Gamaëlia


 
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 .# Caleb Matthew~

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Caleb Matthew
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MessageSujet: .# Caleb Matthew~   Ven 12 Mar 2010 - 17:25



One theme : Sin city – X-Ray Dog
Two theme: Take a bow – Muse


~




Nom ; Prénom.
Matthew ; Caleb.
Prénom donné par son premier tuteur, nom de sa seconde famille.

Date de naissance ; Âge.
7 mars ; 18 ans.
Rien n’est moins sûr.

Sexe.
Masculin.
Il semblerait.

Métier.
Gigolo ; Bras droit du chef des Akaëliens.
Les deux se complétant à la manière de la Lune et du Soleil, se croisent, se lient, sans jamais s’entrechoquer, s’aident l’un l’autre. Une manière de collecter les informations, une manière d’avoir toujours plus de nouveaux clients.


~




Non renseigné.
Les mauvaises langues diront qu’il n’est absolument pas mature.
J’ajouterais tout simplement que Caleb ne souhaite en aucun cas être attaché à quelqu’un d’autre que lui-même.




- You must be crazy ♪
- Et je t'emmerde.


Dernière édition par Caleb Matthew le Mer 14 Avr 2010 - 0:52, édité 10 fois
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Caleb Matthew
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MessageSujet: Re: .# Caleb Matthew~   Ven 12 Mar 2010 - 17:37



Physique.
Vénusté impénétrable.
Charme inconnu.
Classe.

    Je ne sais s’il est juste de qualifier le jeune homme de foncièrement séduisant. Un véritable séducteur possède de vrais atouts, n’est-ce pas, et agit en conséquence, les pose comme armes et enserre ses proies de sa pure beauté.
    Caleb n’est pas comme cela.
    Pas du tout.

    Haute stature et musculature absente.
    Il n’est pas ce que l’on pourrait appeler un monstre de chairs, d’os et de muscles. Il n’est pas non plus un maigre petit homme. Entre les deux, une taille idéale, peut-être, je ne sais pas… Le sommet de son crâne avoisine certainement le mètre quatre-vingt cinq sans toutefois l’atteindre. Probablement un mètre quatre-vingt trois… Ses jambes restent frêles, quoiqu’il eut pour habitude de fuir en courant tandis que sous la peau blême de ses bras, on distingue une très fine musculature, toute en délicatesse et discrétion. Si l’on ne le regarde que très vaguement, de loin, cette finesse n’est pas percevable, rien que sa peau blafarde est bien visible. Mais si l’on s’approche, pourvu que ses vêtements ne le dissimule pas, on peut remarquer de nombreuses cicatrices plus ou moins anciennes, certaines effacées par le temps, d’autres à peine formées boursoufflant sa peau, délaissant le charme de la tendre enfance. Ces cicatrices viennent toutes à peu près de la même période, celle des deux premières années passées chez les Akaëliens, à souffrir les pires bêtises du monde et les violences sexuelles de certains de ses clients.

    Non pas qu’il eut honte de ce corps blessé, bien au contraire, cependant il se plaît à le couvrir de toujours plus de vêtements, tous plus élégants les uns que les autres. Non, en fait, non… Ce ne sont pas les étoffes dont il se vêt qui sont pleines de cette élégance mystérieuse mais c’est bien lui, et son charme ténébreux, qui la leur donne.

    Finesse et grâce retrouvée sur la partie la plus expressive de son corps. Enfin, la moins impassible.
    Les épreuves endurées et le fil des ans ont débarrassé le visage de Caleb de toute trace de l’enfance, même l’adolescence ne se lit plus dans ses traits alors qu’il en sort à peine. En fait, l’âge ne peut se déterminer en le regardant. La force de sa mâchoire relativement carrée ainsi que son nez légèrement aquilin lui donne un air bien plus mûr que celui des autres adolescents de son âge, tandis que la courbe boudeuse de ses lèvres, délicatement teintée rappelle ce qu’il a un jour été. Ses oreilles sont percées sur presque toute leur longueur, laissant le jeune homme osciller entre l’allure rebelle de la tendre jeunesse et celle aristocratique qu’il cherche à se donner avec ardeur.

    Même ses yeux ont conservé une courbe subtile, comme si vraiment tout en lui était soumis à une quelconque privation de nourriture. Bien entendu, il n’en est rien. En apparences, le regard de Caleb est composé de deux perles de bois pétrifié ourlés de désir mal contenu. La puissante passion qui semble animer sans cesse ces yeux est accentuée par les longs et épais cils noirs comme l’ébène qui les ceignent à la manière d’un mur infranchissable. En vérité, il en est tout autrement. Seul un seul de ses iris a ici sa véritable couleur. L’autre, accommodé par magie est en réalité clair comme la neige et bleu comme l’azur. Mais, voyez-vous, les yeux vairons sont un signe bien trop distinctif quand on essaye de faire profil bas, c’est pourquoi un des rares sorts que Caleb maîtrise lui permet de modifier à volonté la couleur trop gênante de cet œil. Et puis, ces œillades langoureuses qu’il consent parfois à lancer à ceux et celles qu’ils considèrent comme porteurs d’informations ne sont rien de plus qu’un jeu, un jeu malsain orchestré par cet ourlet de désir et de rapacité.

    Observez le méandre de sa nuque et ces mèches chocolatées glisser sournoisement le long de ses joues, de son front, de l’arrête de son nez parfois. Autrefois lui tombant entre les omoplates et attachés en catogan serré, ils épousent maintenant parfaitement la courbure de son cou et vont se lover dans le creux de l’épaule. Et même s’ils paraissent lisses de tous côtés, ne vous étonnez pas de les voir doucement boucler lorsque le temps est à la pluie. Quelques fois, pour le plus simple souhait de ses clientes, il se laisse coiffer de manière tout à fait folle et orner de barrettes en tous genres.
    Certaines de ses clientes sont gravement atteintes.

    Toutefois, il m’est impossible de vous détailler tout à fait Caleb sans toucher un mot sur la Halconera, sa précieuse compagne depuis ces premières folles années. Il s’agit d’un fusil un peu particulier conçu par un armurier quelque peu dingue de Sannom et dont la technique de fabrication viendrait de Sombréa. Mais ça, ça n’est qu’une rumeur. Si l’on considère la Halconera dans son ensemble, elle ressemble à une arme parfaitement classique – crosse d’ébène et le reste d’argent- hormis peut-être ces deux canons luisant au Soleil et les deux gâchettes qui les accompagnent. Chacun de ces canons a la capacité d’un tir inédit. L’un peu être chargé de balles standards et tirées avec la puissance d’un fusil ordinaire tandis que l’autre peut-être chargée de magie. Par exemple, si on le charge avec fu feu, il tirera une balle de feu. Ca n’est qu’un exemple car Caleb ne peut exploiter cette caractéristique de son arme puisqu’il ne maîtrise que très très peu de sorts basiques tels que la coloration de son œil bleu.



~


Caractère.
Ténèbres de l’âme,
Lumières de l’esprit,
Hérédité.

    Les apparences sont bien souvent trompeuse, souvenez-vous en.
    Mais dans certains cas, il vaut mieux s’y fier.
    Paradoxe constant.

