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 Liven Reaves [last version - UC]

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Liven Reaves
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MessageSujet: Liven Reaves [last version - UC]   Dim 13 Juin 2010 - 9:16




    [avant qu'on ne me tue, m'étrangle, me crucifie, me mette au pilori, ou tout simplement avant qu'on ne me poursuive avec la massue chromée, je dois vous avertir que cette fiche est une réactualisation U.C]


    Nom : Reaves.
    Prénom : Liven.
    Date de naissance : 29 Février.
    Âge : 24 ans.
    Sexe : Masculin.
    Années de pratique : 2 ans détudes à l'Académie de Gamaëlia
          2 ans comme chasseur de primes
          4 ans à la tête de la guilde
          1 an professeur à l'Académie

    Métier : Ex-chef des chasseurs de primes,
      il a démissionné mais appartient toujours à la guilde.
      Actuellement, il est professeur de
      Magie de Combat à l'Académie.








    Liven, un jeune homme au magnétisme rare qui ne saurait laisser indifférent. Un charme dévastateur qui séduit dans un vertige mêlé d'angoisse, une froideur méprisante qui glace dans un frisson empreint d'effroi, une noblesse effacée qui éloigne dans un regret joint à l'envie, ainsi pourrait-on décrire l'étrange alchimie dont il résulte, à la fois danger et séduction, réconfort et menace.


    Le fait est que sa silhouette altière et décontractée impose à la fois avec naturel et sophistication le charisme qu'il incarne. D'une constitution commune quoique valorisante, il accuse une certaine minceur qui, loin d'être alarmante, souligne la prestance de son mètre quatre-vingt deux. Son maintien calme et assuré possède quelque chose de sécurisant qui parfait la vision d'un jeune adulte confiant, quand bien même il trahit son arrogance et sa prétention naturelle. Cependant, tout comme sa jeunesse, ces défauts sont loin de porter préjudice à un corps dont l'attrait est tout simplement sans équivoque. Élancé, il possède une musculature équilibrée comme en témoignent ses membres allongés et puissants, et les larges épaules qui dessinent dans son dos la courbe harmonieuse d'un corps entretenu mais sans excès. En effet, ses muscles, fermes et déliés, se devinent sans mal sous sa peau tout en ne représentant qu'un détail de son anatomie. L'on est davantage frappé par la longueur de ses jambes, la douceur de ses gestes qui n'en demeurent pas moins lestes, l'harmonieuse proportion de son corps. Reconnaissable sans difficulté et loin de passer inaperçu, Liven fait partie de ces êtres à la fois fascinants et inaccessibles qui désarçonnent au premier regard.


    Un regard justement dont l'intensité tétanise, fascine ou révulse. Un regard brillant et froid, qu'il module selon ses caprices en un mépris ou une indifférence glacée. Un regard énigmatique et le plus souvent réservé, se réfugiant dans la neutralité et derrière les longues mèches d'un blond terne qui le balayent. Des yeux très bleus qui déroutent et dans lesquels l'on se perd volontiers. Non pas le bleu sombre cerclé de noir comparable à un l'océan où l'on se noierait, non pas le bleu clair et fade d'un ciel éthéré aux accents de liberté, de rêve et d'évasion, un bleu si froid, si brillant, si électrique, qu'il n'en paraît pratiquement pas naturel. Et pour cause... Un héritage honteux, une marque indélébile de ses pêchés, la quintessence d'une haine vierge de tout artifice superflu... Ses yeux fins, alertes et hypnotisant, semblent se poser sur toute chose avec une égale arrogance, une indifférence flegmatique, un ennui profond. La neutralité commune de leur expression a beau s'étioler au fur et à mesure que se renforce sa détresse, elle reste son expression favorite, ici où là tempérée par un sérieux soucieux ou un intérêt méfiant. Particulièrement expressif cependant, il sait comment déstabiliser d'un regard. Faut-il plaire ou inspirer le dégoût ? Faut-il menacer en toute discrétion ? Faut-il se passer des mots qu'il lui serait trop dur d'exprimer ? Faut-il tout simplement accepter de faire confiance...


