Il y a des jours plus obscurs que les autres...[Terminé]

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    Message  Liven Reaves le Dim 24 Aoû 2008 - 9:35

    Un jour pisseux se glissait dans la pièce par les déchirures d'une toile noire. La poussière en suspension scintillait dans les rayons qui tachaient de lumière ce coin de misère. De petite taille, la pièce abritait un mobilier sommaire et en mauvaise état. Une comode vieillote vomissait du linge rongé aux mîtes par les tiroirs ouverts. En face, des planches appartenants à une ancienne armoire pourrissaient dans l'humidité qui décollait le papier paint délavé. Il y avait un tapis recouvrant un parquet gris mais la poussière seule aurait suffit à étouffer les moindres pas. Enfin, dans un coin, un matela sommaire était posé à même le sol. Bien qu'il fut près de midi, la pénombre et le silence faisaient peser une atmosphère lourde, figée dans un sentiment d'oppression, le regret d'un passé qui s'effritait avant de disparaître. Un mouvement indistinct indiqua une présence humaine. Le froissement d'une couverture, le soupir d'une fatigue toujours présente, un homme se redressa sur le lit improvisé, étirant ses membres ankylosé dans une douleur sourde et courbaturée. Vingt ans, les cheveux emmêlés par son sommeil, un visage soucieux et tuméfié... Hier cet homme était intouchable, aujourd'hui il se cachait. Liven se passa la main sur la figure pour se réveiller tout à fait mais grimaça en frôlant un émataume à hauteur des tempes. Il devait pourtant s'estimer heureux, moins amoché que ces camarades, il était vivant. Tous n'avaient pas eu cette chance...

    Les vampires avaient pris le contrôle de la ville dans la nuit et Liven avait du limiter les dégats en cachant les magas de sa guilde et des autres. Terrasés par le nombre, manquant d'organisation, impuissants au combat, c'était la dernière chose qu'ils leur restaient à faire mais la défaite et surtout l'idée de se terrer dans des caves, des greniers, des chambres comme celle-ci minait le moral de chacun. Liven se sentait désarmé. Il avait du combattre l'un d'entre eux, certainement envoyé pour le tuer... Il revoyait ses attaques, rapides, précises, efficaces. Il s'était sentit comme un débutant, ne parvenant pas même à le toucher une seule fois. S'il ne s'était pas enfui il serait mort. Son orgueil en miette et sa confiance anéantie il avait du placé des hommes chez la population, assuré un ravitaillement de vivres dans les quartiers mal famés, chercher des endroits sûrs... Il n'avait dormi que quatre heures.


    Il finit par se lever. Les rapports ne devraient pas tardés à arriver à flot sans parler de tous les problèmes à régler y compris comment s'occuper des autres guildes. Les Ryseurs d'or et les Arimages n'étaient pas des guildes expérimentées au combat et ils seraient d'ailleurs plus utiles comme espions que comme combattants. De plus l'économie reposait en grande partie sur eux donc les vampires ne devraient pas chercher à leur faire du mal. Si le cas des chasseurs de primes était réglé, celui des Magassionels était plus qu'incertain. Reconnaîtraient-ils son autorité ? Accepteraient-ils de lui obéir ? Ne serait-ce que le temps de délivrer Arya ? Et puis il y a avait les Méragas. Les dernières nouvelles préoccupait beaucoup Liven. Les membres de cette guilde auraient été un atout majeur mais leur chef tué, un nouveau venait tout juste d'être nommé par les vampires, un certain Chuck Bass. Si les vampires dirigeait cette guilde... Et puis il y avait toujours les Akaëliens. Ils s'étaient faits discrets depuis un certains temps mais il y avait fort à parier que sans les Magasionels et les Chasseurs de Primes ils allaient s'en donner à coeur joie pour s'associer avec les vampires. Les choses étaient compliquées et ne se présentaient pas à leur avantage sans parler du fait que les vampires avaient déjà lancer leur propagande "Le chef des chasseurs de primes vous a abandonné". Si la population n'avait pas d'espoir elle se montrerait d'autant plus docile. Oui, ils étaient vraiment mal.

    La plaie à sa jambe ne saignait plus sous le pansement de fortune et il pouvait s'appuyer dessus pour marcher. C'était une bonne nouvelle. Tout à coups un bruit au rez-de-chaussée l'alerta. A peine un crissement surement du à un pas malheureux sur du verre brisé, léger. Rien ne le confirmait mais Liven était convaincu que quelqu'un d'autre était présent dans cette maison. Il avança dans le silence le plus complet et ouvrit la porte doucement pour en limité le grincement qui pouvait ainsi presque paraître naturel. Il arriva en haut de l'escalier étroit mais il ne remarqua rien de suspect. Aucune trace d'un intrus. Perplexe et tendu, ses sens à l'affut, il se tint attentif...l'espace d'une seconde. Ce fut le temps nécessaire pour se rendre compte qu'on l'attaquait par derrière. Il pivota sur sa jambe blessée et saisit le poignet qui s'apprêtait à le poignarder. Un coup de pied le cueillit sous le menton lui faisant perdre son équilibre et le projetant contre le mur. Son agresseur allait revenir à la charge mais le jeune homme eut l'impression de connaître cette silhouette féminine à peine visible dans la pénombre. Ce n'était pas son ennemi.