    N’ayez crainte, jamais la confiance de Caleb n’étreindra vos entrailles glacées. Le jeune homme n’est pas du tout le genre de personne à accorder confiance ou même à adresser la parole à n’importe qui. Question de principes. Et d’expérience également. Tellement de fois déçu, abandonné, trompé par les gens dans lesquels il avait placé toute sa confiance, qu’à présent, la seule personne sur laquelle il dit pouvoir compter, c’est lui-même. Et la Halconera. Son credo en quelque sorte.
    Son cœur est ceint d’une solide carapace de cuir et peu de gens cherchent à la percer car elle est d’apparence inébranlable et indestructible. Cependant, il est une chose à laquelle Caleb ne peut que fondre. Il s’agit de la gentillesse. Mais qui donc aurait l’envie d’être un peu plus qu’agréable avec cet homme plein de vices et mauvaise volonté ? Caleb est allergique à l’amitié et ne souhaite qu’entretenir une relation purement physique avec ses clients et clientes.

    D’ailleurs, cette relation physique n’est rythmée que par une seule et unique chose : la soumission totale du jeune homme. Femmes et hommes peuvent faire de lui ce qu’ils veulent, du moment qu’il obtient à la fin de leur entretien son salaire. Vraiment n’importe quoi. On lui a déjà demandé bien des choses, il a déjà endossé bien des rôles, joué de nombreux personnages, jusqu’à qu’il en oublie sa propre identité. Il n’existe que pour autrui, sans jamais l’approcher de trop près –psychologiquement du moins- et ne considère sa propre existence que comme un moyen pour parvenir à ses fins.
    Jouet de ses clients, il est blessé, torturé, élevé au paroxysme du plaisir, vénéré parfois, somme toute manipulé et bien seul au fond.

    Le seul respect qu’il inspire est la crainte due à son rôle dans la Guilde. Sans cela, personne ne le respecterait, les autres pas plus que lui-même. Pas plus qu’il ne respecte les autres. Cercle vicieux devenant de temps en temps vertueux, catalyseur de sa violence et de sa puissance dévoratrice. Calme parfois, il peut devenir un véritable monstre, pour peu que les circonstances soient dans cette direction, c'est-à-dire, l’alcool, les drogues, médicaments, et si en plus, il est victime d’une énième crise de narcolepsie, sachez que ça n’est pas pour améliorer les choses. Et puis, monstre ne signifie pas toujours violence insatiable, non. Il peut être également d’un cynisme exacerbé, d’une méchanceté indicible ou encore d’une sensualité immodérée.
    Peu bavard mais assez entreprenant, il le devient d’autant plus sous l’emprise d’une quelconque substance ou même au réveil. Sa résistance aux choses qui pourraient l’affaiblir est quasiment nulle et influe énormément sur son comportement. Pour un peu, l’on retrouverait un autre homme, avenant, presque agréable, sexy et incroyablement habile avec les mots.

    En plus de tout ce que peut ingurgiter Caleb en termes de substances plus ou moins licites, le jeune homme souffre indéniablement d’un trouble du sommeil, de la narcolepsie. En plus de s’endormir compulsivement à n’importe quel moment de la journée et de se réveiller avec un mal de tête prononcé, Caleb a de fréquentes hallucinations et les rêves se mêlent parfois à la réalité en une grande cacophonie le perdant toujours plus, le tirant de plus en plus bas sur l’échelle de la décadence. Son traitement, bien trop léger, est pris de manière trop irrégulière pour fonctionner réellement et l’ajout de somnifères n’aide pas vraiment les choses. Car le jeune gigolo aime dormir, c’est incontestable. Sauf bien entendu, lors de ces folles nuits d’amour monnayé qu’il passe en compagnie d’hommes et femmes parfois singuliers.

    Hypocrisie.
    Peut-être est-ce une qualité. Dans tous les cas, Caleb en use continuellement. Il ne montre jamais ces véritables sentiments, préfère les garder enfermés dans un cœur glacé par le temps et ne fait que ce que les autres attendent de lui. Sans pour autant être servile, il ne contredit jamais son seul supérieur, c'est-à-dire le chef de l’Akaëlia, ni ses clients qui peuvent, en sa présence, se rengorger de leur ego.
    Cette qualité est certainement soulignée par une seconde, presque la même en soi, sa grande capacité d’adaptation. Où qu’il soit, avec n’importe qui, il peut être chez lui, se comporter comme tel. Son court séjour sur Terre en est la preuve parfaite, puisque la magie, qu’il maîtrise incroyablement peu ne lui manquait absolument pas et ses activités étaient les mêmes que sur Gamaëlia.


« He will always return. »




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Dernière édition par Caleb Matthew le Mar 13 Avr 2010 - 1:14, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: .# Caleb Matthew~   Ven 12 Mar 2010 - 17:38



Famille.
Sa mère biologique, une prostituée, assassinée.
Son père biologique, non renseigné, probablement en vie.
Son premier tuteur, un vieil ivrogne richissime et endetté, assassiné.
Son père adoptif, père de famille violent, en vie.
Sa mère adoptive, femme douce et élégante, tuée.
Son frère adoptif, aîné de Caleb, décédé.
Caleb. Seul.


Histoire.
Né dans la fange des beaux quartiers de Sannom et abandonné à sa naissance par sa mère, Caleb était destiné dès son plus jeune âge à la mort.
C’était sans compter sur ce vieil ivrogne.
Et Caleb survécut, au-delà de toute attente.




~ Tell me what you want ~
    - Caleb! Caleb, où es-tu? Allez, montre-toi!

    Le Comte Jazz. Une voix caverneuse imbibée d’alcool, une vieille peau teintée par l’âge et flétrie par les ans, une fortune aussi imposante que la stature du vieil homme. C’était l’ivrogne qui avait élevé le petit « orphelin » pendant trois ans et demi.

    - Caleb, on ne joue plus ! Ca fait cinq heures qu’on ne joue plus ! Tu as gagné, sors de ta cachette…

    Il avait annoncé pendant plus d’un an qu’il allait amener le nourrisson à l’orphelinat mais en réalité, il n’en fit rien. En moins de temps qu’il n’en avait fallu pour le dire, ce dernier avait obtenu un prénom à la consonance sourde et une chambre aux couleurs du printemps.

    - Caleb, si tu continues à te cacher, je ne te donnerais pas ce que j’’ai dans la main… !

    Le canapé sans âge tressaillit et une petite tête brune apparut sous l’assise. Caleb.
    Son père adoptif et lui-même avaient passé toute cette matinée de novembre à jouer à la cachette sous le regard implorant de l’enfant. Mais nous étions à présent en fin d’après-midi, Caleb venait tout juste de reparaître à la lumière et Jazz avait troqué son visage jovial du matin pour un masque d’angoisse qui ne s’altéra qu’à peine à la vue de son fils.
    Une main passée sur cette nuque lisse de tout âge.
    L’autre étroitement nouée autour d’un large morceau de papier.

    - Allez, viens t’asseoir à côté de moi, il faut que je te montre quelque chose d’important…

    Petites tapes sur le canapé. Le petit corps de Caleb enfonça imperceptiblement l’énorme coussin molletonné aux côtés de l’imposant vieillard. La main de Jazz se délia et libéra un parchemin bruni gratté d’encre noire. Les phrases aux courbes acrobatiques s’y succédaient, un certain d’objets surannées y étaient listées et le nom de l’enfant y revenait à de nombreuses reprises.

