Gamaëlia


 
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 En territoire Sombréen [PV : Yoshimo]

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Edryn Edge
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MessageSujet: En territoire Sombréen [PV : Yoshimo]   Lun 6 Déc 2010 - 19:29

    Non loin de la place publique se trouvait un grand bâtiment à l'architecture plus ou moins étrange. On devinait que ce bâtiment avait été construit par des Gamaëliens, mais paraissait plus dur et certains de ses éléments ne collaient vraiment pas avec l'idée que l'on se faisait de l'architecture Gamaëlienne, sans aucun doute il avait subis plusieurs transformations. Il paraissait également beaucoup moins accueillant que les autres bâtiments qui l'entourait et pour cause car, une fois passé les grilles de l'entrée, gardés par quelques personnes dont la joie de vivre équivalait à celle d'un cadavre, il se situait en territoire Sombréen. Et oui, il était inutile de faire des milliers de kilomètres pour se retrouver à Sombréa, il suffisait seulement d'aller à son ambassade. Contrairement à l'extérieur, l'intérieur du bâtiment n'avait rien de particulier, si ce n'était dans son hall une assez grande statue représentant Sertonausrétrisiconusaghfruvinius avec une inscription gravé en Sombréen : "L'obéissance et la dévotion te protégerons" ou quelque chose comme ça. L'ambassadrice n'avait pas osé demander ce que signifiait cette phrase Sombréenne et elle n'avait pas encore une assez bonne maitrise de cette langue, qu'elle apprenait depuis peu, pour saisir le sens exact de tous les mots.

    Derrière un imposant bureau et dans une pièce spacieuse mais d'un triste sans nom, Edryn contemplait les nuages par une des fenêtres, d'un air étrangement joyeux. Le temps qui n'était pas vraiment au beau fixe n'avait rien de très réjouissant, pas plus que la pile de dossier à lire et éventuellement signer qui s'était, comme par miracle, entassé sur le bureau, pourtant elle était contente. La raison de sa bonne humeur n'était rien d'autre qu'une petite chose qui s'était déroulée quelques jours plus tôt et dont elle n'avait parlé à personne, de toute manière même si elle avait voulue le faire elle aurait eu bien du mal à trouver une personne à qui en parler. À bien y réfléchir les seules personnes avec qui elle pouvait parler de ce genre de chose étaient toutes ou presque à des milliers de kilomètres d'elle, mais pour le moment elle voulait garder ça uniquement pour elle.

    Edryn continuait de regarder l'extérieur du bâtiment par la fenêtre, le vent qui faisait bouger les branches des arbres annonçait que le temps se rafraichissait encore un peu plus. Malheureusement pour elle, le manteau qu'elle avait prit ce matin n'était pas ce que l'on pouvait appeler "très chaud", certes il était joli, mais une statue de glace bien habillé n'était peut être pas ce en quoi elle rêvait de finir. Détournant le regard de la fenêtre, elle se mit à fixer le manteau accroché un peu plus loin, fit une grimace et se promit de ne plus sortir avec ce manteau jusqu'à ce qu'il fasse plus chaud, excepté pour aujourd'hui bien sûr. Paradoxalement, même si elle n'appréciait que très moyennement de se transformer en glaçon lorsqu'elle mettait les pieds dehors, elle adorait lorsqu'il faisait froid et surtout lorsqu'il neigeait. Tous les ans à la même période, ce qu'elle attendait le plus c'était bel et bien la neige, mais les raisons de son amour pour la neige serait bien trop longues et inintéressantes à raconter ici.

    Depuis plusieurs dizaines de minutes déjà, elle n'avait pas été dérangée par qui que ce soit ou quoi que ce soit, ce qu'elle trouva un peu étrange mais loin d'être désagréable. Cela se passait il toujours comme ça dans les autres ambassades? Edryn n'en avait pas la moindre idée, elle n'en parlait pas mais il était évident qu'elle n'avait pas une très grande expérience du métier d'ambassadeur. Tous les jours elle faisait du mieux qu'elle le pouvait pour ne pas faire d'erreurs et/ou ne pas rendre mécontents les hautes sphères Sombréennes, mais malgré tout il lui arrivait fréquemment de se tromper sur des choses ou que ces choses ne se passent pas aussi bien qu'elle l'avait prévue. N'est pas ambassadeur qui veut... enfin... Certaines personnes travaillant à l'ambassade se demandaient bien ce que cette femme faisait ici, elle n'avait rien fait pour mériter le poste, elle n'avait aucune expérience professionnelle dans ce milieu, elle n'était même pas Sombréenne! Non franchement elle n'avait rien à faire ici, en plus elle donnait une mauvaise image du continent, puisque n'oublions pas qu'avant de revenir à Sannom elle était une criminelle qui avait fait "ami-ami" avec l'envahisseur. Oui, Sombréa n'avait pas une très bonne image sur Gamaëlia, mais la nommer à ce poste n'arrangeait vraiment rien. Quoi qu'il en soit elle ne semblait pas vouloir démissionner de sitôt ou en tout cas elle n'en donnait pas l'impression. En fait Edryn commençait légèrement à douter, entre ses gardes du corps qui ne se forçaient pas pour faire semblant de se préoccuper d'elle, les menaces de certaines personnes, quelques personnes qui travaillaient avec elle qui la prenait pour une incompétente, une arriviste et les autres qui n'attendaient qu'une chose qu'elle démissionne... ce n'était vraiment pas la joie. Oui elle commençait à douter sévèrement. Malgré tout ça, elle ne voulait pas laisser son poste et même si elle l'avait voulu elle n'aurait pas vraiment eu le choix, entre être ambassadrice ou aller en prison ou être en cavale, le choix était vite fait, en plus elle n'osait imaginer ce que dirait les hautes sphères Sombréennes si elle venait à démissionner.