    - Qui es-tu ?

    Elle devait d'ailleurs avoir la même impression puisqu'elle ne poursuivit pas l'affrontement. Les yeux de Liven s'habituèrent à l'obscurité encore plus prononcée que dans la chambre. Elle avait beaucoup changée...


    Dernière édition par Liven Reaves le Jeu 12 Aoû 2010 - 16:09, édité 1 fois


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    Re: Il y a des jours plus obscurs que les autres...[Terminé]

    Message  Isuzu Kamageta le Mer 27 Aoû 2008 - 17:35

    Deux très venaient de s'achever. L'une, la plus importante, était entre les vampires et les humains. L'autre, c'était une trève beaucoup plus personnelle. Finit, le temps ou Isuzu recevait des petites missions, car personne ne savait si on pouvait oui ou non lui faire confiance. Elle avait tout d'abbord été chargée de rester au QG, pour continuer à entretenir l'éspèce de confiance qu'avait les habitant aux chasseurs. Car, bien qu'ils ne cessaient de jaser sur le fait que ce soit " l'une des guildes les moins réputées " et que " leurs chef, en plus de sortir avec un libraire, semblait être un homme mauvais " , ils recevaient des missions de manière plutôt fréquente. Ensuite, Rin venait de reçevoir sa première vraie mission, pensant qu'elle venait de son chef caché - elle ne croyait pas que Liven les aie abandonnés, et elle était sûre que, lorsque que serait venue l'heure de se battre, il serait le premier à l'assaut. Mais en attendait, ce n'était pas de son chef que venait les instructions, bien qu'elle l'ignore. C'était des vampires eux-même.

    Elle devait donc tuer quelqu'un. Non pas que l'idée en elle même ne la ravisse, mais la prime était fort élevé.. Elle prit donc sa mission, tôt ce matin, et emmena l'adresse avec elle, afin de découvrir ou se terrait la bête. Bête qui devait être fort habile et sacrement forte, vu le montant indiqué sur le papier.. Mais bref. En attendant, elle se rendit compte que l'adresse était dans les coins les moins reluisant de Sannom. Isuzu immaginait déjà un homme hirsute, avec une barbe de quelque jours, peut-être un peu alcoolique mais surtout très costaud. Bref, plutôt le contraire de Liven. Elle frissona en quittant les beaux quartiers, frottant ses bras dénudés. Non seulement il faisait froid et elle s'était vêtue d'un débardeur violet fonçé et d'un simple jean, mais en plus, ces lieux lui rapelaient des souvenirs.. Automatiquement, elle passa même sa main par dessous ses cheveux, raccourçis par rapport à sa première arrivée. Elle les avait coupé, malgré elle, dans ses rues aux départs.. Puis elle était repartie, et ils avaient repoussés. Mais elle avait découvert l'effroyable déçés et c'était couper les cheveux. C'était ce qu'elle faisait, quand elle avait une peine de coeur. Et puis, les cheveux ainsi raccourçis ne lui allaient pas si mal, finalement.. Elle s'était de nombreuse fois demandé ce que Kodai en penserait. Aujourd'hui encore, elle se posait cette question.

    Mais elle la chassa bien vite. Elle travaillait. Toujours, avant d'avoir pensé à trouver une réponse, elle trouvait un pretexte pour cesser d'y penser. Comme si ça marchait vraiment. Perdue dans ses pensées, elle en vint même à dépasser la maison qu'elle devait infiltrer. Elle s'en rendit compte en regardant le numéro d'une maison, qui était loin après la demeure de sa cible. Zut. Elle fit attention qu'il n'y aie personne dans les alentours - car elle pouvait parraître louche, un colt et une dague à la ceinture, à revenir sur ses pas, plus louche que la plupart des gens vivant ici en tout cas- avant de repartir dans le sens inverse. Elle chercha donc bien attentivement tout en ayant l'air de flâner, frissonante plus de froid que d'effroi. Et Isuzu finit par trouver ce qu'elle ne cessait de chercher. La chasse allait enfin pouvoir commencer pour de bon. Elle voulu prendre son colt, mais avait oublié de le recharger. Tant pis, bien qu'elle poussa un juron, à voix plus que basse. Elle se contenterait de la dague. Cependant, elle la cacha avec sa main pour ne pas qu'elle se fasse trop remarquer si le gibier était dans la pièce dans laquelle elle allait pénétrer.

