Gamaëlia


 
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 La femme au cerf.

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Esther Else

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MessageSujet: La femme au cerf.   Mer 1 Déc 2010 - 19:13


Esther laissa échapper un sifflement admiratif en arrivant sur la place dallée de marbre, et de la buée jaillit d'entre ses lèvres. Il faisait vraiment froid, mais la jeune femme oublia la température, le gel, et les centaines de kilomètres qu'elle avait dans les jambes à la vue de Sannom, qui se dressait enfin devant ses yeux, derrière la place. La capitale de Gamaëlia. Elle y était.
La fin du jour projetait un soleil rouge qui se reflétait sur le marbre rosé. La nuit qui approchait, le froid avaient guidés les pas des passants à les porter chez eux. La place était presque déserte, et personne ne vînt accueillir l'inconnue accompagnée de son jeune cerf.
Émue par la majesté du lieu, Esther fit quelques pas, et les frêles sabots pointus de son familier résonnèrent sur le marbre. Elle avança avec précaution pour ne pas glisser sur les minuscules cristaux qui commençaient à se former sous ses pieds, et s'assit sur le rebord de la grande fontaine du centre de la place. Elle était arrêtée, sans doute pour la nuit.

La petite femme resserra autour d'elle son long manteau noir et se frotta les mains l'une contre l'autre, avant de poser la gauche sur l'échine du daguet. Mim frémit à la fraîcheur de sa paume mais ne broncha pas.


~ Et maintenant ? ~
~ Je ne sais pas... ~

Silence. Esther était terriblement attirée par les terrasses des cafés qui longeaient la place, et qui semblaient chauffées... mais, ne connaissant rien des us et coutumes des autochtones, elle n'osait s'y installer accompagnée de son familier. Mim suivit son regard et devina ce à quoi elle pensait. Il aurait pu aller chercher un coin de nature et la laisser seule le temps qu'elle se réchauffe et réfléchisse à sa nuit, mais il ne la sentait pas en sécurité, et préférait rester près d'elle. Il contempla un moment la femme à qui il était lié. Ses cheveux roux en bataille, ses joues rosies par le froid mordant, ce froid qui teintait ses lèvres à la couleur de ses grands yeux violets... Elle était adorable et il en était fier. Fier d'elle et fier de veiller sur elle.
Esther sentit le contentement de son cerf et, croisant ses grands yeux de biche, elle sourit, touchée. Même si elle devait passer la nuit à attendre le jour sur le rebord glacé de cette fontaine, elle ne serait pas malheureuse, Mim à ses côtés. Les petites tâches blanches sur les flancs et le dos du daguet se reflèteraient dans le noir, comme des lucioles autour d'elle.
Mais il valait mieux trouver une auberge. A cette pensée, la jeune femme sentit se répandre insidieusement dans son petit corps un engourdissement démesuré. Elle avait marché presque tous les jours depuis plusieurs mois pour arriver ici. Il était juste qu'elle eût un peu de repos, ce soir. Elle n'avait qu'à attendre que quelqu'un passe pour lui demander la direction de l'auberge la plus proche. Oui, elle allait faire ça.
Son regard caressa la place, alerte. Personne. Soupir.
En attendant, elle sortit d'une besace une blague en cuir. Elle prit un mince filet de tabac vert entre ses doigts glacés, et entreprit de rouler une fine cigarette. La nuit approchait à grands pas. Elle craqua une allumette, et réalisa qu'une silhouette passait, à quelques pas de la fontaine, et ne l'avait visiblement pas vue. Esther se leva d'un bond.


- Ohé !

Son interpellation, accompagnée d'un geste, résonna sur le marbre, et la silhouette sursauta. Esther ramassa son sac, glissa sa cigarette entre ses lèvres et s'approcha.

- S'il vous plaît ?

Elle attendait de cette silhouette qu'elle s'arrête. Esther avait passé trop de temps loin des autres, des humains. Elle avait besoin d'un contact humain. Ce soir, elle avait terriblement envie d'entendre une voix, de regarder, d'écouter quelqu'un. Elle attendait de cette silhouette qu'elle s'arrête, se retourne... Mais la personne interpellée continua sa route, en accélérant le pas, comme en fuite de quelque chose.

Décontenancée, déçue, la jeune femme hésita : devait-elle la suivre ? Finalement, elle revînt sur ses pas, retrouver le rebord de la fontaine. Elle ne l'avait pas quitté plus de quelques secondes, mais il lui semblait s'être glacé. Elle s'assit en silence. Mim sentit la tristesse envahir Esther, et donna un coup de son nez chaud sur la main de la jeune femme. Son regard se voulait rassurant. Quelqu'un viendrait.
Éreintée par la fatigue, la jeune femme serra plus fort contre elle son manteau, appuya son dos contre le rebord de la fontaine, et ferma les yeux, pour ne pas laisser couler de larmes qui dessineraient des sillons glacés sur ses joues. Mim sauta sur la pierre, plia ses jambes sous lui et posa sa tête fine sur les genoux d'Esther. Lui-même ferma ses yeux aux longs cils, mais restait en alerte.

