère. Cette instabilité mentale est une faiblesse comme une force. Instabilité résultant de la marque profonde qu'a laissé son enfance martyrisée. Il lui en arrive même de faire des gestes de reculs inconsidérés.


Famille :

- sa mère, Maria Menez. Femme droguée et alcoolique. Narahin l'aime malgré tout ce qu'elle lui as fait.
- son père, John Reaves. Homme dont il n'a jamais voulu s'approcher et qui ne connait pas la vérité sur ses
''bâtards''
- sa sœur, Hina Menez. C'était le centre de son univers, sa sœur jumelle, sa vie par excellence. Elle est morte.
- son frère, Liven Reaves. Liven et son demi-frère ainsi que son cousin. Ayant le même père et des mères qui sont sœurs.

Familier:

Nom: Amaris
Race: un fennec
Physique: Albinos aux yeux pourpre irisés de dorés.
Caractère: Elle est assez ambiguë,elle est tantôt positive, tantôt négative. Du moins, elle dit toujours le contraire de ce que pense Narahin. Elle a toujours un point de vue sur tout. Cet un familier assez calme qui garde un contrôle de soi assez surprenant dans certaine circonstance. Même si elle n'est pas d'accord sur certain point elle ne va jamais à l'encontre des décision de Narahin. Son plus grand passe-temps c'est dormir.
Lien: Ils s'entendent relativement bien, selon les circonstances. Mais en général, elle s'entend très bien avec lui. Elle le canalise lorsque ses émotions débordent. Elle joue son rôle à la perfection.
Comment avez-vous connu votre familier? Je suis arrivé brutalement sur elle alors qu'elle chassait, elle n'était pas contente.

Autre: Maison: Dalavirie
Comment avez-vous connu le forum? : Par l'intermédiaire d'une amie.
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MessageSujet: Re: Narahin Menez [en cours]   Mar 2 Mar 2010 - 6:32

Maman, c'est moi!

Le soleil se couchait. En une froide nuit d'automne, Narahin était assis dans la véranda. Hina, sa sœur était allongé à ses côtés. Leurs corps frissonnaient légèrement malgré la grosse couverture qu'ils avaient trouvé au fin fond d'une armoire. Le ciel commençait à se recouvrir de sa robe sombre et étoilée. La petite véranda où ils se tenaient n'était pourvu que d'une simple plante dans un coin. Celle-ci ne survivait que par
miracle. Contemplant le ciel, la fillette affichait un sourire triste, emplit de mélancolie. Ce fameux sourire présent habituellement sur le visages de vieilles femmes.

Sur leur visages, on ne voyait déjà plus les rondeurs de l'enfance. Du haut de leur 8 ans, on apercevait sous leurs peaux la forme de leurs os frêle. Leurs peaux blanchâtre luisaient sous les rayons de la lune. Narahin avait attaché ses longs cheveux alors que sa sœur les avait laissés lâche. Les cheveux longs de sa sœur ondulait dans la fine brise du crépuscule. Ses yeux pétillants luisaient de malice. Et sa voix. Une voix de petite fille certes mais une voix froide et cristalline comme une eau de source naissant d'un glacier. Une voix qu'on prenait plaisir à entendre. Surtout ses rires. Rires carillonants qui réchauffaient les cœurs. Son corps laissait apparaître plusieurs marques bleus dont l'une plus prononcée sur son épaule gauche. Lui aussi en avait, l'habitude les laissait impassible à ce qu'ils vivaient au quotidien. Un vent glaciale mordait leur chair. Un vol d'oiseau nocturne les fit sursauter.
La nuit était totalement tombé. Les bruits de la ville avait cessé dans ce quartier de la ville. Une moto au loin grondait. Dans le ciel, une étoile filante traversa l'étendue sombre du ciel. Une bouffée d'espoir apparu dans les yeux de sa sœur. Un sourire joyeux sur ses lèvres, elle murmura une demande.

-Na', quand on sera grand, on ira dans un endroit au soleil, près de la mer. On sera heureux tous les deux, n'est-ce pas?