    Rien qu'en voyant l'extérieur de la maison, la jeune femme se demandait qui pouvait habittait là. Les mauvaises herbes grimpaient sur les marches poussièreuses et pleine de trace de boue, des vieilles affiches étaient collés sur la façade, dont certaine pierres étaient retirées. Les volets, ou du moins ce qui n'étaient pas cassé, et qui étaient rares, était couverts de toiles d'arraignées. On voyaient qu'ils n'étaient plus ouvert depuis longtemps. La plupart des fenêtres avaient étés enmurrées, sans doute précédemment brisée. Même elle, qui se contentait de peu, pourtant, ne pouvait pas dormir dans un endroit tel que celui-ci. Elle craignait l'intérieur et se demandait même si on ne s'était pas jouée d'elle. Son impression se renforça quand elle remarqua que la porte n'était pas fermée à clef. Cela semblait impossible puisque la serrure était brisée. Elle en vint à se poser la question d'un bizuitage quelconque au sein de sa guilde, pour rendre riddicule les nouveau venus. Comment vivre dans une crasse pareille, rien qu'à la facade, et dans une maison dont la porte ne se fermait pas à clef ?

    Elle finit donc par entrer, et son impression de " y a personne " se renforça. Tout juste si elle n'allait pas demander si il y avait quelqu'un de présent.. Mais si c'était une vraie mission, elle ne voulait pas tout envoyer en l'air.. En tout cas, elle mis un peu de temps à se faire à l'obscurité ambiante et à l'odeur de renfermé, mais, dès que ce fut fait, elle pu mieux constater l'état miséreux des lieux. La couche de poussière lui paraîssait si épaisse qu'elle avait l'impression de pouvoir sauter sans qu'on entende le moindre bruit - si tout au moins le sol résistait et qu'elle n'en venait pas à le traverser. On ne sait jamais, avec une bicoque dans un tel état.. Mais bref. Quelques vitres étaient effectivement brisée, et des bouts de verres jonchaient le sols. Ses morceau de verre lui donnèrent une idée. Une idée toute simple, mais qu'il fallait tout de même trouver. Vous comprenez ?

    En réalité, elle n'était toujours pas sûre qu'il y avait vraiment quequ'un qui logeait dans cet endroit. Et puis, si il y avait vraiment quelqu'un, vu le montant de la prime, ce devait être un fin limier. Ce fut donc à cette pensée qu'elle fit semblant de ne pas avoir vu un morceau de verre et, zut alors, qu'elle marcha dessus. Le bruit, déjà atténué par la poussière, n'était pas fort, mais puisque le silence reignait dans la maisonette miteuse, si il y avait vraiment quelqu'un et que cette personne valait vraiment le prix fixé sur sa tête, elle devait l'avoir entendu. Aussi se dirigeat-elle dans un coin sombre et ralenti au plus possible sa respiration. Une fois, elle avait joué a un jeu vidéo avec Kodai. Elle en ressentait les même sensations, sauf que là, le boss final, c'était elle. Soudain, quelqu'un vint. Elle en déduis que c'était sa cible, mais mis une petite seconde à réagir. Une seconde de trop pour sa mission, si vous voulez mon avis. Elle tenta rapidement de planter la dague dans le dos du jeune homme - car, à sa carrure, on devinait que ce ne pouvait être une femme, mais elle ne le voyait que mal et était incapable de dire si elle l'avait déjà vu ou non. Bref, elle tenta de l'assassiner "proprement " mais il réagit et bloqua son poignet.


    Malheureusement pour lui, elle avait aussi des réflexes dantesques et, sans prendre la peine de réfléchir, son pied rencontra fortement le menton de sa cible. Elle comptait repartir à l'attaque sans même regarder à quoi il ressemblait- elle avait juste compris qu'il n'était pas vraiment à l'image qu'elle s'en était forgé, mis à part sur une chose : la force et l'adresse. Elle comptait donc l'attaquer après son kick mais il parla, et sa voix lui otta cette idée. Elle connaissait cette voix, c'est pourquoi elle ne reprit pas son assaut. Rin était persuadée, jusqu'à maintenant, que c'était Liven qui lui avait commandé de tuer la personne qui résidait dans cette maison. Elle fut tenter de lui demander s'il ne voulait pas se suicider, mais sa surprise fut telle que, à la place, elle lâcha sa dague. Elle ne bougea pas d'un pouce, le dévisageant de manière plus que gênante. Finalement, ses sourcils se fronçèrent. Pourquoi ? De qui avait-elle reçu cette ordre ? Elle était ennervée contre elle-même, aussi prit-elle un moment avant de répondre. Il avait pas mal changé, même s'il avait surtout pris un peu d'âge - mais non, pas de ride, juste un visage plus adulte. Ca faisait longtemps. Elle chercha un peu, bascula la tête et fini par lui répondre d'une voix glaciale..