Les deux vagabonds fatigués patienteraient, le temps qu'arrive quelqu'un.








Dernière édition par Esther Açarre le Ven 24 Déc 2010 - 14:15, édité 1 fois
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Yoshimo Isatae
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MessageSujet: Re: La femme au cerf.   Mer 22 Déc 2010 - 22:33

Yoshimo avait décider de faire une sortit seul cette fois. Enfin seul non il était avec Venoma ! Quand à parler de sortit c’était un bien grand mot, en réalité il avait une mission à accomplir pour un riche qui avait dit qu’il mettrait le pris mais voulait que le chef des Méragas règles un problème épineux. Donc il avait naturellement accepté et le prix pour cette mission serait plutôt salé ! Mais qu’importe il avait déjà eu une bonne avance, dans tout les cas cela compensera la préparation, le temps qu’il avait mit pour préparer cette petite mission.
Quelle était donc cette mission d’ailleurs ? Elle consistait à faire peur ou amené un politicien un peu trop bavard à la limite des portes de la mort. L’homme habitait une maison bien protéger, une dizaines de gardes à l’intérieur et environ vingt dehors. Il ne tuerai pas ceux de dehors, trop nombreux et si il le faisait il prenait le risque d’avertir sa cible de ce qui allait lui arriver. Les murs d’enceinte n’étaient pas très hauts. Il les escalada furtivement. Une fois derrière les murs il se cacha dans un buisson et là Venoma entra en scène. L’araignée frelon avec sa taille pu se faufiler jusqu'à l’intérieur de la maison. Une fois à l’intérieur elle repéra les lieux et indiqua à son maître où les gardes étaient positionné. Ensuite elle se dirigea dans la chambre du politicien et tissa un fil pour descendre sur le visage de l’homme, il dormait… C’était encore mieux il ne ferait pas de bruit. Il se trouver que Yoshimo avait équipé les pattes de Venoma de mini seringue permettant d’injecter du tranquillisant. Venoma n’eu que a planter ses pattes dans le visage de l’homme pour que le tranquillisant se déverse dans le sang. Une fois fait par la pensée elle contacta son maître.

Yoshimo eu mentalement le feu vert de Venoma. Ainsi c’était fait, il ne lui rester plus que à cueillir le politicien dans son lit, l’amené au QG des Méragas et lui faire passé l’envie de parler une fois qu’il se réveillerai. Il se déplacer dans l’obscurité, tel un félin chassant sa proie. Il arriva finalement à la chambre. Il attrapa l’homme et le mit sur son épaule. Yoshimo, avec Venoma qui était retourné sur sa tête, sortit par la fenêtre puis s’en alla au QG des Méragas.
L’homme fut enfermé dans une pièce souterraine et sombre. Ligoter et bâillonner.
Après quoi Yoshimo s’en alla pour prendre l’air le temps que le tranquillisant ne fasse plus effet. Arrivant près de la place publique il remarqua deux formes. Il s’en approcha, Venoma se mettant devant son visage. Il avait comme toujours ses bandages cachant le majeur parti du visage, nez, bouche, menton, joues. En tenue de cuir souple, un plastron en acier léger ainsi que des jambières et des brassards, en guise de protection. Un Katana dans le dos. Venoma cachant les yeux et le front de Yoshimo.


« Bonsoir ! Vous vous êtes égaré peut-être ? »

Derrière ses bandages Yoshimo esquissa un sourire sadique. Peut-être qu’il pourrait s’amuser plus qu’il ne le pensé. Une victime peut-être ? Sa tombé bien il avait de nouveau sort de magie noir à tester.


[H.J.: Désolé je sais que c'est court mais j'étais pas plus inspiré Embarassed ]


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Esther Else

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MessageSujet: Re: La femme au cerf.   Ven 24 Déc 2010 - 14:14


[ Like a Star @ heaven HRP : Merci, merci, merci Yoshimo !! Pompom smiley ]



Esther n'allait pas dormir. Il faisait bien trop froid, et elle était déjà suffisement ankylosée par la marche continue des derniers mois qui l'avait menée ici. Elle allait juste fermer les yeux, se reconcentrer, étudier par mémoire le voyage effectué, les maigres indices recueillis sur l'endroit où pourrait se trouver son frère... et puis attendre. La jeune femme ferma les yeux, et une voix s'éleva aussitôt. Elle et le cerf n'avaient pourtant entendu arriver personne !
Esther ouvrit instinctivement les yeux, et découvrit la silhouette qui lui faisait face, à qui appartenait cette voix, grave, masculine, ce souffle qui s'était posé sur elle. Un homme impressionnant se tenait devant eux. Impressionnant par sa stature, sa taille, ses muscles, mais aussi et surtout, parce que, le visage en partie dissimulé sous des bandages, il posait sur elle des yeux d'un bleu incroyable... yeux sur lesquels se tenait une araignée.