    Elle laissa toutes ses interrogations de côté et attrapa finalement un dossier pour voir de quoi il retournait, histoire de ne pas se tourner les pouces trop longtemps. Alors qu'elle feuilletait les pages du dossier, qui portaient toutes un signe étrange, elle entendit frapper à la porte, elle referma donc le dossier qu'elle rangea ensuite dans un tiroir de son bureau.


    "Oui?"

    Le regard fixé sur la porte, elle attendit que cette dernière s'ouvre.




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Yoshimo Isatae
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MessageSujet: Re: En territoire Sombréen [PV : Yoshimo]   Ven 10 Déc 2010 - 0:39

Le temps se rafraîchissait, l’hiver s’approcher à grand pas. Dans le centre ville de Sannom une demeure au allure, non typiquement asiatique comme dans le monde humain, un lieu hors du temps. Domaine secondaire du clan Isatae, des hommes en costumes avec de grand manteaux, ou alors dans des combinaisons rappelant les ninjas d’époque ou encore dans de drôle d’armure similaire à ceux des samouraïs. Tous ses hommes à la dispositions de trois personnes, les Sœurs Isatae, sœur du Chef du Clan Isatae, Yoshimo Isatae qui était également le Chef des Méragas.
Un domaine extrêmement bien surveiller, jamais de vol, ni d’intrusion… Enfin si mais jamais dans les bâtiments, les pauvres fou s’introduisant dans le parc ne vivait pas assez longtemps pour se vanter d’avoir pénétrer l’enceinte des grands mur du domaine. Un clan réputer que celui du clan Isatae, Basé à Koliam ce clan c’était bien fait connaître des hautes sphères de la politique gamaëlienne. Mais depuis que Yoshimo avait reprit le flambeaux, on le respecter ou on en avait peur. Une influence grandissante, des finances énormes provenant de ont ne savaient trop où, beaucoup de personnes. Bref rien de rassurant et plutôt comme un rappel de l’invasion des vampires.

En ce jour, l’Oyabuun Isatae avait des affaires à régler. Des affaires un peu spéciale et il devait pour ce faire ce rendre à l’ambassade Sombréenne. S’habillant de sa tenue de chef de clan, un kimono noir par-dessus lequel il enfila un manteaux ressemblant à un épais kimono. Katana familial dans le dos. Ses bandages cachant son visage, de l’arrête du nez jusqu’à la gorge, des sandales traditionnel japonaise et pour finir Venoma dans ses cheveux. Fin prêt il entreprit de faire le chemin dans le froid qui pointer son nez dans la ville. Une dizaine d’hommes et femmes d’élite du clan en guise d’escorte.

La ville était bien calme. Peu de piétons, peu de passant, les gens étaient plutôt rester chez eux ou à leur bureau pour le travail. Les rares passant qu’il croisa, ce fut de loin car ils étaient immédiatement écarté du périmètre de sécurité autour de lui par sa garde personnel. Dans le monde des humains un tel comportement aurait été sans nul doute qualifié de « mafieux » mais ici, ce therme n’était pas aussi significatif que sur terre. Son regard bleu tel la foudre, son air sévère. Il entama une conversation avec Venoma qui lui avait posé une question.


° Alors que vas-tu faire à l’ambassade ? °

« Rien de bien spécial, je vais régler quelques affaires en cours avec nos alliés Sombréen. Leur signaler que ce qu’il voulait à été effectuer et que j’attends un retour de leur part, comme de l’armement pour le clan ou alors de quoi augmenter nos réserves dans les coffres familiaux voir une aide plus subtil… »

° Ah ! Quel genre d’aide subtil ? °

« Le genre utile au Clan, des renseignements sur des familles riches un peu trop causante ou alors pas assez attentionner sur leur affaires afin de les ruinés et de les amenées à servir le Clan Isatae et l’enrichir un peu plus… »

° Oh oui ! Tu est un esprit très malin mon amour !!! °

« Oui ma petite Venoma, je le sais. »

Ainsi il marchait tranquillement dans les rues et enfin il arriva devant l’ambassade.
Endroit certes sinistre et peu rassurant mais Yoshimo avait vu pire, bien pire. Il entra donc dans ce petit territoire Sombréen et pénétra dans la bâtisse. A son entrée les employés semblèrent surpris. Il est vrai que ce n’est pas tous les jours qu’un homme arrive avec une escorte de dix hommes et femmes armés, dans des tenues étranges et avec des regards meurtrier et inquiétant. Certes ce genre d’individu devait souvent venir ici chercher asile mais surement seul. Un groupe protégeant un homme cela devait pas arrivait souvent. D’ailleurs un employé vint à la rencontre des nouveaux arrivant.