    " Un de tes hommes.. Ou plutôt l'une de tes femmes. Tu voulais te suicider ou l'ordre n'était pas de toi ? "


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    Message  Liven Reaves le Jeu 28 Aoû 2008 - 17:37

    Le visage de Liven ne laissait rien transparaître ce qui chez lui traduisait l'inquiétude plus qu'autre chose. Adossé au mur de façon pourtant décontractée, il croisait les bras et se massait le menton. Le coup avait été parfaitement exécuté. Il était étonnant lorsqu'on le connaissait peu ou mal de voir avec quelle aisance il pouvait évoluer dans le luxe le plus raffiné et se sentir parfaitement à son aise dans un endroit minable comme celui-ci ; délaissant le costume trois pièces et les manières de bonne famille, il se présentait en baggi et tee-shirt sombre, retrouvant des airs d'adolescent. Si le jeune homme assumait encore quelques missions, celles-ci se faisaient rares. Il réalisa qu'il était devenu un porte parole, un diplomate, un politicien. Bien qu'il n'eut pas à rougir de sa silhouette altière et athlètique, il manquait d'entraînement physique et l'attaque d'Isuzu en témoignait. Liven ne trouva là qu'un reproche supplémentaire à assumer.

    Néanmoins, cette préocupation n'avait qu'un impact limité dans son esprit. Les paroles de la jeune femme qu'il connaissait sous le nom d'Isuzu le laissait troublé. Elle avait reçu un ordre de mission ? Et visiblement elle pensait qu'il venait de lui ? Aucun doute n'était permis, les vampires avaient tenté de régler les choses le plus simplement possible et quelle ironie ! Le chef des chasseurs de primes assassiné par ses propres compagnons ! Cette bassesse l'agaçait au plus haut point. Le considéraient-ils vraiment insignifiant à ce point ? S'il était clair qu'ils l'avaient sous estimé, la nuit qu'il venait de passer prouvait à Liven qu'il avait de réelle raison de s'inquiéter. Il n'avait même pas été capable de combattre un seul d'entre eux. Ses sourcils se froncèrent insensiblement et il se raidit. Durant toutes ses interrogations existencielles, il n'avait pas répondu à la chasseuse et son silence ressemblait beaucoup à de l'indifférence. De fait sa question n'avait pas réellement lieu d'être posé, elle n'avait pas besoin de son aide pour avoir une réponse.


    - Ce sont eux qui t'ont envoyé mais je ne crois pas qu'ils pensaient que tu me tuerais.

    Sa voix douce et ferme à la fois, prononcé dans un demi-murmure, semblait faire écho à ses pensées et d'ailleurs il semblait toujours aussi intrigué par le plancher pendant qu'il lui parlait. Il ne cherchait pas à la rabaisser ni à mettre en doute ses capacités de tueuse mais Isuzu n'était pas encore catégorié comme une chasseuse de rennom et c'est ce qui justifiait son hypothèse.

    - Ce n'est qu'un avertissement et une provocation. S'ils savaient où je me trouvais c'est qu'ils ont eu les trois autres gradés. Ils étaient les seuls à savoir que je me cachais dans cette bicoque.

    Il marqua une petite pose encore incertain de la façon dont il devait interpréter ce message.

    - Ils cherchent à me faire savoir qu'ils peuvent m'attaquer quand ils le veulent malgré mes précautions et ça ne tardera surement pas. S'ils ne l'ont pas encore fait c'est qu'ils attendent quelque chose de moi mais c'est trop tôt pour savoir de quoi il s'agit. Je suppose qu'ils voulaient tout à la fois me vexer et m'effrayer.

    Il ne dit pas qu'ils avaient à peu près réussis les deux, sans doute les dernières traces de sa dignité. Sa position n'avait rien d'enviable et si ses suppositions étaient justes ils finiraient par véritablement chercher à le tuer et rien ne serait plus simple car Liven n'était pas un gentil toutou à qui ont pouvait demander de rapporter le journal. Tous les chasseurs de primes avaient cette caractéristique. Ils détestaient qu'on décide à leur place. D'ailleurs même les missions n'étaient que des propositions, à eux d'accepter ou non. C'est cette individualité qui en faisait un groupe si difficile à cerner. S'il avait risqué de parler ouvertement à Isuzu c'est parce qu'elle devait être furieuse de s'être fait manipuler et qu'elle avait retenu son geste malgré une prime qui devait justifier toutes les trahisons. Il se sentait obligé de lui en expliquer au moins les raisons pour atténuer sa colère.