« Bonsoir ! Vous vous êtes égaré peut-être ? »

La question avait résonné sur le marbre de la place déserte de la capitale, et demeurait toujours sans réponse. Esther, le souffle coupé, se sentait minuscule devant l'homme qui l'avait prononcée, et ridicule de s'être ainsi fait surprendre. La jeune femme se leva, vive et souple, et Mim en fit de même. Un homme, une femme, deux familiers, à un mètre de distance les uns des autres ; la situation aurait pu surprendre, effrayer peut-être un éventuel passant de Sannom, tant la carrure de l'homme tranchait avec celle de la jeune femme, bien plus frêle. Occupée à détailler l'inconnu en tâchant de reprendre une contenance, l'étrangère rougit en réalisant que la question s'était perdue dans le vide. Elle balbutia, d'une voix très douce, à faible volume, ses grands yeux aux longs cils levés vers le visage angulaire de l'homme qui la considérait avec une expression particulière, comme s'il lui était soudainement venu une drôle d'idée.

- Bon..-soir. Bonsoir. Pardonnez ma surprise, je ne vous ai pas entendu arriver..

Excuse valable, mais pas suffisante. L'homme dégageait un je-ne-sais-quoi qui mettait Esther mal à l'aise. Qui pouvait-il être ? Elle ne pouvait s'empêcher de le détailler, et de le trouver aussi mystérieux qu'effrayant. D'où venait-il ? Qu'avait-il fait avant ? Pourquoi ses muscles étaient-ils ainsi tendus ? Physionomiste, la jeune femme aurait voulu laisser courir son regard inquisiteur sur lui, sur cette silhouette si bien faite, mais tellement étrange, presque bouleversante. Malgré le trouble que cette rencontre diffusait en elle, Esther se détendit légèrement, et sourit doucement à l'homme qui lui faisait face. Enfin, une voix humaine ! Enfin, un contact ! L'assurance dans la voix de l'inconnu laissait présager la puissance d'un Maga, et, une seconde, Esther pensa à son frère. Mais elle chassa aussi vite qu'elle lui était venue cette idée fugitive et incongrue.
Elle ne voulait passer pour une ingénue effrayée par la prestance du sexe opposé, et devait chasser de son regard transparent toutes les émotions qui l'avaient assailli à sa vue. La jeune femme essaya de faire le vide en elle, de calmer son coeur qui battait fort dans sa poitrine.


- Je ne me suis pas égarée, je découvre cette ville pour la première fois... Après un long voyage, je viens d'arriver à Sannom.

Pas une seconde, il ne vînt à l'esprit de la jeune femme qu'il n'était peut-être pas bon de donner des informations de ce type à un inconnu croisé dans la ville qui commençait à s'assombrir pour laisser place aux solitudes de la nuit. Elle avait vaguement entendu parler des Guildes, mais n'avait eu vent des pratiques des différentes institutions, et des caractères que l'on pouvait s'attendre à trouver au sein de leurs membres. Aussi se confiait-elle, naïvement, surprise à la fois d'entendre sa propre voix résonner sans trop fléchir dans le silence, mais aussi par le plaisir qu'elle ressentait à s'adresser à quelqu'un, fût-il aussi impressionnant que l'homme qui faisait face.

- Peut-être pourriez-vous me renseigner ? Je cherche une auberge, un hôtel, ou n'importe quel endroit qui pourrait m'accueillir, de préférence avec mon familier, pour la nuit... mais je n'ai pas beaucoup d'argent.

Esther hésita une seconde avant de poursuivre. Elle craignait d'importuner l'homme qui avait eu la gentillesse de s'approcher d'elle. Elle continua, pourtant, en rougissant légèrement.

- Mais je peux rendre des services, travailler en échange d'un logement. Je pense rester un moment par ici, il me faut trouver du travail, m'intégrer.
Sauriez-vous, par hasard, à qui je pourrais m'adresser ?
Oh, je ne me suis pas présentée ! Je m'appelle Esther.


Timidement, la jeune femme tendit la main à cet homme. Mim se raidit, effrayé par l'idée d'un contact entre ces deux-là. S'il n'avait tenu qu'à lui, s'il n'avait sentit le plaisir, malgré l'appréhension, qu'Esther prenait à s'adresser à un humain, il aurait filé sans demander son reste. Il n'essaya pas d'entrer en contact avec l'araignée qui masquait en partie les yeux incroyables de l'homme dont elle devait dépendre. Le cerf pressentait une mauvaise chose, et restait sur le qui-vive.





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Yoshimo Isatae
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MessageSujet: Re: La femme au cerf.   Ven 7 Jan 2011 - 20:32

- Bon..-soir. Bonsoir. Pardonnez ma surprise, je ne vous ai pas entendu arriver..