« Bonjour messieurs dames, bienvenue dans l’ambassade Sombréenne. Sachez qu’ici les armes ne sont pas… »

Il n'avait pas eu le temps de finir. Une des femmes de l’escorte de Yoshimo lui flanqua un grand coup de pied rapide dans le torse l’envoyant à distance raisonnable.

« Ne t’approche pas ! Tu n’es pas digne d’approcher le Chef du Clan Isatae, la prochaine fois je te tue ! »

L’homme resta au sol et Yoshimo ainsi que son escorte prirent la direction du bureau de l’ambassadrice. Arriver devant la porte Yoshimo fit un signe de main et son escorte se plaça autour de la porte pour en bloquer l’accès. Il frappa à la porte.

"Oui?"

Il ouvrit la porte et entra.

« Bonjour Madame l’ambassadrice ! Yoshimo Isatae, Chef du Clan Isatae ! »

Il la fixa de ses yeux bleus tel la foudre tombant en tempête.

« J’espère ne pas vous dérangez sachant que je viens sans rendez-vous ! Si je dérange je prendrais rendez-vous et reviendrais une autre fois, mais sachez que c’est une, enfin plusieurs affaires importante qui m’amène et l’on m’avait dit de venir ici dès que j’aurais régler les détails des affaires que certain de nos amis en commun m’ont confié… »

Évasif mais restant très explicite pour les anciens alliés de Alia. Voilà ce qu’étaient ses paroles. Il avait refermé la porte derrière lui restant debout et fixant de son regard, ses yeux intriguant rappelant les magas noirs. Un regard meurtrier en évoquant les « amis commun » qui se détendit par la suite.

[H.J: Désolé de ce post très court -_-' ]


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Edryn Edge
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MessageSujet: Re: En territoire Sombréen [PV : Yoshimo]   Jeu 10 Mar 2011 - 4:15

    [HJ : Excuse-moi pour le temps de réponse et la médiocrité de ce post...]

    Edryn fronçait légèrement les sourcils, les yeux de l’homme qui venait de fermer la porte ne lui plaisait pas, bien trop bleus et bien trop durs pour être le reflet d’un magas « net », sans aucun doute il pratiquait la magie noire. Encore un… pourquoi être étonné de voir un adepte de magie noir à l’ambassade de Sombréa après tout ? Elle ne l’était pas vraiment, même pas du tout seulement elle n’aimait pas ça, elle avait déjà vu ce que pouvait faire la magie noire et ce qu’elle faisait des gens, non vraiment elle n’aimait pas ça. Pour finir de la rassuré l’homme était apparemment venus accompagné d’une horde de personne tous armés jusqu’aux dents, ne leurs avaient on pas dit que les armes étaient interdites ? Elle se demandait vraiment ce qu’ils venaient faire tous ici, prendre d’assaut l’ambassade ? Si c’était le cas elle était plutôt mal. Quoi qu’il en soit elle n’était pas très à l’aise, cela s’améliora légèrement lorsqu’il ferma la porte, si les choses se passaient mal elle avait plus de chance de s’en sortir vivante face à une seule personne qu’à tout un troupeau.

    Apparemment elle se faisait trop vite des illusions puisque l’homme n’avait pas l’air de lui en vouloir ou d’en vouloir à l’ambassade, il avait plutôt l’air de vouloir lui demander quelque chose. Edryn ne comprenait pas trop où Yoshimo voulait en venir, ce qu'il voulait lui demander, il parlait d’affaires importantes, mais quelles affaires importantes ? Elle se demandait qui avait bien pu lui dire de venir ici surtout pour une affaire qu’on lui avait confiée et dont Edryn n’avait pas la moindre connaissance. Elle essayait de se souvenir d’une mission ou d’une affaire dont on lui aurait parlé en rapport avec un chef de clan à Gamaëlia, mais rien à faire elle ne s’en souvenait pas ou elle n’avait jamais été courant. De toute façon, ne pas être au courant de quelque chose en rapport avec Sombréa était devenus courant, avant de prendre ses fonctions elle pensait naïvement qu’elle allait être au courant de tout ou presque puisqu’elle était ambassadrice, mais elle s’était rendus compte que ce n’était pas le cas. Il n’était pas rare qu’elle surprennes ses collègues parler d’affaires qu’elle ne connaissait pas ou qu’elle reçoive des papiers à signer sur des sujets qu’elle ne connaissait pas et dont elle n’avait jamais entendus parler auparavant. Elle était censée représenter un pays et on lui faisait des cachoteries sur tout un tas de choses en rapport avec ce même pays… logique en somme.