    Tout ceci était de bien mauvaise augure et Liven se redressa légèrement dans un soupir fatigué. Il ne pouvait pas s'en rendre compte mais des cernes discrètes apparaissaient sous ses yeux et ses mouvements restaient lourds. La semaine lui avait demandé beaucoup de travail et des heures de sommeil en moins, des conditions idéales pour faire face à une attaque de cette envergure ! Il se passa la main dans les cheveux et s'approcha suffisament pour voir ses yeux distinctement. Il voulait savoir jusqu'ou il pouvait lui faire confiance.

    - Que comptes-tu faire ?

    Elle n'était pas blessée et dans ses conditions, revenir au QG en disant simplement "je ne l'ai pas trouvé" paraîtrait louche et les vampires ne voudront certainement pas quelqu'un de louche se baladant calmement dans les rues. En revanche, il ne pouvait pas lui demander de l'aider même s'il était son supérieur, elle devait seule décider de son avenir et Liven respectait trop cette règle pour tenter de l'en privé. De plus, il n'ignorait pas qu'il ne représentait pas vraiment un meneur révolutionaire charismatique. Après tout, ce n'était qu'un jeune homme d'une vingtaine d'année, bon magas mais inéficace contre l'envahisseur au caractère particulièrement irritant, déprimé et sans la moindre idée de la façon d'organiser les forces qui leur restaient et menacer de mort à tout instant. Ils s'étaient connus à l'académie mais on ne pouvait pas dire qu'ils étaient des amis d'enfance. Il n'attendit pas la réponse et se détourna de son visage pour descendre les escaliers. Sans précipitation presque avec décontraction.

    - Si tu veux bien on va dégoter quelque chose à manger d'abord. Je meurre de faim.

    Il ne restait sans doute pas grand chose à se mettre sous la dent mise à part les rats crevés dans les placards mais il pensait trouver quelque chose de comestible dans la rue à la recherche de marchand ambulant. Il regretterait cette maison. Elle était laide, petite, sale mais terriblement bien isolée mais barricadée une planque idéale. Liven s'obligeait à ne pas trop réfléchir car il sentait une migraine pointer son nez et cela n'avait qu'un impact négatif sur son moral. Ce n'était pas vraiment ce dont il avait besoin.


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    Re: Il y a des jours plus obscurs que les autres...[Terminé]

    Message  Isuzu Kamageta le Ven 29 Aoû 2008 - 10:55

    La jeune femme était totalmenet perdue. Elle se souvenait très bien de ses quelques rencontres.. Explosives avec Liven. Celle-ci, songeat-elle un instant, ne fit pas exeption à la règle. D'abbord, la première fois-ou ça à peu de choses - qu'ils s'étaient vus, elle avait mis le feu.. Ensuite, elle lui avait balancé - par magie et involontairement - une pomme sur le visage - ne riez pas, de nouveau, elle s'en voulait terriblement. Et maintenant, elle venait de tenter de l'assassiner. Ce fait lui fit froncer les sourcils de plus belle. Elle devait être maudite à rester associale. Oui, ça devait être cela. C'était impossible autrement. Un long silence s'installa après la réplique de la jeune femme, dont elle connaissait, tout au fond d'elle, parfaitement la réponse. Elle profita de ce silence pour ramasser sa dague et la ranger tranquillement dans son fourreau, à sa ceinture. A ce moment déjà, elle avait un plan pour la suite des évènnements. Ce plan se concrétisa quand elle toucha, dans la poche de son jean, le morceau de papier qui contenait ses instructions. Elle l'avait gardé pour son adresse.

    Ce ne fut que lorsque Liven reprit la parole et confirma que c'était bel et bien les immortels qui lui avait donnée cette mission qu'elle se sentit flanchir. Mais elle se reprit bien vite et ne se laissa pas tomber. Non, elle devait être forte. Isuzu n'avait pas supporté ce qu'ils venaient de faire. Les dents serrées, sourcils fronçés, elle savait dès lors ce qu'elle comptait faire. La rage de s'être faite duppée se lisait dans ses yeux. Personne n'avait le droit de lui donner d'ordre, sinon son chef, bien entendu. Mais certainement pas des Sombréens qui venaient de débarquer en ville ! La, elle n'était plus le boss final. Non seulement elle avait failli à sa mission, mais celle-i venait des vampires : elle avait eu " Game Over ". C'était aussi simple que cela. Mais, comme dans de nombreux jeux, une nouvelle chance s'offrait à elle. Soit elle arrêtait là, soit elle faisait " Continue " au côté de son vrai chef, si toutefois il en était réellement motivé.