    Contrastant à merveille, ses cheveux d'un blond terne, qui n'hésitent guère à virer au châtain lors de journées sombres et pluvieuses, semblent avoir gagné un regain d'intérêt de la part de leur propriétaire. Raides, rêches et indisciplinés, ils sont néanmoins coupés avec soin et élégance, retombant en mèches éparses et étudiées jusqu'à sa nuque enfin dégagée d'une longueur trop longtemps négligée. Encadré par cette chevelure rebelle mais domptée, son visage est celui d'un jeune homme particulièrement séduisant. Sa peau blanche au teint dorée est celle qui, délicate et soyeuse, se marie systématiquement à cette couleur de cheveux mais en présentant le grand avantage de n'être ni laiteuse ni parsemée de tâches de rousseur. Une sévérité dure et noble semble s'être emparée de ses traits, les figeant dans une expression de constante neutralité ou d'indifférence souvent entachée de mépris. Harmonieux cependant, son visage présente un front droit que recouvrent ses mèches, un nez bien dessiné qui l'allonge davantage, des lèvres qui ne sourient que rarement ou pour se montrer narquoises mais qui demeurent charnues et rosées, une mâchoire triangulaire aux arrêtes tranchées et seyantes laissant apparaître un cou long et musculeux. Le visage d'un ange... déchu et polaire. Liven a parfaitement conscience de ses atouts physiques et sait en user et en abuser quand le besoin s'en fait ressentir. Néanmoins, tout charme ténébreux et énigmatique mis de côté, il réfrène tous les intérêts par sa froideur extrême et la sévérité inscrite sur ses traits. Son visage n'est qu'un masque glacial derrière lequel il se dissimule, derrière lequel il se protège...


    Sa voix est basse, grave et profonde. Elle lâche les mots sur un même débit calme, les enchainant sur le roulement de ses intonations, s'amenuisant dans le souffle du soupir sur la fin de ses phrases. Ses murmures retentissent dans les silences, échos étouffé de son fiel, souffle inspiré de sa colère, émoi inavoué de son cœur... Liven n'a pas pour habitude de faire l'effort inutile et bien souvent inconfortable d'éprouver sa voix, d'autant plus qu'il n'en ressent que très rarement le besoin. C'est la raison pour laquelle elle devient quelque peu rocailleuse, pleine des nuances inégales des voix de sa nature qui donnent aux sons cette teneur si particulière. Un tintement trainant ou vif, ponctué du souffle naissant ou tombant qui roule dans sa gorge, frémi entre ses lèvres, tremble entre ses mots. Une voix qu'il est plaisant d'écouter, qui enveloppe curieusement dans l'abysse de sa douceur et écorche agréablement par ses aspérités. S'il lui arrive de crier, elle s'élève plus aiguë, plus lisse aussi, loin des défauts qui en font son charme mais qui savent réclamer vengeance, s'acharnant à la briser. Sa voix inexercée à cette intensité s'épure, vierge de ses défauts, égale, vestige peut être de sa jeunesse. Puis voilà les sons qui se heurtent, s'éteignent, renaissent. Elle se brise et s'évanouit, se casse et s'écaille, jusqu'à ce qu'elle retombe, jusqu'à ce que blessée elle se réfugie à nouveaux dans les murmures, pansant ses plaies dans la douceur grave de sa tessiture que trahissent encore les anicroches.


    C'est une voix qui, a son plus grand désespoir, sait revêtir les moindres accents de ses sentiments. Elle se révèle dans toute son intensité sous l'emprise de l'un d'entre eux, elle traduit à la perfection ses joies et ses peines, ses troubles et ses souffrances. Ses modulations renforcent et intensifient la profondeur de ses émotions. Aussi a-t-il appris à la maîtriser, à la soumettre, à l'utiliser à son avantage. D'abord, il a fallut se protéger, faire disparaître sous la glace toutes faiblesses, figer définitivement ses émotions, neutraliser sous un souffle polaire tout aveux de ses pensées. Puis, il a fallut se mettre hors d'atteinte, être certain de ne jamais être tenté, laisser les sons trainer sous couvert de l'ennui, ponctués par instant d'arrogance, de prétention, de suffisance... Enfin, lorsque toutes ces précautions étaient prises, lorsque sa voix ne connaissait plus que le mensonge et la dissimulation, lorsqu'elle tutoyait la prétention et sympathisait avec l'ironie, il a put la moduler à sa guise. La traitresse était devenue son allié. Elle ne vibrait plus qu'au rythme de la manipulation. Fallait-il charmer ? Elle se faisait de velours, jouant volontiers sur les accords sourds, s'enrobant dans sa sonorité basse et grave. Fallait-il blesser ? Elle devenait coupante, cassante, tombant calmement et froidement, s'autorisant les accents aiguisés de la félonie pour mieux trancher... Mais elle reste rétive... Elle échappe parfois à sa dictature, elle s'autorise de rares instants de liberté. Quand la surprise est trop vive, quand il se sent en sécurité, quand il est seul dans l'obscurité, quand il est seul et qu'il se sent acculé... Sincère et transparente, elle retentit avec la violence d'un brasier que dissimulaient les cendres. Cet incendie qui fait fondre la glace, qu'il éteint avec la fureur du blizzard. Quand les fissures sont trop profondes, que les crevasse de son glacier atteignent son cœur... Elle déstabilise par le brusque changement, par l'émotion soudaine qui désarme...