La jeune femme semblait un peu décontenancé par la présence de Yoshimo, elle semblait le détailler, observant son corps, Venoma quand à elle observer le familier de la jeune fille et ne pu s’empêcher de dire :

« Méfie toi de ce cerf, ce n’est qu’une apparence pour mieux se faufiler parmi nous mais je suis sur qu’il s’agit d’un dragon ! »

Yoshimo ne laissa rien paraître mais la méfiance s’installa, si Venoma avait raison cette fille avait là un sacré protecteur qui donnerai bien du mal, il préféra se raviser sur ses intentions et se contentait de continuer la conversation.

- Je ne me suis pas égarée, je découvre cette ville pour la première fois... Après un long voyage, je viens d'arriver à Sannom.

Ainsi donc elle venait d’arrivait à Sannom ? Une nouvelle recrue pour les Méragas peut-être… A voir, il lui faudrait d’abord voir et analyser le caractère de la jeune fille.

- Peut-être pourriez-vous me renseigner ? Je cherche une auberge, un hôtel, ou n'importe quel endroit qui pourrait m'accueillir, de préférence avec mon familier, pour la nuit... mais je n'ai pas beaucoup d'argent.

Elle eu un instant d’hésitation entre deux prise de paroles, à ce moment Yoshimo approcha un peu plus de la fille étant un peu plus proche d’elle. Toujours son regard plonger dans les yeux de la fille, Venoma elle se déplaça assez rapidement vers l’épaule droite de Yoshimo afin de mieux voir la fille et le familier qu’elle prenait pour un dragon.

- Mais je peux rendre des services, travailler en échange d'un logement. Je pense rester un moment par ici, il me faut trouver du travail, m'intégrer.
Sauriez-vous, par hasard, à qui je pourrais m'adresser ?
Oh, je ne me suis pas présentée ! Je m'appelle Esther.


Elle tendit timidement la main pour effectuer une poigne de main. Yoshimo saisit délicatement la main de Esther et la lâcha.

« Enchanté, moi je suis Yoshimo Isatae ! Pour ce qui est des logements il y a effectivement une auberge non loin d’ici dans laquelle vous pourrez sûrement résider en attendant d’avoir un travail. Pour ce qui est du travail vous aurez bien des possibilité, premièrement tout ce qui est administratifs et ensuite vous avez les guildes qui elle demande certaine spécificité. »

Il croisa alors ses bras, pencha la tête sur le côté, et prit alors un ton plus jovial.

« Je suis pour ma part le Chef de la guilde des Méragas et nous recrutons mais de prime abords je ne pense pas que vous ayez les qualifications ou compétences nécessaire pour effectuer le travail que nous recevons, je pourrais toujours vous en exposer les principes qui sait ! Peut-être cela vous conviendrez… »

Il réfléchit un cours instant. Cherchant comment exposer les faits.

« Les Meragas reçoivent des contrats assez varié de la part des autres guildes et de personnalité de Sannom afin de régler les problèmes, nous intimidons, dissuadons, avertissons, protégeons, organisons la sécurité tout dépend le contrat que l’on nous donne. Voilà pour le principe, pour être franc nous agissons souvent pas très loin des limites de la loi, mais nous somme une guilde légal et donc contrôlé. Même si nous avons mauvaise réputations beaucoup font appelle à nous pour notre façon de faire contrairement au Magas professionnels qui son plus comment dire… Disons qu’ils sont plus comme une police de Sannom, vous avez aussi les Chasseurs de Primes et je ne pense pas avoir besoin de vous expliquer leur objectif, ensuite il y a la guilde des Ryzeurs d’Or qui rassemble les commerçant et qui gère les finances, puis les Arimags mais eu sont les riches de cette ville ou les célébrité et donc il n’offre pas forcément de travail. Voilà le topo mademoiselle Esther ! »


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Esther Else

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MessageSujet: Re: La femme au cerf.   Jeu 20 Jan 2011 - 12:57


[ Like a Star @ heaven HRP : Désolée pour le retard... Titanic ]


L'homme s'était un peu approché. L'araignée avait quitté ses yeux, et ces yeux étaient posés sur Esther, qui sentit ses joues s'empourprer, et un flot de chaleur se répandre dans son corps lorsqu'il lui prit la main en lui offrant son nom. Yoshimo. Esther sourit, et Mim ressentit dans son poitrail l'émotion qui inondait la jeune femme. Bien qu'ils fussent connectés et, par là, qu'ils ressentissent l'un l'autre les émotions de leur alter ego, le cerf n'était pas rassuré. Esther avait reçu ce nom comme un don, comme l'assurance d'une connaissance dans une ville inconnue, après des mois d'une traversée périlleuse, presque en solitaire. Esther aimait les rencontres, et s'en nourrissait. Elle paraissait bien plus vivante qu'à peine une heure plus tôt. Le rose colorait ses joues, ses yeux brillaient, et Mim la sentait vibrante d'impatience de s'installer temporairement dans cette ville. Il piaffa, cherchant à attirer l'attention de la jeune femme qui ne le regardait plus, mais acquesçait d'un air sérieux au flot de paroles de Yoshimo Isatae.
En réalité, si Esther semblait attentive au discours de l'homme, elle laissait ses pensées s'envoler. Une auberge, oui.... Peut-être que, si elle et Mim se sentaient bien dans cette ville, elle pourrait prendre un appartement, histoire d'avoir un point d'ancrage, dans ce monde magique qu'elle découvrait petit à petit... Mais il fallait qu'elle trouve du travail.