    Sa décision était déjà prise. Mais, pour autant, elle le laissa continuer jusqu'à ce qu'il s'arrêta. Elle ne lui en voulu pas de sous-entendre qu'elle n'était pas là pour tuer Liven, à la base, mais plus pour lui donner un avertissement. C'était sa première mission importante et, bien qu'elle n'aurait pû le savoir, elle se sentait ridicule et humiliée à ne pas avoir découvert que c'était les vampires qui avait donné cette mission. Regard terni, elle l'écouta jusqu'au bout. Ce qu'il disait lui semblait plus des paroles pour lui même, une concrétisation de sa pensée qu'elle était simplement invitée à écouter. Il acheva son analyse de la situation sur une note encore plus personelle, si toutefois c'était possible, et laissa de nouveau planer un silence. Elle ne savait quoi dire - et ce n'est de toutes façon pas dans ses habitudes de parler et de parler sans cesse. La seule chose dont elle ne doutait pas, c'était que son ordre venait bien des vampires. Inutile de s'en voiler la face. Je ne dis pas qu'elle aurait préféré voir son chef avoir des idées suicidaires. Seulement, elle aurait trouvé bien moins inquiétant que ce fusses un entraînement secret, ou quelque chose dans ce goût là.

    La situation était pire qu'elle n'aurait pu le penser. Déjà qu'elle ne comprenait pas grand chose à tout ce qui était politique, sur ce plan là, elle ne pourrait en rien aider. Mais, si toutefois il comptait vraiment chasser les vampires, Liven semblait bien se débrouiller dans ce genre de choses.. Elle pensait à s'organiser contre eux qui, à son sens, l'avaient ridiculisée, quand Liven s'approcha. Il lui posa une question. Très simple question à laquelle elle avait déjà sa réponse. Et, frôlant le morceau de papier de sa poche, elle eut une idée qu'elle jugea de bonne, pour pouvoir éspionner, tout simplement. Elle avait un plan et en ferait part à Liven, un peu plus tard. Quand ils seraient sorti. L'odeur de renfermé lui donnait la migraine, et ne pas le faire serait se mettre en danger.. Et peut-être mettre Liven en danger aussi. En revanche, en faisant ce qu'elle comptait faire, elle se protégeait d'une certaine façon et protégeait d'autant plus Liven, si jamais il se cachait de nouveau.. Oui, encore fallait-il trouver un endroit pour qu'il puisse se cacher. Si il voulait le faire. Bon, ça, de totues façon, elle n'avait pas besoin de lui pour le faire. Mais accepterait-il ce qu'elle comptait faire ?

    Mais, avant qu'elle n'aie le temps de répondre, il lui proposa de se restaurer. Elle hocha la tête, ce qui fut tout de même inutile puisqu'il c'était déjà retourné. Elle avait un peu faim, elle aussi. Elle n'avait pas prit le temps de petit déjeuner, ce matin. Mais elle s'imagina alors quelque chose : et si- et si - elle avait accompli sa mission ? Et si elle aurait bel et bien assassiné Liven, de sang froid ? Elle frissonna, plus à cette idée que part le froid, et joignit ses mains pour faire craquer ses articulations, sourcils de nouveau fronçés. Elle s'empêcha d'y penser et suivit Liven, remettant une main dans sa poche, là ou se terrait le morceau de papier. Elle doutait trouver quelque chose de coméstible et de bon, et Liven confirma sa pensée en se dirigeant vers la porte de sortie. Bah tiens. Tant mieux, remarque. Cela facilitait son affaire. Elle le regarda un instant, avant de se reprendre tout de suite. Pas le temps de traîner. Elle savait ce qui lui restait à faire.. Et jugeait ne pas avoir le choix de sa déscision.


    " Sors déjà, je te rejoins tout de suite. "


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    Re: Il y a des jours plus obscurs que les autres...[Terminé]

    Message  Liven Reaves le Sam 30 Aoû 2008 - 11:29

    Il lui semblait que Isuzu avait quelque chose derrière la tête mais il jugea inutil de chercher à savoir de quoi il s'agissait. Après tout, si elle ne le lui disait pas d'elle-même... Aussi il se revétit d'un vieux manteau à la couleur indéterminée entre le vert et le noir et releva un peu le col avant de sortir. Le fond de l'air était frais et cela lui fit comme une claque comparé à la moiteur humide de l'intérieur. Des nuages clairsemés ombrageaient les rues par moment et un vent léger agitait ses cheveux et les pans de son manteau. Comme il l'avait supposé, les rues étaient peu fréquentées et ses habitants se faisaient des plus discrets cependant, il remarqua un boui-boui que l'on aurait pu assimiler à une boulangerie. Il en revint deux sandwich à la main et le visage fermé. Dans cet univers de types louches plus ou moins dangereux, il se fondait dans le décors. Il avait voulu faire un test, payé avec sa carte de crédit et il ne fut pas réellement surpris de voir qu'elle ne fonctionnait pas. La chose lui prêta à sourire. Si les immortels s'imaginaient le voir céder simplement parce qu'ils lui avaient couper les vivres... Il n'avait pas beaucoup d'argent sur lui, de quoi tenir quatre jours tout au plus ; et encore en faisant attention !