    Mais pour en revenir à chef de clan qui se tenait face à elle, il avait aussi parlé « d’amis communs » et ça, ça la laissait vraiment perplexe étant donné le nombre très limités d’amis qu’elle avait. Bon elle se doutait que ces « amis communs » n’en était pas vraiment et qu’il s’agissait plus de Sombréens voir de vampires, ce qui expliquait finalement qu’on lui ait dit de venir la voir. Néanmoins elle se demandait qui avait pu lui dire de venir la voir, elle n’avait pas vraiment eu l’impression que les vampires la portaient vraiment dans son cœur en ce moment. Quoi qu’il en soit tout ceci, bien que peu rassurant, piquait sa curiosité.


    "Non vous ne me dérangez pas."

    De toute façon il était là maintenant, elle n'allait pas lui dire qu'il l'a dérangeait, l'envoyer prendre un rendez-vous et revenir un autre jour, c'était un peu stupide et puis surtout elle voulait savoir de quoi il parlait. Oui la curiosité était un vilain défaut, malheureusement c'était un défaut plus que prononcé chez Edryn.

    "Vous pouvez m'appeler Edryn."

    Et elle espérait vraiment qu'à l'avenir il l'appelle par son prénom, parce que lorsqu'il l'avait appelé "madame l'ambassadrice" elle avait eu l'impression de vieillir de soixante ans, impression on ne peut plus désagréable bien que ça partait sûrement d'un bon sentiment.
    Elle leva le bras et pointa l’une des chaises face à elle, derrière le bureau.


    "Je vous en prie, asseyez-vous. Vous me parliez d’une affaire que l’on vous aurait confié ?"




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Dernière édition par Edryn Edge le Mer 10 Avr 2013 - 22:12, édité 1 fois (Raison : Une faute si horrible qu'elle m'empêchait de dormir...)
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Yoshimo Isatae
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MessageSujet: Re: En territoire Sombréen [PV : Yoshimo]   Ven 29 Mar 2013 - 2:52

"Non vous ne me dérangez pas."

Bon c'était déjà cela, ainsi elle serait à son entière disposition, le temps de bien expliquer ce que l'on attendait d'elle pour les relations Sombréenne et Isatae. De toutes manières même si Yoshimo l'aurait dérangé, il s'en serait amusé, car Yoshomi considérait ses affaires prioritaires aux autres.

"Vous pouvez m'appeler Edryn."

Ainsi en si peu de temps elle fit preuve de tant de familiarité... Quel manque de tact, Yoshimo venait ici pour affaires pas pour ce faire une amie! Parfois il se demandait si les gens avaient un réel sens d'inconscience professionnelle ou si c'était lui qui en demander trop. Son nom de famille aurai suffi et cela inciterait bien plus à la respecter que de la voir donner son prénom si vite.

"Je vous en pris, asseyez-vous. Vous me parliez d’une affaire que l’on vous aurait confié ?"
Elle leva le bras et pointa l'une des chaises face à elle, derrière le bureau. L'Oyabuun Isatae acquiesça suite à cette bienveillante invitation à s'asseoir. Il se posa donc sur la chaise qui se trouvait face au bras d'Edryn. Il avait pris un moment de silence, plongea son regard dans celui de son interlocutrice et s'immobilisa, à tel point qu'il aurait été mort il n'y en aurait nulle différence.

Il amena sa main droite à l'intérieur de son kimono, sembla fouiller et la ressortit avec des papiers sceller par une cire enchanté avec les armoiries du Clan Isatae dessus. Il tendit les papiers à l'ambassadrice.


"Des affaires de disparition dans notre belle ville, voyez-vous il se trouve que nos amis communs n'aime guère certaine personne et moi je leur rends service. J'enquête en quelque sorte... petit rire sadique. Ou alors j'intervients selon le problème que les gens en question pose à nos amis."

Il leva alors au plafond, sembla réfléchir un instant.

¤Pourquoi elle semble curieuse, elle n'est pas dans le secret?¤ Souffla l'ombre à son maître.

Yoshimo fixa alors son regard en direction du sol se disant que Yoshomi-O avait raison, c'était une réaction intrigante de la part de l'ambassadrice du pays allié de son clan. Il regardant alors de nouveau son interlocutrice et la partie non caché de son visage se durcit.

"Pourquoi semblez-vous à ce point intéresser de savoir de quoi il retourne, n'êtes-vous pas dans les confidences du gouvernement que vous représentez?" dit-il sur un ton suspicieux.

Il s'abaissa quelques peu afin de pouvoir parler plu bas.

"Je me ferais une joie de vous mettre dans la confidence, mais pas ici, car les murs ont des oreilles et alliés ne signifie nullement confiance."

Il se reposa alors correctement contre le dossier de la chaise et avec ses mains il avait pris un stylo et une feuille sur le bureau.

''' Pour parler des petits secrets qui m'amènent venez donc me retrouver à ma demeure en ville, nous ne risquerons ainsi nul maladresse ou oreilles traînante. '''

Puis il donna le papier à Edryn ensuite de quoi il se releva sans un bruit et alla, tel une ombre de la mort, devant la fenêtre.