« vous aurez bien des possibilité, premièrement tout ce qui est administratif... »

Esther réprima une grimace. Elle faisait souvent des connexions très rapides entre les mots et les connotations qu'elle en avait, et parfois quelques idées toutes faites.... Administratif, bureaux, ennui total, solitude, renfermé.... Elle tendit pourtant l'oreille à la suite du discours de son interlocuteur.

« … vous avez les guildes qui elle demande certaine spécificité. »

Yoshimo eut immédiatement l'air plus vif et plus enjoué en abordant ce sujet. La jeune femme elle-même sentit sa poitrine se gonfler d'un souffle de curiosité, et ne lâcha plus des yeux le visage de l'homme qui l'instruisait.... Un chef de Guilde !

« Je suis pour ma part le Chef de la guilde des Méragas et nous recrutons mais de prime abords je ne pense pas que vous ayez les qualifications ou compétences nécessaire pour effectuer le travail que nous recevons, je pourrais toujours vous en exposer les principes qui sait ! Peut-être cela vous conviendrez… »

Un tantinet agacée de ce jugement précipité, Esther fronça les sourcils et se mordit la lèvre pour retenir de justesse une remarque un peu virulente. Elle n'avait pas de qualifications, certes, mais que savait-il de ses compétences ? Elle savait sa silhouette fine et dissimulée sous son manteau, mais il n'en devinait pas les muscles ! Il la voyait douce et polie ''de prime abord'', mais que savait-il de sa volonté inexorable, inflexible, implacable ? La jeune femme savait se faire violence, la prenait-il pour le pâle reflet d'une poupée de chiffon, molle et sans volonté propre ?
Sentant le sursaut d'humeur de son humaine, Mim frappa du sabot par terre, doucement, pour attirer son attention.


~ Ne te fâche pas Esther, c'est un homme, et tu as vu sa stature. Pëut-être sont-ils tous bâtis comme lui dans cette guilde. Ne le prend pas mal, et ne va surtout pas lui faire une réflexion ! Esther, cet homme me fait peur, ne me dit rien qui vaille. ~
~ Tu as raison, je m'emporte trop vite. ~
~ Oui. Remercie-le, et partons maintenant, chercher cette auberge ou, au moins, quelqu'un de moins effrayant... ~
~ Mim. Yoshimo a beaucoup de choses à m'apprendre, je le sens, il m'intrigue et m'intéresse... Sa silhouette et son assurance me fascinent... Eloigne-toi si tu veux, mais j'aimerai discuter encore un peu avec lui. ~

Esther entendit le soupir de Mim résonner dans son esprit, tandis que celui-ci s'éloignait à pas lent, le bruit doux de ses fins sabots résonnant sur le marbre. Le jeune cerf ne s'éloignerait pas trop, il ne pouvait la savoir seule, et à la merci d'un homme si effrayant. Mim se mit en quête d'une auberge, en alerte d'un éventuel signal d'Esther si arrivait quelque chose. Il trottina jusqu'à une rue de pavés, et tourna à gauche, regardant autour de lui. Il s'agissait de ne pas s'éloigner trop longtemps, et pour cela, de ne pas se perdre...

« Les Meragas reçoivent des contrats assez varié de la part des autres guildes et de personnalité de Sannom afin de régler les problèmes, nous intimidons, dissuadons, avertissons, protégeons, organisons la sécurité tout dépend le contrat que l’on nous donne. Voilà pour le principe, pour être franc nous agissons souvent pas très loin des limites de la loi, mais nous somme une guilde légal et donc contrôlé. Même si nous avons mauvaise réputations beaucoup font appelle à nous pour notre façon de faire ... »

La jeune femme ne quittait plus Yoshimo des yeux. Qui était cet homme ? Quelle était cette Guilde ? Elle aurait aimé en savoir plus et se jura de se renseigner ultérieurement sur les pratiques de cette Guilde et sur son historique. En attendant, elle ne pouvait détacher son regard de l'homme, de ce chef de guilde qui parlait avec un air jovial, presque enjoué d'intimidation, de dissuasion... Cet homme avec ses bandages, ses protections en acier, cette arme dans le dos, et ses yeux incroyables, animés par le plaisir qu'il semblait prendre à honorer les contrats que les Meragas recevaient. Combien de personnes Yoshimo avait-il ''intimidées'' ? Et par quels moyens ? Esther laissa là ses divagations en sentait un filet de sueur froide suinter le long de sa colonne vertébrale, et se concentra sur le récit du chef de Guilde, qui lui faisait part des autres insitutions de la ville. Police, chasseurs de primes, commerçants, et nouveaux-riches. Aucune de ces catégories n'attisa la curiosité de la jeune femme comme l'avait fait la Guilde des meragas. Certes, mais pour leur défense, aucune de ses catégories n'avait envoyé un apôtre si mystérieux et fascinant que l'était Yoshimo.
La nuit était presque tombée. Les maisons autour de la place commençaient à allumer des torches et lapadaires, mais la place centrale se plongeait peu à peu dans une semi-obscurité. Une lune rousse venait d'apparaître, et projetait son reflet sur la surface cristallisée par le gel de l'eau des fontaines.
Esther s'approcha un peu de l'homme qui l'instruisait, et, dans un souffle, le remercia, puis...