    - Tu n’y comprendras peut-être pas grand-chose, mais à partir de maintenant, ce parchemin est à toi.

    Un grand geste circulaire du bras richement habillé.

    - Tout ici est à toi.

    Silence.
    Soupir.
    Sourire.

    - Il faudrait que tu parles, tu sais…

    Silence.
    Regard absent de l’enfant.
    Il avait toujours été comme cela, absent. Sa langue n’avait jamais articulé un seul mot compréhensible quoiqu’il eut près de quatre ans et avait appris à marcher bien plus tard que les autres petits garçons de son âge.
    N’importe quel parent en aurait été effrayé.
    Sourire attendri.

    - Non… Ne change rien… Reste comme tu es.

    Pas Jazz.

    ~

    C’est ce que Caleb fit tout sa vie. Ne pas changer.
    Le testament du Comte resta enfermé dans un petit coffre en bois d’Océania et le petit garçon prit enfin la parole, deux mois après cet échange qui allait être un des plus décisifs de sa vie.
    Un bout de papier comme destin.
    Des mots comme arme.
    Un testament comme ordre d’expulsion.

    Son premier mot ? Caleb.
    Sa première phrase ? Caleb a faim.
    Une diction parfaite, une voix légère aussi claire que le son le plus pur d’un piano.
    Une voix, une vie.
    Mésaventures.



~


~ It’s over, look out below ~

    - Non…

    Rouge. Noir. Rouge à nouveau. Couleurs démoniaques d’une scène absurde. Blanc. Fausse pureté entachée de sang.
    Evidence.

    - Réveille-toi… Jazz !

    Cris du cœur, pleurs de l’âme, caresses des mains vierges de l’enfant. Et toujours tout ce sang.
    Ils n’avaient même pas pris la peine d’utiliser la magie…
    Pas encore tout à fait conscient de ce qui se passait, Caleb secouait avec toute la force de son jeune âge les épaules sans vie de feu son tuteur.
    Mort.
    Un terme encore dont Caleb venait de faire la connaissance et qui allait l’accompagner toute sa vie durant. Peut-être avait-il été maudit, le jour où sa propre mère l’avait livré à lui-même dans le froid et l’horreur du monde extérieur. Malédiction de voir périr avant lui tous ces gens auxquels il tenait…
    Qui sait ? Peut-être était-ce réellement cela...

    L’enfant s’assit misérablement sur le sol, laissant ses mains choir dans le sang, sirupeux écarlate maître de toute vie s’échappant de la gorge du vieil homme.
    Faiblement, les larmes vinrent, légères d’abord puis allant crescendo à mesure que la clarté se faisait dans l’esprit de Caleb. Plus jamais Jazz ne le regarderait avec ces yeux attendris, plus jamais il ne le serrerait contre son cour dans les nuits noires, plus jamais il ne vivrait.
    Caleb porta les mains à sa bouche.
    Pour un garçon de quatre ans, la mort n’était plus une abstraction romanesque des livres que son tuteur avait bien put lui lire, mais une immense vérité, un monstre aux couleurs du sang et au goût du fer.
    Visage barbouillé de vermillon.

    Rien n’aurait pu laisser supposer que le vieux Comte avait des ennemis, encore moins des ennemis près à l’assassiner sans vergogne. Pourtant, le vieillard avait dû sentir venir sa mort car sur son testament récemment rédigé, il était fait clairement mention de sa mort prochaine.
    Clairvoyance ? Menace ? Allez savoir…

    Son testament, proprement plié dans sa main inerte était constellé d’hémoglobine. Un jour, Caleb s’était amusé à le sortir du précieux coffre où il avait été placé pour y attacher un ruban turquoise. Lubie d’un moment. Qui sauva la vie du parchemin puisque ce fut ce qui attira le regard du petit garçon. Eclat coloré dans cette pagaille de couleurs sinistres.
    A travers les larmes amères et entre deux sanglots angoissés, il tendit sa frêle main ensanglantée vers le dernier cadeau que lui avait fait Jazz. Un cadeau empoisonné.

    Je pense que nous pouvons le dire à présent.
    Le Comte s’était endetté jusqu’à la fin de sa vie et son testament stipulait parfaitement qu’il léguait absolument tout ce qui lui appartenait à son fils adoptif, Caleb. Incluant les lourdes dettes amassées s’élevant à plusieurs milliers de Ryz.
    Une somme considérable à rembourser lorsque l’âge de raison n’est pas encore atteint et que l’orphelinat vous terrifie.

    Car Jazz avait dépeint l’orphelinat à Caleb comme un lieu de tortures atroces, la pire des geôles, un pur enfer au cœur de la capitale gamaëlienne. Un endroit où il ne fallait jamais aller.
    Jamais.
    Même après sa mort.
    Alors, dans un dernier soubresaut de tristesse, l’enfant se leva et s’enfuit dans la rue, laissant son tuteur éteint, gorge béante dans son riche salon.

    La rue, son lieu de prédilection. Là où il avait vu le jour.
    Caleb, quatre ans, parcourant les allées de Sannom.
    Peut-être une chance.

    ~

    Si vous aviez le malheur de retourner dans le morbide appartement quelques heures après, jamais vous n’auriez su ce qui s’y était passé. Le cadavre avait été enlevé, la pièce nettoyer de toute trace de sang suspecte ainsi que le domicile intégralement vidé.
    Comme si personne n’y avait jamais vécu.

    Oubli.



~


~ Bring me to a sea of sugar and spice ~

    Pour un enfant de quatre ans, la rue était un énorme monstre d’acier et de béton présentant sa large gueule avide de la peur infantile. Quoique Caleb fût un peu particulier quant à sa relation avec le monde de l’extérieur, il était un petit garçon comme un autre et tremblait de tous ses membres lorsqu’il arriva, seul, au milieu de la grande allée qui bordait l’appartement vide de Jazz.
    Les larmes s’écrasèrent une à une sur le sol, accompagnées de lents et profonds sanglots dans une symphonie résonnant dans l’air à la manière d’un puissant requiem.
    Caleb commença à comprendre la gravité de sa situation actuelle, bien trop lourd fardeau pour si jeune garçon. Il serra de toutes ses forces le testament du vieux Jazz dans sa petite main encore pleine de sang. Son visage avait d’ailleurs le même aspect que ses mains, triste messager de ce qui s’était passé au numéro neuf de la rue.

    Cependant, personne ne s’arrêta, en fait, personne ne passa, comme si la présence inhabituelle de ce bambin au milieu de la rue avait quelque chose d’inquiétant… Ça l’était, mais qui aurait pu le dire ?

    Après quatre d’attente immobile enfin, une femme passa et s’arrêta à sa hauteur, lui saisissant le visage à demain en pleurant.

    Cette femme complètement folle était celle qui allait à la fois le sauver et le condamner.
    Juliet Matthew.