"Eviter de céder à votre curiosité, quand je dis ça je parle des documents que je viens de vous donner. Le cacher est envoûter et donc décacheter vous apporterez... Disons de malheureux problèmes! Ce serait dommage qu'il vous arrive malheur, car vous êtes ravissante!" dit-il d'un ton plus amical, presque mielleux.

Il observa la rue tout en croisant ses bras dans son dos, Venoma son familier vint alors se poser sur son visage. Il repéra deux personnes un peu louche, enfin louche dans le sens où il semblait les voir depuis deux jours d'affiler. Il ouvrit la porte du bureau part un simple geste de deux doigts.

"Messieurs, nous avons des fouineurs dans la rue, pourriez-vous les dissuader de nous surveiller plus longtemps je vous prie!"

"Oui Monsieur Isatae!"

Deux des hommes de mains partirent alors à toutes allure dans la rue, Yoshimo fit fermer là porte de la même manière qu'il l'avait ouverte pour parler à ses hommes. Il tourna légèrement la tête vers Edryn.

"Il y a vraiment trop de vermine dans cette ville! Non?"

Il observa alors à nouveau la rue. Les deux membres du clan se jetèrent alors sur les deux fouineurs en les malmenant. Bon en réalité ils avaient plaqué les fouineurs au sol et les ruées de coup. Une fois qu'ils finirent par sombrer dans l'inconscience puis trainer au loin par les gros bras de Yoshimo, celui-ci se retrouver avec un soucis de moins surtout que la rue était vide hormis les deux fouineurs et les deux hommes de mains. La vision des frêle espions remit à leur place avec violence et désormais inconscient fit avoir un petit rire sadique à Yoshimo.

"Vous n'avez pas beaucoup d'amis je me trompe? Je dis ça du fait que vous semblez si... Comment dire..."

Il se tourna, la regarda fixement. Il retourna s'asseoir, car ses hommes de main avaient "régler" le problème des deux personnes dérangeante.

"Oui terriblement abandonner par vos collègues de travail, si j'avais fait la même entrer dans n'importe quel autre bureau je suis persuadé qu'il y aurait eu plus de problèmes... Enfin si je me trompe je m'en excuse je ne dois pas juger surtout si tôt dans notre conversation."

Venoma revint se mettre dans ses cheveux et il amena a main gauche sur sa tête pour caresser son araignée.

"Hormis ses documents que je viens de vous donner, pourriez-vous me rendre un service qui nécessite d'avoir votre poste?"





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MessageSujet: Re: En territoire Sombréen [PV : Yoshimo]   Mer 10 Avr 2013 - 22:10

    Lorsque Yoshimo était entré dans son bureau, Edryn n'avait pas compris à quel point elle avait fait une erreur en lui disant qu'il ne la gênait pas et qu'il pouvait rester. Si on lui avait dit à quel point leur entretien allait être désagréable, elle aurait sûrement prétexté une affaire urgente à régler et demander à cet homme de revenir un autre jour, ça lui aurait laissé le temps de se préparer psychologiquement au moins. Malheureusement elle n'était pas voyante et ne connaissait pas l'avenir, elle ne l'avait certainement pas vu venir.

    Sur le coup Edryn ne trouva pas l'homme si détestable, elle ne le connaissait pas et même si elle le trouvait un peu louche, il ne lui avait rien fait de mal. Elle le regarda calmement fouiller dans son kimono en se demandant ce qu'il allait bien pouvoir en sortir, la réponse ne se fit d'ailleurs pas attendre longtemps. Il tenait dans sa main un dossier scellé avec ce qu'il semblait être le cachet d'une famille ou d'un clan, sûrement le sien, puis le tendit à l'ambassadrice. Edryn baissa quelques peu les yeux et les posa sur les feuilles, elle tendit à son tour le bras et attrapa les papiers qui lui était destiné tout en écoutant les paroles de son interlocuteur. Après avoir ramené son bras vers elle, elle posa délicatement le dossier sur son bureau, le regardant avec méfiance lorsqu'elle entendit l'homme lui parler de "disparitions". D'ailleurs elle ne comprit pas exactement de ce qu'il parlait, il faisait mention de "notre" belle ville, mais laquelle ? Elle supposa qu'il parlait d'une des villes du continent de Sombréa, mais elle ne savait pas exactement laquelle et la suite ne l'aida pas beaucoup. Il parlait également d'amis communs, le souci c'est qu'elle ne voyait pas trop de quels amis il parlait, des vampires ? Des sombréens ? Des vampires sombréens ? En tout cas elle ne se souvenait pas d'avoir autant d'amis. S'il n'était pas plus clair, elle n'allait certainement pas lui être d'une grande utilité. Quant à la suite de sa phrase, on ne pouvait pas dire qu'elle était limpide, mais Edryn comprit le sous-entendu lorsqu'il parlait de rendre service et d'intervention pour résoudre le problème. Ce n'était pas la première fois qu'elle entendait de telles paroles, ce n'était pas la dernière non plus elle le savait, néanmoins cela la mettait toujours mal à l'aise et surtout méfiante, déjà que les yeux si bleus n'aidaient pas. Il faut dire qu'elle avait déjà vu quelques énergumènes du même genre et on ne pouvait pas dire qu'elle s'entendait merveilleusement avec eux, même en représentant un continent comme Sombréa. C'était lorsqu'elle était en présence de telles personnes qu'elle se demandait bien pourquoi elle avait voulu devenir ambassadrice. De toute façon elle était bloquée à présent, elle ne pouvait décemment pas démissionné comme ça, comme si rien ne s'était jamais passé et que tout allait bien dans le meilleur des mondes.