Dans ce genre de cas, les enfants rêvent d'un pays imaginaire, magique, fantastique, ils rêvent d'un certain Peter Pan, de celui qui vivait des aventures merveilleuses dans les livres. Mais que pouvait bien savoir Hina de tous ça. Elle ne connaissait pas Peter Pan ni aucun autre conte, elle ce qu'elle voulait c'était de vivre heureuse, sans les coups, sans les pleurs, sans les cris, sans le froid mordant de la nuit dans ce petit appartement en plein Paris, sans chauffage l'hiver. Leurs vêtements les recouvraient à peine, si on pouvait appeler vêtement ce qu'ils portaient sur eux. Le seul et unique rêve qui hantait les nuits de cette petite fille c'était la mer dont elle avait entendu parler, la mer et le soleil. Cette étoile filante qui n'était désormais plus visible transportait en elle le désir immense et insatiable d'une enfant malheureuse

-Oui, Hina. On ira dans le sud. Là où le soleil brille tous les jours et où on entend la mer, les oiseaux marins et les bateaux quittant le port.

Narahin sourit. Il apprenait. Il travaillait dur. Les rares fois où il avait pieds à l'école, il avait compris que c'était le seul endroit qui lui permettrait de réaliser le vœu de sa sœur. C'était son vœu aussi. Il en avait assez de cette vie qu'il menait. L'impression que même les gitans dehors avait une vie meilleure lui tiraillait l'estomac. Les rêves sont beaux mais l'espoir est vain. Le hurlement soudain de leur mère déchira l'atmosphère paisible de la soirée. Ramenant par la même occasion, les deux enfants à l'amer réalité de la vie. Narahin soupira. Ils se levèrent et entrèrent dans le salon.
La lumière était éteinte mais on devinait la silhouette de leur mère. Maria, leur mère pleurait dans un coin. Sa tête était soutenue par ses mains. Cette comédie tragique, étrange spectacle, se jouait quotidiennement dans leur vie. Cette femme aux cheveux sombres, aux yeux bleus assombris par les drogues et l'alcool, à la peau si pâle était d'une beauté impersonnelle. Les rayons lunaires la frappant accentuaient sa beauté, rehaussant l'irréalité du moment. Des larmes perlaient sur ses joues blafardes. Ses lèvres rosées murmurait des mots inaudibles. Après les cris, les pleurs. Le tableau devant eux aurait pu paraître beau, cependant, cette femme était leur mère. Cette femme aurait du être une puissante mère pouvant les rassurer, leur montrant son amour pour eux. Mais de sa part ce n'était qu'utopie et rien ne changerait. Narahin soupira et s'approcha de sa mère.

-Maman! Calme-toi! Tout va bien, pourquoi tu pleures?

La femme tressauta et planta son regard vide dans ceux de son fils.

-Qui êtes-vous? Ne me touchez-pas? Éloignez-vous de moi? De quel droit êtes-vous ici?

Sa main fut très rapide et gifla l'inconnu devant elle. Une marque rouge apparut sur la joue de Narahin.

-Calme-toi, Mama! C'est moi Narahin!

-Non, je ne sais pas qui vous êtes! Monstre, monstre, monstre, monstre...

Maria devenait hystérique. Elle frappait, encore et toujours, cherchant à faire mal. N'écoutant pas les demandes implorantes de son fils pour qu'elle arrête. Hina, elle, était terrorisée. Des larmes coulaient sur ses joues. Alors dans une bouffée de courage ou encore d'un je-ne-sais-quoi, elle se rua sur sa mère.

-Mama, Arrête, arrête.

La scène se déroula très rapidement. La femme plus forte, d'un coup de la main envoya le jeune garçon contre un mur, sa tête se heurta au mur et il s'écroula inconscient. Sa sœur reçu un bon nombre de coup. Son arcade sourcilière était ouverte, elle pleurait. Maria avait cessé d'hurler. Elle observait la scène et s'écroula. Tremblante, elle se dirigea en rampant vers son fils.

-Mon petit, mon petit, mon petit....

De ses bras fins, elle entoura la tête de Narahin et le berça. Des larmes se remirent à couler.

-Pardon, mon chéri, pardon. Mama a été méchante, pardon.

Hina sécha ses larmes et approcha. Elle s'assit près de sa mère et prit la main de son frère. Elle laissait son esprit sourd, elle ne voulait pas réfléchir à la situation. Ces conditions étaient insupportable. Son monde était si instable. Pourquoi eux, ne pouvaient-ils donc pas être heureux? Le soleil du bonheur ne se lèverait-il pas sur leur cœur assombrit depuis si longtemps!