    « Lucrèce… Lucrèce… Tu es revenu ! J’ai toujours su que tu étais vivant, tu sais ! Que ton père avait fait enterrer un cercueil vide, tout ça, je le savais ! Viens, on rentre à la maison… ! »

    Juliet saisit la main de l’enfant sans en voir la couleur cramoisie.
    Résistance.

    « Mais Madame… Moi, je m’appelle Caleb…
    - Ne raconte pas bêtises Lucrèce ! Tu es mon fils, et tu t’appelles Lucrèce Matthew ! »

    Caleb se laissa convaincre, curieux de cette femme étrange.
    La singularité semblait lui convenir.

    ~

    L’explication à ce comportement, Caleb ne l’eut que bien plus tard.
    Le couple Matthew venait de perdre leur deuxième jeune enfant et il se trouvait que la ressemblance entre le défunt Lucrèce et Caleb était frappante et avait trompé l’œil torturé de Juliet. Evan, son mari, peu convaincu mais aimant plus que tout sa femme, avait accepté ce nouvel enfant qui n’était pas le sien.
    Ils n’étaient pas pauvres après tout.

    La première chose que fit Caleb fut de dissimuler le testament de Jazz.
    Un bien.
    Un mal.

    Les années s’enchaînèrent, monotonie des jours, avec pour seule compagnie celle d’une mère folle, d’un père violent et d’un frère merveilleux.
    Killian.
    Lui, c’était une autre histoire.



~


~ ‘Cause you are my brother under the Sun ~

    Les bougies furent soufflées et les cadeaux déballés.
    Ce fut une belle fête.
    Les sept ans de Killian, tout un événement en soi. La famille plus ou moins proche des Matthew s’était rassemblée dans une petite salle des fêtes louée pour l’occasion. Tout le monde avait passé son plus beau costume.
    Oh oui ! C’était vraiment une bien belle fête d’anniversaire !

    Killian gisait, un sourire béat aux lèvres, au milieu d’une montagne de cadeaux. Il avait été proprement gâté. Chaque personne invitée lui avait fait un présent et dans ce petit trois-pièces flambant neuf et un poil trop grand, il était fier ! Très fier… Cependant, il cherchait des yeux quelque chose, comme si quelqu’un avait oublié de lui offrir son cadeau d’anniversaire. Pourtant, tout le monde était passé devant lui pour le féliciter, après tout, c’était ses sept ans !
    Tout le monde ? Pas vraiment. Dans un coin sombre, posé là par sa mère et oublié de tous, Caleb attendait, rouge de honte, un papier froissé dans sa main. Les larmes étaient sur le point de se déverser en deux cascades silencieuses sur ses joues et ils fixaient à travers ces perles salées son « grand frère » qui recevait tous les honneurs.
    Cela faisait deux ans qu’il avait été adopté par la famille Matthew et on fêtait son anniversaire à lui le 7 mars, jour de son adoption. Cette dernière n’avait jamais été officialisée et on avait toujours présenté Caleb comme le véritable deuxième fils de la famille.
    Ce fut le cas à cet anniversaire.

    Killian repéra son jeune frère et alla, sautillant, vers lui.
    L’amour fraternel qui unissait ces deux là était bien plus puissant que n’importe quel amour, de quelque catégorie qu’il soit.
    Le plus âgé des deux sera son cadet contre lui et prit son cadeau d’une main émue. Caleb pleura, Killian le suivit et personne, dans cette foule, ne remarqua les enfants, dans ce coin sombre, se tenant l’un contre l’autre, larmoyant.
    Dans cette famille, peu faisait attention à Caleb. Tout le monde savait parfaitement qu’il était un enfant de la rue, trouvé par cette femme folle qui servait d’épouse au riche héritier des Matthew. On l’appelait Lucrèce, on le traitait comme l’un des leurs, mais au fond, tout ceci n’était que pure comédie.
    Killian recevait bien plus d’intérêt, après tout, il était celui destiné à hériter de l’entreprise familiale et de toute la fortune.

    Triste destinée.
    Paralysie des avenirs.
    Et s’il fallait simplement un enfant pour bouleverser ce cours des choses ?

    ~

    Ce manège ne dura encore que trois petites années.
    Juliet s’enfonçait de plus en plus dans la folie, Evan continuait d’exprimer sa frustration en maltraitant sa famille, comme d’habitude…

    Vraiment ?



~


~ I got a fight, another fight ~


    Les coups s’abattaient en pluie diluvienne, tristesse de la condition féminine.
    Lequel des deux était le plus fou ?
    Juliet se recroquevilla un peu plus et endura une fois de plus un violent coup de pied dans les côtes.
    Craquement sinistre.

    A quelques mètres de là, Killian et Caleb se tenait, haletants, serrés l’un contre l’autre, rouges encore de la ceinture qui les avait giflés. Leur père, dans accès de fureur démente, se démenait contre sa femme et ses fils, plein de cette ivresse rageuse qui le gagnait lors des trop longues soirées familiales.
    C’était ainsi que finissait la plupart des anniversaires, des dîners entre eux, des sorties au parc, des voyages un peu partout sur Gamaëlia : en terrible massacre qui touchait plus particulièrement son épouse.

    Deuxième craquement.
    Juliet, qui jusqu’ici étouffait ses cris dans son poing pour ne pas énerver plus son mari qui faisait cette fois preuve d’une violence inouïe, hurla de toutes ses forces. Elle roula sur le dos, totalement offerte à Evan qui contracta une fois des plus son visage en un rictus tout simplement horrible.

    « Mais tu vas la fermer, oui !! Les voisins vont t’entendre ! Ferme-la, espèce de dingue ! »

    Enième coup.

    Le mariage de Juliet et Evan avait été un mariage d’amour mais il semblait que toute la passion qui existait dans le couple avait été consumée par la folie de madame et la forte inclination pour l’alcool de monsieur.
    Les nombreuses disputes qui survenaient avaient des motifs divers et variés. Celle-ci ? Killian avait fait tomber un crayon alors qu’il dessinait en compagnie de son frère qui venait tout juste de fêter ses neuf ans. Le bruit insupporta le paternel qui regardait les informations gamaëliennes à la télévision et la télécommande atteint le petit garçon de dix ans à la tempe. Caleb, plein de bonne volonté et débordant d’amour pour Killian, se leva et se jeta sur son père adoptif.
    Ce fut le départ de cet épouvantable bouleversement. La ceinture fut débouclée et les coups distribués en cadence. Son vrai fils échappa de peu à la cécité et l’autre fut atteint si profondément sur l’épaule qu’il lui subsiste aujourd’hui une longue et fine cicatrice blanche.
    Juliet s’en mêla et Evan n’eut de cesse de s’en prendre à elle.

    Inconscience. La jeune femme d’une trentaine d’années à peine tomba dans l’inconscience.
    Dans un accès de délire encore un peu plus prononcé, il alla resserrer ses deux mains autour du cou blanc de sa femme évanouie sous le coup de la douleur et des multiples fractures.

    Mort.
    Pour la deuxième fois dans sa courte vie, Caleb vit la mort en face.
    Les enfants hurlèrent. Se turent à la vue de leur père rouge de colère, de honte, de remords.

    « Vous ne direz rien à qui que ce soit, d’accord ? »
    ~

    Le corps fut brûlé et les cendres enfermées dans une boîte scellé par magie.
    On raconta que Juliet, dans sa folie naïve, avait quitté son mari et été partie vivre sur Terre.
    Tout le monde y crut.