    Elle continua de l'écouter en le fixant, silencieuse. Même si on ne pouvait pas dire qu'elle était d'une normalité folle, elle trouvait bien étrange le comportement de l'homme qui lui faisait face. Il venait de s'arrêter de parler pour réfléchir, jusque là rien d'extraordinaire, mais tout à coup il se mit à regarder le sol pour ensuite relever la tête vers Edryn, son visage s'était durcit pour une raison qu'elle ignorait. Ce qui suivit était encore plus étrange, les paroles de Yoshimo n'avaient aucun sens pour elle. Pourquoi, mais pourquoi lui demandait il soudainement la raison pour laquelle elle était intéressée d'en savoir plus ? Premièrement où avait-il vu qu'elle était intéressée à ce point ? Elle n'avait rien fait de particulier, elle lui avait juste dit son prénom et qu'il pouvait rester, où était la curiosité exacerbé dont elle, selon lui, avait fait preuve ? Quand bien même elle aurait voulue savoir, n'était-ce pas lui qui était venu pour lui parler de quelque chose ? Deuxièmement, la façon du chef de demander si elle était dans les confidences du gouvernement sombréen ne plaisait absolument pas à l'ambassadrice. Elle avait l'impression qu'il sous-entendait qu'elle ne savait rien de ce qu'il se passait avec le continent, contrairement à lui. C'était vrai qu'Edryn ne connaissait pas toutes les combines, magouilles et autres trafics en tout genre de Sombréa, mais comment lui en vouloir ? On lui avait seulement dit ce qu'elle devait savoir pour mener, comme il avait été décidé, les missions diplomatiques et c'était tout. Maintenant de là à dire qu'elle était totalement naïve et ne se doutait absolument pas de ce qu'il pouvait se passer en coulisse, il y avait quand même un certain gouffre. Edryn se trouvait à présent dans une situation gênante, elle ne pouvait clairement pas lui dire qu'elle ne savait pas de quoi il parlait, qu'elle n'avait pas la moindre idée de ce dont il parlait, sinon adieu crédibilité, déjà qu'elle n'en avait pas excessivement… D'un autre côté elle ne pouvait pas non plus lui mentir, s'il se mettait à lui poser des questions elle ne saurait, évidemment, pas quoi lui répondre. Et puis de toute façon, c'était quoi ce ton suspicieux ? Lequel d'entre eux était le plus susceptible d'attirer la suspicion ? Elle doutait fort que ce soit elle. Franchement on nageait en plein délire, pensait elle. Ce qui était sûr c'était qu'elle ne comprenait pas du tout où il voulait en venir et ça se voyait très bien sur son visage, du coup elle resta silencieuse une nouvelle fois.

    Face à elle, Yoshimo devenait de moins en moins sympathique aux yeux d'Edryn et c'est d'ailleurs pour cela que lorsqu'il se baissa, elle eut un mouvement de recul et croisa les bras. Elle n'aimait pas trop qu'on envahisse son espace vitale, mais là encore moins que d'habitude, surtout que les paroles qui sortirent de la bouche de Yoshimo n'arrangèrent rien. Elle ne pouvait s'empêcher de penser ironiquement que c'était tout à fait gentil et charmant de vouloir la mettre dans la confidence, elle pauvre ignorante qu'elle était. Néanmoins, quelques mots la frappèrent plus que la volonté du meraga de l'informer sur cette affaire. Venait-il de dire "mais pas ici" ?? Cela impliquait-il qu'il faillait qu'ils aillent ailleurs ? Ce type pensait il vraiment qu'elle allait le suivre autre part que dans l'ambassade ? Avait-il fumé des choses illicites ? En même temps, dehors en pleine rue accompagné d'une escorte elle aurait été plus en sécurité que toute seule avec lui dans le bureau et deux sbires qui tiennent la porte de l'autre côté. En plus c'était lui qui avait demandé à la voir, qui s'était incrusté, qui voulait lui parler et maintenant il ne voulait plus rien lui dire parce que "les murs avaient des oreilles". Le fait qu'il n'était que tous les deux et que la probabilité qu'ils soient entendus était quasi nulle n'était apparemment pas suffisant pour lui. Si personne n'était censé savoir ce qu'il voulait lui dire, c'est que ça ne devait pas être très légal... du coup elle ne savait plus trop si elle voulait vraiment savoir. Elle croisa les bras un peu plus forts et pencha un peu sa tête vers la gauche.