Là c'est fini!
La cloche sonna. Le bruit des chaises raclant le sol se fit entendre une seconde après. Narahin était debout au fond de la salle, attendant patiemment le départ de ses camarades pour ne pas être bousculé. Le maître se tenait près de la porte, il regardait ses élèves passer. L'expression d'un vieil instituteur fatigué, aimant toujours son travail malgré tout sur le visage. Son regard s'arrêta sur le visage du jeune garçon au fond. Un léger sourire, avant de s'avancer conciliant.

-Narahin, tout ce passe bien?

-Oui Monsieur!

-Vous semblez ailleurs ces derniers temps!

A ces mots il rajouta un geste. Approchant sa main de l'épaule du jeune garçon. Immédiatement et instinctivement, Narahin sursauta et s'éloigna de peur. Son visage pâle blêmit, lui donnant une apparence de mort. Ses yeux exprimèrent un terreur sans fin. Le vieil homme fut surpris d'un tel geste et le détailla puis se reprenant dis d'une voix calme et qui se voulait gentille.

-Ça va! Je ne voulait pas vous faire peur! Qu'est-ce qui se passe? Un problème! Vous êtes si....souvent absent...je...

-Rien Monsieur, rien!

La voix de Narahin tremblait, il était terrorisé.

-Ne me dites pas ça! Vous n'allez pas bien! Quelqu'un vous as fait du mal? Mangez-vous correctement au moins? Votre sœur aussi ne semble pas très bien!

-Laissez ma sœur tranquille! Laissez nous tranquille!

Narahin s'enfuit de la salle de classe, les larmes aux yeux. Les couloirs de l'école semblait sans fin. Les portes se succédant les uns aux autres. Et enfin la sortie apparut. Le symbole de sa liberté. La lumière puis la sortie. La cour, petite cour de récréation où un gigantesque arbre s'érigeait au milieu. L'espace était vide. Se dirigeant vers le portail, il réfléchit à la peur qu'il venait de ressentir. Ne devrait-il pas retourner vers le prof et lui demander pardon? S'excuser de ce comportement étrange! Le courage lui manquait. Ses pas se dirigèrent vers l'entrée. Il s'en approcha lentement, calmement. Au dehors la rue, les voitures, les bruits de la ville, les chiens, les vieilles dames et les mères avec leur bébé dans leur poussettes. N'était-ce pas agréable, si réel! Au coin de la rue, un groupe de collégien. Le même groupe que d'habitude. Son cœur se serra. Une pellicule de sueur le recouvrit. C'était le chemin qu'il devait prendre. Sa sœur l'attendait devant son école et plus loin l'appartement où leur mère était surement endormie ivre morte. Il prit une profonde inspiration. Prenant son courage à deux mains, il s'avança tranquillement, priant pour que les pré-adolescents ne l'interpellent pas. Mais la chance n'avait jamais été avec lui. Le groupe l'aperçu très rapidement. Des sourires sadiques animèrent les traits des jeunes voyous. Immédiatement, il fut entouré. Des gouttes de sueur froide parcouraient son dos. Il déglutit difficilement. Son cœur s'affola par l'excès d'adrénaline dans son sang dû à la peur qu'il ressentait à chaque fois à ces jeunes.


-Alors, la petite vieille, tu as des choses pour nous aujourd'hui!


-Non, je …

-Quoi, qu'est-ce qu'il y a morveux? T'as un problème! Y faut pas oublier qu'ici c'est nous qui dirigeons et protégeons. Tu dois nous payer, l'oublie pas!

-Je sais, mais … là j'ai rien. Je... Demain j'aurais quelque chose, mais là....

-Tss...menteur!