    Pendant encore un an, Caleb vécut dans l’horreur de ce meurtre.
    Killian, lui, dut attendre ses seize ans pour être débarrassé du tyran.

    Leur père était un assassin.



~


~ Give it with dedication ~


    La rue.
    Dit comme ça, on pense immédiatement à de grandes allées lumineuses, bordées d’arbres et de bonheur, passants souriants et couleurs chatoyantes.
    La rue. Les rues. Ruelles sombres et décrépites. Décadence des murs, déchéance de l’âme.
    Un univers dur pour un enfant de dix ans. Un monde plein de possibilités et de risques, attrayant et repoussant à la fois.
    Et puis Caleb au milieu de tout ça.

    Il avait fuit la maison des Matthew et la violence oppressante du père après la mort de Juliet, laissant son cher frère sous le joug du tyran. Peut-être aurait-il plus de chance que lui. Un mal pour un bien, son malheur pour sa liberté conditionnelle. Pourtant, Caleb aimait beaucoup Killian, mais son amour pour lui-même l’emportait sur tout.
    Égoïsme, très certainement.
    Ou alors était-ce son instinct de survie, encore en fonction à ce moment-là ?
    Et puis le monde extérieur lui avait tendu les bras, l’avait accueillit dans son giron malveillant.

    Il avait couru, beaucoup couru, au hasard, au hasard des rues, au hasard de la pensée, comme il le pouvait, comme il l’entendait. Aussi loin que le portaient ses trop jeunes jambes, c’est-à-dire en fait, pas très loin. Au bout d’une vingtaine de minutes, Caleb s’arrêta, essoufflé, en sueur, le cœur lançant sa petite poitrine à intervalles irréguliers.
    Douleur. Il se sentait puissant et faible en même temps, plein de l’ivresse de sa course et revenu à son point de départ. Car il avait tant et tant couru que son propre instinct l’avait ramené sur le seuil marbré de la demeure des Matthew qu’il voulait quitter à tout prix.
    Le premier acte d’une longue liste.
    Totale soumission à la puissance.
    Luttes et conflits s’étaient achevés avec la mort de Juliet. Evan était le plus fort, il fallait s’y soumettre.
    Plus doucement, Caleb s’éloigna à nouveau de son ancien domicile.
    Il avait choisi de fuir et il allait fuir, jusqu’au bout, comme si c’était lui avait tué sa mère.

    Il tourna, vira, fit de nombreuses fois demi-tour, mais gagna enfin son but, les ruelles délabrées de Sannom, où les rebuts de la société gamaëlienne se rassemblaient une fois la nuit venue.
    Son cœur d’enfant ne pouvait s’empêcher d’être attiré par ce cloaque d’ivrognes, de prostituées et autres victimes des substances illicites que ses parents adoptifs lui avaient proprement dissimulé.
    Lorsqu’il arriva en vue de tous ces gens, ce fut comme un coup de poing reçu en plein visage. Dans leurs yeux plus ou moins vitreux, on y lisait la même souffrance que dans les yeux dépareillés de Caleb.

    Soudain, une voix l’interpella, quelque part dans son dos.

    « Hey petit, qu'est-ce que tu fous là? La rue, c’est pas pour les mômes... Alors va-t-en! Ou alors, reste... »

    Son interlocuteur était un homme sans âge, assis contre le mur de pierre décrépi, un mégot de cigarette coincé entre ses doigts crasseux. Caleb fit volte-face et regarda cet homme sans comprendre. Il se planta devant lui, s’assit : il semblait avoir encore des choses à dire.

    « …
    - Tu sembles pas bien bavard… Bha… C’est bien. T’as l’air un peu paumé, non ? Ça te dirait pas que je te guide dans ce monde de fous qu’est la rue ?
    - Ca m’intéresse. »

    Caleb avait décidé de ne plus accorder sa confiance à n’importe qui mais cet homme, devant lui, lui en paraissait digne. Et même s’il se trompait peu, il aurait mieux fallu pour lui ne jamais adresser la parole à ce drogué.
    Mais le mal était fait et cette conversion allait décider de la vie du petit garçon. Oh ! Comme il l’ignorait encore !

    « Pour survivre dans ce monde de chiens, faut t’imposer. Ici, c’est « Marche ou crève », je t’offre une alternative, ne la refuse pas, petit, « Suce ou crève ». Sois fort, fier et tu y prendras peut-être goût. Comment tu t’appelles ?
    - Caleb.
    - Tu me plais, toi ! Tu acceptes ma proposition ? »

    Même si le petit garçon n’était pas particulièrement précoce, il avait plus ou moins compris de quoi il retournait ici.

    « J’accepte. »

    Poignée de main.
    Sourire.

    ~

    Vendre son corps, n’était-ce pas la chose la plus facile à faire pour gagner rapidement de l’argent ici-bas ?
    Caleb allait vite le comprendre. Plus vite qu’il ne l’avait escompté.




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Caleb Matthew
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MessageSujet: Re: .# Caleb Matthew~   Ven 12 Mar 2010 - 17:40

~ Every time, just for time ~


    Caleb se débattait, toujours plus. Il hurlait, donnait des coups de pied dans le vide, versait quelques larmes.
    Cela ne servait pourtant à rien, c’est ce que cet homme voulait.
    C’était ce pour quoi il l’avait si grassement payé.

    Un cri, et puis encore un autre.
    Tout ce ci était joué, parfaitement orchestré et le petit garçon, d’une dizaine d’années seulement, le savait bien. Quoique son intellect ne fût pas très développé, il comprenait que pour réussir, dans ce milieu, la rue, il fallait être prêt à faire toutes les concessions possibles et inimaginables.
    La douleur faisait partie intégrante de ces concessions.

    Le hurlement qui suivit ne fut pas simulé. Il fut fort, puissant, suraigu et cela ne fit qu’attiser l’excitation de l’homme qui le pénétrait violemment.
    Cet homme, entre deux âges, était apparemment un client habituel de la petite entreprise que tenait Zero, le drogué qui avait recueilli Caleb alors qu’il errait dans les rues peu recommandables de Sannom. Il avait envie d’un jeune garçon et le patron lui avait offert son petit protégé sur un plateau d’argent. Et c’est à l’étage d’un vieil immeuble en apparences désaffecté que la première fois de Caleb se déroula. Une première fois violente, sans aucune douceur ni passion.
    Simples pulsions.

    Pendant l’acte, le petit garçon pleura beaucoup, ce qui ne manqua pas de ravir son client. Caleb était bon acteur, mais cette fois-ci, à ce moment précis, plus rien n’était joué. Tout était parfaitement vrai et il ressentait chaque coup comme une pierre de plus ajoutée à l’édifice de sa honte.

    « Sois fier. »

    Les mots de Zero, celui qui s’était occupé de lui, l’avait éduqué pour cela, lui martelèrent l’esprit.

    « Sois fort. »

    L’homme jouit, se retira, se rhabilla, passa une main dans les cheveux de Caleb et s’en alla, laissant l’enfant choir sur ce lit glacial.
    Ses pleurs se calmèrent peu à peu et au bout d’une demi-heure, il put enfin bouger pour passer une tenue convenable et redescendre dans le hall.
    En bas, Zero l’attendait avec un immense sourire et le serra dans ses bras.