    Finalement il prit une feuille sur le bureau d'Edryn, sans même lui demander, puis se mit à écrire quelque chose. Elle tenta de voir ce qu'il noircissait sur le papier, mais malheureusement elle n'apercevait que quelques bouts de lettres indéchiffrables. Néanmoins, elle n'attendit pas très longtemps avant que l'homme lui tende la feuille. Comme pour les papiers un peu plus tôt, Edryn tendit le bras à son tour et attrapa le message avant de le ramener vers elle. Avant même de lire ce qu'il lui avait écrit, elle regarda Yoshimo se lever. Mais qu'est-ce qu'il faisait, sérieux !? Lorsqu'il s'arrêta devant la fenêtre, elle se mit à le regarder comme une bête curieuse. Pourquoi il lui tendait un papier et allait directement voir les petits oiseaux voler par la fenêtre ? N'était-il donc pas intéressé de voir la réaction d'Edryn face à ce mot ou même si elle allait lui répondre quelque chose ? Elle en vint à la conclusion qu'en fait il était persuadé qu'elle allait être d'accord avec ce qu'il avait écrit ou alors il s'en fichait complètement. Comme si elle n'était déjà pas assez perdue, il lui sortit encore quelque chose qui n'avait aucun sens à ses yeux. Il lui parla des papiers scellés, par réflexe elle baissa la tête et posa le regard sur les papiers posés sur le bureau. Il commença à lui dire qu'elle ne devait pas céder à la curiosité et qu'il ne fallait pas ouvrir les documents, documents qu'il, rappelons-le, lui avait donné ! Alors pourquoi ne pas pouvoir les ouvrir ? Quelle pouvait bien être la raison qui l'avait pousser à donner des papiers à quelqu'un pour qu'après il lui interdise de les regarder. Surtout que ce n'était pas qu'une interdiction orale, non, il s'était même embêté à lancer un sort sur le pauvre cachet. Il fallait quand même reconnaitre qu'il avait bien fait d'ensorceler le cachet car Edryn, comme toute autre personne normalement constituée l'aurait fait, se serait permise d'ouvrir le dossier qu'on lui avait spécifiquement donné et interdit d'ouvrir. S'il n'y avait pas eu de sort et que cela lui avait été donné par un proche, elle ne l'aurait sûrement pas ouvert s'il lui avait demandé, rapport à la confiance toussa toussa... mais là, heureusement qu'il y avait le sort, parce qu'elle s'en serait fichu comme de sa première cerise, de l'ouvrir. Pour le coup, il y avait un sort qui allait lui apporter de gros problèmes malheureux si elle touchait le cachet, à en croire le meraga, donc dans le doute elle n'allait pas s'y risquer. Bien que cela ressemblait à un avertissement, voir de légères menaces, le ton employé ainsi que la dernière phrase qu'il venait de prononcer étaient bizarres, pour ne pas faire dans l'originalité. Un peu plus tôt il entrait comme un forcené, l'avait regardé durement à plusieurs reprises et maintenant il... la draguait !? Non, c'était impossible, ça ne devait pas être ça, ça ne pouvait pas être ça. C'était sûrement parce qu'il voulait la mettre mal à l'aise ou c'était un moyen tordu d'être encore plus flippant. Ce n'était pas vraiment logique, mais lui donner un dossier qu'elle ne pouvait pas ouvrir ne l'était pas moins.

    Profitant qu'il regardait les oiseaux roucoulés par la fenêtre, Edryn s'était mise à lire le petit mot qu'il lui avait écrit. Elle prit le papier entre le pouce et l'index, le souleva de quelques centimètre et fatalement il pencha vers l'arrière, elle décida donc de soutenir le bas avec sa main gauche. Finalement, elle commença rapidement la lecture. Après avoir fini le mot elle haussa les sourcils et cligna plusieurs fois des yeux, avait elle bien lu ? Elle le relit à toute vitesse. En fait quand il avait sous-entendu un peu plus tôt qu'il faillait qu'ils se rencontrent ailleurs, il était tout à fait sérieux. Elle ne le connaissait pas, il pratiquait une magie interdite, ne s'était pas montré très charmant, se comportait de manière assez étrange et il espérait qu'elle allait venir chez lui pour parler de... de... en fait elle ne savait même pas de quoi. Est-ce que ce dont il voulait lui parler avait un rapport avec le dossier qu'il lui avait donné ou autre chose ? Elle était plutôt du genre indécise, mais elle était au moins sûre que jamais elle ne mettrait les pieds chez lui, pourquoi ne pas le retrouver en pleine forêt à minuit aussi pendant qu'on y était.
    Au moment même où elle lâcha la feuille de façon dédaigneuse, la porte s'ouvrit comme par magie. Elle cru d'abord que c'était un autre meraga qui avait décidé de venir l'embêter aussi, mais non c'était Yoshimo et c'était bel et bien de la magie. Apparemment il ne regardait pas les oiseaux par la fenêtre, il avait vu quelque chose ou plutôt quelqu'un qui ne lui plaisait pas et venait d'envoyer ses sbires s'en occuper. Pendant un instant elle eut vraiment l'impression de ne plus être dans son bureau, d'être invisible aussi... au point ou on en était, elle n'aurait été que moyennement surprise s'il lui avait dit qu'il allait s'installer dans la pièce. Elle ne fut pas surprise non plus lorsque qu'il soutenu qu'il y avait trop de vermine à Sannom, elle était d'accord sur ce point, mais elle doutait fortement que la vermine qu'il mentionnait était la même à laquelle elle pensait à ce moment précis. Et au cas où on se demanderait, le petit rire sadique qu'eut l'homme devant la fenêtre finit, pour Edryn, de le classer dans la catégorie "fou".