Les collégiens se rapprochèrent de lui et l'un deux attrapa violemment son épaule. Un premier coup partit et atterrit sur sa joue. La douleur le submergea très rapidement. Les coups se succédèrent. Les rires augmentèrent. Une pluie de coups s'abattit sur son corps frêle, le blessant, le brisant, tant physiquement qu'émotionellement. Malgré la douleur, il ne ressentait rien, l'habitude sans doute... N'était-ce pas toujours la même chose? Ils le battraient jusqu'à ce qu'ils en aient marre. Ils en rigoleraient encore pendant une semaine. Les bleus ne disparaîtront que dans un mois, mais ceux-ci seraient très vite remplacés par d'autres. Défaitiste, oui, il l'était. N'était-ce pas normal. Tous les jours ou presque, il recevait des coups semblables. L'hôpital avait l'habitude de ses visites. Tous le monde le connaissait. Ses visites chez l'assistante sociale se faisaient journellement. Enfin les coups s'arrêtèrent. Les rires s'éteignirent. Néanmoins la sensation des mains sur son corps ne disparut pas. Il le fouillait, il fouillait ses affaires. Cherchant quelques pièces afin de l'utiliser à des fins peu recommandables. Narahin eut un petit sourire triste. La douleur irradiant ses membres était devenue si intense, si douce. Il avait fini par aimer cette douleur, la désirait même. Mais il ne l'avait jamais provoqué. Il attendait, il savait qu'elle viendrait, toujours, le sauvant du néant qu'était son esprit. De longues minutes s'écoulèrent, son corps glacé et meurtrit, gisait sur le sol froid et dur de la ruelle. Lentement et grimaçant, il se releva. Il constata les dégâts subit : son sac était en lambeau, tout comme ses vêtements recouverts de sang, il n'avait plus de chaussures. Un soupir s'échappa de ses lèvres bleuit. Pourquoi ce genre de choses lui arrivait-il? Son regard se porta sur les environs. L'atmosphère était calme. Son regard fit un rapide tout d'horizon pour trouver une borne téléphonique. Dans ce genre de cas, il appelait sa tante Elisa Reaves. Elle était toujours d'une grnade aide. Il prit l'argent qu'il avait caché dans le revers de son sous-vêtement en cas de force majeur. Le téléphone était au bout de la rue. Alors, les pas traînant, il s'en approcha. Ses dents grinçaient à force de ne pas vouloir les desserrer pour ne laisser échapper aucun gémissement. Il arriva lentement près du téléphone et il composa les chiffres qu'il connaissait par cœur. Le téléphone à son oreille brisait la paix relative de son esprit. La réalité lui faisait mal au cœur,. Ce cauchemar n'avait-il pas trop duré? Dans le monde des milliers d'enfants vivaient dans des conditions similaires voire pire et pourtant rien ni personne ne fait en sorte que tout ceci cesse! Une telle ignominie! Ce problème sans fond dans lequel se berçait l'humanité toute entière. Des larmes ruisselèrent à ses joues. Le désespoir refit surface, l'horreur de sa vie passait en boucle dans son esprit. Méritait-il d'exister? Une voix douce et mélodieuse retentit à ses oreilles.

-Allo! Bonjour Elisa Reaves à l'appareil!

-Tata, … c'est moi ... Narahin.

Sa voix tremblait. La douleur était trop forte.

-Je...suis dans la … rue. Je vais...à l'hôpi...tal, tu pourrais aller chercher... Hina... S'il te plaît?

-..... Bien sûr mon cœur! Je viendrais te chercher à l'hôpital plus tard, d'accord!

-Merci...

Il raccrocha. La conversation n'avait plus lieu d'être. A la place, ses doigts composèrent un autre numéro. Le centre hospitalier de Paris. Sa seconde maison. La voix basse d'un homme. Une voix reconnaissable entre tous, celui du standardiste de l'hôtel-dieu. Celle de Frank.

-Frank, c'est...moi!

-Nara... tu es où?

-A l'angle de la rue du collège.

-J'envoie une ambulance.

-Ok, je vous attends.