- Vous intimidez, dissuadez, avertissez, protégez... selon les contrats. Mais quelle est la politique de la guilde des meragas ? Satisfaire les contrats que l'on vous propose, ou … avez-vous des ambitions... plus personnelles ?

La jeune femme avait conscience qu'elle demandait quelque chose d'assez inquisiteur, qui pouvait être mal perçu, mais elle se sentait habitée par une volonté nouvelle ; en cet instant, elle voulait prouver à Yoshimo qu'elle n'était pas qu'une femme, avec des sentiments de femme et cet aspect prude, retenu et convalescent qu'on accordait parfois à son sexe. Elle se sentait habitée d'une force inconnue, d'un désir d'une rare intensité d'être choisie par cette Guilde, de la rejoindre. Son ton était ferme, toute trace de timidité effacée lorsqu'Esther reprit la parole.

- Je n'ai effectivement pas de qualifications, puisque j'ai vécu en nomade ces dernières années, sans contrat, sans travail dicté par autre que moi-même. J'ai passé beaucoup de temps seule et ai maintenant l'habitude de faire des sacrifices. Je me débrouille très bien en solitaire, et ma timidité n'est qu'affectée. Quand je me lance dans quelque chose, j'ai l'assurance et la volonté nécessaire pour mener quelque chose à bien et jusqu'au bout.

Esther n'entendait pas se vendre par ce discours. Elle souhaitait simplement changer l'opinion que Yoshimo semblait avoir d'elle. La stature de l'homme, son assurance et l'intensité de puissance que dégageait son corps semblaient avoir enîvré la jeune femme, qui se découvrait une nouvelle volonté, un nouveau désir, une nouvelle envie de vivre. La soif de faire ses preuves l'avait attrapée. Ses iris brillaient, et quelque chose bouillonnait dans son ventre.

A quelques centaines de mètres de là, Mim sursauta en sentant son humaine dans un état presque second, et un sentiment qui lui parvenait diffus, pourtant d'une rare intensité. Que se passait-il ? Le cerf se hâta de faire volte-face pour retourner auprès d'Esther. Encore lui restait-il à retrouver le chemin...






Dernière édition par Esther Else le Jeu 27 Jan 2011 - 12:47, édité 1 fois
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Yoshimo Isatae
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MessageSujet: Re: La femme au cerf.   Sam 22 Jan 2011 - 23:00

Yoshimo était ravie, elle semblait boire ses paroles, comme si elle s’en imprégnait, il arriverai peut-être à en faire une bonne Meraga, il lui faudrait voir ce qu’elle à dans le ventre. Pour le moment il constat que son familier partit soudainement sans qu’il ne comprenne bien pourquoi. Il n’avait fait que jeter un bref regard au cerf. Enfin la jeune femme se décida à parler.

- Vous intimidez, dissuadez, avertissez, protégez... selon les contrats. Mais quelle est la politique de la guilde des meragas ? Satisfaire les contrats que l'on vous propose, ou … avez-vous des ambitions... plus personnelles ?

En voilà une question bien étrange, en quoi cela la concerner ? Il y avait anguille sous roche. Ou elle était déjà d’une guilde et était là pour se rapprocher de Yoshimo ou alors elle était vraiment un peu trop curieuse. Oui il avait des ambitions personnels, de grande ambitions qu’il ne pourrait pas concrétiser tant qu’il n’aurais pas trouver moyen de prendre contact avec le chef de l’Akaëlia, tant qu’il n’aurait pas acheter certain endroit, tant que certaine personne avait encore trop d’influence, si il respectait à la lettre les contrats c’était pour obtenir des alliés, ancien collaborateur d’Alia, Yoshimo n’est pas quelqu’un à rester sur sa faim, en ce temps là il avait beaucoup de pouvoirs et agissait dans l’ombre, le pouvoir de vie ou de mort, il était couvert. De nos jours il devait se plier à des réunions entre chef de guilde, accepter d’être surveiller par les Magassionnels car leur chef Arya semblait avoir quelque problèmes avec le fait que Yoshimo Isatae soit le chef des Méragas. De plus les Méragas avait une mauvaise image et il n’était pas simple de se faire bien voir.