    Il s'était adossé à la façade de la maison voisine qui lui semblait plus sûre car plus résistante et mordait à pleine dent dans ce repas maigre mais amplement sastifaisant en continuant de ruminer des pensées sombres. Cela l'énervait, ne le menait nulle part et en même temps il ne pouvait fuir la réalité même si elle était difficile à assumer. Après tout, il commençait à comprendre pourquoi les vampires ne l'avaient pas encore tuer. Ils avaient besoin de montrer que leur domination s'étendait aussi aux chefs de guildes. S'ils y étaient parvenus de façon détournée avec les Méragas ils voulaient un exemple plus fort, une figure connue... De plus, ils n'ignoraient pas la situation dans laquelle Liven se trouvait et savaient qu'il n'était pas une menace importante. Pas une menace importante... Il enrageait de se retrouver aussi impuissant et inoffensif ! Son niveau magique ne souffrait d'aucune prétention et même s'il était loin d'être le meilleur magas du pays, il se reposait habituellement sur ses lauriers. C'était une valeur sur laquelle il pouvait compter, qu'il croyait sûre mais contre les immortels, elle s'était révélée inutile. De plus, il se sentait flancher, tout avait basculer si rapidement ! Il n'osait se demander s'il tiendrait bon, s'il en était capable...

    **Tu déprimes ?**

    La voix de la genette était timide. Elle s'inquiétait pour lui, elle ne l'avait jamais vu dans cet état.

    **Ca ira. Tu l'as trouvé ?**

    **Non, je cherche toujours. J'ai commencé par l'appartement - il a été fouillé - puis l'académie, les parcs de la ville... Là je vais vers la forêt.**

    Elle revint timidement sur le sujet glissant.

    **Tu sais, je pourrais le chercher plus tard. Je m'inquiéte pour toi et...**

    **Je t'ai dit que ça allait Sabbat, je suis avec Isuzu, je lui fait confiance. Je te raconterais tout quand tu l'auras trouvé.**

    Il mit fin à la conversation mentale et se reprocha d'avoir été aussi froid. Non ça n'allait pas. Il lui sembla que Isuzu mettait longtemps à sortir et il s'apprétait à aller la chercher lorsqu'elle apparut, claquant la porte derrière elle.


    Dernière édition par Liven Reaves le Mer 3 Sep 2008 - 11:36, édité 2 fois


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    Re: Il y a des jours plus obscurs que les autres...[Terminé]

    Message  Isuzu Kamageta le Dim 31 Aoû 2008 - 18:41

    Isuzu fut satisfaite - non pas ravie, car cela faisait longtemps qu'elle ne l'était plus, depuis la dernière fois qu'elle avait vu Arwen et quand elle avait encore éspoir de retrouver son cher et tendre- de voir que Liven sorti sans poser une seule question. Il verrait bien ce qu'elle allait faire, de toutes façons. Elle commença par sortir, par l'une des rares fenêtres en êtat et la seule ne donnant pas sur la rue, les objets qui pouvaient avoir une quelconque valeur. Par contre, elle ne jeta pas les choses fragiles. Tant pis, elles y passeraient. De toute façon, il n'y avait presque rien de préçieux, ce qui lui donnait l'impression que Liven venait d'y aller, et son impression se renforça au fur et à mesure. Il n'y avait aucunne affaire personelle, ou très peu qui n'avaient pas l'air d'avoir vraiment de l'importance. Mais, donc, quand elle finit de rejeter tout ce qui ne devait pas souffrir de son idée, elle eut sa première difficulté. Mais, avant de vous indiquer quelle était elle, il faudrait que vous connaissiez son plan, n'est ce pas ? Pas de panique, le voila.

    En fait, Isuzu avait eu une petite tendance pyromane sur le coup là. Elle pensait donc qu'elle pourrait mettre le feu, rentrer au QG et laisser un message du style " Je n'avait pas envie de cherche ma cible, aussi ai-je fait brûler la maison. Le feu à pris vite, il a du partir en fumé", tout en faisant semblant de croire encore que c'était Liven qui lui avait donné ses indications. Le chefs des chasseurs parraîtrait, juste un moment, mort, et elle pourrait faire une éspèce d'éspionnage au sein de son propre QG. C'était une bonne idée, non, si on excluait les risques de la propagation de l'incendie ? Bref. Sa première difficulté fut que, à cause de l'humidité des lieux, le feu ne prit pas. Elle déscendit donc dans le sous-sol à la recherche d'un bon- très bon - combustible. Elle eu la chance de trouver trois ou quatre bouteille de liquide servant à faire partir plus vite les barbecue. Elle en eut un petit sourrire en les époussetant, éspérant que le temps ou ils étaient restés seul dans cette cave ne les aie pas périmé. Heureusement pour elle, ils se consérvèrent à merveille.