A l'instar de sa tante, il raccrocha aussi sec. Son corps s'effondra dans un bruit mat. La douleur submergeait ses veines. L'une de ses côtes devait perforé son poumon. Sa respiration était très difficile. Des larmes plus grosses ruisselèrent sur ses joues qui devenait de plus en plus pâle. Ce moment lui rappela deux années auparavant où il avait atterrit à l'hôpital à la suite d'un forte dispute avec sa mère. Nous n'étions cependant pas en automne mais en hiver. Il avait froid, le ciel était d'une forte grisaille. N'y tenant plus, il ferma les yeux. Il ne devait pas le faire mais les léger flocons qui s'étaient mis à tomber l'endormirent. Il n'entendit donc pas le bruit de l'ambulance, le bruit des infirmiers se pressant autour de lui. La sensation des mains sur son corps le transportant, rien de tout cela ne lui parvint.
Son réveil se fit dans une chambre blanche. A juste titre, on pouvait l'appeler SA chambre. Un soupir traversa ses lèvres. Ce qui provoqua une vague de douleur dans ses membres. Une conversation attisa son intérêt. La voix de sa tante, d'un médecin, de l'assistante sociale et de SA mère. Sa mère était là. Il ne l'avait presque pas vu depuis plus de deux mois déjà. Elle semblait apparaître et disparaître d'on ne sait où. Mais en ce moment, elle était là. Par l'intonation de sa voix, il semblait qu'elle était sobre et parfaitement calme, enfin façon de parler. Le fait est qu'aucune goutte d'alcool ni de drogue en tout genre ne se trouvait dans son sang. Une larme sortit de nulle part parcouru sa joue. Pour une fois ce n'était pas une larme de tristesse ou de douleur. Non, c'était du bonheur. Sa mère avait fait une cure de désintoxication. La vie n'était-elle pas belle? Depuis leur naissance à lui et sa sœur,, ses yeux n'avait jamais vu leur mère autre qu'une horrible femme. Lui avait tant souhaité n'avoir jamais vu le jour. Mais maintenant, juste pour ça, il était content d'être né.
Les voix se turent. Une porte coulissa. Une femme rentra. Sa mère.

-Mon chéri, tu es réveillé!


-Oui, … Mama!

-Ca va!

-.... Ouui!

Des larmes coulèrent abondamment sur ses joues.

-Pourquoi tu pleures?

-Merci, Mama..... merci d'être ...là

Sa voix s'étouffa sous ses pleurs. Sa joie était profonde. Il sentit de mince bras l'enlacer. Il se perdit dans cette étreinte réconfortante.

-Là, c'est fini, dit-elle dans un murmure.

Enfin du bonheur! Il avait tant rêvé de ce moment. Mais ce n'était que la lune qui éclairait la pénombre de son âme, ce n'était pas le soleil. La vie était injuste après tout. Et elle n'avait pas décidé de rendre heureux Narahin, non loin delà.[/justify]


Dernière édition par Narahin Menez le Jeu 6 Mai 2010 - 11:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Narahin Menez [en cours]   Lun 8 Mar 2010 - 10:35

Ton souvenir...en mon coeur



Debout, les yeux dans le vague, Narahin ne savait plus. A-t-il jamais su quoi que ce soit ? Un immense vide se formait en lui. Tout le monde né seul et meurt seul, n’est-ce pas ? ! Eux, ils étaient nés ensemble … mais il mourrait seul. La preuve ultime de ce fait se tenait devant lui. Le corps de sa sœur sur le sol, reposant dans une marre de sang. Les yeux semi-ouverts, un léger filet de sang provenant de sa bouche coagulé sur sa joue transparente.
Les jeunes du lycée. Ils s’étaient enfuis. Les jambes de sa sœur n’étaient pas aussi rapides que les siennes, il l’avait distancée. Dans le bruit de leur course, son être n’avait pas compris. Ses oreilles avaient peu à peu été mises en sourdine. Le bruit de la respiration haletante de sa sœur allait en décroissement avec leurs pas. Jusqu’à ce qu’aucun ne lui parvienne. La solitude l’avait à ce moment là, accueillit en son sein. Tout son être l’avait ressenti. Son âme s’était déchirée. Que se passe-t-il ? Voilà ce qui le poussa à ralentir la cadence de sa course. Ses pas se firent moins grands. Son corps fini par s’immobiliser. Sa respiration saccadée lui faisait mal à la poitrine. La peur lui tiraillait les entrailles. Ses oreilles bourdonnaient. Le silence assourdissant lui glaçait le sang. Ses poursuivants n’étaient plus derrière lui. Sa respiration se calma légèrement et sa peur fit place à un soulagement. Des larmes de frustration et de peur terminèrent leur course dans son cou. La tension accumulée par cette course poursuite se relâcha, mais tout cela ne fut que de courte durée. Un détail frappa son attention : Hina n’était pas à ses côtés.