    D'une façon générale, Liven arbore une attitude nonchalante, presque désabusée et teintée de prétention. Un calme flegmatique qui contraste violemment avec l'impulsivité de sa jeunesse qu'il a su introvertir mais qui transparaît encore quelques fois lorsque les limites sont dépassées et qu'il perd le contrôle. Préoccupé par son apparence sans être narcissique, quoiqu'en dise son familier exaspérée par ses goûts vestimentaires particulièrement exigeants, Liven revêt en général des vêtements mêlant l'élégance à la nonchalance, aimant la décontraction mais davantage la simple distinction. Loin d'être fantaisiste cependant, il apprécie la sobriété et se conforme naturellement à des couleurs neutres, méprisant l'originalité et plus encore la débâcle d'accessoires inutiles. Il sait se mettre en valeurs, pas se rendre ridicule. Son attitude distante achève de le faire paraître parfaitement inaccessible et seuls quelques rares moment de chaleur distribués avec parcimonie auprès des personnes qui comptent un tant soit peu à ses yeux, permettent de réaliser qu'il n'est pas qu'un monstre froid, méprisant et méprisable.


    Non, Liven ne laisse pas indifférent... mais est-ce forcément un bien ?









    C'est du tréfonds de son âme, de ses passions les plus troubles comme de ses désirs les plus sublimes, de son enfer le plus secret comme de ses idéaux les plus nobles, que Liven se révèle dans toute sa complexité.


    Énigmatique et insaisissable, il se retrouve allopé d'une aura de mystère qui n'est pas sans rapport avec la froideur et l'introversion qui le caractérisent. C'est un homme solitaire et irascible chérissant son indépendance, qui fait preuve d'un calme toujours relatif se confondant souvent avec un détachement flegmatique ou une indifférence glacée. Cette distance hautaine, cette morgue injuste et dédaigneuse, ce fiel orgueilleux et hostile, il les crache sans regret et avec satisfaction au visage de ceux qui l'entourent. Il ignore, méprise ou blesse pour mieux se protéger, pour mieux dissimuler ses faiblesses et ses angoisses, pour éviter les trahisons et les déceptions. Son monde est divisée en deux entités ennemies dont il préserve en permanence le conflit : lui et les autres. Ces autres qui cherchent à l'atteindre, ces autres qui ne le comprennent pas, ces autres qui ne sont que danger et menace... Il est doté d'une solitude intellectuelle admirable qui le marginalise. Et s'il souffre au degrés le plus ultime de cette situation de communication unilatérale, c'est paradoxalement cette souffrance qui est la source même de son introversion. Liven préfère se renfermer sur lui-même, entretenir ses rêves et ses illusions plutôt que de s'ouvrir aux autres, d'accepter de leur faire confiance, d'être prêt à se montrer vulnérable. Cercle vicieux qui ne cesse de l'emporter dans la spirale d'un besoin d'absolu et de reconnaissance éternellement insatisfait, qui le déchire systématiquement entre un individualisme viscéral et un altruisme malmené. Face au dénie, à cette incapacité qu'ont les autres à saisir sa personnalité contradictoire, il ne reste qu'une seule défense : le mépris. A destination d'autrui, il ne tarde jamais de se teinter de prétention, d'un détachement arrogant qui ne trouve de finalité que dans la certitude égocentrique d'être le seul à se comprendre et qui s'oppose au ressenti morose et mélancolique de cette même constatation.