« Je fais en sorte que les contrats soient respecté à la lettre, après oui j’ai des ambitions personnels mais cela ne vous concerne en rien ! Et je ne pense pas que je vous les dise un jour. »

Il la fixait avec un air plutôt sévère, il n’aimait pas vraiment les petits fouineurs et généralement ses personnes là on ne les retrouver jamais, rien pas une trace. Il aller continuer à parler mais elle l’avait devancer.

- Je n'ai effectivement pas de qualifications, puisque j'ai vécu en nomade ces dernières années, sans contrat, sans travail dicté par autre que moi-même. J'ai passé beaucoup de temps seule et ai maintenant l'habitude de faire des sacrifices. Je me débrouille très bien en solitaire, et ma timidité n'est qu'affectée. Quand je me lance dans quelque chose, j'ai l'assurance et la volonté nécessaire pour mener quelque chose à bien et jusqu'au bout.

Alors elle se sentait capable de devenir une Meraga ? Yoshimo aller voir ça de suite.

« Je vous propose quelque chose, il est vrai que votre aspect frêle est un avantage et avec de l’entraînement vous pourriez être très efficace. Vous pourriez même espionner d’autres guilde pour le compte des Meraga vue que nous ne sommes pas réellement contrôlée comme je vous l’ai dit, disons que je suis la seule assurance de la légalité des actes des Méragas. Donc je pourrais dire que vous n’êtes pas une Méraga. Mais avant toute chose j’aimerais voir votre réaction face à nos méthodes, il se trouve que je me baladais mais en attendant que le contrat que j’effectue en ce moment se réveille. Je veux bien vous amener avec moi, vous montrer comment nous faisons et de ce fait le QG, mais sachez aussi que si vous ne supportez pas ou que je ne vous juge pas apte à être des notre pour des raisons de sécurité je serais dans l’obligation de vous faire définitivement disparaître de ce monde. Maintenant que je vous ai prévenue à vous de choisir, me suivre pour avoir une chance de rejoindre les Meragas et prendre le risque de mourir ou partir en direction de l’auberge. »

Voilà la proposition, si elle refuser elle pourrait allez se plaindre et raconter se que Yoshimo venait de lui dire, il n’aurait pas grand mal à démonter ses propos. Quoi de plus simple ? Après tout il était Yoshimo Isatae chef des Méragas et du clan Isatae. Il avait beaucoup de monde à ses ordres, un peu partout dans la ville. Une puissance de l’ombre en quelques sorte.




Dernière édition par Edryn Edge le Dim 23 Jan 2011 - 0:27, édité 1 fois (Raison : ALIA avec un L)
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Esther Else

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MessageSujet: Re: La femme au cerf.   Jeu 3 Fév 2011 - 0:24



La question des ambitions personnelles, qu'elle s'était permise sans trop réflechir, n'avait apparement pas plu à Yoshimo, dont le regard se durcit quelques secondes tandis qu'il l'examinait. Prenait-il Esther pour une espionne, affiliée à une autre Guilde, qui se payerait sa tête ? Qu'il n'ait crainte, la jeune femme ne se serait pas risquée à mentir à un homme aussi impressionnant sans avoir une bonne couverture et tout l'appui d'une guilde. Et puisqu'elle était seule...

« Je fais en sorte que les contrats soient respecté à la lettre, après oui j’ai des ambitions personnels mais cela ne vous concerne en rien ! Et je ne pense pas que je vous les dise un jour. »

Son ton autoritaire tranchait avec ses paroles. Sa dernière phrase, au ton ferme et définitif, avait ce petit quelque chose qui fait penser aux disputes des enfants. Esther comprit qu'elle aurait mieux faire de garder sa langue dans sa poche, elle était allée trop loin. Elle osa pourtant se présenter, sous le regard sévère de Yoshimo, qui sembla un instant s'éclairer, devenir inquisiteur. Jugeait-il sa silhouette, son discours ? La croyait-il ? Ou, - et Esther retînt son souffle quand l'idée la visita – s'interrogeait sur l'éventuelle possibilité d'en faire une Meraga ?
La jeune femme se mordit l'intérieur des joues, tic nerveux invisible aux yeux de son interlocuteur, et soutînt le regard du chef de guilde.


« Je vous propose quelque chose....»

La jeune femme sentit un flôt de chaleur se répendre dans son ventre et sa poitrine. Un rôle d'espionne ? Elle réfléchit à toute vitesse, en continuant à écouter son potentiel nouveau chef. Mensonges... Clandestinité... Collectes d'information... Doublie vie... Et ce n'était là, certainement, que le plus doux et sage de ce qui l'attendait si – si – elle rejoignait la Guilde... Un peu déboussolée, Esther adopta pourtant un air calme, détendu, attentif. Elle aurait besoin de temps pour se décider. A peine se dégageait-elle de cette sorte d'état second, d'état d'hypnose dans lequel l'avaient plongée les yeux bleus électriques de l'homme qui lui faisait face, elle se mettait à considérer son attitude. Comment avait-elle pu aller aussi loin ? La fatigue, le désespoir de tant de route sans nouvelles de son frère... avaient du jouer. Elle sursauta en entendant la suite de la proposition de Yoshimo, et espéra qu'il n'avait pas vu ce geste de faiblesse.