**Comment ai-je pu ne pas m’en rendre compte !**

La panique, qui avait légèrement disparu reprit sa place et resserra ses tentacules monstrueuses sur son cœur. Au moment même où il appela sa sœur d’une voie tremblante, un cri perçant retenti dans les rues du quartier. Sans même s’en rendre compte, Narahin s’élança vers cette voix. Son cœur s’arrêta de battre. De nouvelles larmes remplacèrent celles qui avaient déjà séché. Il bifurqua dans plusieurs rues. Sa sœur ne lui avait pas dit qu’elle ne suivait pas le rythme. En aucun cas, le fait que sa sœur ne courrait plus avec lui ne l’avait frappé. C’était de sa faute. C’est lui qui avait voulu marcher en ville. C’était de sa faute si ces jeunes leur en voulaient. La dernière fois, ses poches étaient vides, il ne leur avait rien donné et maintenant ceux-ci lui avait couru après. Ses pas le menèrent vers les pieds d’un bâtiment de 2 étages où l’on accédait au toit par un petit escalier en fer. Il avait beaucoup plut ces derniers jours, les marches étaient sans aucun doute glissantes. Au plus haut de cet escalier le bastingage était cassé et la rambarde de sécurité était branlante. En levant sa tête, son cœur se resserra. Les bruits des pleurs de sa sœur parvinrent à ses oreilles en une symphonie dissonante. Dès lors, ses membres se crispèrent car Hina se balançait dans les airs. Sans doute avait-elle glissé. Ses mains s’étaient raccrochées au bord de la balustrade, ses petites mains frêles étaient ensanglantées. Sans attendre une minute, il monta les marches afin de venir la secourir. Narahin se pencha pour lui prendre les mains. Avec un petit sourire, Hina essaya de l’attraper et ses mains se resserrèrent sur celles du jeune homme.

Tout se déroula très lentement pour les deux enfants. Les mains glissèrent et sans comprendre comment, Narahin vit sa sœur tomber. Leurs yeux ne dévièrent pas l’un de l’autre malgré le dernier cri, de peur, que lança la petite fille. Le sang dans son corps se glaça. Ses pensées étaient figées. Sa sœur, celle qui avait était toujours là pour lui. Elle qui était tout pour lui. Tel un mort-vivant, le corps du jeune garçon descendit pas à pas l’escalier. Ses pas le menèrent près du corps de Hina. Sa tête éclatée sur le sol, ses membres notamment son bras était tordu dans un étrange angle. Des larmes coulèrent sur ses joues. A cet instant, la pluie qui s’était arrêtée pendant leur course se remit à tomber en une fine bruine.
Personne ne pourrait le comprendre à ce moment. Même pas ceux qui avaient déjà perdu une personne chère, car lui c’était son âme qu’il venait de perdre. L’impression que son sang se retirait lente ment de son cerveau, de ses membres, de son cœur, de ses veines. Le corps de sa sœur aussi se vidait de son sang. Cette scène macabre était suffocante. Deux êtres au pied d’un immeuble de quelques étages, au pied d’un escalier branlant. L’un debout et l’autre allongé sur le sol. Les bruits de la ville ne les atteignaient pas dans leur hameau protecteur. Narahin sentait à peine les larmes coulaient sur ses joues blafardes. Un lot d’émotions parcouru son esprit engourdi.

**Que… Hina…Qu’est-ce qui s’est passé ?**

L’incompréhension se lisait sue son visage. Pourquoi sa sœur était allongée dans un bain de sang ? Pourquoi ne se réveillait-elle pas ? Le débit des larmes augmenta. Une scène se jouait en boucle devant ses yeux vitreux. Ses mains qui la lâchaient, son corps sous l’effet de la gravité qui tombait dans le vide pour toucher le sol brutalement. Et sa voix, ce cri qui bourdonnait dans ses oreilles. Cette impression de vide en lui. Un tremblement fit apparaître des frissons sur son corps. Ses membres ne le tinrent plus. Il s’effondra. Un cri inhumain sortit de sa bouche. Les corbeaux et les pies des environs s’envolèrent dans un bruissement d’ailes.
C’est la fin de tout. Le bonheur l’avait abandonné. Le jugeant inapte à être heureux.