    La demi-mesure n'a donc pas sa place dans sa personnalité. Liven est le genre de personne capable de vous gratifier d'un pardon magnanime et admirable après vous avoir traqué sans relâche jusqu'au seuil de la mort. Qu'il déteste, et sa haine s'exprimera dans sa plus simple essence, épurée de la moindre parcelle de tolérance ou de regret. Qu'il vous aime, et jamais quelqu'un n'aura fait preuve d'autant de dévouement et de prévenance. Les émotions qu'il ressent sont sincères, absolues, uniques. Et bien qu'il s'en défende, il a tendance à se laisser impulsivement guider par ses instincts, tout en y opposant fermement son esprit logique, rationnel, porté sur l'analyse et la critique objective de ce qui l'entoure. Naturellement méfiant et sceptique, ces défauts compliquent encore davantage les rapports qu'il entretient avec ses semblables. Il feint la neutralité la plus détachée et la sévérité la plus sèche pour mieux préserver une sensibilité à fleur de peau cachée sous un cynisme et une ironie de façade. Nonobstant cet entêtement à préserver son égoïsme souvent illusoire, pour peu que l'on dépasse son masque de froideur et d'arrogance, on le découvre plus vulnérable qu'on ne le croit et plus attachant qu'il ne le paraît. C'est en fait un jeune homme profondément inquiet et nerveux qui oscille constamment entre des périodes de confiance et d'épanouissement, et d'autres de doutes et de remise en question. La nécessité impérieuse qu'il ressent de se rassurer le pousse à vouloir stabiliser son environnement à défaut de parvenir à calmer les aspirations antagonistes qu'il entretient et qui l'écartèlent. Liven possède un sang-froid, certes limité, qui lui permet de s'appliquer une auto-discipline stricte et souvent source de frustrations ou d'insatisfactions lorsque ses sombres désirs se heurtent à ses raisonnables résolutions. Il a besoin de garder les choses sous son contrôle pour ne pas se sentir dans un état de faiblesse démunie. Aussi déteste-t-il se retrouver dépassé par les évènements ou par des émotions violentes qui mettent en danger son équilibre fragile et peut être utopique. En quête de repères auxquels se raccrocher, Liven ne supporte pas le chaos ou le désordre, que ceux-ci aient pris possession de son cœur ou de la pièce dans laquelle il se trouve. Tout en sachant s'imposer des limites, ce maniaque est particulièrement méticuleux, perfectionniste et calculateur. Mais si ces particularité servent à merveille sa propension à la manipulation, elles ne lui sont d'aucun secours lorsque acculé par ses sentiments, il doit affronter ses contradictions.


    Détester ceux qui l'entourent mais attendre désespérément leur reconnaissance, mépriser leurs intérêts mais vouloir indubitablement les partager, ériger les barrières qui les mettent à l'écart mais souhaiter intensément qu'ils les franchissent... ou non. Tant de rancœur, tant de haine, tant de mensonges, tant de fierté distillée dans une vengeance puérile et inconséquente, diluée au fil des années au point que le sens en ait été perdu. Que reste-t-il des blessures oubliées si ce n'est que le désagréable souvenir d'avoir souffert et la crainte de les voir se rouvrir ? Liven ne sait même plus pourquoi il agit ainsi, pourquoi il se complait dans cette revanche utopiste et insignifiante, pourquoi il désire si violemment cette solitude emplie de souffrances. Torturé, il hésite. Perpétuellement. Et c'est dans les fissures de son indécision que germent les espérances qu'il craint de voir déçues et qui ne le perturbent que davantage. Car il a beau se réclamer associable, il ne l'est pas, il ne l'est plus. Troublé, il hésite. Indéfiniment. Et c'est dans les failles de sa détresse que naissent les liens abhorrés qu'il ne désire que davantage. Car il a beau vouloir s'en préserver, il ne le peut pas, il ne le peut plus. Acharné, il hésite. Constamment. Et c'est dans la rage de sa défaite qu'apparaît son affection qu'il craint de voir croitre et qui lui devient indispensable chaque jour davantage. Car il ne peut pas le nier, il ne le peut plus. L'amitié, à la fois honte et fierté, à la fois tourment et réconfort... Un présent inestimable et précieux accordé avec plus de réticence qu'il n'est possible de l'imaginer, mais tout de même présent et indéniable. Un fondement sûr et stable vers lequel revenir ou plutôt, à ne jamais quitter. Autant Liven peut se montrer désagréable, insolent et mesquin, autant il peut faire preuve d'une tendresse, d'une loyauté et d'une prévenance inattendues. Ce sentiment si pénible et si précieux, il ne le céderait contre aucun impératif. Jaloux et dévoué, Liven est un ami aussi exigeant que fidèle. Surpassant sa méfiance et ses craintes pour accorder sa confiance, il révèle des qualités d'écoute et de disponibilité impressionnantes. Sûr et capable de se sacrifier pour préserver ceux qu'il aime, il démontre soudain un humanisme et une compassion bien insoupçonnée, acceptant de dévoiler un peu de la chaleur qu'il renferme dans son carcan de glace. Mais ce don de soi est à double tranchant. Il exige l'exclusivité, il redoute la trahison. Trop sensible, la duperie lui apparaît comme un crime effroyable dont il chercherait nécessairement à se venger, sans être certain d'y parvenir. La désaffection n'est que lâcheté, et, partagé entre ses regrets et sa douleur il pourra haïr avec la même intensité qu'il a aimé, si tant est qu'il n'éprouve pas les deux sentiments à la fois. Violence d'un abandon qui ne susciterait que cruauté...