« Mais avant toute chose j’aimerais voir votre réaction face à nos méthodes, il se trouve que je me baladais mais en attendant que le contrat que j’effectue en ce moment se réveille. Je veux bien vous amener avec moi, vous montrer comment nous faisons et de ce fait le QG, mais sachez aussi que si vous ne supportez pas...»

Sa réaction ''face à leurs méthodes''... Le ''contrat se réveille'' ? Soudainement, toute trace de feu dans le ventre de la jeune femme disparut, tandis qu'un filet de sueur froide coulait dans son dos. ''sachez aussi que si vous ne supportez pas..'' Précipitamment, Esther se mordit les joues pour ne pas que le sang quitte son visage et qu'il ne la voit blémir.

«... je serais dans l’obligation de vous faire définitivement disparaître de ce monde. Maintenant que je vous ai prévenue à vous de choisir, me suivre pour avoir une chance de rejoindre les Meragas et prendre le risque de mourir ou partir en direction de l’auberge. »

Les yeux bleus de Yoshimo ne quittaient pas son visage. Il traquait sa réaction, et sa puissance rayonnait comme une aura autour de lui. De nouveau, Esther sentit son esprit s'embrumer et une implacable volonté de le suivre s'emparer à nouveau de son corps, mais la jeune femme se fit violence pour résister à cette soif de force et de pouvoir qui se joue de quiconque la perçoit. La tête haute, le regard décidé – autant qu'elle le pouvait – un infime sourire aux lèvres, elle prit la parole, d'une voix assurée. (Et remercia ses années de pratique du théâtre de l'aider à simuler une assurance qui l'avait quittée depuis un moment, maintenant qu'il faisait nuit, qu'elle se trouvait seule, sans énergie, à la merci d'un homme d'une grande puissance et aux intentions trop secrètes pour être honnêtes...)

- J'ai bien peur de perdre toute votre estime, mais j'aurai besoin de réfléchir à cette proposition. De plus, je ne suis qu'un bloc de fatigue ce soir. Mon familier et moi-même..

Stop. Une minute. Où était Mim ??? Esther sentit son estomac se retourner, et fit de son mieux pour terminer sa phrase avec le plus d'assurance qu'elle pouvait feindre.
Où était Mim ???


- … avons besoin de sommeil. Je ne voudrais pas prendre une décision hative et je veux être certaine de ne pas vous décevoir.

Silence.

- … bien que j'ai le sentiment de vous décevoir en ne vous suivant pas tête baissée.

Esther se sentit soudainement empreinte d'une tristesse absolument pas feinte. Elle décevait le premier à l'accueillir à Sannom, à l'informer sur la ville, son mode de fonctionnement. Un homme puissant et charismatique. Elle haïssait décevoir les gens, mais le chef de guilde était bien sûr beaucoup moins déçue qu'elle-même. Deux petites voix se battaient en elle, l'une accusant son manque de courage, de volonté, d'ouverture d'esprit, de puissance, enfin ! L'autre blâmant cet état dans lequel elle s'était laissée embarquer, et ce qu'elle aurait été prête à renier, toutes ses vertus, pour suivre cet inconnu dangereux. Esther parvînt à les faire taire toutes les deux, fit le silence en elle, et ajouta, en direction de Yoshimo Isatae.

- Je dois encore me perfectionner. Peut-être nos routes se recroiseront-elles... ?

Elle l'espérait, même si la vue du chef des Meragas et l'affront qu'elle était en train de faire en ne lui obéissant pas ne promettaient pas de bons auspices... La jeune femme lâcha un '' Au revoir... et merci '' qui se perdit derrière alors qu'elle tournait le dos à l'homme pour retrouver Mim. Mais pouvait-on quitter Yoshimo Isatae ainsi ? Refuser l'une de ses offres en lui tournant le dos ? Mettre soi-même fin à une conversation par un banal ''Au revoir'' ?
Esther croyait sentir un regard dur de l'homme dans son dos, et un profond sentiment de malaise l'envahit. Elle n'osa pas contacter mentalement son cerf, de peur que l'homme aux yeux électriques ne perçoive son effroi. Son pas se fit un peu plus rapide, son souffle s'accélera, et la jeune femme s'empressa de mettre le plus de distance entre elle et lui, sans toutefois courir. Il fallait rester polie, et surtout - surtout - qu'il ne sente pas la terreur qui la gagnait et contre laquelle elle devait lutter pour contrôler ses membres. S'il décidait de la suivre, elle ne pourrait résister. La peur la tétanisait, la tête lui tournait, mais elle faisait son possible pour rejoindre l'auberge dont Yoshimo lui avait cordialement indiqué la direction...






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