- Non, Hina…. Hina … réveille-toi ! Je t’en prie, dis-moi que…

Sa voix se brisa dans sa gorge. Le néant absolu le submergeait. Sa poitrine se surélevait difficilement. L’envie de mourir qui avait disparu revint encore plus forte en lui. Un sanglot fut étouffé dans sa gorge. Le corps froid dans ses bras ne se réveillera jamais plus.
La vie est si fragile. La sienne s’était brisée en des milliers de bris de verre. Pendant une seconde qui paru une éternité, tout se figea. Un cri. Un corps s’effondrant. Et puis plus rien. Rien à part un corps recouvert de sang et un autre allongé près du premier. L’un respirant difficilement et l’autre ne respirant plus. La pluie s’intensifiant et les bruits de la ville reprenant sa place dans l’atmosphère brisée.
Le réveil a toujours été dur, et ce réveil là ne changeait rien à la règle. Des paupières lourdes et un corps ankylosé. Des draps doux recouvrant son corps et ses cheveux étendus sur l’oreiller. Une lumière blanche, un plafond blanc. Et ces petits bips incessants. Ca lui rappelait des souvenirs pas si lointains, des mauvais souvenirs. Le bruit d’une chaise à gauche de lui se fit entendre. Narahin tenta en vain de tourner la tête, mais ses muscles endoloris ne lui répondaient pas. La voix de sa mère parvint à ses oreilles.

- Mon chéri…tu es réveillé !

- Ma…man

Sa voix était roc, prouvant sa non-utilisation depuis longtemps. Le visage de sa mère apparu dans son champ de vision. Un visage triste malgré le léger sourire qui parcourait ses lèvres.

- Où…suis-je ?

Maria ferma les yeux. Sa figure était marquée d’une grande souffrance, une souffrance de mère éplorée. Elle rouvrit ses yeux et ouvrit la bouche pour répondre, mais aucun son n’en sortit. A la place, une larme s’échappa des beaux yeux de sa mère. Son courage réussi à percer la carapace de tristesse malgré tout.

- Ta sœur et toi, vous vous êtes fait brutaliser.

- Elle…va bien !

Une autre larme vint s’écraser sur la main qu’il avait réussi à lever vers sa mère.

- C’était un accident, tu ne t’en souviens pas, elle…

- Elle…

- Hina est…morte

Un silence pesant accueilli la nouvelle. Narahin regarda sa mère. Ses pensées se bousculaient dans sa tête. Sa sœur était morte. Des larmes muettes coulèrent sur ses joues. Fouillant dans ses souvenirs, il tenta de se remémorer les évènements. Sa mère lui avait dit qu’il avait été brutalisé. Par qui ? Quand ? Où ? Et pourquoi ? Malgré ses réminiscences, il ne se rappelait de rien.

- Maman, je ne me rappelle pas…

- …

- La dernière chose dont je me rappelle, c’est notre sortie du lycée. On marchait, on s’est mis à courir, et ensuite…je ne m’en souviens plus.

- Je vois, ce n’est pas grave. Les médecins m’ont dit qu’il y avait des chances pour que tu ne te souviennes de rien.

- Je n’ai même pas pu l’aider, …ni la protéger.

- …

- C’est de ma faute si elle est morte, hein ?

- Ne dis pas ça mon ange ! Tu ne pouvais pas l’aider et ce n’est certainement pas de ta faute.

Elle le prit dans ses bras, asseyant en vain de soulager sa peine, qu'elle même n'arrivait pas à enrayer en elle, qui aurait pu d'ailleurs, perdre un enfant est une épreuve beaucoup trop difficile. Mais Narahin n’écoutait plus : il pleurait. De rage, de tristesse, de pure haine, il pleurait. Il se détestait. Sa sœur, sa petite Hina. Il ne s’en souvenait même pas. Un profond vide avait pris possession de son âme.
Ses larmes se tarirent peu à peu, laissant des sillons de larmes sur ses joues rougies. Ses muscles lui faisaient mal, d’après sa mère il avait dormi pendant 2 semaines. Deux semaines où sont âme avait voguait dans un néant sans fin et sans le soleil, soleil qu’était sa sœur. Il se força à s’assoir, tout en parcourant la pièce de ses yeux ternes, son esprit voletait vers le souvenir de sa sœur et lui assis dans la véranda. La promesse qu’il ne pourrait désormais jamais tenir, Hina ne verrait jamais le soleil se couchait sur l’océan. Elle n’aura jamais quitté Paris, cet endroit si sombre et lugubre. Et lui ne verrait plus jamais son sourire. Les larmes se remirent à couler, en emportant la raison de leur propriétaire avec elles, en les remplaçant par une forte culpabilité.

Narahin ne mangeait plus, ne vivait plus tout simplement. Les jours passèrent et s’étirèrent, faisant défiler les saisons. Tout n’avait plus aucune importance.
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MessageSujet: Re: Narahin Menez [en cours]   Jeu 27 Mai 2010 - 11:36

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Narahin Menez [en cours]
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