    « Tu verras, tu vas vivre les meilleures années de toute ta vie. »

    Caleb sourit à son tour.
    En lui, quelque chose s’était brisé.
    Mais quelque chose venait également de naître.
    Etait-ce là le début du masochisme de Caleb ? Allez savoir…

    ~

    Caleb fut plongé dans cet univers glauque jusqu’à ses douze ans. A cet âge, il commençait déjà à intéresser les femmes par son corps le faisant paraître plus vieux.
    Et puis on le trouva.
    Alors qu’il traînait, seul, dans la rue, avec son sac de vêtements sur le dos, un surveillant de l’orphelinat le trouva.
    Il y fut emmené et sa vie se retrouva entre parenthèses pendant près de deux ans.

    Il alla à l’école, appris certaines choses, en réfuta beaucoup d’autres.
    Après tout, il avait plus d’expérience du monde extérieur que tous les élèves de sa petite école réunis.

    Sa vie repris lorsqu’il eut quatorze ans, qu’il entra à l’Académie et qu’il découvrit cette organisation pour laquelle il allait tout donner.
    L’Akaëlia.



~


~ You, you stole my Brain ~


    La Dalavirie, tout comme l’Akaëlia, lui avait tendu les bras, avait accepté son vrai prénom. Une maison dans laquelle il se fondait à la perfection, restait discret, préférant exercer sa passion destructrice –pour lui-même - à l’extérieur. Il avait repris son ancien job, se complaisant dans la douleur du plaisir interdit monnayé.
    Triste chemin de vie.

    ~

    Voix doucereuse aux sonorités exotiques.

    « Cours Caleb, cours. Il faut leur échapper… »

    Pas précipités, course effrénée, un vieux manche à balai en guise d’arme.

    « Oh oui, Caleb, cours… »

    La magie? Interdite. Pour lui en tous cas. De toute façon, il ne savait pas vraiment s’en servir… Car les sorts fusaient, l’évitant à peine, à la manière d’une grande mascarade. Caleb courait, courait à n’en plus pouvoir, mais un éclat de rire, pur, cristallin, enfantin, vint perturber son chemin de croix. Son rire, qui sortait en flots continus par sa bouche gourmande le portait au comble de l’extase.

    Caleb, quatorze ans, fou.
    Enfin ça, c’est ce qu’on aurait pu penser. Le jeune homme n’était pas fou, il n’avait simplement aucun respect pour son propre corps.
    Soudain, il fit volte-face et défia ses opposants, un sourire léger peint sur son visage qui ressemblait déjà à celui d’un jeune adulte. Ils étaient douze, il était seul, douze hommes le soumettant à un bizutage en bonne et due forme.
    Il allait leur faire voir de quoi il était capable. Les coups partirent atteignant parfois leur cible, la ratant un peu trop souvent. Les sorts répliquaient, brûlants ses vêtements, griffant sa peau déjà très abîmée, glaçant ses doigts. Tout n’était que douleur, douleur profonde et dévastatrice, qui lui arrachait gémissements et sourires. Il aimait ça, ne le cachait pas.
    Bientôt, il fut sur le sol, sous les rires. Lui-même riait. Son corps endolori n’était que blessures, sa tête pleine d’un mal innommable et lui, il riait. Encore une fois, il n’était pas responsable de ce que sa pauvre enveloppe charnelle subissait, rien n’était de sa faute. Comme d’habitude.
    Et ça le faisait mourir de rire.
    Le plaisir fini d’une bagarre achevée, il y avait longtemps qu’il ne l’avait pas éprouvé, tout comme la douleur physique. L’orphelinat ne cautionnait pas ce genre de choses.

    Quelque chose d’apparemment lourd tomba avec fracas à ses côtés. Sa main tremblante et écorchée passa sur ce nouvel objet, sur cette arme qui allait, dès lors, partager sa vie.
    La Halconera.

    « Bienvenue dans l’Akaëlia, Caleb. »

    ~

    L’adolescent se complut dans cette atmosphère viciée jusqu’à que quelques semaine après ce jour, Killian passât ce même rituel.
    Et là, ce fut l’extase parfait.

    Quoique bien moins violent que son, jeune frère, Killian se plaisait également parmi les Akaëliens.

    Rébellion de l’adolescence. Jusqu’à sa mort.
    Proche, trop proche…



~


~ It’s looking like another rupture ~


    Maladie.
    Foutue maladie l’ayant emporté bien trop jeune. Seize ans, c’était jeune, n’est-ce pas ? C’était ce que la plupart des proches de la famille Matthew affirmaient, avec un sourire chargé d’hypocrisie, aux funérailles du petit Killian. Caleb, présent sous son long manteau de cuir, le visage dissimulé par un haut col savait qu’il en était autrement. Killian n’avait jamais été malade, il était d’une constitution parfaite, tout comme lui.
    Un peu plus loin, Evan recevait les condoléances d’un couple d’âge mûr. Le jeune homme serait les poings, attendant le moment propice pour aller les écraser dans le visage souriant tristement de ce père tout à fait indigne. Car de toute évidence, c’était lui qui avait tué son fils, tout comme il avait massacré son épouse. Et elle souriait, cette enflure !
    Le visage de Caleb se crispa.

    Killian avait commencé à manquer leurs rendez-vous quotidiens. C’était il y’a deux semaines.
    Et puis la veille de sa mort, il était venu le retrouver, dans le vieil immeuble désaffecté. Pour la première fois, Caleb passa une nuit d’amour non payée. Il y eut des avantages, il y eut des inconvénients. Etait-ce moral ? Les deux n’en avaient rien à faire. Etait-ce douloureux ? Ca l’était… Infiniment. Pour la première fois, Caleb sentait son cœur éclater, de plaisir et de douleur. Il voyait les marques sur le corps ondoyant de son frère, hématomes sans nombre, plaies béantes, souffrance contenu dans ce long instant de sensualité.
    Ca n’était pas vraiment de l’inceste, n’est-ce pas ?
    Dans tous les cas, ce fut la dernière fois que Caleb vit son frère et amant.
    Le seul amour de sa vie.
    Le lendemain, il apprenait sa mort, survenue au logis familial, la maladie l’ayant, disait-on, emporté.
    Et ces blessures, alors ?

    Toutefois, il ne sut jamais le fin mot de l’histoire.

    Le visage hypocrite d’Evan, cet homme si détestable, à ces funérailles, attisait sa haine naturelle envers lui.
    Mais au fil des mois, il avait appris à doser sa colère, à réduire sa violence, à devenir plus mature, quoique toujours gamin.
    Il tourna les talons après une ultime pensée meurtrière.
    Ca ne serait pas aujourd’hui qu’il se vengerait de son père adoptif.

    ~

    Ni jamais d’ailleurs.
    Evan put rester de ce monde, en toute quiétude, pour seuls fantômes les deux meurtres qu’il avait perpétré.

    Caleb, quant à lui, grandit un peu plus, le souvenir de son frère le taraudant, se fit de plus en plus beau, obtint une clientèle régulière, un territoire de chasse défini. Une jalousie à en mourir.