    Et puis, alors qu'elle pensait avoir tout entendu, il lui sortit une question qui la blessa énormément. Elle était vraiment choquée qu'il puisse lui demander cela alors qu'ils ne se connaissaient absolument pas et que ça ne le regardait pas plus. De toute façon quel était le rapport entre sa vie sociale et ce qu'il voulait lui demander ? Aucun ! Ou alors elle ne le voyait pas du tout. Comment pouvait-il savoir si elle avait beaucoup d'amis ou non ? Mais alors qu'elle s'insurgeait intérieurement de cette question pour le moins maladroite, il retourna s'asseoir face à elle et devint encore plus malpolie et blessant. Comment osait-il lui balancer à la figure qu'elle était seule, abandonnée, qu'aucun de ses collègues ne semblait l'apprécier et qu'elle n'avait pas d'ami. Même si ce n'était pas exactement les paroles qui étaient sorties de la bouche de cet homme, qui paraissait maintenant détestable à Edryn, c'est en tout cas ce qu'elle entendit, ce qu'elle en conclut. Comment pouvait-il lui dire tout cela alors que c'était la toute première fois qu'ils se rencontraient ? D'autant plus qu'il n'avait pas tout à fait tort et que ça l'énervait davantage. En effet, après son escapade en dehors des limites frontalières de Gamaëlia, lorsqu'elle était revenue, elle n'avait pas vraiment été accueillie à bras ouvert et la plupart des amis qu'elle avait pu avoir, ne l'étaient pas restés très longtemps. Sans être complètement abandonnée, elle n'était pas très entourée. Quant à ses collègues, elle était relativement nouvelle et n'entretenait qu'une relation de travail avec eux, le fait que la plupart de ces derniers soient restés bien plus longtemps à Sombréa qu'elle était également un obstacle. Pour ce dernier point elle n'était pas gênée le moins du monde car elle avait toujours trouvé préférable de séparer sa vie sociale de sa vie professionnelle. Alors, oui, elle n'avait pas des millions d'amis, mais il ne fallait pas pousser non plus, elle n'était pas totalement abandonnée. En ce qui concernait son entrée, bien sûr qu'en entrant comme ça dans le bureau des autres il aurait eu plus de problèmes. Les collègues d'Edryn étaient en grande majorité des sombréens et sans vouloir faire de faciles généralités, ils étaient quand même moins amicaux que les gamaëliens. Elle aussi pouvait être désagréable et l'envoyer bouler, il n'était pas trop tard pour appeler le personnel de sécurité, elle savait que certains de ces "gardes" avaient aussi de magnifiques yeux bleus. En tout cas la jeune femme était furieuse, elle n'entendait plus rien ou presque, elle avait vaguement compris qu'il voulait qu'elle lui rendes service ou elle ne savait pas trop quoi, ce qui la fit bouillir encore plus. Il fallait bien comprendre qu'Edryn n'était du genre à crier, s'énerver pour rien, elle était même plutôt conciliante en règle générale, mais là s'en était trop, il ne fallait pas la prendre pour une quiche non plus ! Qu'est-ce qu'il croyait ? Elle n'était certainement pas à son entière disposition !

    Finalement elle se leva en poussant sa chaise par la même occasion et posa le bout de ses doigts sur son bureau.

    "Sachez, monsieur, que ma vie sociale, professionnelle et privée ne vous regarde en rien."

    Elle était polie, mais son ton était sec.
    Elle prit ensuite le papier lui demandant de le retrouver chez lui et le posa face à lui sur le bureau.

    "Je ne pense pas qu'il me sera possible de me libérer pour parler de ce genre de petits secrets."

    Puis elle prit les documents qu'il lui avait donnés un peu plus tôt, ceux avec le cachet, tendit le bras et le lâcha sur bureau.

    "Comme il est suspicieux que je m'intéresse un tant soit peu à ce dossier et qu'il m'est apparemment interdit de l'ouvrir, je ne peux que vous demander de le reprendre. De plus, comme vous l'avez si bien dit vous-même, je n'ai pas beaucoup d'amis, il semble donc plus qu'improbable que nous ayons des amis en commun et dans ces circonstances je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'en dire davantage."

    Elle leva alors le bras droit en direction de la porte.

    "Il serait préférable que vous quittiez mon bureau et la prochaine fois si vous désirez me parler de quelque chose, merci de prendre rendez-vous."




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En territoire Sombréen [PV : Yoshimo]
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