    Elle commença donc à faire un trajet dans toute la maison, en commençant par mettre le feu à la cave. Ensuite, elle étala de cette éspèce d'huile sur tout le premier, et y mis le feu aussi. Restait une bouteille et le rez de chaussé. Elle vida consciencieusement la bouteille restante, la jeta au hasard et lança une boule de feu dans la pièce. Au même moment, ou plutôt quand elle tenta de sortir, une poutre enflammée tomba en biais devant son chemin. Zut, elle n'avait pas prévu cela. Ce fut sa seconde difficulté : comment sortir ? Elle réfléchit un certain moment, la fummée la déconcentrant et se mis à plat ventre pour chercher de l'air. Après cela, elle eut une idée. Ce serait dur mais elle devait réussir. Ou alors, ce serait elle qui mourrait. D'ailleurs, cette idée, ce fut Kiro qui la lui donna quand elle lui indiqua qu'elle était coincée. Elle se mis sur le dos et, après s'être éventée de la main car elle était dans une véritable fournaise, elle fit petit à petit voler la poutre. Très doucement, elle la fit passer par au dessus d'elle.

    Ouf, elle avait réussit. La poutre était désormais un peu plus loin et son chemin était libre. Elle s'empressa de se lever, après avoir retennu sa réspiration, elle courru jusque la sortie, contournant les flammes. Enfin, alors qu'elle crut qu'elle allait mourrir de se retenir de respirer et de la chaleur, elle parvint à sortir. Ouf. Claquant la porte derrière elle, elle fit fondre le mécanisme pour qu'on aie grand mal à ouvrir la porte. Elle aperçut alors Liven, et se dirigea vers lui en tentant tant bien que mal de reprendre son souffle. Elle remarqua au passage qu'elle sentait un peu le cramé, car l'une de ses courtes mêches avaient un peu commencer à roussir. L'air frais lui faisant du bien, en aperçevant la fumée par dessous la porte qui se profilait à l'extérieur, elle eut un petit sourire, tout en plaisantant.. Après avoir récupéré son souffle, bien sûr. Isuzu ne savait pas comment Liven allait prendre son idée, mais, mainenant que c'était fait, il n'avait d'autre choix que de laisser faire.

    " Ca te dis, un barbecue ? "


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    Message  Liven Reaves le Mer 3 Sep 2008 - 11:58

    Rapidement, les flammes léchèrent la façade, s'échappant des fenêtres brisées. La maison ne tarderait pas à être complétement consummée, fumant d'un épais nuage noir. Sous ses mèches désordonnées, Liven n'avait pas quitté son air préocupé et fronçait légèrement les sourcils. Il regarda Isuzu sans reproche ni assentiment.

    - Ca va attirer l'attention.

    Comme pour confirmer ses paroles, une voisine postée à sa fenêtre poussa un cri, les curieux affluèrent. L'incendie crérait une diversion parfaite pour s'éclipser discrétement à condition de ne pas traîner.

    - Dépèche toi.

    Il semblait un peu plus sûr de lui et se fraya un chemin dans la petite foule qui s'était formée en prenant garde de ne pas paraître suspect. Ils finirent par arriver à une ruelle déserte sur laquelle aucune fenêtre ne donnait. Là, Liven s'arrêta et se retourna vers la jeune femme. Il n'avait pas immédiatement besoin de son aide, il savait où il pourrait se cacher.

    - Je crois savoir ce que tu mijotes et c'est bien pensé.

    Il lui adressa un sourire avant de poursuivre.

    - J'ignore si tu arriveras à les convaincre de ma mort mais ça ne fais aucun doute qu'ainsi je serais plus libre d'agir si je trouve le moyen de le faire. Merci.

    Sa gratitude était sincère. Il ne manquait pas d'alliés mais étaient-ils dignes de confiance ? Il en doutait. Il doutait beaucoup trop en fait...

    - Si j'ai besoin de ton aide et que tu sois prête à me la donner, je te contacterai par l'intermédiaire de Sabbat. C'est mon familier.

    Il n'aimait pas l'idée de dépendre des autres mais il devait bien s'avouer qu'il pourrait avoir besoin d'elle. Pour l'instant il devait surtout trouvé un moyen de reprendre confiance en lui. Il ne cessait de penser à ce qu'il savait déjà et ne faisait que s'embrouiller en voulant déméler le fil de ses idées. Liven ne voulait pas s'attarder, il ne voulait pas qu'on puisse le reconnaître trop facilement après l'incendie. Peut-être d'ailleurs, devrait-il modifier davantage son apparence ? Après que Isuzu soit partie, il se remit en quête d'une nouvelle planque. S'il se souvenait bien, il y avait une fripouille qui vivait pas loin et que la terre n'avait porté que trop longtemps. Sa mort ne facherait personne...


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