~


~ You make me violate you, no matter who you are ~


    La mort, encore.

    Saisie à pleine main, la vie se débattait encore, dans quelques spasmes totalement vains. Le sang s’écoulait, putride, du ventre de cette femme. Ses yeux effarés cherchaient encore la lumière dans ces abîmes de ténèbres. Ces gémissements de douleur contenue étaient comme autant de requiem à la gloire de son assassin. La voluptueuse vie s’en allait, jamais plus, elle ne regagnerait ce corps inerte.

    Deux mots. Ce fut les seules choses parfaitement compréhensibles qui sortirent de la bouche déjà bleue de la victime.

    « Mon enfant… »

    Caleb haussa un sourcil.
    Personne ne lui avait dit que lorsque l’on tuait pour la première fois, l’on avait des hallucinations. Pourtant, ces paroles n’avaient aucun sens. Alors, c’était cette insolente qui racontait des…
    Le jeune homme lâcha soudainement la Halconera.
    Non… Cette femme ne pouvait pas être sa mère ! Certainement pas ! Cela aurait été une coïncidence des plus dramatiques…

    Quand il était tout petit, le vieux Jazz avait glissé une lettre à l’intérieur de son testament –qui lui était resté chez les Matthew. Caleb, plus tard, y avait appris ses origines. Ou tout du moins, les en avait déduites. Il savait qu’il avait été abandonné, trouvé dans une décharge. C’était en voyant ses compagnes d’infortune lors de ses début dans le milieu qu’il avait compris. Sa mère avait été une simple prostituée et l’avait condamné à une mort certaine en l’abandonnant.
    Soit.
    Cette nouvelle avait eut sur le jeune homme l’impact d’une goutte d’acide : une grande douleur sur le coup, mais somme toute pas de quoi en faire un drame.
    Et il l’avait oublié, l’avait laissé quelque part, là, dans un coin de son inconscient.

    Et voilà que tout cela ressortait.
    Ces yeux dépareillés qui le fixait, cette main blafarde aux couleurs de la Mort qui s’avançait vers son visage.
    Il avait tué sa mère, sa propre mère. Il ne valait pas mieux qu’Evan qui avait massacré sa famille.
    Il était un monstre.

    Bien entendu, le geste n’avait pas été sans raison.
    Cette femme traînait de plus en plus souvent sur le territoire de Caleb et cela n’avait de cesse d’attiser la colère constante du jeune homme. Que faisait-elle près de ses clients à lui, cette femme trop belle ? C’était la question que se posa inlassablement le gigolo jusqu’à ce jour.
    Une semaine après son apparition, Caleb tira.
    Mort hasardeuse au détour d’une rencontre. Hasardeuse ? Le hasard n’est pas de ce monde, tout n’est que fatalité.
    Les regrets d’avoir abandonné son enfant dès sa naissance avaient saisi la mère de Caleb quelques jours après le fait. Et pendant près de quinze ans, elle avait suivi son fils, sans jamais s’en approcher.
    Fatalité.
    Punition.
    Elle en avait payé de sa vie.

    Je t’aime.

    ~

    Ce ne fut pas vraiment le fait de tuer qui lui fit tout ce mal, ce fut celui d’éliminer la seule personne qui aurait pu peut-être le sauver. Oh non, jamais il n’aurait eut confiance en cette femme qui l’avait livré à lui-même, sans amour apparent. Mais pouvoir se raccrocher à quelque chose, une broutille, lorsque tout va mal, c’était la chose que Caleb quémandait le plus.
    Mal être.

    Les six mois suivants, tout s’enchaîna très vite.
    Une semaine après ce meurtre, il s’endormit en plein milieu d’un cours pratique, échappa de peu à la mort en se jetant du haut du toit de l’Académie, et arrêta de voir ses plus importants clients.
    Tout un lot de mésaventures.

    Et puis un jour de l’année de ses seize ans, comme ça, il partit. Il quitta tout : son école, ses compagnons, ses clients, l’Akaëlia.

    Et il prit un aller-simple pour la Terre.




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MessageSujet: Re: .# Caleb Matthew~   Mer 14 Avr 2010 - 0:49

~ And you threw me, up against the Wall ~

    Les Etats-Unis, il en avait un peu entendu parler à l’école.
    Il n’y avait pas d’autres raisons.
    Par contre, ce que l’on n’apprenait pas à l’école, c’était que cet immense pays avait comme grand inconvénient d’être particulièrement ennuyeux. Incapable de se faire à l’anglais, Caleb avait bien vite fait quelques recherches sur d’autres patries d’accueil.
    L’une d’entre elles avait ravivé son exaltation éteinte.

    Oui, tout allait se jouer en Italie.

    ~

    Accoudé langoureusement à un bar romain, Caleb contemplait avec envie l’étalage d’alcools qui se dressait devant lui. Malgré son passé, il n’y avait jamais touché. Peut-être un principe qui allait dès lors voler en éclats. Une main déterminée alla piocher parmi les nombreuses coupures qui garnissaient ses poches. Cet argent, il l’avait gagné le plus simplement du monde, avec ce qu’il savait faire de mieux : coucher à droite et à gauche. Sa capacité d’adaptation était exceptionnelle et il avait réussi à se faire une clientèle régulière en peu de temps.
    Pas très fréquentable, la clientèle.

    « Servez-moi votre meilleure liqueur. »

    Un italien parfait.

    Quelques heures plus tard, il était un autre homme.
    L’alcool avait radicalement changé son comportement et il se pavanait, tel un prince au beau milieu de ses courtisans. Il y eut de nombreuses propositions, quelques prises de drogues et ses médicaments avalés pendant cette mascarade n’avaient pas arrangé cette conduite qui lui ressemblait si peu.
    Les coucheries s’étaient enchaînées, ses poches remplies, sa tête bien, bien lourde.

    Et puis il s’était engagé, aussi.

    Engagé ? Mais engagé pour quoi ?



~


~ You can’t take me, I’m free ~


    Il y avait des avantages à coucher avec des membres de la Mafia.
    Il y avait aussi beaucoup d’inconvénients. Surtout quand on était ivre.
    Mais de tout cela, Caleb n’en avait cure : il se moquait ouvertement de ce qui pouvait se passer sur Terre, aucun lien de le rattachait à ce monde.
    Alors, un terrien de plus, un terrien de moins, où était la différence ?

    Sa puissance destructrice avait regagné son être et il s’en donnait à cœur joie, oh oui, à cœur joie.
    La Mafia avait tant de possibilités !

    Le sang était devenu une drogue comme une autre et il se répandait si fréquemment sur ses blanches mains qu’elles avaient finies par garder une constante teinte vermillon.
    Une trace peu discrète quand on était poursuivi par la police, n’est-ce pas ?

    Les meurtres se suivaient, ses techniques d’assassinat s’affinaient et sa sensualité gagnait toujours plus de terrain sur son visage d’enfant.
    A dix-huit ans, Caleb avait un nombre impressionnant de morts, chacune moins bien justifiée que l’autre, sur ses frêles bras.
    Et alors ? Il n’était pas chez lui.
    Après tout, il allait rentrer, oui, il allait rentrer, c’était son souhait.