    L'innocence à depuis longtemps quitté ses traits séraphiques, l'insanité a depuis longtemps entaché sa pureté idéaliste, l'ange s'est entouré de ténèbres froides et brumeuses... La bonté, la bienveillance, la naïveté, Liven ne les a jamais connu. Idéaliste, il a pu chercher à les atteindre par le passé mais la réalité l'a vite désillusionné, ne lui laissant que l'amertume d'une fatalité oppressante et décevante. D'autres ambitions le poussaient alors à se dépasser, à repousser ses propres limites jusqu'au point de rupture, jusqu'à ce que ses rêves se délitent dans ses crimes et son avidité. Nécessité malsaine et pourtant impérieuse, à laquelle il s'est plié pour servir ce qu'il pensait être juste sans se rendre compte qu'il se perdait, abandonnant la faculté raisonnable de juger de ce qui devait être fait et des limites qu'il ne devait pas franchir. La fin justifie les moyens... même les plus abjectes, même les plus inhumains, même les plus infernaux. Car pour atteindre ses idéaux, pour défendre ce qu'il chérissait, il devait être prêt à sacrifier son honneur, sa fierté, sa raison. Si les regrets l'assaillent, lui laissant entrevoir la vie qu'il aurait pu avoir si ses choix avaient été différents, le réveillant la nuit pour faire peser sur sa conscience le poids de sa culpabilité ? Oui. Si l'estime qu'il s'accordait s'était vue détruite dans la colère et la haine qu'il se vouait à présent, se détestant avec la même constance ? Oui. S'il assume ses choix et ses actes, jusqu'à justifier le pire, jusqu'à souffrir de l'injustice et reconnaître ses erreurs au mépris de sa fierté ? Oui. Cependant, Liven ne saurait être tout à fait vu comme une âme ténébreuse et tourmentée, profondément repentante. En dépit de toutes les épreuves qu'il a du enduré, en dépit de horreurs qu'il a pu commettre, il sait qu'il a agit pour le mieux en restant avant tout réaliste et pratique. Il doit encore apprendre à vivre avec cette partie la plus sombre de lui-même qui ne le quittera jamais et contre laquelle il se bat, refusant de se soumettre à la déliquescence de sa raison au profit d'une démence effroyable et destructrice, refusant d'aliéner ses efforts et de menacer ce pour quoi il a renoncer à sa droiture et à son équité. Opprobre menaçant qui malgré les remords dévoile la fermeté d'une volonté dont le discernement, le manque de moralité, ne représente qu'un danger endormi, sommeillant patiemment dans les turpitudes de ses passions les plus extrêmes et les plus violentes. Dangereux, il est perdu dans une tourmente qui le détruit et le confond dans sa faiblesse, qu'il est capable de dominer pour faire de cette puissante, l'arme implacable de sa colère, de ses envies, de ses sentiments les plus bas et avilissants. Seul l'espoir de ne pas avoir encore totalement sombré le rattache encore à la lucidité de la sagesse. Le démon s'auréole d'une clarté pâle mais fameuse... finalement, un peu comme chaque humain.


    Les doutes se succèdent aux hésitations, celles qui construisent et mûrissent encore un esprit d'une finesse et d'une justesse rare qui ne demande qu'à s'épanouir. La prudence s'est jointe à la maturité d'une intelligence plus mesurée et consciente de ses faiblesses comme de ses atouts, de ses limites comme de ses capacités. Un jeune homme qui se perd pour mieux se retrouver... Sa froideur extrême ne dissimule qu'une sensibilité renfermée, son flegme apparent ne s'accompagne que de sa torture intérieure, sa rigidité morale ne se heurte qu'à ses désirs les plus sombres. Liven, tel un secret qui se dévoile...








    Histoire :

    Membres de la famille :










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