    ~

    L’air était devenu trop lourd, le monde trop dangereux pour Caleb.
    Et puis, il avait un objectif, une sorte de pari avec lui-même, qu’il se devait d’accomplir.

    Etait-il calme ? Oui.
    Etait-il fort ? Plus ou moins.
    Etait-il fou ? Indéniablement.
    Mais aussi incroyablement peu doué en magie et ambitieux. Pour une fois.

    Il retourna sur Gamaëlia.
    Pour le meilleur.
    Surtout pour le pire.



~


~ After all, my time is coming ~


    Caleb avait su faire ses preuves, c’était évident.
    Combiner son métier et son nouveau rôle au sein de l’Akaëlia avait été des plus simples. Ne pas se faire massacrer également. Car, ne l’oublions pas, il avait déserté, tout simplement.
    Mais le dirigeant de la Guilde avait changé, les mémoires en même temps. Une bonne occasion pour se faire oublier et revenir, changé, avec une ambition en tête.
    Ce fut la seule, il obtint ce qu’il voulait : être intouchable. Ou presque.

    Devenir le bras-droit du nouveau chef.
    Servir d’informateur à la Guilde.
    Un rôle passionnant en soi.

    Aux yeux de tous, du peuple, il menait une vie tout à fait banale, vivait à l'auberge, alimenté par un quelconque parent.

    La vie reprenait, souillée, chargée de regrets et de remords, mais elle reprenait, sur cette terre natale.


« Le hasard n’est pas de ce monde.
Tout n’est que fatalité. »



~




Guilde.
Officiellement, Sans-Emploi.
Officieusement, Akaëlia.

Depuis quatre années, avec deux ans de répit en plein milieu. Les a-t-il déjà réellement quittés ?

Connaissance du forum.
Tenue secrète.
On peut dire ça comme ça, en effet.


Go forward, Caleb.


Spoiler:
 




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Dernière édition par Caleb Matthew le Jeu 15 Avr 2010 - 22:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: .# Caleb Matthew~   Mer 14 Avr 2010 - 23:16

Je zappe le traditionnel bienvenue, tu m'en voudras pas hein Razz

Pauvre Caleb T.T T'as été méchante avec lui >< Encore un fou xD On va plus avoir que ça ici si ça continue xD Ce serait plus un forum de magie mais un forum psychiatrique... Ca fait peur. Mais c'est drôle.

Bref, aucune surprise si je te dis que cette fiche est validée hein x) Attends néanmoins une deuxième validation. On ne sait jamais.

Ah, et je t'annonce aussi que vu que nous avons des membres de l'Akaëlia qui se pointent, la chasse reprend ^w^ Arya va s'amuser.


T'es mort
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MessageSujet: Re: .# Caleb Matthew~   Mer 14 Avr 2010 - 23:47

Merci \o/

J'ai quand même eu peur que l'histoire ait des trucs à redire, mais je crois que j'en aurais fait une syncope xD
Pis bon, je le trouve pas si torturé que ça, le Cachou... >w<
(moi, je trouve qu'un forum de psychopathes, ça serait une bonne chose... Histoire d'évacuer nos pulsions meurtrières xD

Et je REFUSE qu'on prenne mon bébé en chasse, c'est si... ça, c'est cruel en fait Sad

Ah ouais, au fait o/
Oz m'avait parlé du fait qu'il fallait une couverture au petit Caleb, vrai?




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MessageSujet: Re: .# Caleb Matthew~   Jeu 15 Avr 2010 - 21:56

Bah sa couverture en l'occurence c'est gigolo, donc chez les ryzeurs d'or... (Oui parce que je vois pas où autrement et que c'est une certaine forme de commerce). La couverture c'est tout simplement une autre activité, en plus de l'Akaëlia... Même sans emploi ça marcherait.

Pas si torturé que ça ? T'as vu son histoire ? ><
(Vas-y fais ce forum et je me pointe avec un perso style Kimblee °°)

Qu'on le prenne en chasse, curel ? --'
C'est ce que je vais faire alors J'vais t'bouffer

(Cachou xDDDDDDDDDDD)


T'es mort
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MessageSujet: Re: .# Caleb Matthew~   Jeu 15 Avr 2010 - 22:12

Haan! J'avais cru comprendre qu'étant AUSSI une activité illicite, la prostitution ne pouvait pas constituer une couverture donc j'ai rajouté à la va-vite le boulot d'antiquaire à mi-temps "pour le faire", quoi...
Donc, ça, je peux l'enlever? C'est pas que ça me dérange, mais en fait, du coup, j'en vois plus trop l'intérêt ^^"

Moi, je le trouve très... Normal?
(Oui, j'ai un grain, et...?)
Nan, sans déconner, moi, je me suis bien amusée à écrire son histoire ^^

(Oui, Cachou.
Même que le pauvre, il a déjà les pires surnoms du monde. Cf: Oz.)




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MessageSujet: Re: .# Caleb Matthew~   Jeu 15 Avr 2010 - 22:18

Ah oui c'est vrai on avait dit que c'était illicite >< Gomen >< Bah dans ce cas tu peux aller chez les Meragas (on va pas fouiner là-bas pour voir ce que font leurs membres, enfin pas trop souvent xD) ou chez les sans-emplois si tu veux abandonner ton boulot chez un antiquaire x)

(J'avoue que Cachou... Ca fait Cachalot, c'est le premier truc qui m'est venu à l'esprit xDDDDDDD

Non pas taper T.T)


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Caleb Matthew
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MessageSujet: Re: .# Caleb Matthew~   Jeu 15 Avr 2010 - 22:25

Bon, je dégage l'antiquaire et vous me collez en Sans-Emplois? =D
Merci, vous êtes choux!

(Cachalot... Cachalot... Cachalot...
Perso, tu vois, je jouerais pas trop avec ta vie, comme ça...

xDD

Nan, mais on m'a sorti écureuil aussi, hein >___>
Il demeure incompris >O<)




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MessageSujet: Re: .# Caleb Matthew~   Jeu 15 Avr 2010 - 22:34

Nous avons donc un nouveau sans emploi, gigolo et Akaëlien à ses heures perdues ? xD


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MessageSujet: Re: .# Caleb Matthew~   Jeu 15 Avr 2010 - 22:47

Exact o/
Enfin, ouais, c'est plus dans l'ordre là:
Gigolo, Akaëlien et Sans-Emploi à ses heures perdues xD




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MessageSujet: Re: .# Caleb Matthew~   Sam 17 Avr 2010 - 13:02

Edryn m'a dit de te valider même si elle a pas le temps de lire ta fiche ces temps-ci, et connaissant déjà la RPGiste je pense qu'il n'y aura pas de problème ^^

Donc je te mets un rang, les groupes, et tu peux jouer. La fiche reste quand même dans les présentations en cours pour la seconde validation Wink


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MessageSujet: Re: .# Caleb Matthew~   Sam 17 Avr 2010 - 15:04

Merci bien o/




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MessageSujet: Re: .# Caleb Matthew~   Mar 20 Avr 2010 - 16:19

Je me suis prise par la main et je me suis enfin décidé à tout lire.
Rien à dire sur ta fiche, elle est très bien.

Je valide (pour la forme ^^) et déplace ta présentation.




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